Métropole bordelaise

Détresse des jeunes les plus fragiles : une conséquence de la crise sanitaire

Brève
15/04/2021

Les cas de consultations de jeunes pour de graves problèmes psychiatriques pouvant aller jusqu’à la tentative de suicide sont dans le pays en augmentation de 70 % par rapport à une période normale. Les psychiatres des hôpitaux spécialisés de Bordeaux s’en alarment et soulignent que sur l’agglomération, les lits d’hospitalisation pour les cas les plus graves, au nombre de cinquante, sont bien insuffisants pour accueillir tous les jeunes, souvent des adolescents dès l’âge de 11 ans, dont beaucoup de jeunes filles, qui le nécessiteraient et qui sont issus des milieux populaires.

En cause, selon ces spécialistes : la rupture, un par un, de tous les liens sociaux qui soutiennent la personnalité d’un adolescent, ou d’une adolescente, et, avec les confinements, les relations au sein des familles qui parfois s’aggravent.

La succession de confinements, de restrictions à la vie sociale, de couvre-feux qui ont pallié l’incapacité des autorités et du système capitaliste à faire face à la pandémie fait des ravages. Elle n’a pas seulement eu des effets sur le nombre de morts par le Covid, qui avoisine aujourd’hui les 100 000. Elle a également de graves conséquences sur la santé mentale de nombreux jeunes qui ne voient pas la fin de la situation actuelle.

Bassens (Gironde)

Cerexagri : 15 jours de grève contre le mépris patronal et pour les salaires

Brève
14/04/2021

La quasi-totalité des 35 travailleurs de Cerexagri de Bassens en Gironde sont en grève pour les salaires et contre le mépris patronal. Depuis deux semaines, aucune production ne sort de cette usine où est distillé du souffre pour l'agriculture et l'industrie pharmaceutique.

Ce qui a déclenché la colère des ouvriers est l'annonce par le patron d'une augmentation de 8 euros par mois alors que les bénéfices produits par les 140 travailleurs des trois usines du pays se montent à 7 millions, ce qui fait 50 000 euros par travailleur ! A Cerexagri comme dans la plupart des usines du pays, les patrons profitent de la situation pour ne rien lâcher. Mais c'était sans compter sur la réaction collective des ouvriers de Bassens. Au-delà des salaires, les grévistes dénoncent maintenant les conditions de carrière et les conditions de travail, le fait que la direction use le matériel jusqu'au bout, et les hommes avec, dans des conditions dignes de Germinal. Ils dénoncent aussi la précarité dans laquelle sont maintenus 12 intérimaires, des postes en réalité pérennes, renouvelés d'année en année et ils revendiquent l'embauche des CDD.

Depuis 15 jours, les travailleurs occupent l'entrée de l'usine de 6h du matin à 6h du soir. Ce mercredi ils ont eu le soutien de nombreux travailleurs et militants de la région. Les ouvriers de Cerexagri ont raison : la force des travailleurs est dans la grève !

 

Brive la Gaillarde

Hôpital en galère

Brève
13/04/2021

 Le chef du service de Réanimation de l’hôpital de Brive a tiré la sonnette d’alarme en fin de semaine dernière : la situation devient difficile à gérer.

Le service est passé de 15 lits à 27 lits sans le personnel nécessaire. Il y a eu jusqu’à 19 patients dans le service. Il a fallu rappeler des personnels en repos et/ou en congés « alors qu’ils sont déjà épuisés » Il faudrait reporter 20 % des actes chirurgicaux pour récupérer assez de personnel. Mais avec tous les risques que cela implique pour les patients ce n’est pas tolérable.

Il faut ré-ouvrir des lits et embaucher des infirmiers, des aides-soignants, des médecins, des agents toutes catégories à l’hôpital de Brive comme dans tout le pays.

Contre les fermetures de bureaux...

la riposte des postiers doit s'amplifier !

Brève
08/04/2021

Depuis plus d’un mois, plusieurs mouvements de grève touchent de nombreux bureaux de Poste de la région. Après le secteur de Blaye en grève à 80% le 09/03, après celui de St André de Cubzac en grève à 100% et de Coutras en grève le 18 mars, après celui de Bazas en grève à 90%..., c’était le tour des bureaux de Bastide, Salinières et de la Benauge d’être en grève à plus de 70% avec 2 bureaux sur 3 totalement fermés.

Les raisons du mécontentement sont à chaque fois les mêmes : manque de personnel, manque de moyens de remplacement pour les absences diverses (congés, maladie, formations…) et des plans de fermetures qui s’accélèrent. Ce ne sont pas moins de 90 positions de guichetier et de 25 à 20 bureaux qui devraient disparaitre dans la région en 2021.

Cette politique d’austérité de La Poste se traduit par des dégradations des conditions de travail pour les postiers et de la qualité de service pour les usagers.

La direction qui continue à faire la sourde oreille aux revendications des postiers ne s’attendait certainement à de telles réactions de protestation dans la période. Ces mouvements, pour le moment partiels et en ordre dispersé, lui font craindre une contagion. Il faut que ses craintes se réalisent : les deux-cent mille postiers de ce pays, tous ensemble, représentent une véritable force.

Véran dans la presse du Sud-Ouest

Du blabla et des mauvais coups en perspective

Brève
07/04/2021

Le ministre de la Santé Véran a accordé une interview au journal Sud-Ouest mardi 6 avril, comportant beaucoup de phrases et peu d’annonces concrètes : une aide de l’État pour les hôpitaux Pellegrin, Haut-Lévêque et Saint-André de 240 millions d’euros, mais étalée sur dix ans. Comparée au 1,2 milliard que l’hôpital va dépenser dans la même période pour leur modernisation, cela relativise la participation de l’État.

Parmi les rares mesures concrètes, il a confirmé le projet de démantèlement de l’hôpital Saint-André. Derrière les vocables ronflants employés par le ministre, tels que « donner un nouveau souffle » à cet hôpital, qui deviendrait un « hôpital de centre-ville moderne doté d’une maison de santé universitaire, d’un plateau de consultations médicales, d’un pôle de santé publique », on comprend en creux que les urgences et la médecine de pointe n’y existeront plus.

Projeter la suppression de services hospitaliers de centre-ville alors même que la crise du Covid bat son plein, et oser prétendre que cela serait un progrès: voilà bien l’art d’un politicien !