Limoges

Ouverture des écoles primaires : entre casse-tête et frais supplémentaires pour les familles

Brève
12/05/2020

Ca y est, les écoles sont de nouveau ouvertes. Tant pis si le temps a manqué, si tout paraît précipité. Il faut dire que le ministère a mis le protocole sanitaire (de 54 pages !) à disposition des mairies et personnels des écoles que le 4 mai.

Conséquences : lundi 11, à la veille de la venue des écoliers, les modalités de repas n’étaient pas encore établies… C’est compliqué d’avoir les stocks suffisants de produits spécifiques pour la désinfection… Sans parler du personnel qui va forcément manquer pour assumer un nettoyage régulier des surfaces de contact, etc…

Et pour les familles, il va falloir payer !

Pour les masques d’abord qui, dans les bus, sont fortement conseillés pour les élèves de primaire (d’autant que mettre un élève par rangée ne sera pas toujours possible). Et pour la garderie qui devient payante, afin de «  limiter le nombre d’enfants » dit Vincent Jalby, adjoint au maire en charge des affaires scolaires.

Alors quand Blanquer affirme « qu’il est plus risqué de rester à la maison que d’aller à l’école », il confirme évidemment plus son empressement à garantir la garde des enfants pour que leurs parents puissent retourner travailler qu’une quelconque préoccupation du bien-être et de l’émancipation des enfants et encore moins d’une action sociale envers les plus démunis.

Cliniques du groupe Bordeaux-Nord Aquitaine

La santé... mais d'abord celle des profits

Brève
07/05/2020

La crise du Covid n’est pas terminée que les actionnaires des cliniques du groupe Bordeaux-Nord Aquitaine ont fait le calcul des pertes de chiffre d’affaire que cela leur a couté. Le groupe Bordeaux nord Aquitaine, un groupe qui détient six cliniques et un Ephad dans l’agglomération, donne à son personnel le chiffre alarmiste de 70 % de baisse de chiffre d’affaire pendant le confinement, du fait du report des activités hors-Covid.

En réalité, ils pleurent la bouche pleine car l’État, dès les premiers jours de la crise Covid, a rassuré les actionnaires des cliniques en garantissant leurs ressources à hauteur de ce qu’elles touchaient de la caisse d’assurance maladie l’année dernière.

Et cette crise arrivait dans un ciel serein puisque, avant la crise, les comptes du groupe étaient au vert. Pour la seule clinique Bordeaux-Nord, l’une des plus importantes du groupe, qui compte 1100 salariés et 200 médecins, la direction annonce 1,3 millions d’euros de bénéfice pour 2019 et une hausse du chiffre d’affaire de 5 %.

Après avoir volé des jours de rtt et des récupérateurs aux salariés, après en avoir mis une partie en chômage partiel en les privant d’une partie de leurs salaires, la direction générale du groupe a annoncé cette semaine qu’il n’y aurait pas d’augmentation de salaires pour les soignants et a même proposé en pleine crise du Covid de mettre en place une prime d’assiduité, minable et conditionnelle, pour le personnel en logistique, un secteur qui comprend les agents de service, les ouvriers d’entretien et les agents de restauration.

Non seulement les salariés de la clinique ne se sont pas ménagés pendant les semaines où la menace du Covid était partout, et ont été exposés, quel que soit leur poste, mais pour tout remerciement, on claque la porte à leurs revendications de salaire. Les travailleurs devront compter sur leurs mobilisations pour défendre leurs intérêts. Et ils devront imposer leur contrôle sur ces entreprises pour faire de la santé autre chose qu'une machine à faire du fric.

L'égoïsme sans limite de la bourgeoisie

Brève
05/05/2020

"Coronavirus : l'appétit phénoménal des investisseurs pour l'or" titrait le journal économique "Les Echos" cette semaine.

Selon ce journal, dans les premières semaines de la crise sanitaire, le cours de l'once d'or a augmenté de 9%, signe que la demande était forte - pas de la part des joailleries, ni de l'industrie des portables qui sont à l'arrêt partout- de la part des ETF (fonds d'investissement) adossés à l'or !

On le voit la première préoccupation de la grande bourgeoisie qui prospère dans la finance, ce n'est pas de "sauver l'économie" c'est de mettre ses dividendes au chaud !

Entreprise de nettoyage de la région bordelaise

Les profits pour le patron, les risques pour les travailleurs

Brève
01/05/2020

Dans une entreprise de nettoyage de la banlieue de Bordeaux, le patron a renvoyé les salariés chez eux dès le début du confinement. Non pas pour protéger leur santé, mais bien pour faire des économies.  

D’abord, les employés renvoyés n’ont touché aucun salaire. Ensuite trois jours après, il a fait appel à des travailleurs sous statut d’auto-entrepreneurs. Pour se dédouaner de toute responsabilité, il leur a fait signer une lettre dans laquelle chacun déclare que c’est « de son plein gré et de son initiative » qu’il prend ce contrat et qu’il est « pleinement conscient des risques encourus ». Quant au matériel de protection, il a précisé que c’est à eux de se les procurer à leurs frais. Et s’ils n’en avaient pas, ce n’était pas important pour lui du moment qu’ils signaient la lettre de décharge.

Pour le patron, c’est tout bénéfice : grâce au tour de passe-passe de l’auto-entrepreneur, il a à sa disposition des salariés qui travaillent pour lui, sans avoir à dépenser le moindre centime pour assurer leur sécurité !

 

 

Limoges (Haute Vienne)

Quand c’est un patron qui le dit …

Brève
28/04/2020

Fabrication d'une chaussure Weston

Tous les jours, les médias parlent des entreprises qui se mettent à fabriquer des masques.

A Limoges, le patron de Weston a déclaré la semaine dernière qu’il est facile d’adapter les machines à piquer le cuir pour fabriquer des masques alternatifs car « "nous avons des artisans de talent qui connaissent parfaitement leurs machines. Le principe, en terme de fonctionnement, est à peu près le même. »

Voilà, en une phrase, un patron qui dit deux vérités. Premièrement, dans l’immédiat, il serait très facile de réorganiser la production pour répondre à l’urgence sanitaire. Deuxièmement, parce que ce sont eux qui font tout, les ouvriers sont les plus aptes à réorganiser l’économie pour satisfaire tous les besoins de la population.

S’en suit une évidence : il est urgent de revendiquer la réquisition des moyens de production.