Angoulême (Charente)

Grève des travailleurs sociaux du département

Brève
14/06/2021

Une quarantaine de travailleurs sociaux du département de la Charente font grève. Il manque des effectifs – 8 postes sur 22 sont des départs non remplacés. Les arrêts-maladies ne sont pas compensés. Par ailleurs les contractuels n’ont pas de primes, et leurs salaires sont bas – autour de 1 300 euros à peine alors qu’ils ont les mêmes responsabilités. « On n’arrive plus à accompagner le public en difficulté », dit un syndicaliste.

Les ressources des départements sont réduites à la portion congrue par l’État, qui réserve ses milliards aux grandes entreprises capitalistes. Et les service publics, comme le sort des travailleurs sociaux, ne cessent de se dégrader – ce qu’acceptent au fond les politiciens qui les dirigent.

Il faut au contraire plus d’argent pour les besoins sociaux, en prenant sur les subventions et les profits des grandes entreprises.

Centre éducatif fermé (Le Vigeant – Vienne)

Le député à la ville, le député aux champs

Brève
09/06/2021

Un rassemblement était organisé par la CGT, mardi 8 juin, pour soutenir un travailleur veilleur de nuit au centre éducatif fermé (CEF) du Vigeant, dans le sud du département, accusé, par la direction de l’association Nouvel horizon qui l’emploie, d’avoir filmé avec son téléphone portable une altercation entre jeunes.

Contestant les faits, ce travailleur, par ailleurs récemment responsable syndical CGT au sein de l’association, dénonce, avec des collègues, des conditions de travail dégradées liées à des tensions avec des jeunes pensionnaires, une pression constante de la direction qui licencie sans hésiter et un sous-encadrement chronique pour assurer les multiples tâches. Tout cela se traduit par des arrêts de travail fréquents et trois procédures aux prud’hommes à l’encontre du CEF.

Alerté par ces problèmes récurrents, le président de l’association, qui n’est autre que le député du secteur, Jean-Michel Clément, longtemps encarté au PS, puis rallié, un temps, à la vague macroniste, et roulant pour son propre compte maintenant, n’a jamais daigné répondre aux sollicitations des syndicalistes. Il est vrai qu’il est bien occupé à rédiger ses petites questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, pour les publier ensuite sur son portail Internet, comme le 2 mars dernier, où l’injustice sociale du gouvernement liée aux attaques contre l’assurance chômage faisait mine de le préoccuper. Poser quelques questions sans suite à un gouvernement qui n'en a rien à faire, ça ne sert évidemment à rien, sinon à ajouter une petite touche de couleur au portrait d'un politicien en mal de visibilité. De là à répondre aux préoccupations des travailleurs de l'association qu'il préside… n'exagérons rien !

Polyclinique Bordeaux Rive Droite

Troisième semaine de grève pour les emplois et les salaires

Brève
03/06/2021

Depuis le 17 mai, les travailleurs de la Polyclinique Bordeaux Rive Droite mènent une grève pour des salaires et des conditions de travail qui ne cessent de se dégrader, comme dans tout le secteur de la santé.

Le sous-effectif chronique a atteint des niveaux insupportables depuis un an, provoquant la colère des salariés.

Depuis le début de la grève, la direction a usé et abusé de la réquisition des agents, au point que le juge des référés leur a enjoint de renoncer à cette procédure pour une partie du personnel.

Pour le moment, au jeudi 3 juin, la direction n’avait fait que des promesses d’embauche, mais n’avait rien lâché sur les salaires. Alors, les grévistes ne voient pas de raison de lâcher et tiennent bon. Malgré les menaces à peine déguisées, les grévistes se retrouvent tous les matins au rond-point devant la clinique. Ils reçoivent des encouragements de la part des  familles des patients et aussi des salariés d’entreprises environnantes.

 La clinique appartient au groupe GBNA qui possède trois autres cliniques à Bordeaux, une à Arcachon, plus un Ehpad, et qui vient d’acheter deux cliniques à Pau. Il a les moyens de payer !

Cette grève a de quoi inquiéter les dirigeants du groupe, car elle rejoint le mécontentement de bien d’autres salariés des autres établissements, et pourrait bien faire tache d’huile.

Nouvelle-Aquitaine

Conseil régional : Une unanimité au service du grand patronat

Brève
01/06/2021

Le Conseil régional de la Nouvelle-Aquitaine, à l’instar des autres conseils régionaux, est un pourvoyeur de subventions publiques à destination du grand patronat.

Ainsi, pour ne citer qu’un exemple, les conseillers régionaux, dans une belle unanimité (qui caractérise d’ailleurs l’écrasante majorité des votes), ont attribué, en novembre 2019, 2,6 millions d’euros à la SAFT, filiale du groupe Total, alors que celui-ci distribuait plus de 8 milliards en dividendes et rachats d’actions à ses actionnaires pour l’exercice 2019 ! Les conseillers régionaux, toute tendance politique confondue, savent aider les « nécessiteux ».

Pour que l’argent public cesse d’enrichir les capitalistes et aille aux besoins de la collectivité, les travailleurs devront mettre le holà !

Plan de relance en Nouvelle-Aquitaine

La région, vache à lait des capitalistes

Brève
24/05/2021

La région Nouvelle-Aquitaine pratique, comme toutes les régions, la même politique de soutien aux capitalistes que l’État. En partenariat avec celui-ci, la région a élaboré son propre plan de relance : 2,8 milliards (dont 1,3 déboursés par la région) en subventions et en commandes de grands travaux au profit des entreprises régionales.

Les subventions de ce plan de relance se montent à 300 millions, à destination d’entreprises qui, comme Stelia, Creuzet, Nexteam, Lauak… ont licencié une partie de leurs travailleurs, mais comptent bien assurer à leurs actionnaires bénéfices et dividendes.

Quant aux grands travaux, ils représentent 1,6 milliards dans la région, essentiellement dans le ferroviaire et sur le réseau routier. Ainsi des secteurs délaissés depuis des années dans le réseau ferroviaire, comme les lignes Poitiers Limoges ou Bordeaux Nantes, redeviennent avec la crise dignes d’intérêts. En réalité, et comme à chaque crise, il ne s’agit pas de l’intérêt général ni celui des usagers, mais de passer des commandes publiques pour que les capitalistes du BTP puissent se gaver. La preuve en est qu’il n’est pas question, ni pour l’État, ni pour la région, d’imposer à ceux-ci qu’ils travaillent à prix coûtant.

Pour qu’ils travaillent pour la collectivité, il faudra les exproprier et les mettre sous le contrôle de la population.