Safran Helicopter Engines  - Bordes (64)

En nombre pour les salaires !

Brève
08/12/2022

Environ 700 salariés se sont rassemblés ce jeudi sur le site de Bordes. Parmi eux 350 ont fait le déplacement depuis le site de Tarnos. Ils ont pu crier sous les fenêtres du bureau où avait lieu une réunion du CSE (Comité sociale et économique) que « c’est du salaire qu’on veut » et pas les primes et autres actions gratuites que donne la direction pour compléter une augmentation générale minable d’à peine 3,5 %. 

L’ambiance était chaleureuse. Les grévistes des deux sites qui débrayent régulièrement depuis plusieurs semaines étaient contents de se retrouver nombreux pour exprimer des revendications communes. Rendez-vous est pris pour remettre ça la semaine prochaine !

Mérignac (Gironde)

Cité Pont de Madame : la colère monte avec la baisse des températures

Brève
08/12/2022

À Mérignac, en Gironde, Pont-de-Madame est une cité populaire des années 60 avec 321 logements et 1400 habitants. Avec la baisse des températures de ces derniers jours, la température des logements a elle aussi baissé. 14,5 à 18° ont été enregistré dans les logements par les habitants eux-mêmes et certains sont tombés malades. Domofrance le bailleur social a négligé l’entretien de la chaudière qui début décembre n’était toujours pas réparée. Une centaines d’habitants ont créé le collectif P2M et ils communiquent dans un groupe WhatsApp. Dimanche 04 décembre, les locataires ont constaté via ce réseau social, qu’aucun logement n’était chauffé. Plusieurs locataires ont alors laissé exploser leur colère « on paye des charges qui augmentent et on a toujours froid ». D’autres ont publié une photo de leur thermomètre. Ensemble ils ont commencé à s’organiser chacun allant de son idée, certains ont arrêté de payer leur loyer ou ont manifesté devant l’agence Domofrance. Finalement ils ont décidé d’harceler par téléphone l’agence locale de Domofrance qui a fini par envoyer un technicien pour réparer la chaudière. Le 7 décembre au matin, la température dans les logements s'était nettement améliorée. Une initiative qui a permis de voir que l'action collective peut faire accélérer les choses.

Haute Vienne

Chauffeur licencié, dicktat patronal !

Brève
02/12/2022

Sur la commune des Billanges en Haute Vienne, un conducteur de bus scolaire avec 17 ans d’ancienneté a été renvoyé, le 28 novembre, par son entreprise Europ Voyage pour avoir déposé certains collégiens devant chez eux et non à l'arrêt "officiel" dont une collégienne  qui devait faire 650 mètres sur une route en pleine campagne, dans le noir sans éclairage, ni trottoir.

Les parents ont soutenu le conducteur, pour qui la priorité était la sécurité des enfants. Mais pour le patron, la faute grave, c’est de ne pas lui obéir au doigt et à l’œil. Le chauffeur licencié va contester son licenciement devant les prud’hommes.

Et finalement, celui qui le remplace continue à s’arrêter devant le domicile de la jeune collégienne depuis le lendemain. Face à la réaction des parents, Europ voyage craint peut-être de perdre ce contrat !

Magna - Ford Blanquefort (Gironde)

Ford fait mettre l'usine à la ferraille

Brève
28/11/2022

Plus d'une centaine de personnes se sont rassemblées ce lundi  à 14h au tribunal de Bordeaux pour tenter d'obtenir le report de la vente de Getrag, l'usine de boites à vitesse de Blanquefort, à Mutares, un fonds "de retournement" spécialisé dans l'essorage d'entreprises en difficulté. 

En 2020, Ford avait cédé les parts qu'il avait dans sa deuxième usine de Blanquefort à Magna, un industriel canadien. Deux ans après, Magna a annoncé en octobre la vente de l'usine et des 740 travailleurs restant à Mutares. En deux ans, Magna a pris l'argent qu'il pouvait et maintenant, devant la chute annoncée des commandes de Ford, Magna se retire pour laisser la place à un ferrailleur d'entreprises. Car Mutares est connu pour reprendre des entreprises en difficulté, faire des bénéfices en les restructurant, c'est-à-dire en licenciant et en baissant les salaires.

Derrière Magna et Mutares, c'est Ford le responsable, qui sous-traite la fermeture des usines qui ne l'intéressent plus pour optimiser ses profits dans les usines les plus rentables. Il n'y aucune raison que les travailleurs perdent leur emploi ou leur salaire. Ils ne pourront que compter sur leurs luttes pour défendre leurs intérêts. 

CHU de Limoges

L'Hôpital Mère Enfants submergé

Brève
28/11/2022

Malgré les mesures prises en anticipation dès le 14 novembre, par les médecins de l'Hôpital Mère Enfants, en prévision d'un afflux de bébés atteints de bronchiolite, le plan blanc "de gestion de crise" a du être activé, jeudi 24 novembre, face à une arrivée massive aux urgences pédiatriques.

Les 10 lits supplémentaires prévus en pédiatrie n'ont pas suffi. Il a fallu passer de 20 lits à 40, en empiétant sur les autres services, avec des déprogrammations d'actes et des annulations de consultations, d'examens etc... jugés "non urgents "...

La trentaine de personnels recrutés en intérim à partir de la mi-novembre n'a pas été suffisante non plus et du coup, les équipes d'infirmiers, d'aides-soignants et d'auxiliaires de puériculture soit 280 agents tous services de l'HME confondus sont sur un véritable pied de guerre ! « Ils ont accepté de modifier leur planning, d'augmenter leur temps de présence, de revenir sur leur repos. Il y a une forte solidarité, mais on reste vigilant car on craint de les épuiser si ça dure trop longtemps », explique Catherine Couquet, cadre supérieure de santé. La prochaine étape envisagée, c'est l'appel au personnel parti en retraite !

« Pour l'instant, on tient, on arrive à recevoir tous les enfants, mais il faut bien se rendre compte qu'on est dans une situation compliquée, avec des moyens limités aussi bien en termes de locaux que de personnels » a déclaré le médecin chef des services de pédiatrie et urgences pédiatriques de l'HME.

Encore une fois, ce qui fonctionne, c'est l'esprit d'initiative, la responsabilité, la compétence et le dévouement du personnel hospitalier. Du côté des autorités, on entend des discours et c'est tout !