Fermeture de Ford : la dictature du capital

Brève
14/12/2018

Ford a annoncé jeudi le rejet du plan de reprise du site de Blanquefort près de Bordeaux et sa fermeture définitive pour août 2019. Le constructeur automobile sacrifie donc sur l’autel de ses profits 900 emplois directs, 3000 avec les emplois induits. Ce groupe qui a fait 7 milliards de dollars de profits en 2017 veut faire plus, en réorganisant à l’échelle du globe sa production. C’est inacceptable.

Le gouvernement, par la bouche du ministre Le Maire, crie à la trahison. C’est se moquer du monde. Pendant des semaines, il a voulu faire croire qu’un projet de reprise était possible, qu’il fallait pour cela accepter des baisses de salaires, de perdre des jours de RTT, et qu’il fallait attendre et compter sur des subventions publiques, et lui faire confiance… En fermant l’usine, Ford montre où est le vrai pouvoir, chez les propriétaires de capitaux, chez les actionnaires.

Pour mettre fin à cette dictature, les travailleurs ne pourront compter que sur leur mobilisation collective.

Bordeaux

Violences et provocations policières

Brève
10/12/2018

Samedi 8 décembre, c’est une véritable marée humaine de gilets jaunes, d’étudiants, de lycéens, de travailleurs qui a envahi le centre ville de Bordeaux. Près de 10 000 manifestants, trois ou quatre fois plus que le 1er décembre, se sont dirigés avec difficulté vers la mairie, devant contourner un à un les barrages mis en place par la police. Arrivés sur les lieux vers 15h30, alors que le comportement des manifestants n’avait rien de violent, la police a décidé de noyer la place sous les lacrymogènes pour la vider. Les manifestants, considérant qu’ils étaient venus pour protester et manifester, et que personne n’avait à le leur interdire, n’ont pas voulu lâcher le terrain et ont reculé pas à pas, dressant des barrages dans les rues où les autorités voulaient les disperser. Pendant des heures, les lacrymogènes et les tirs de grenade de désencerclement se sont succédés. Un jeune homme y a perdu une de ses mains. L’attitude de la police volontairement provocatrice a choqué tous ceux qui participaient à la manifestation. Le maire Juppé utilise les dégradations et les quelques actes de vandalisme qu’il y a eu pour dire qu’il y a d’autres moyens que la manifestation, réclamant que l’ordre soit « défendu avec la plus grande détermination ». Il ose aussi dire que les lycéens sont manipulés. D’ici à ce qu’il réclame l’interdiction de toute manifestation… Quoi qu’il en soit, samedi 15 décembre, nombreux sont ceux qui sont déterminés à redescendre dans la rue.

Limoges

Les lycéens dans la rue

Brève
03/12/2018

Après avoir déjà manifesté vendredi 30 novembre, les lycéens de Limoges sont de nouveau descendus dans la rue, ce lundi 3 décembre, à l'appel de l'Union Nationale des Lycéens.

Ils protestaient contre les réformes encours et à venir : parcourssup qui introduit encore plus de sélection à l'université, la réforme du bac, la quasi suppression des heures d'enseignement général dans les lycées pro, le service national obligatoire et ils ont raison !

Ils tenaient aussi à exprimer leur soutien au mouvement des gilets jaunes dont plusieurs dizaines, venus de ronds points, les ont rejoints à la préfecture avec des engins de chantier et des tracteurs, puis les ont accompagnés jusqu'au Rectorat où la manifestation s'est disloquée.

La Souterraine (Creuse)

Liberté de circulation et d’installation pour tous

Brève
01/12/2018

Vendredi 30 novembre, plus de 150 personnes se sont rassemblées à la Souterraine à 13 h devant les locaux de l’association des « Amis de Traces de pas » pour empêcher une famille macédonienne de se rendre à la gendarmerie où elle devait se rendre pour être envoyée en centre de rétention à Paris.

Cette famille qui avait fait une demande d’asile, se rendait toutes les semaines à la gendarmerie. La semaine dernière, elle s’est vu remettre une mesure d’expulsion sans même la présence d’un traducteur, sans que personne de l’association qui l’héberge depuis plus d’un an ne soit mise au courant.

Heureusement elle a pu compter sur la mobilisation du maire et des habitants de la Souterraine, des parents d’élève de l’école où une des deux filles de la famille est scolarisée.

Pour tout le monde, il est évident que cette famille a toute sa place ici et doit avoir ses papiers pour cesser de vivre dans la crainte.

Pau

Des lycéens en colère !

Brève
30/11/2018

Ce vendredi ce sont des centaines de jeunes venant de différents lycées de Pau qui sont sortis dans la rue pour crier leur colère. Au cœur des discussions il y a les récentes réformes du bac et la loi ORE à l’origine de Parcoursup. Pour eux, derrière ces mesures il y a une forme de sélection sociale où les jeunes des classes populaires seraient encore plus exclus qu’ils ne le sont déjà des études supérieures. Mais on pouvait aussi entendre scander « Macron démission ! » et voir des jeunes portant des gilets jaunes. Pour nombre d’entre eux, leur révolte ne concerne pas seulement leurs études mais toute l’organisation de la société qui est à revoir. Certains entendaient ainsi poursuivre leur action en manifestant le lendemain aux côtés des travailleurs qui se battent pour leur pouvoir d’achat.