Expulsion du Squat de la Révolution à Limoges

"Ils vivent ici, ils travaillent ici, ils restent ici !"

Brève
09/07/2021

Rassemblement de soutien à la préfecture

Mercredi 7 juillet au petit matin, une escouade de gendarmes mobiles aidés de la police municipale, après avoir bloqué tous les accès aux rues avoisinantes ont brutalement délogés 110 migrants qui, avec l'aide du collectif "Chabattz d'entrar" , avaient trouvé refuge dans d'anciens locaux EDF désaffectés après une énième expulsion.

Ils vivaient là depuis 2 ans, y avaient aménagé de petits logement, avaient construit ou s'étaient procurés quelques meubles. Ces hommes et femmes , célibataires ou en famille, venus d'afrique subsaharienne, de pays du Maghreb ou d'Europe de l'est, tous demandeurs d'asile, vivaient de manière solidaire et collective . Malgré l'interdiction, ils travaillent tous car ils n'ont pas le choix pour survivre ils sont souvent livreurs de repas à vélo, ramasseurs de fruits dans la campagne limousine etc.. Beaucoup travaillent aussi bénévolement dans des associations.

Entretemps ces locaux sont devenus la propriété du Trust Vinci et il y a quelques semaines un arrêté d'expulsion a été prononcé au tribunal. mercredi matin, la police et les fonctionnaires de la préfecture leur ont donné l'ordre de regrouper "leurs affaires les plus urgentes " et de déguerpir dans les dix minutes ! La préfecture avait tout organisé pour avoir le moins possible de témoins mais les bénévoles qui les soutiennent depuis le début ont été rapidement prévenus et ont pu limiter les dégâts en les regroupant et en négociant laborieusement avec les flics pour qu'ils puissent récupérer la totalité de leurs quelques biens qui sont toute leur vie.

21 habitants de ce lieu de vie (appelé "Squat de la rue de la Révolution") et leurs enfants, régularisés après de longues et difficiles démarches , ont eu le droit d'aller s'entasser dans des chambres d'hôtels qui sont loin d'être luxueuses ! Les autres, amenés dans le gymnase d'un collège que la préfecture dit vouloir fermer très vite, vont se retrouver à la rue sous la menace d'une expulsion du territoire.

Mercredi soir un rassemblement de protestation contre les méthodes de la préfecture et en soutien a regroupé près de 200 personnes prévenues de bouche à oreille ou par les réseaux sociaux. Comme l'ont scandé les manifestants : ils vivent ici, ils travaillent ici, ils restent ici !

Journal Charente Libre

Grève contre la fermeture de l’Imprimerie et les licenciements

Brève
08/07/2021

Mardi 6 juillet, le quotidien Charente Libre n’a pas paru. La plus grande partie des salariés ont fait grève contre l’annonce faite par le directeur au conseil économique et social (CSE)  du groupe Sud-Ouest, propriétaire de Charente Libre, de fermer l’imprimerie d’Angoulême en 2022, ce qui menace plus d’une vingtaine d’emplois. Le contenu rédactionnel serait envoyé et imprimé à Bordeaux, puis les exemplaires acheminés quotidiennement par trois camions à Angoulême. Il en irait de même d’ici 2023 pour le quotidien République des Pyrénées à Pau, aussi propriété du groupe Sud-Ouest.

Le directeur argue de la baisse des ventes du journal papier et des recettes publicitaires, disant que « trois imprimeries (Angoulême, Bordeaux, Pau), c’est  trop ». Et prétextant une « forte dégradation des indicateurs financiers, conduisant à des pertes d’ici 4 ou 5 ans ».

C’est une allégation biaisée, alors même que le groupe est notoirement bénéficiaire actuellement.

Quant aux travailleurs, on leur propose ou des licenciements négociés, ou une mutation à Bordeaux – d’autant plus inacceptable pour eux que beaucoup ont dépassé la cinquantaine, avec une famille, une maison sur place… dit un syndicaliste.

Pourquoi la précipitation dans cette décision ? Le directeur ne cache pas que cela découle « des délais très courts imposés par le gouvernement pour bénéficier d’aides dans le cadre du plan de restructuration des imprimeries des journaux ».

En somme, le groupe Sud Ouest veut  faire plus d’argent en se débarrassant des travailleurs et en plus, empocher pour cela l’argent de l’Etat !

Ce plan contre l’emploi des salariés est scandaleux. Il doit être mis en échec. Le groupe Sud-Ouest a de l’argent et si la charge de travail diminue, il faut répartir le travail en préservant l’emploi et les salaires.

  

Charente

Charente libre : grève contre la fermeture de l’imprimerie et les licenciements

Brève
07/07/2021

Mardi 6 juillet, le quotidien Charente libre n’a pas paru. La plus grande partie des salariés ont fait grève contre l’annonce faite par le directeur au conseil économique et social (CSE) du groupe Sud-Ouest, propriétaire de Charente libre, de fermer l’imprimerie d’Angoulême en 2022, ce qui menace plus d’une vingtaine d’emplois. Le contenu rédactionnel serait envoyé et imprimé à Bordeaux, puis les exemplaires acheminés quotidiennement par trois camions à Angoulême. Ce qui retarde d’ailleurs le bouclage du journal. Il en irait de même d’ici 2023 pour le quotidien La République des Pyrénées à Pau, aussi propriété du groupe Sud-Ouest.

Le directeur argue de la baisse des ventes du journal papier et des recettes publicitaires, disant que « trois imprimeries (Angoulême, Bordeaux, Pau), c’est trop ». Et prétextant une « forte dégradation des indicateurs financiers, conduisant à des pertes d’ici 4 ou 5 ans ».

C’est une allégation biaisée, alors même que le groupe est notoirement bénéficiaire actuellement.

Quant aux travailleurs, on leur propose une mutation à Bordeaux – d’autant plus inacceptable pour eux que beaucoup ont dépassé la cinquantaine, ont une famille, une maison sur place… dit un syndicaliste– ou des licenciements négociés.

Pourquoi la précipitation de cette décision ? Le directeur ne cache pas que cela découle « des délais très courts imposés par le gouvernement pour bénéficier d’aides dans le cadre du plan de restructuration des imprimeries des journaux ».

En somme, le groupe Sud-Ouest veut faire plus d’argent en se débarrassant des travailleurs, et en plus, empocher pour cela l’argent de l’État !

Ce plan contre l’emploi des salariés est scandaleux. Il doit être mis en échec. Le groupe Sud-Ouest a de l’argent et si la charge de travail diminue, il faut répartir le travail en préservant l’emploi et les salaires.

Hôpital d'Angoulême (Charente)

On ferme la cancérologie et la pneumologie !

Brève
02/07/2021

Ces derniers jours, les malades du cancer ont été informés qu’ils ne seraient plus pris en charge et soignés à l’hôpital de Girac à Angoulême. Ils devront se déplacer à plus de cent kilomètres, à Poitiers ou Bordeaux, généralement en ambulance, quel que soit l’état de fatigue où les chimiothérapies et d’autre soins les mettent. La raison ? Il n y a plus de médecins oncologues – certains sont partis à la retraite et pas remplacés, d’autres sont en congé maladie, ou ont quitté l’hôpital. Une patiente, âgée, s’insurge : « je l’ai lu, relu (le courrier). Ils ne vont pas me faire un coup comme ça, c’est dangereux »..

Pour les mêmes raisons, le service de pneumologie ferme pour l’été. Seuls huit lits devaient rester ouverts sur une vingtaine à la suite de départs de médecins oncologues. Finalement, le service ferme faute de praticiens. Et le personnel est réaffecté ailleurs. Il a à noter que c’est ce service dont relevaient les malades du Covid, avant qu’ils ne soient dispatchés dans d’autres services.

Bien entendu, les départs et les arrêts maladie des médecins sont liés à leur ras-le-bol face à la charge de travail et aux contraintes qui leur sont imposées. Et la direction de l’hôpital s’est bien gardée d’anticiper, de recruter, obsédée qu’elle est par les économies de personnel et la recherche de la rentabilité, sur le modèle capitaliste.

Alors oui, aujourd’hui : hôpital = danger.

 

Grève à Thales

Les emplois, les salaires des travailleurs doivent passer avant les profits des actionnaires

Brève
17/06/2021

Jeudi 17 juin, plus d’une centaine de travailleurs du site de Mérignac Thales DMS, la branche militaire de Thales, se sont mis en grève sur la question des salaires.

Pour la direction de Thales DMS, l’année 2020 a été exceptionnelle. Elle annonce 22% de chiffre d’affaires en hausse. Globalement, Thales possède 4 milliards de trésorerie, ce qui permettrait de payer tous les salaires pendant 4 ans sans travailler. Mais la direction réserve l’argent aux actionnaires. Alors que Thales a retardé les augmentations de salaires, l’entreprise a avancé le versement des dividendes : 375 millions d’euros pour 2020, une année de crise ! Pour les salaires, elle a décidé que les augmentations seront de 1 euro par jour. C’est ce mépris et ce dédain qui ont motivé des dizaines de salariés, en particulier les techniciens du site, à manifester depuis 3 mois leur mécontentement au moment des pauses et qui les ont décidé à se mettre en grève ce jeudi.

Alors que ce soit Thales DMS, ou Thales AVS, la branche civile où la direction a supprimé des centaines d’emplois, il y a de l’argent, pour augmenter les salaires et pour répartir le travail, pour faire en sorte que tous conserve un salaire entier et augmenté, sans contrainte, quitte à travailler moins.