Territoriaux de La Rochelle

La colère des salariés contraint le maire à se cacher

Brève
10/12/2015

Le maire de La Rochelle n'a pas renoncé à imposer aux agents territoriaux de La Rochelle une augmentation non rémunérée de leur temps de travail, c'est-à-dire du travail gratuit pour atteindre le temps maximum légal de 1 607 h/an.

Mais face à l'opposition des agents, qui s'étaient invités au conseil municipal avec les syndicats CGT et Sud opposés à ses sales coups, le maire en fut réduit à organiser mercredi 2 décembre une réunion clandestine avec les syndicats minoritaires FO et CFDT. Et comme le service de réservation des salles est géré par... des agents territoriaux, le maire a même dû réserver la salle en secret !

À s'entêter à s'attaquer aux travailleurs de la ville, qui eux se battent tête haute, le maire finira-t-il par devoir organiser le conseil municipal dans une cave ?

Charente-Maritime

Quand PS et PCF justifient les subventions au patronat

Brève
04/12/2015

Le PS, qui gère l'Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes, donne des centaines de millions de subventions à des entreprises pourtant riches à milliards, comme le groupe Safran. Interviewé sur Demoiselle FM, Brahim Jlalji, tête de liste du PCF en Charente-Maritime, justifie pour sa part les subventions aux « entreprises locales qui créent de l'emploi localement ».

Mais toutes les entreprises « locales » prétendent le faire, pour réclamer ces aides. Selon le PCF et le PS, les 4 millions d'euros touchés par Dufour-Yachts, entreprise locale historique, seraient justifiés par les emplois dans son usine de Périgny. Mais ces emplois avaient préalablement disparu quand Dufour a fermé ses usines de Mortagne-sur-Sèvre (Vendée) et de Marans.

En réalité, le patronat met villes et régions en concurrence entre elles pour toucher l'argent public, alors que les emplois prétendument créés ici disparaissent dans le même temps, en plus grand nombre, dans une autre région.

Transports publics Vitalis (Poitiers – Vienne)

La lutte, ça paie !

Brève
03/12/2015

L'entreprise de transports publics Vitalis, qui dessert la communauté d'agglomération de Poitiers, vient de connaître un mouvement de grève fulgurant. Lundi 30 novembre, une fois connue l'annonce, en matinée, du licenciement d'une collègue administrative en période d'essai, au motif qu'elle n'avait pas l'« esprit d'équipe » attendu par la direction, 98 % des 340 travailleurs de Vitalis se sont mis en grève surprise, appuyés par tous les syndicats.

Après que les bus furent rentrés immédiatement au dépôt, employés administratifs, ouvriers de l'atelier et chauffeurs se sont retrouvés en assemblée. Refusant de discuter avec le directeur, un ancien de Veolia, soutenu par la municipalité PS-PCF, les grévistes ont exigé – et obtenu –, avec le maire d'une commune de l'agglomération en charge des transports, une réunion qui fut avancée en urgence à 8h, le mardi.

Peu de temps après, la collègue licenciée était réintégrée et la grève cessait. Le climat dans l'entreprise est particulièrement détestable du fait de la pression et de l'arrogance de la direction. Les travailleurs ont montré que, déterminés, ils pouvaient gagner et se faire respecter.

Novasep Mourenx (64)

Les vrais assistés, c’est le grand patronat !

Brève
11/11/2015

Le groupe Novasep, spécialisé dans les technologies et industries des sciences de la vie, peut dire merci aux pouvoirs publics de la région Aquitaine. Par un odieux chantage à la création d’emplois, cette multinationale qui a généré un chiffre d’affaire de 250 millions d’euros en 2014 et qui emploie 1200 salariés dans le monde a fait jouer la concurrence entre un site Allemand et celui de Mourenx. Pour les dirigeants il s’agissait de faire monter les enchères pour déterminer qui des deux sera le plus généreux en aides publiques.

Et à ce petit jeu c’est le site aquitain qui l’a emporté. Pour mettre en place sa nouvelle unité qui nécessite un investissement de 30 millions d’euros le groupe recevra généreusement une enveloppe de 3 millions d’euros pris sur les fonds publics, soit 10 % du total : 1,3 millions de la part de la communauté de commune de Lacq Orthez, 800 000 de la part de la Région Aquitaine, 600 000 euros du département des Pyrénées-Atlantiques et 350 000 euros de l’État.

Cette politique de subventions publiques se fait au nom de l’emploi. Mais dans un cas, ce sont les travailleurs de France qui sont au chômage, dans l’autre cas, ceux d’Allemagne. Ce chantage à l’emploi s’exerce même entre régions, entre Midi-Pyrénées et Aquitaine par exemple. Et dans tous les cas, ce sont les grandes entreprises et leurs actionnaires qui gagnent, en vidant les caisses avec lesquelles l’Etat et les collectivités publiques pourraient embaucher dans les services publics, les hôpitaux ou les écoles.

Si c’est l’austérité pour les couches populaires, c’est parce que pour le grand patronat, on dépense sans compter !

Angoulême

Grand Angoulême : le directeur du conservatoire lourdement sanctionné

Brève
06/11/2015

Le directeur du conservatoire de musique, danse et théâtre du Grand Angoulême a été sanctionné de deux mois de mise à pied, dont 15 jours ferme, sans salaire, pour avoir contesté publiquement les orientations de la communauté de communes du Grand Angoulême, socialiste.

Avant les congés, le président de la communauté de communes avait dit en substance que le conservatoire coûtait trop cher, avait trop d’élèves et fait décider par la majorité socialiste d’une politique de restrictions.

Une bronca des usagers s’en était suivie et le directeur du conservatoire avait critiqué les décisions de la communauté de communes.

Au motif qu’un cadre est « déloyal » s’il agit ainsi, un tribunal administratif a prononcé sa condamnation, ratifiée par le président socialiste.

Pratiquer des coupes sombres dans le service public, museler la critique et recourir à l’intimidation, voilà les pratiques de ces tyranneaux socialistes.