ArianeGroup (Le Haillan)

Débrayage contre les suppressions d'emplois

Brève
21/10/2021

Jeudi 21 octobre sur le site du Haillan en Gironde, 110 travailleurs d’ArianeGroup sur les 500 présents, ont débrayé 1 heure à l’appel de la CGT. Ils protestaient contre la suppression de 588 postes que la direction a programmée sur l’ensemble des sites européens pour la seule année 2022. Quinze jours plus tôt sur le site de Vernon en Normandie, 300 grévistes ont manifesté pour les mêmes raisons. Le 29 juin dernier c’était le site de Saint-Médard qui débrayait avec 200 grévistes soit un tiers du personnel.

Tous les travailleurs savent que ces annonces ne sont que le début d’un plan de réduction plus massif, la presse parle de 2500 suppressions d’ici 2025 soit 30% des 7500 salariés que compte le groupe aujourd’hui !

ArianeGroup est une co-entreprise créée en 2017 par Airbus et Safran avec l'objectif de fusionner leurs activités spatiales pour la fabrication de la future fusée Ariane-6 tout en accroissant leur rentabilité ! À sa création ArianeGroup comptait près de 9000 travailleurs et déjà la direction avait annoncé la réduction de 2300 postes du fait des doublons que cette fusion allait entrainer ! Aujourd’hui l’argument invoqué est que « nous ne serions pas assez compétitif »  par rapport aux fusées du concurrent américain SpaceX.

Mais personne n’est dupe. Ces mensonges ont évolué en fonction de l’actualité, Covid, retard du programme Ariane-6 etc… Les directions d’Airbus et de Safran n’ont qu’un seul objectif : dégager le plus de dividendes possible pour leurs actionnaires, concurrence ou pas !

La colère qui commence à s’exprimer est un bon début, elle doit faire tache d’huile, c’est la seule voie pour empêcher d’être jeté à la rue.

Angoulême (Charente)

Hôpital psychiatrique d’Angoulême : la colère du personnel

Brève
16/10/2021

Jeudi 14 octobre, plus de cinquante infirmiers, aide-soignants, médecins, membres du personnel technique ont manifesté pendant que se tenait un colloque, un grand bla-bla pérorant sur « l’addiction des adolescents ». Ils s‘élèvent contre la suppression de dix lits du centre de crise et la fermeture probable du service admission. 34 lits sur 200 sont sur la sellette. Sans compter le manque de médecins – il manque 15 psychiatres.

Tout cela alors qu’avec le Covid et le confinement, de nouveaux profils de patients sont apparus. Même le directeur dit que « les effectifs sont trop faibles » et que « nous sommes à un point de rupture ».

Ce qui est fou, c’est de laisser les rênes de la santé publique à ceux qui, pour des raisons budgétaires, suppriment des lits, des services, et imposent la pénurie de médecins ! À bas !

Drame de Ciboure (Pyrénées-Atlantiques)

A bas la chasse aux migrants !

Brève
13/10/2021

Mardi matin, quatre migrants ont été écrasés par le train à Ciboure : trois morts, un blessé grave. Ce drame est la conséquence du renforcement de la surveillance de la frontière, qui pousse les migrants à prendre toujours plus de risques, une politique xénophobe et criminelle qui, au lieu d'accueillir dignement ceux qui fuient la misère, les stigmatise et les pourchasse.

En février, un Algérien de 19 ans a été retrouvé pendu dans sa cellule de la maison d'arrêt de Bayonne. Il avait tenté de s'évader en décembre du centre de rétention d'Hendaye avant d'être rattrapé.

En mai et en août, deux jeunes africains se sont noyés dans la Bidassoa en tentant de passer à la nage d’Espagne en France.

En septembre, 24 personnes détenues ont risqué leur vie dans un incendie au centre de rétention administrative à Hendaye, l’une d’entre elles s’est retrouvée à l’hôpital.

Mercredi plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées devant la gare de St Jean De Luz-Ciboure pour exprimer leur indignation et leur solidarité contre cette barbarie. Ils ont raison. La vraie menace ce ne sont pas ceux qui fuient la misère ou la guerre, ce sont ceux qui empoisonnent les rangs des travailleurs en alimentant les divisions, entre Français et immigrés, entre ceux qui ont des papiers et ceux qui n’en ont pas.

 

 

Limoges

La manifestation du 5 octobre

Brève
06/10/2021

Malgré la météo et sous une forêt de parapluies, pas loin d'un millier de manifestants ont battu le pavé à Limoges mardi matin. Il y avait des délégations de beaucoup d'entreprises : des différents hôpitaux, des cheminots, des territoriaux, de chez Madrange. Mais le groupe le plus important était constitué par ceux de Legrand qui arboraient fièrement leur banderole rouge.

Et toujours malgré la pluie, çà discutait beaucoup : de l'augmentation des prix et de la nécessité d'imposer l'augmentation des salaires, de la réforme du chômage, de l'explosion de la précarité dans les entreprises et l'avenir des jeunes, des nouvelles menaces sur la retraite. Mais aussi de de la frilosité des directions syndicales, du ras le bol de l'émiettement des luttes etc...

En tous cas, ceux qui étaient là étaient conscients d'ouvrir la voie à la contestation et en étaient assez fiers...

Castex à Limoges

Train de la relance... des profits ... et cirque électoral

Brève
21/09/2021

Lundi 20 septembre, Jean Castex, flanqué de Jean Marie Djebbari ministre des transports, du maire LR Emile Lombertie et de la députée LREM Sophie Beaudouin-Hubière, était en visite à Limoges, officiellement parce que "le train de la relance" y stationnait 2 jours. En réalité et bien qu'ils s'en soient défendus, tous sont en campagne pour les présidentielles !

"Des millions par wagon" titrait le journal Le Populaire. Oui pour le patronat les aides pleuvent : 70 entreprises de la région se seraient déjà partagées 120 millions d'euros, dont 6 millions pour l'entreprise de recyclage de batteries électriques Orano, 1, 8 millions pour Catalent leader mondial de la Sous-traitance pharmaceutique...

Pour les travailleurs, c'est le vent des promesses. Vous êtes un jeune au chômage ? Nous avons : "un plan, un jeune, une solution" : cette fois ce n'est plus "il suffit de traverser la rue", c'est "il suffit de cliquer sur internet"! Une aide à domicile qui peine à finir le mois : nous promettons d'avoir une pensée pour les bas salaires !

Mais attention pas question d'abandonner les "réformes en cours". Sophie Beaudouin-Hubière a remis les pendules à l'heure, il y aurait trop d' emplois non pourvus, il faut inciter les chômeurs à retourner au boulot ! Pendant que les plans de licenciements dans les grosses entreprises, et les suppressions de postes dans les services publics continuent,  comme l'ont rappelé les cheminots venus manifester mais tenus fermement à distance...