Angoulême (Charente)

Les patrons nous empoisonnent à bon marché

Brève
11/07/2019

Le conseil départemental de la Charente, dirigé par la droite, vient de conclure un accord avec Alcatel Lucent (ALP), héritière de la SAFT, qui a laissé le site de Saint-Cybard empoisonné au trichloréthylène. En gros, l’accord porte sur un partage des frais de dépollution entre 2,5 et 5 millions d’euros. C’est le principe du « pollué-payeur », ont dénoncé des élus de gauche ! Sauf que pendant 15 ans la gauche, qui dirigeait le département auparavant, n’a rien dit, rien fait, pas plus que l’État d’ailleurs !
On nous inonde de bla-bla et de taxes au nom de la lutte antipollution. Mais le patronat sait qu’il peut empoisonner et polluer impunément, et c’est le contribuable qui en fera les frais. Jusqu’à ce qu’il n’en puisse plus !
 

La Rochelle (Charente-Maritime)

SNCF : Voleur de grand chemin… de fer

Brève
08/07/2019

Depuis le 9 mai, sous prétexte de simplifier ses tarifs TGV, la SNCF les a alignés par le haut, sur les tarifs heures de pointe, et en catimini. Ainsi l’aller simple La Rochelle-Paris, qui coûtait 80 € en heures normales, passe à 94 € quelle que soit l’heure, soit une augmentation de 17,5 %. Les tarifs réduits (famille, abonnés, etc.) augmentent dans la même proportion.

La SNCF argue que c’est moins cher si on achète les billets à l’avance, mais ce n’est pas forcément vrai au final car en cas d’imprévu l’échange de ces billets est payant.

Voudrait-elle aussi nous inciter à utiliser le train intercité qu’elle rétablit entre La Rochelle et Paris-Austerlitz (2 allers par semaine, trajet de 5 h 25 min)…mais sous forme de trains de jour, car elle se refuse à rétablir les trains couchettes supprimés il y a quinze ans ?

Par quelque bout qu’on prenne le problème, elle veut surtout que chaque train lui rapporte plus. Cette logique de profits rend la SNCF incapable d’offrir au plus grand nombre les conditions de voyage d’il y a vingt ans.

Angoulême (Charente)

Contre les suppressions d’emploi, les salariés des magasins Brice et Jules en grève

Brève
05/07/2019

Depuis le 26 juin, les employés des magasins Brice et Jules de la galerie marchande d’Auchan-La Couronne – certains en CDI, d’autres en CDD – sont en grève. Ils refusent le plan social national que le groupe Happychic veut imposer. Il veut se débarrasser de 400 travailleurs en fermant 86 magasins – dont les deux de La Couronne.

Ce plan de licenciement doit s’étaler sur trois ans, et du coup les salariés sont dans l’angoisse parce qu’ils ne savent même pas ce qu’il adviendra d’eux dans les semaines et les mois qui viennent.

L’entrepôt du Mans est aussi en grève, et une grève de la faim a lieu à Roubaix.

Le groupe Happychic entend se restructurer au détriment des travailleurs. Ce groupe est lié au richissime groupe Mulliez (Auchan, Décathlon, Flunch etc…) : ce n’est pas aux salariés d’être les sacrifiés de la restructuration.

La ministre Pénicaud a commenté cyniquement ce plan social : « Demain, on ne peut pas garder les métiers du passé. On ne peut pas garder la bougie quand l'électricité arrive» ».

Mais il arrive qu’une étincelle mette le feu à la plaine si les travailleurs s’unissent.

Charente-Maritime

Pénibilité et dangerosité du travail en hausse

Brève
26/06/2019

Selon l’Assurance maladie, les arrêts de travail ont augmenté de 5,6 % en 4 ans sur le département, soit un tiers de plus que la hausse nationale déjà élevée.

Pas étonnant, avec le recul des départs en retraite, qui se traduit par une hausse de 20 % en 3 ans du nombre de seniors de plus de 60 ans au travail sur le département.

Cela ne surprendra pas non plus tous ceux qui endurent l’augmentation des pressions, la généralisation du travail en équipes (comme à Fountaine-Pajot La Rochelle), les tentatives d’imposer le lean management (comme à Dufour Périgny). Les conséquences en sont aussi les accidents de travail qui se multiplient, parfois mortels (chute d’un toit à Fountaine-Pajot en avril).

Face au gouvernement qui incrimine les salariés qui s’arrêtent, il faut au contraire dénoncer les responsables, le patronat et un gouvernement complice.

Sanofi Mourenx (Pyrénées-Atlantiques)

La grève contre les empoisonneurs

Brève
18/06/2019

Plusieurs tests réalisés en début d’année ont révélé que 11 salariés sur la soixantaine que compte l’usine Sanofi de Mourenx avaient des traces d’acide valproïque dans le sang. Il s’agit d’un composant utilisé dans la fabrication de la Dépakine, ce médicament qui a fait scandale en provoquant des malformations chez des milliers d’enfants après avoir été prescrit à des femmes enceintes.

La CGT de l’entreprise exige de la direction que des départs anticipés en congés de fin de carrière soient proposés aux personnels exposés aux rejets toxiques. Elle réclame aussi une amélioration des conditions de travail et l’embauche de plusieurs CDI dans cette entreprise qui recourt de plus en plus à l’intérim. Pour imposer ses revendications, les salariés ont décidé de débrayer à partir de mardi 18 juin.

Cette usine avait déjà suscité l’indignation des salariés et des riverains l’été dernier après les révélations de ses rejets de bromopropane à des taux jusqu’à 190000 fois supérieurs à la norme. Les capitalistes ne connaissent aucune limite. Ni la santé de leur salarié, ni celle des consommateurs et de la population ne comptent face à leur soif de profits. Seuls les travailleurs pourraient mettre hors d’état de nuire ces empoisonneurs en les expropriant pour pouvoir contrôler la production de A à Z.