Hôpital Robert Picqué (Bordeaux)

Qui sont les casseurs ? Ce sont les gouvernements les casseurs

Brève
03/04/2020

Plusieurs malades du Covid-19 en réanimation venus de la région Grand-Est ont été accueillis à l’hôpital Robert-Picqué à Villenave-d’Ornon. Par ailleurs, des personnels soignants de cet hôpital sont partis renforcer les équipes médicales de la région de Mulhouse, épicentre de l’épidémie.

Un projet bien avancé prévoyait le démantèlement de cet hôpital militaire et sa fusion avec la clinique Bagatelle, à Talence, avec des centaines de suppressions d’emplois à la clé. C’était un des multiples projets menés par les gouvernements successifs ces vingt dernières années, qui avaient pour but de faire des économies sur le budget de la santé publique.

C’était déjà à dénoncer en temps normal. On voit combien c’était criminel en temps de crise.

Gironde

Des clopinettes pour les renforts

Brève
03/04/2020

Des élèves en soins infirmiers de la région ont été mobilisés dans certains services hospitaliers qui traitent les malades du Covid-19.

Comme prix de leur dévouement, ces jeunes gens et jeunes filles sont payés 50 euros par semaine.

Un tarif ordinaire qui en dit long sur les économies de bout de chandelle réalisées de tous les côtés sur le budget de la santé, au détriment du matériel, mais aussi, des personnels.

Bayonne

L'hôpital en est à faire la manche

Brève
30/03/2020

Avec l'épidémie de Covid-19 le Centre Hospitalier de la Côte Basque (CHCB) en est réduit cette semaine à faire appel aux dons auprès des entreprises et des particuliers, comme de nombreux hôpitaux de France.

Il  lui manque  des choses aussi élémentaires que des solutions hydroalcooliques, des lingettes désinfectantes, des blouses, des masques de tous type, des lunettes de protection. Outre ces produits médicaux, il recherche aussi du matériel informatique tel que des tablettes et des webcams.

Voilà où on est. Le personnel hospitalier subit les conséquences aggravées d’une politique d’austérité qu’il dénonce depuis longtemps.  Il n’a eu droit en retour qu’à du baratin, du mépris, voire des violences policières. Tout ça pour la santé des profits des banquiers et autres actionnaires du CAC 40.

Nord Gironde

Au mépris des soignants et des patients

Brève
26/03/2020

Le MAS de Saint-Denis de Pile accueille une cinquantaine d’adultes handicapés. Une trentaine de personnels soignants s’en occupent du mieux qu’ils peuvent tous les jours.

Bien que les patients soient particulièrement vulnérables, la direction s’était refusée depuis le début de l’épidémie à distribuer des masques au personnel. Une dizaine de soignants titulaires ont dû soit faire valoir leur droit de retrait, soit se mettre en arrêt pour garde d’enfants afin d’échapper au risque de contracter le virus et de le transmettre aux patients.

Il a fallu l’arrêt de travail d’une employée avec une forte fièvre pour que la direction munisse l’ensemble du personnel de masque.

Jouer ainsi avec la vie des patients et du personnel soignant, c’est juste révoltant !

Sort des jeunes migrants en Haute Vienne

Les Ponce Pilate du Conseil Départemental

Brève
24/03/2020

Banderole du collectif "Chabatz d'entrar"

Selon le collectif de défense des migrants "Chabatz d'entrar", pour les jeunes migrants en attente de reconnaissance de minorité et encore plus pour une quinzaine ayant été déboutés, la situation est alarmante. Déboutés ou non, l'association maintenait un lien avec eux par l'intermédiaire d'activités comme les cours de français. Mais aujourd'hui, cela n'est plus possible ! Ils sont donc complètement isolés, dans des chambres d'hôtel ou à la rue...

"Chabbatz d'entrar" a demandé, qu'au moins pendant la période, tous, quel que soit l'âge qu'on leur attribue, soient pris en charge par l'ASE (Aide Sociale à l'Enfance). Il lui a été répondu par la vice-présidente (socialiste) du Conseil Départemental chargée du problème de l'enfance : « Nous nous devons d’être humains mais nous ne pouvons aller trop loin au-delà de nos compétences. Il ne s’agit pas de renvoyer la balle à l’État, mais de suggérer à ce dernier d’assumer, lui aussi, ce qui relève de sa compétence. » Les examens médicaux destinés à "vérifier" si les jeunes migrants ont plus ou moins 18 ans, pour pouvoir les laisser dans la rue, sont révoltants. Mais maintenir ces pratiques dans la période est innaceptable. Quant à la façon dont le Conseil Départemental de la Haute Vienne s'en lave les mains, cela relève de la non-assistance à personne en danger !