Limousin

Juste colère à la SNCF

Brève
18/10/2019

Un TER à Limoges

Comme dans tous le pays, presqu’aucun TER ne circulait en Limousin ce vendredi. Les conducteurs et contrôleurs exerçaient leur droit de retrait après l’accident sur un passage à niveau de Champagne Ardennes qui a de nouveau montré le danger de faire rouler les TER avec le seul conducteur à bord.

Djebarri, secrétaire d’Etat au transport, accuse les cheminots de faire une « grève surprise hors du cadre légal ». Mais il a dû reconnaître une situation dangereuse. Les équipements de sécurité ont été détruits par l’accident. Le conducteur blessé, a dû arpenter les voies pour prévenir un sur-accident avec un autre train qui arrivait. Quant aux voyageurs, dont 11 d’entre eux blessés, ils étaient seuls.

La SNCF est en train de généraliser la conduite « à agent seul », laissant le conducteur seul agent sur de longues distances, parfois sans moyen de communication. En Limousin Périgord, certains jours, plus de 15 TER circulent ainsi.

C’est ce que ne veulent pas les cheminots.

Ekidom – Office public de l’habitat de Grand Poitiers (Vienne)

Le ras-le-bol s'exprime avec force

Brève
18/10/2019

Plus de la moitié des 200 salariés du bailleur social Ekidom, à Poitiers, ont fait une demi-journée de grève le 8 octobre dernier. Le mécontentement vient de loin dans cette structure issue de la fusion de deux organismes HLM voici près de trois ans, car la désorganisation règne toujours.

Surcharge de travail, impossibilité de faire correctement le travail, tensions avec les locataires font craquer les salariés. De nombreux arrêts maladie et départs volontaires de CDI ont eu lieu, palliés – insuffisamment – par des contrats précaires. Si les directeurs n’ont pas été capables de ramener la structure à un fonctionnement normal, ils ne ratent par contre pas leur « mission » de serrer la vis le plus possible sur les salaires, alors que beaucoup d’employés sont sous-payés. Les locataires, quant à eux, sont moins bien servis, régulièrement victimes de retards ou d’erreurs.

Le 8 octobre, réconfortés de se retrouver si nombreux, les grévistes ont exprimé leur colère en un rassemblement dynamique devant le siège de l’office. Leur mobilisation a surpris bien du monde et contraint la directrice générale a recevoir une délégation, tandis que le président PS de Grand Poitiers accordait une entrevue l’après-midi même. Un premier pas, mais pour que les choses changent vraiment, il faudra évidemment maintenir la pression.

Tulle (Corrèze)

Risque de licenciement pour une factrice

Brève
17/10/2019

Devant la direction courrier de Limoges

Pour avoir signé elle-même une prise en charge de colis afin de rendre service à une personne âgée et avec son aval, Sylvie, factrice à Tulle et âgée de 59 ans était mise à pied le 4 octobre par sa hiérarchie.

Une pétition de soutien qui a circulé dans les communes où elle livre le courrier a déjà recueilli 6800 signatures et ce mercredi 16, un rassemblement de plus d'une centaine de personnes sont venus la soutenir avant son départ pour un entretien préalable avec la direction régionale de Limoges où un certain nombre de ses collègues l'ont accompagnée.
A la direction régionale, on lui a signifié qu'elle allait être convoquée devant un conseil de discipline qui allait décider d'une sanction pouvant aller du blâme avec inscription au dossier jusqu'au licenciement pur et simple.

De "réforme en réorganisation", il faut faire toujours plus avec moins : il faut aller toujours au plus vite quel que soit l'âge ou la situation de l'usager, alors c'est la débrouille pour effectuer les tâches dans le temps imparti.

La dégradation continuelle des conditions de travail, c'est le lot de tous les travailleurs ceux du public comme ceux du privé. Pour les directions comme pour le patronat, il n'y a qu'un seul objectif, accroître la compétitivité et au moindre problème le couperet tombe !

Creuzet (Lisi, Marmande)

Non aux licenciements

Brève
12/10/2019

Mercredi 9 octobre, 150 ouvriers des deux sites de Creuzet (Lisi-Aérospace) ) ont débrayé et se sont rassemblés devant le siège de l’usine. Ils ont continué leur mouvement jeudi et vendredi. Ils refusent le licenciement de deux ouvriers. La direction les a licenciés sans aucun avertissement, sans aucune mise à pied.

Pour satisfaire les actionnaires, et en premier lieu Airbus, les dirigeants de Lisi Creuzet réorganisent la production à l’usine, et en particulier sur le site principal à Beyssac. Pour eux, « les ouvriers ne sont qu’une variable d’ajustement », comme le dénonçaient justement les grévistes. La pression des chefs est de plus en plus forte au travail : pression sur les cadences, sur les objectifs, sur le comportement, sur le poste de travail ; de nombreux collègues sont partis en démissionnant ou en rupture conventionnelle, d’autres sont victimes de burn out. Il y a un an un jeune avait été renvoyé, lui aussi sans préavis, cet été une dizaine de travailleurs ont été licenciés, un ouvrier a été licencié mi-septembre.

Ces deux licenciements ont été « la goutte d’eau qui fait déborder le vase ». En manifestant collectivement leur colère et leur ras-le-bol, les grévistes ont montré qu’ils ne veulent plus se laisser faire ! Ils ont raison !

Angoulême (Charente)

Les chauffeurs de bus excédés en grève

Brève
30/09/2019

Vendredi 27 octobre, il n’y a pratiquement pas eu de bus de ville à Angoulême. Une grève très suivie accompagnée d’un piquet de grève a exprimé la colère des chauffeurs. Au cours d’une assemblée, les chauffeurs ont dit leur mécontentement d’une réorganisation qui a débuté en septembre (dénommée Möbius) et qui s’est avérée largement défaillante : circuits aberrants , horaires impossibles à tenir, bus articulés inadaptés aux virages serrés, bus flambant neufs qui tombent en panne, et tensions avec le public qui s’ensuivent.

Beaucoup d’esbroufe et des moyens dépensés et gaspillés, sans que jamais l’avis des travailleurs des bus ou des usagers n’ait été pris en compte !