Limoges (Haute Vienne)

Lycée Pagnol : Les élèves ne sont pas des sardines !

Brève
12/03/2022

Jeudi 10 mars, devant le lycée professionnel Marcel Pagnol de Limoges, des enseignants et parents d’élèves ont manifesté contre la décision du rectorat de passer l’effectif des classes de 24 à 32 élèves. Sur leurs pancartes on pouvait lire : « Inflation record à Pagnol : + 33 % d’élus par classe ».

Tant pis si les salles sont trop petites, le matériel informatique pas suffisant. Tant pis pour les apprentissages des élèves, pour ceux qui auraient besoin de plus de temps et d’attention de la part des enseignants. Pour le rectorat, ce n’est pas un problème.

Sûr que pour le gouvernement et le ministre Blanquer, il faut avant tout réduire les postes, faire des économies « quoi qu’il en coûte » pour les jeunes, en particulier ceux des milieux populaires.

Maison d’arrêt de Rochefort (Charente-Maritime)

Conditions indignes

Brève
11/03/2022

Une société se juge à l’état de ses prisons, affirmait l’écrivain Albert Camus. Celle de Rochefort, âgée de deux siècles et prévue pour un maximum de 52 prisonniers, en détient ordinairement 80 en moyenne, nombre qui atteint aujourd’hui 98, après un record de 106 mi-février. Des détenus ont été installés sur des matelas par terre – ils sont 700 dans ce cas en France – et il faut leur marcher dessus pour aller aux toilettes. Les surveillants sont débordés, 20 % de l’effectif est en arrêt maladie ou parti en retraite et non remplacé.

Ce n’est pas pour rien que le dit « pays des droits de l’homme » a été condamné en 2020 par la Cour européenne des droits de l’homme pour ses « conditions de détention inhumaines et dégradantes ». Et l’exemple de Rochefort montre que la situation s’est même aggravée depuis.

Aide aux réfugiés (Pyrénées-Atlantiques)

Bravo à la solidarité de ceux d'Urrugne !

Brève
07/03/2022

Samedi 5 mars, malgré la protestation de bon nombre d’habitants d’Urrugne, des militaires et des policiers de la Police de l’Air et des Frontières sont intervenus pour arrêter cinq migrants. Ils étaient accueillis en toute légalité par le centre communal d’action sociale avant de se rendre au centre de transit Pausa à Bayonne. Une élue et sa fille ont été convoquées le lendemain par la police sans qu’aucune charge ne puisse être retenue contre elles.

Cette tentative d’intimidation policière contre des personnes qui aident les migrants n’est pas la première. Depuis des mois les bénévoles qui font acte de solidarité humaine sont inquiétés, traités comme s’ils étaient des passeurs.

C’est choquant. Particulièrement au moment où le drame ukrainien rappelle que si on était à la place de ceux qui fuient la guerre et la misère on ferait pareil. Leur faire bon accueil devrait être un geste élémentaire dans un pays riche et civilisé.

Pessac (Gironde)

Non aux barbelés de la honte !

Brève
21/02/2022

La préfecture de Gironde a décidé la construction à Pessac d’un centre de rétention administrative destiné à maintenir en détention des immigrés en attente de leur expulsion du territoire. Actuellement, ces personnes sont détenues au sous-sol de l’Hôtel de police de Bordeaux, dans des conditions indignes.

Un groupe d’opposants au projet s’est constitué dans le quartier concerné de Pessac. « Je ne veux pas de barbelés ou de grandes grilles à côté de chez moi », explique une participante de ce comité au journal Sud-Ouest. On peut comprendre sa réaction, mais en réalité, on ne devrait accepter que s’érigent ces barbelés de la honte dans aucune partie du territoire.

Ceux-ci sont destinés à enfermer des personnes qui n’ont que le tort d'êre nées dans un pays ravagé par la guerre, la famine ou la misère et de ne pas entrer dans une des cases, de plus en plus étroites, dans lesquelles l’administration limite les possibilités de celles et ceux qui cherchent un lieu où vivre ou qui sont de passage en espérant pouvoir gagner d’autres pays d’Europe.

Contre tous les murs et tous les barbelés, qu’ils soient aux frontières de l’Europe ou au sein même du territoire, défendons la liberté de circulation des personnes pour vivre et travailler dans le pays de leur choix.

Adrexo (Poitiers – Vienne)

Une colère qui ne retombe pas

Brève
14/02/2022

Les grévistes en manifestation dans Poitiers

Les travailleurs du site de Poitiers d’Adrexo, entreprise de distribution de colis – filiale du groupe Hopps –, ont fait deux semaines de grève. Ce mouvement fait suite à un précédent conflit, en septembre, qui s’était conclu par l’attribution d’une prime repas de 9,50 € par jour travaillé (pouvant représenter de 200 à 300 euros par mois).

Comme rien n’a été versé, la colère a explosé de nouveau et les conditions de travail se sont ajoutées aux griefs vis-à-vis de la direction. Sous-équipement en moyens matériels (2 transpalettes pour 32 travailleurs, des tables de travail bricolées avec des palettes), journées à rallonge : la coupe a largement débordé et la grève s’est propagée à d’autres site (Saint-Étienne, Avignon,…).

Si des améliorations des conditions de travail ont été obtenues (en moyens matériels), le versement de la prime de panier est toujours hypothétique. Gageons que ces travailleurs n’hésiteront pas à user de nouveau du seul langage que comprennent les patrons : le rapport de force.