Gironde

CAF : c'est la lutte

Brève
16/02/2019

A la CAF de la Gironde, les employés  en ont ras-le-bol,  de leurs conditions de travail,  des salaires qu’on leur paye. Ils sont mobilisés depuis la journée de grève interprofessionnelle et intersyndicale dans la Sécurité Sociale le 29 janvier 2019. Le matin du jeudi 14 février, ils étaient un groupe impressionnant rassemblé devant le siège, à Bordeaux-Lac.

La diminution des effectifs est telle que la Caf 33 connaît un retard jamais connu jusque-là. La plateforme téléphonique est saturée par les appels de réclamation.  Pour avoir le temps de traiter les dossiers en retard, les accueils du public sont de plus en plus fréquemment fermés. La récente décision de Macron d’élargir les bénéficiaires de la prime d’activité n’a fait que rajouter une tâche de plus en urgence. 

Ce qui a révolté les employés, c’est de découvrir que la Caf 33 avait dégagé l’an passé un excédent budgétaire de plus de 300 000 euros économisés sur leur dos. Donc ils revendiquent d’avoir des rémunérations décentes. Ils viennent d’apprendre que la Sécurité Sociale s’est décidée à leur payer une prime « bas salaires » de … 70 € bruts.  N’étant pas des pigeons, ils ne sont pas disposés à se satisfaire de miettes. La lutte continue.

A Alain Juppé, la bourgeoisie reconnaissante

Brève
15/02/2019

 

En annonçant qu’il allait quitter la mairie de Bordeaux pour le Conseil Constitutionnel, Juppé avait des sanglots dans la voix. Pour lui qui avait, quand même, été condamné par la justice pour les malversations de la mairie de Paris, qu’il soit nommé à la plus haute institution disant la loi, c’est un beau cadeau de départ à la retraite.

Mais les bons serviteurs font partie de la famille,  la bourgeoisie a toutes les indulgences. Macron vient de lui donner sa médaille pour service rendu. 

Le départ de Juppé est déploré par le tout Bordeaux, paraît-il. On y a déjà pleuré beaucoup… pour cause de gaz lacrymogènes ces dernières semaines. Les prolétaires en « gilets jaunes »  condamnés pour avoir battu le pavé devant le Palais Rohan, la mairie de Bordeaux, n’auront certainement pas droit à la même indulgence que Juppé.

Limoges

Première victoire pour René Bokoul : Non à toutes les expulsions !

Brève
15/02/2019

René Bokoul s'adresse à ses soutiens devant la préfecture

Le tribunal administratif de Limoges a décidé d'annuler l'obligation de quitter le territoire dans un délai de 30 jours adressée à René Bokoul par la préfecture et demande que la décision soit ré-examinée d'ici 4 mois.

Une petite victoire, obtenue grâce à la mobilisation et à son comité de soutien, qui donne un peu de temps à l'artiste peintre congolais vivant depuis plusieurs années à Saint Junien. Le comité de soutien demande qu'il ait un titre de séjour et un passeport lui donnant la liberté d'aller exposer ses oeuvres hors de France.

Comme il l'a dit lui-même en remerciant tous ceux venus le soutenir devant la préfecture "Je ne suis pas le seul, il y en a beaucoup d'autres dans mon cas" . La lutte doit continuer pour exiger la liberté de circulation et d'installation pour tous !

Limoges

Les AESH devant le rectorat pour dénoncer leur salaire de misère

Brève
07/02/2019

Ce mercredi 6 février, une journée de mobilisation syndicale a été l’occasion de dénoncer la situation des AESH (accompagnant les élèves en situation de handicap à l’école), de dire la réalité de leur quotidien, bien loin des paroles idylliques du ministre Blanquer sur le sujet.

Les moyens manquent, des élèves peuvent attendre des mois avant que leur soit attribué un aidant.

Et les conditions de travail des AESH sont scandaleuses. Le temps partiel est systématiquement imposé (de 50 % pour la plupart des contrats). Payés aux SMIC, cela veut dire que beaucoup ont un emploi du temps de 20h, souvent réparti sur 5 jours, avec des trous… pour un salaire de 600 €. Alors certains cumulent un autre emploi, le soir ou le mercredi après-midi.

Souvent dans l’ombre dans les écoles, collèges et lycées, ce mercredi, les AESH étaient fiers de venir affirmer qu’ils étaient non seulement utiles mais indispensables et qu’il était urgent de leur donner les moyens de vivre décemment de leur métier.

Angoulême (Charente)

Les employés de Castorama veulent gagner plus

Brève
06/02/2019

Pour la première fois depuis l’installation de l’enseigne, dont les bénéfices sont avérés, une trentaine d’employés de Castorama ont fait grève vendredi 1er février dans le cadre d’un mouvement national. Sous prétexte que leurs salariés toucheront une prime dite « Macron », les patrons n’accordent pas plus de 1 % sur des salaires qui dépassent à peine le Smic. Ils revendiquent 100 euros de plus par mois pour tous.

Pour vivre décemment et non survivre, il faut augmenter les salaires et les indexer sur le coût de la vie !