Charente

Travail des détenus : la prison d’Angoulême pointée du doigt

Brève
11/12/2015

 

Une inspection du travail à la prison d’Angoulême a épinglé l’administration pénitentiaire : armoire électrique non protégée, produits toxiques à côté de denrées, température trop élevée dans un atelier sont parmi la longue liste des infractions relevées. Il manque du personnel pour l’entretien des bâtiments, disent les syndicalistes.

Par contre, comme il s’agit d’administration publique, l’Inspection du travail ne peut pas verbaliser et ne dispose d’aucun moyen contraignant pour que l’administration remédie aux infractions.

Si l’on ajoute à cela le tarif dérisoire auquel sont rémunérés les détenus qui travaillent, on a le tableau d’un univers carcéral bien à l’image de la société capitaliste, en pire.

 

Angoulême (Charente)

Le patron licencie, ne paye pas les salaires et ouvre une nouvelle entreprise…

Brève
11/12/2015

Trois chauffeurs-livreurs d’une entreprise de messagerie de Saint-Amant-de-Montmoreau en Charente ont été licenciés sur le champ – l’entreprise doit être placée en liquidation judiciaire ultérieurement. Ils ne peuvent même pas s’inscrire à Pôle emploi.

Ce patron ne leur a pas versé la paye de novembre, ni les heures supplémentaires. Dans le même temps, il ouvre une nouvelle entreprise ! Quand les travailleurs, exaspérés, ont bloqué l’entreprise, il a demandé l’intervention de la police, qui est venue. Quant au président de la chambre de commerce, il dit que, « légalement, sur le principe, personne ne peut interdire à quiconque de créer une entreprise ».

Patron, appuyé par la police et hommes de loi, tous contre les salariés. Oui, la lutte de classe existe, et tôt ou tard, les travailleurs passeront de l’exaspération à la lutte collective.

Territoriaux de La Rochelle

La colère des salariés contraint le maire à se cacher

Brève
10/12/2015

Le maire de La Rochelle n'a pas renoncé à imposer aux agents territoriaux de La Rochelle une augmentation non rémunérée de leur temps de travail, c'est-à-dire du travail gratuit pour atteindre le temps maximum légal de 1 607 h/an.

Mais face à l'opposition des agents, qui s'étaient invités au conseil municipal avec les syndicats CGT et Sud opposés à ses sales coups, le maire en fut réduit à organiser mercredi 2 décembre une réunion clandestine avec les syndicats minoritaires FO et CFDT. Et comme le service de réservation des salles est géré par... des agents territoriaux, le maire a même dû réserver la salle en secret !

À s'entêter à s'attaquer aux travailleurs de la ville, qui eux se battent tête haute, le maire finira-t-il par devoir organiser le conseil municipal dans une cave ?

Charente-Maritime

Quand PS et PCF justifient les subventions au patronat

Brève
04/12/2015

Le PS, qui gère l'Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes, donne des centaines de millions de subventions à des entreprises pourtant riches à milliards, comme le groupe Safran. Interviewé sur Demoiselle FM, Brahim Jlalji, tête de liste du PCF en Charente-Maritime, justifie pour sa part les subventions aux « entreprises locales qui créent de l'emploi localement ».

Mais toutes les entreprises « locales » prétendent le faire, pour réclamer ces aides. Selon le PCF et le PS, les 4 millions d'euros touchés par Dufour-Yachts, entreprise locale historique, seraient justifiés par les emplois dans son usine de Périgny. Mais ces emplois avaient préalablement disparu quand Dufour a fermé ses usines de Mortagne-sur-Sèvre (Vendée) et de Marans.

En réalité, le patronat met villes et régions en concurrence entre elles pour toucher l'argent public, alors que les emplois prétendument créés ici disparaissent dans le même temps, en plus grand nombre, dans une autre région.

Transports publics Vitalis (Poitiers – Vienne)

La lutte, ça paie !

Brève
03/12/2015

L'entreprise de transports publics Vitalis, qui dessert la communauté d'agglomération de Poitiers, vient de connaître un mouvement de grève fulgurant. Lundi 30 novembre, une fois connue l'annonce, en matinée, du licenciement d'une collègue administrative en période d'essai, au motif qu'elle n'avait pas l'« esprit d'équipe » attendu par la direction, 98 % des 340 travailleurs de Vitalis se sont mis en grève surprise, appuyés par tous les syndicats.

Après que les bus furent rentrés immédiatement au dépôt, employés administratifs, ouvriers de l'atelier et chauffeurs se sont retrouvés en assemblée. Refusant de discuter avec le directeur, un ancien de Veolia, soutenu par la municipalité PS-PCF, les grévistes ont exigé – et obtenu –, avec le maire d'une commune de l'agglomération en charge des transports, une réunion qui fut avancée en urgence à 8h, le mardi.

Peu de temps après, la collègue licenciée était réintégrée et la grève cessait. Le climat dans l'entreprise est particulièrement détestable du fait de la pression et de l'arrogance de la direction. Les travailleurs ont montré que, déterminés, ils pouvaient gagner et se faire respecter.