Bayonne

Aussi injuste qu'absurde

Brève
07/04/2020

A Bayonne, des personnes SDF ont reçu des amendes pour non-respect du confinement. Mais comment se confiner quand on n’a pas de domicile ? La Mairie prétend qu’après avoir offert une quarantaine de places au gymnase Lauga, elle est quitte, elle est en droit de taxer ceux qui sont encore dans la rue. Le maire suggère que les sans-abris pourraient se rassembler hors du centre-ville, ou tenter leur chance dans les communes environnantes.

Imaginer qu’il suffit de chasser les pauvres pour chasser le virus, c’est le meilleur moyen de le répandre. Réquisitionner les logements vides pour que les sans-abris puissent s’y confiner, c’est une idée qui dépasse l'entendement du maire de Bayonne comme tous les défenseurs de l’ordre bourgeois.

La société des riches est incapable d’organiser une véritable défense en ordre contre le coronavirus. La défense de leurs intérêts égoïstes s’y oppose. Leur ôter au plus tôt les commandes, ce sera faire œuvre de salubrité publique.

Bègles (Gironde)

Réseau de bus en berne et treillis de sortie

Brève
07/04/2020

A Bègles, plusieurs lignes de bus ont été supprimées ou interrompues sur une partie de leur parcours. Du coup des secteurs entiers de la ville, des quartiers populaires en particulier, ne sont plus desservis par aucun transport en commun. Pour tous ceux qui travaillent, ou, tout simplement, ont besoin de se déplacer pour se ravitailler ou se soigner, il faut compter sur le système D, faire marcher la solidarité ou… marcher à pied.

Visiblement, simplifier la vie des gens des quartiers populaires pendant la crise sanitaire n’est pas le souci principal de ces messieurs de la métropole qui gèrent le réseau de transports.

Par contre, dans les rues de la ville sont apparus des soldats patrouillant en tenue de combat, béret vert vissé sur la tête, dans les rues presque vides. Que font-ils là ? Apparemment pas grand-chose, même pas le service de transport minimum qui rendrait service à la population…

L’État veut nous impressionner en faisant étalage de son autorité, à défaut de faire preuve de compétence dans la gestion de la crise sanitaire.

La Poste (Poitiers, Vienne)

Une indignation bien tardive pour être crédible

Brève
07/04/2020

Le maire PS de Poitiers trouve « scandaleux » que la Poste décide de ne pas rouvrir un bureau situé dans le quartier populaire des Trois-Cités, sous couvert de mesures sanitaires liées à la pandémie. De plus, le distributeur de billets attenant ne sera pas réapprovisionné pour d’obscures raisons de sécurité... alors qu’un commissariat de police se trouve à 30 mètres ! Ce maire, très agacé, paraît-il, dénonce « le service public [qui] ne fonctionne pas »
Que ne s’est-il indigné, en d’autres temps, de la casse du service public hospitalier avec les suppressions d’emplois et la dégradation des conditions de travail à la clé, dont on voit les conséquences funestes aujourd’hui, lui qui est président du conseil d’administration du CHU ; des télécoms, quand, en 1997, le gouvernement de la gauche plurielle, qu’il soutenait comme député, initiait la privatisation de France Télécom se traduisant par des milliers de suppressions de postes ; de la Poste, qui a supprimé des milliers d’emplois, précarisé à tour de bras, mais dont la politique se décide dans les salons dorés de l’Élysée et Matignon.
Face à la situation catastrophique des hôpitaux qui suscite la colère à travers le pays, ce responsable politique, en affichant bien fort son indignation du moment, veut surtout faire oublier sa part de responsabilité dans cette gabegie.

Nouvelle Aquitaine contre Gouvernement

Avec la pénurie, la loi de la jungle !

Brève
03/04/2020

A force d’entendre du gouvernement : les masques devraient arriver…, ne vont plus tarder…, arrivent très bientôt... les régions, départements, municipalités se mettent à passer eux-mêmes leurs commandes pour équiper les agents territoriaux : soignants et aide-ménagères qui interviennent à domicile, parfois auprès de patients suspectés ou diagnostiqués positifs.

Le 23 mars dernier, le Conseil régional, les douze conseils départementaux de la Nouvelle-Aquitaine, Bordeaux Métropole et l'agglomération de Pau, en ont commandé 2,7 millions auprès d'un intermédiaire basé en Gironde. Une autre commande d’un peu plus de 2 millions de masques chirurgicaux et 500 000 FFP2 a été passée par de plus petites communes. Les présidents du Conseil Régional, départementaux et les maires ont évidemment réagi violemment à la demande de l’Etat que 80% des masques chirurgicaux et la totalité des FFP2 lui soient remis pour qu'il les répartissent dans les hôpitaux qui n'en ont pas suffisamment.

Après une véritable bataille de chiffonniers, un accord a été trouvé : les masques seront répartis avec l'aval de l'Agence régionale de santé.... jusqu'à la prochaine bataille, car il va en manquer toujours tragiquement. Dans cette société capitaliste ou rien n'est concerté, ni planifié, ni centralisé, des moyens pourtant élémentaires sont sacrifiés sur l'autel des profits de la grande bourgeoisie. Cette pénurie dramatique et la défiance due aux mensonges des gouvernants engendrent des rivalités écoeurantes et un comportement d'un autre âge.... dans un des pays les plus riches du monde.

Un système économique et sa classe privilégiée à renverser urgemment !!!

Angoulême (Charente)

Schneider à la manœuvre pour faire reprendre le travail

Brève
03/04/2020

Après un arrêt complet des deux usines Schneider Electric à Angoulême et à l’Isle d’Espagnac, les directions font reprendre le travail vaille que vaille, pour le moment à une centaine de travailleurs (sur un millier d’habitude). Beaucoup de travailleurs ne veulent pas revenir, d’autres gardent leurs enfants. Quant à ceux qui sont dans l’usine, certains ne cachent pas qu’ils travaillent la peur au ventre.

Et en effet, dans une situation où l’épidémie s’étend, en rapprochant des travailleurs, en les faisant manipuler des pièces produites ensemble, les patrons font courir un risque terrible aux ouvriers, mais aussi à tout l’environnement social, dans le même temps où toute la population est soumise à l’obligation de confinement. Ce deux poids-deux mesures, les travailleurs ne peuvent pas l’accepter. Il y va de leur vie.