Transports publics Vitalis (Poitiers – Vienne)

La lutte, ça paie !

Brève
03/12/2015

L'entreprise de transports publics Vitalis, qui dessert la communauté d'agglomération de Poitiers, vient de connaître un mouvement de grève fulgurant. Lundi 30 novembre, une fois connue l'annonce, en matinée, du licenciement d'une collègue administrative en période d'essai, au motif qu'elle n'avait pas l'« esprit d'équipe » attendu par la direction, 98 % des 340 travailleurs de Vitalis se sont mis en grève surprise, appuyés par tous les syndicats.

Après que les bus furent rentrés immédiatement au dépôt, employés administratifs, ouvriers de l'atelier et chauffeurs se sont retrouvés en assemblée. Refusant de discuter avec le directeur, un ancien de Veolia, soutenu par la municipalité PS-PCF, les grévistes ont exigé – et obtenu –, avec le maire d'une commune de l'agglomération en charge des transports, une réunion qui fut avancée en urgence à 8h, le mardi.

Peu de temps après, la collègue licenciée était réintégrée et la grève cessait. Le climat dans l'entreprise est particulièrement détestable du fait de la pression et de l'arrogance de la direction. Les travailleurs ont montré que, déterminés, ils pouvaient gagner et se faire respecter.

Novasep Mourenx (64)

Les vrais assistés, c’est le grand patronat !

Brève
11/11/2015

Le groupe Novasep, spécialisé dans les technologies et industries des sciences de la vie, peut dire merci aux pouvoirs publics de la région Aquitaine. Par un odieux chantage à la création d’emplois, cette multinationale qui a généré un chiffre d’affaire de 250 millions d’euros en 2014 et qui emploie 1200 salariés dans le monde a fait jouer la concurrence entre un site Allemand et celui de Mourenx. Pour les dirigeants il s’agissait de faire monter les enchères pour déterminer qui des deux sera le plus généreux en aides publiques.

Et à ce petit jeu c’est le site aquitain qui l’a emporté. Pour mettre en place sa nouvelle unité qui nécessite un investissement de 30 millions d’euros le groupe recevra généreusement une enveloppe de 3 millions d’euros pris sur les fonds publics, soit 10 % du total : 1,3 millions de la part de la communauté de commune de Lacq Orthez, 800 000 de la part de la Région Aquitaine, 600 000 euros du département des Pyrénées-Atlantiques et 350 000 euros de l’État.

Cette politique de subventions publiques se fait au nom de l’emploi. Mais dans un cas, ce sont les travailleurs de France qui sont au chômage, dans l’autre cas, ceux d’Allemagne. Ce chantage à l’emploi s’exerce même entre régions, entre Midi-Pyrénées et Aquitaine par exemple. Et dans tous les cas, ce sont les grandes entreprises et leurs actionnaires qui gagnent, en vidant les caisses avec lesquelles l’Etat et les collectivités publiques pourraient embaucher dans les services publics, les hôpitaux ou les écoles.

Si c’est l’austérité pour les couches populaires, c’est parce que pour le grand patronat, on dépense sans compter !

Angoulême

Grand Angoulême : le directeur du conservatoire lourdement sanctionné

Brève
06/11/2015

Le directeur du conservatoire de musique, danse et théâtre du Grand Angoulême a été sanctionné de deux mois de mise à pied, dont 15 jours ferme, sans salaire, pour avoir contesté publiquement les orientations de la communauté de communes du Grand Angoulême, socialiste.

Avant les congés, le président de la communauté de communes avait dit en substance que le conservatoire coûtait trop cher, avait trop d’élèves et fait décider par la majorité socialiste d’une politique de restrictions.

Une bronca des usagers s’en était suivie et le directeur du conservatoire avait critiqué les décisions de la communauté de communes.

Au motif qu’un cadre est « déloyal » s’il agit ainsi, un tribunal administratif a prononcé sa condamnation, ratifiée par le président socialiste.

Pratiquer des coupes sombres dans le service public, museler la critique et recourir à l’intimidation, voilà les pratiques de ces tyranneaux socialistes.

Angoulême

Grève des agents municipaux

Brève
06/11/2015

Mardi 3 et mercredi 4 novembre, une centaine d’agents municipaux a fait grève à l’appel de la CGT qui avait refusé de signer un « protocole d’accord » avec le maire de droite élu en 2014. Ils se sont rassemblés dans la cour de l’hôtel de ville et se sont fait entendre fortement.

Dès le début de son mandat, celui-ci avait affirmé sa volonté de supprimer deux cents emplois.

Le personnel municipal exprime son mal-être et son mécontentement parce que des arrêts de travail sont de moins en moins remplacés, que la brigade de remplacement a fondu et que « ça pèse lourdement sur les agents des écoles : dans les cantines scolaires, on compte un agent pour 120 enfants ».

Un mouvement de protestation parfaitement légitime.

Stelia (ex-Sogerma) – Rochefort (Charente-Maritime)

Accident du travail mortel

Brève
04/11/2015

Un travailleur d’une entreprise sous-traitante est mort, écrasé par un outil de levage, dans l'usine Stelia (filiale d'Airbus) de Rochefort, il y a quelques jours. Une enquête est en cours.

Mais chacun sait déjà pourquoi les patrons emploient des sous-traitants. Ils utilisent bien évidemment leur situation, plus précaire que celle des salariés en CDI dans l'entreprise donneuse d'ordre, pour accélérer les cadences de travail, moins dépenser en sécurité et se débarrasser d'eux sans assumer leur licenciement. Cette forme d’emploi dégradé ne peut qu’augmenter les risques. Et peut-être, le matériel utilisé était-il lui aussi dégradé…

De toute façon, il est intolérable de perdre sa vie à la gagner !