DNA :  Sense et les travailleurs

Article de presse
14/01/2014

Aimé Sense veut donner la parole aux habitants et parler de leurs problèmes.

Elu au conseil municipal depuis 2008, Aimé Sense sera à la tête de la liste « Lutte ouvrière pour faire entendre le camp des travailleurs » en mars prochain.

À 58 ans, l'ancien électricien et responsable syndical chez Peugeot, Alstom et aux MDPA est bien décidé à faire entendre la voix des travailleurs en conduisant comme en 2008 une liste « Lutte ouvrière » aux élections municipales de mars prochain. Celui qui depuis 1988 a été candidat à plusieurs élections législatives ou cantonales avait été élu en 2008 au conseil municipal après avoir réalisé un score de 11,40 % face au maire sortant Michel Habig et à la liste conduite à l'époque par Jean-Pierre Mariotti. « Ce n'est pas rien pour une petite liste comme la nôtre que de réaliser un résultat pareil » souligne l'intéressé. De ces six années où il a siégé au conseil municipal, il retient « une expérience enrichissante, qui m'a permis de voir comment fonctionne une commune. C'est compliqué mais la commune ce n'est pas ses habitants et j'ai eu l'occasion maintes fois de dénoncer certains choix faits par la majorité, de me faire entendre sur les salaires du personnel communal ou sur la centrale de Fessenheim par exemple. Cela m'a aussi conduit à rencontrer certaines personnes et à me faire le porte-parole de ce qu'ils vivent et de leurs difficultés ».

« Une commune ce n'est pas ses habitants... »

En mars prochain, il conduira la liste « Lutte ouvrière pour faire entendre le camp des travailleurs ». Des hommes et des femmes « dont certains écoeurés par la politique de Hollande, des jeunes qui dénoncent le manque de perspectives et la précarité, des retraités aussi ». Pour Aimé Sense « les équipes municipales comme gouvernementales passent mais les problèmes restent les mêmes. Les salaires, le pouvoir d'achat, le chômage, la précarité, les jeunes sans perspectives... c'est tout ça que vivent les gens d'Ensisheim. L'important ce n'est pas le centre-ville et son beau pavage, ce sont les gens et d'être à l'écoute de ce qu'ils vivent et de leurs difficultés. Tous les jours on voit grandir la précarité. Il n'y a que la population et les salariés qui peuvent apporter des solutions, pas un maire. Je ne cours pas après un résultat, j'essaye juste d'élever la conscience des gens et les choses changeront vraiment le jour où cette conscience se mettra en branle... ».

La précarité et le chômage

Aimé Sense parle de ses cinq priorités (l'interdiction des licenciements, le partage du travail sans perte de salaire, le contrôle des comptes des entreprises, la levée des secrets industriels et commerciaux) et ajoute par rapport à la présence du FN dans cette élection municipale 2014 « je me sens utile dans cette commune en donnant la possibilité aux travailleurs de s'exprimer plutôt que de le faire par le biais des idées de l'extrême droite ». Lorsqu'on l'interroge sur l'idéal qui est le sien pour cette ville d'Ensisheim, il répond simplement « une ville sans chômage, où les gens peuvent vivre avec un travail et un salaire ». Aimé Sense est déjà en campagne depuis des semaines et va au-devant des habitants dans les quartiers « on se rend compte que les salariés n'ont jamais été autant attaqués qu'aujourd'hui mais il faut faire confiance aux gens, ils savent ce dont ils ont besoin ! ».

Jean-Alain Haan

www.lutte-ouvriere.org

© Dna, Mardi le 14 Janvier 2014 / Guebwiller

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