CHU -Limoges

Le combat des urgences est celui de tous

Brève
29/05/2019

Depuis lundi 27 mai, le personnel des urgences du CHU de Limoges a entamé une grève reconductible pour exiger une augmentation des effectifs. Suite aux absences non-remplacées, ce sont environ 15% de l'effectif qui manque ! La pénurie de personnel soignant a entraîné la fermeture des 11 lits d'hospitalisation de courte durée.

Si la situation est plus que tendue dans les services d’Urgence, les tours de vis budgétaires visent tous les services. Sur l'ensemble du CHU, il manque plus de 50 infirmiers et 25 aide soignants, 60 lits ont du être fermés par manque de personnel : 26 en soins de suite, 7 en ORL, 5 en oncologie, 9 en médecine gériatrique, 5 en hépato-gastro ...

Malgré quelques embauches promises par la direction mardi 28, les soignants des urgences ont reconduit la grève.

De proche en proche, le mouvement de contestation qui agite les services d’Urgence gagne du terrain dans tous les hôpitaux. Il est vrai que les conditions de travail et d’accueil des patients se ressemblent beaucoup d’un hôpital à l’autre, d’un bout à l’autre du pays. Il est à souhaiter que cela entraîne tous les hospitaliers dans la lutte. .

Facteurs de Gironde

A bas les sanctions !

Brève
28/05/2019

La direction régionale du Courrier de la Poste à Bordeaux Mériadeck use des pires méthodes pour faire taire les facteurs qui résistent à la dégradation de leurs conditions de travail : ce mardi 28 mai, elle a convoqué en commission de discipline deux facteurs, l'un étant menacé de 10 jours de mise à pied pour avoir soi-disant "mal parlé" à un cadre... L'autre, travailleur handicapé, est carrément menacé de licenciement pour des motifs absurdes et mensongers.

Cela ressemble décidément à de l'acharnement contre les grévistes et tous ceux qui contestent les manoeuvres de la Poste, dans un contexte où celle-ci essaye de faire passer, coûte que coûte, ses réorganisations.

Des militants d'autres entreprises, comme Ford, des cheminots sont venus apporter leur soutien aux facteurs, en compagnie de postiers de tous les services qui ont dénoncé partout les mêmes méthodes de la direction, les provocations organisées par les petits chefs, les pressions individuelles et quotidiennes, les tentatives d'intimidation pour faire passer la charge de travail... Raison de plus pour dénoncer massivement la Poste et riposter !

photo Sud PTT

Bureau de poste de Soubise (Charente-Maritime)

Chronique d’une mort annoncée ? Pas sûr…

Brève
28/05/2019

Samedi 25 mai au matin, il y avait une longue file d’attente devant le bureau de poste de Soubise pour apporter un soutien à la postière du bureau. Cela faisait suite à la réunion publique de lundi 20 mai, organisée par la mairie, qui a rassemblé 70 personnes, très inquiètes de la disparition de leur bureau de poste.

À l’origine, le projet de la poste de fermer le bureau pendant les vacances d’été, en pleine période touristique, a suscité bien des inquiétudes parfaitement justifiées vu la politique de la Poste partout en France : les fermetures ponctuelles, obligeant les usagers à trouver d’autres solutions, servent à préparer la fermeture tout court.

La Poste prétend qu’à Soubise, bourg d’environ 3 000 habitants, l’activité du bureau ne serait que de 13 heures par semaine, sur une amplitude de 30 heures hebdomadaires. Le maire de la commune lui-même dit que « ces chiffres sont, bien sûr, ceux de la Poste et il est impossible de les contrôler ». Et c’est bien cela qui est inadmissible : la Poste décide, sur ses seuls critères de rentabilité financière, de s’en prendre à un service public utile à la population, sans tenir le moindre compte des intérêts des postiers et des habitants.

Mais, pour le moment, la mesure ne passe pas et d’autres actions sont prévues.

Limoges

Manifestation en soutien aux migrants

Brève
26/05/2019

Samedi 25 mai, dans le cadre de la journée de manifestation européenne contre le "règlement de Dublin" , 250 manifestants se sont rassemblés devant la préfecture. Puis, après une chorégraphie symbolisant le déracinement et les périples insensés imposés aux migrants, ils ont défilé dans le centre-ville.

La directive européenne dite de "Dublin" oblige les migrants à demander le droit d'asile dans le pays de leur arrivée en Europe. Ce qui est absurde car les migrants qui arrivent à accéder au sol européen souhaitent, en toute logique, vivre et travailler dans le pays dont ils parlent la langue et où ils ont bien souvent de la famille. Cette directive est prétexte à les expulser et plusieurs des 80 résidents du lieu de vie, dans les ex-locaux du CRDP, sont dans cette situation.

La situation faite ici à ceux des réfugiés qui ont côtoyé les pires difficultés et juste échappé à la mort est indigne ! Pour les riches, les frontières n'existent pas et ils peuvent résider confortablement partout où ils le désirent. La planète appartient à l'humanité toute entière, chaque être humain devrait avoir le droit d'y circuler librement et de s'installer où il le souhaite !

Angoulême

Nidec Leroy-Somer : restructuration et fermetures de sites

Brève
25/05/2019

Le PDG en France du groupe japonais Nidec, qui a acheté à l’Américain Emerson en 2017 les usines qui produisent les moteurs électriques Leroy-Somer, annonce la fermeture de plusieurs sites (ceux des Agriers, de Rabion et de Champniers) à Angoulême. Il veut transférer la production sur les autres usines déjà existantes dans la ville (Sillac et Gond-Pontouvre). Il dit vouloir moderniser celles-ci et investir 30 millions d’euros. Le but est d’accroître la production et la rentabilité.

Il affirme que cela se fera sans suppressions d’emploi.

Parmi les 1 800 salariés – Nidec Leroy-Somer est le plus gros employeur du département –, c’est l’expectative.

Paroles de patron, bien fol est qui s’y fie… Le contrôle ouvrier sur la production, les conditions de travail et la gestion, voilà ce qui est nécessaire.