CHU de Limoges

A bas la mascarade de la certification !

Brève
11/05/2022

Mobilisation au CHU avant le Covid !

La sacro-sainte "certification", obligatoire auprès de la Haute Autorité de Santé Publique a débuté le lundi 9 mai au CHU de Limoges.

Un certains nombre de médecins , à l'appel du collectif inter - hôpitaux et soutenus par la CGT, ont décidé de la boycotter. De 70 à l'origine, ils sont maintenant près d'une centaine à avoir rejoint le mouvement, dont beaucoup de chefs de services.

Les critères à remplir pour être certifiés n'ont rien à voir avec ce qui serait nécessaire pour de véritables soins de qualité, pire même, ils écartent tous les problèmes de manque d'effectif et de lits. Selon l'un des chefs de service du collectif : "Des experts indépendants viennent dans un hôpital et utilisent un manuel de certification. Ce manuel complexe, préparé par le cabinet de conseil Cap Gemini pour 180.000 euros, compte 131 critères. C’est fait pour ne pas voir les vrais problèmes de l’hôpital."

Et il ajoute : "La certification de l'hôpital c'est l'orchestre du Titanic qui continue à jouer alors que le bateau coule !"

Safran Helicopter Engines - Bordes (64)

Un débrayage réussi

Brève
06/05/2022

Jeudi 5 mai un débrayage d'une journée était organisé sur le site de Bordes prés de Pau. 400 travailleurs, dont quelques dizaines venant de l'usine voisine de Bidos, se sont retrouvés pour protester contre les augmentations de salaires dérisoires que propose la direction. 

Alors que les dividendes des actionnaires de Safran ont augmenté de 16% l'année dernière, la direction ne donne que 1,5 % d'augmentation générale. Encouragés par la grève que mènent les travailleurs des sites de Villaroche et de Corbeil depuis le début de l'année pour une augmentation de 200 euros pour tous, les travailleurs de Bordes et Bidos étaient bien décidés à manifester leur colère. Tous ont apprécié de pouvoir se retrouver et de prendre le temps de discuter, bien conscients que ce sera par leur lutte qu'ils pourront faire reculer leur direction.

CCAS de La Rochelle (Charente-Maritime)

Grève pour des embauches

Brève
02/05/2022

Le Centre communal d’action sociale (CCAS) a mis en place le 14 février un « pôle handicap », qui mobilise 16 auxiliaires de vie à domicile pour s’occuper spécifiquement de 65 personnes handicapées, semaine et week-end. Cet effectif est nettement insuffisant, d’autant qu’il se réduit souvent à 12 compte tenu des roulements. Ils n’ont pas le temps de s’occuper correctement des personnes handicapés, de les laver, les sortir, et disent se sentir « maltraitants ».

En grève unanimement du 28 mars au 4 avril, ils ont aussi manifesté le 30 mars devant le siège de l’agglomération de La Rochelle pour réclamer un effectif minimal de 23, ainsi qu’une prime les dimanche et jours fériés.

Ces agents payés au Smic doivent utiliser leur voiture personnelle pour se rendre au domicile des bénéficiaires, et sont mal remboursés de leurs frais d’essence, avec parfois deux mois et demi de retard. C’est dire le mépris de leur employeur. Ils ont eu bien raison de s'être fait respecter par la grève, qui a débouché sur des promesses d’embauches et des aides temporaires en attendant.

Angoulême (Charente)

Eau contaminée : désinvolture coupable

Brève
01/05/2022

L’eau du robinet est contaminée dans 27 communes de l’agglomération d’Angoulême. Cette contamination est due à la présence de parasites d’origine animale que l’entreprise publique SEMEA impute à de récentes pluies abondantes. Cette eau contaminée peut induire des douleurs abdominales fortes, des vomissements, de la fièvre. L’analyse de l’eau a été conduite le 20 avril. Et l’information n’a été rendue publique que le… 29 avril par la presse locale, l’entreprise se contentant de préconiser l’eau en bouteille ou de faire bouillir l’eau 5 minutes.

La réaction générale est celle d’une émotion et une inquiétude, en particulier concernant les bébés, les enfants et les personnes fragiles, notamment aidées à domicile. Et d’indignation devant le retard à divulguer l’information. Oui, la désinvolture dangereuse de la SEMEA et de l’agence régionale de santé ont de quoi choquer.

Limoges

Toujours moins de culture et de loisirs pour les couches populaires !

Brève
22/03/2022

L'un des cinq centres culturels menacés

La municipalité de Limoges a décidé de réduire de 35% le budget des Centres Culturels. A part celui de Jean Moulin, et comme c'est déjà le cas pour John Lennon, les centres n'auraient plus de finances pour leur programmation propre de concerts, spectacles etc... Ils seraient juste voués à accueillir des spectacles organisés par des structures associatives ou privés. En plus de çà, la plupart des "ateliers" comme les cours de langues, d'informatique, d'art, accessibles avec des droits d'inscription abordables, seraient supprimés avec les emplois qui vont avec !

Depuis 8 ans, la municipalité a déjà supprimé des festivals gratuits (Musique au musée), elle a fermé des piscines de quartier (Beaubreuil), elle a rendu payante l'entrée à la Bibliothèque multimédia pour les usagers résidents hors de la communauté urbaine.

Des usagers, des travailleurs des centres et des artistes y intervenant, ont décidé que trop c'est trop et ont déjà organisé deux rassemblements. Il faut que la protestation s'étende !