Angoulême (Charente)

Main basse sur une école

Brève
02/12/2019

« L’école normale devient une école de de riches », telle est la banderole que les enseignants et agents ont accrochée sur les grilles d’une école publique qui forme des professeurs d’école. Le département de la Charente veut attribuer cet imposant bâtiment ancien à un lycée privé. Celui-ci accueillerait des élèves acquittant 70 000 euros – selon la presse locale – de frais de scolarité pour préparer un «  baccalauréat international ».

Quant aux professeurs – soit enseignant, soit en formation –, ils seraient envoyés dans des Algécos a trois kilomètres de là, dans l’attente d’un bâtiment qui reste à construire pour 3,6 millions d’euros !

La colère ne fait que commencer à s’exprimer devant cette insupportable pratique des requins de la politique et de l’argent.

LGV Sud-Ouest

Arnaque à grande vitesse

Brève
30/11/2019

SNCF Réseaux poursuit devant les tribunaux les agglomérations de Pau, Montauban, Mont-de-Marsan, La Rochelle ainsi que les départements des Pyrénées-Atlantiques, du Lot-et-Garonne qui refusent de payer le solde de 80 millions des sommes prévues pour la LGV. On les comprend : la LGV qui était promise aux administrés de ces collectivités locales, s'arrête depuis 2017 à Bordeaux et l'extension vers Toulouse ou l'Espagne est plus qu'hypothétique.

Que l'argent public vienne des collectivités ou de la SNCF, il y en a un qui rigole, c'est Vinci, constructeur et concessionnaire pour 50 ans de la ligne, et dont les actionnaires s'engraissent en faisant payer des péages aux trains, en réalité aux 20 millions d'usagers annuels.

Centre Financier de La Poste de Bordeaux

Le miracle du 5 décembre

Brève
29/11/2019

A l'approche de la grève du 5 décembre, la direction du centre financier de La Poste de Bordeaux annonce des mesures exceptionnelles. Alors qu'il est habituellement très difficile de poser des congés en cette période, la direction annonce la possiblité sans limite de poser un jour le 5. Alors qu'elle vient de modifier les horaires de travail, interdisant les embauches tôt le matin, le 5, les agents pourront embaucher à 7h30. Alors que les places de parking sont impossibles d'ordinaire à obtenir, là, c'est open-bar. Mais surtout, les chefs font passer le message dans les services qu'il faut "prévenir afin de ne pas être compté gréviste".

Toutes ces manoeuvres sont destinées à faire chuter le nombre officiel de grévistes. Mais cela veut dire que la grève du 5 porte des fruits avant même d'être effective et que son ampleur fait faire des cauchemars à nos dirigeants ! Autant de raison de s'y mettre tous ensemble le 5 et par la suite !

Brive la Gaillarde

Photonis : une opération financière juteuse avec la peau des travailleurs

Brève
26/11/2019

17 députés macronistes viennent de demander à Edouard Philippe d'intervenir dans la vente de l'usine Photonis et le ministère des affaires étrangères se dit inquiet, non pas de l'incertitude qui pèse sur les travailleurs mais de la menace sur "nos intérêts nationaux" car des sociétés américaines seraient sur les rangs !

Le fond d'investissement Ardian qui a racheté en 2011 l'entreprise Photonis, spécialiste des outils de photo-détection et de vision nocturne a annoncé son intention de la revendre (ainsi que 4 autres entreprises). Ardian a acquis l'entreprise par "LBO", c'est à dire que le groupe financier n'a pas mis un euro sur ses fonds propres mais contracté un emprunt qu'il a fait rembourser entièrement par les profits dégagés par Photonis, c'est à dire avec la peau et la sueur des travailleurs !

En revendant maintenant, Ardian va empocher une coquette plus value sans avoir investi un centime. Il y a au moins un précédent sur la région : la même opération financière avait été réalisée par Wendel investissement sur l'entreprise Legrand au début des années 2000 !

Quel va être l'avenir des 500 travailleurs de Photonis Brive dont 50 ont déjà été remerciés en mars dernier, ainsi que des travailleurs des quatre autres usines ? C'est le cadet des soucis des députés et du gouvernement !

Corrèze

Le train du livre de Brive : un long roman

Brève
22/11/2019

Sous la Halle G.Brassens à Brive

Cette année encore, comme l'an dernier, la SNCF n'a pas pu assurer complètement l'acheminement (en général gastronomique et bien arrosé) des auteurs se rendant à la foire du livre de Brive : la presse s'en est ému !

Pour le cru 2019, à l'aller, deux voitures manquaient sur les dix commandées et il n'y avait pas de train au retour pour cause de travaux !

Quand la misère de la SNCF concerne les vedettes....on en entend parler !