Hôpital de Bayonne

Coronavirus : à quoi, à qui sert l'État ?

Brève
21/04/2020

A l'hôpital de Bayonne, depuis le 7 avril, c’est à partir de sacs de cuisine ou de drap de brancard qu’une trentaine d’agents administratifs, de cuisiniers, de jardiniers travaillent pour confectionner 3 à 400 blouses par semaine en prenant sur leur temps de repos ou leurs heures de réserve. Et c’est pareil dans beaucoup d’hôpitaux, le dévouement, la débrouillardise des hospitaliers supplée à la carence de l’Etat.

Il y a quelques semaines encore, les autorités riaient au nez des hospitaliers qui dénonçaient la misère de l’hôpital. Elles en ont même fait rosser certains par la police. C’est clair, l’Etat n’est pas organisateur de la défense de l’intérêt général, il est l’instrument de la domination des riches. De fait, les hospitaliers de Bayonne s’en passent dès à présent, et quand les travailleurs prendront tout le pouvoir ça n’en ira que mieux.

Hôpital de Pau

« Il faudrait bien plus que du chocolat ! »

Brève
14/04/2020

La semaine dernière les agents de l’hôpital de Pau ont reçu un cadeau : des masques ou des sur-blouses qui manquent cruellement ? Pas du tout ! Des chocolats de la part de Lindt, un des géants de l’industrie agroalimentaire, qui a une usine de prés de 1000 personnes dans la région, à Oloron Sainte Marie.

L’opération publicitaire de la marque n’a échappé à personne. Et les oreilles du célèbre petit lapin à clochette en chocolat, produit star de la marque, ont dû siffler à l’hôpital. Car Lindt est une entreprise très florissante, qui a dégagé prés de 500 millions d’euros de bénéfices net l’année dernière, 5 % de plus qu’en 2018. Alors, ce petit geste publicitaire est bien dérisoire en regard des besoins urgents du moment. Mais comme tous les capitalistes, ceux qui dirigent Lindt pensent avant tout à leur image et au profit qu’ils peuvent tirer de la situation, de quoi rendre leur chocolat écœurant.

Arco-LVMH (Châtellerault, Vienne)

Le patron pris la main dans le sac… de profits

Brève
10/04/2020

Le groupe de luxe LVMH, qui possède la marque Louis Vuitton, communique à tout va pour annoncer le lancement de la fabrication de milliers de masques non chirurgicaux dans certaines de ses usines. Dans le magazine Vogue du 9 avril, Michael Burke, président-directeur général, déclarait : « En tant que grande maison française, Louis Vuitton souhaite s’engager à son niveau pour produire plusieurs milliers de masques qui seront distribués gratuitement dans la région pour protéger ceux qui sont les plus exposés ».

À Châtellerault, la direction de l’usine Arco, sous-traitant de LVMH, spécialisée dans la fabrication de sacs à main Vuitton valant, au bas mot, plusieurs centaines (voire milliers) d’euros l’unité, a pris la décision, pour le lundi 6 avril, de remettre en route la production… de sacs de luxe, en prévoyant une augmentation progressive de l’activité dans les jours à venir.

« Protéger ceux qui sont les plus exposés », c’est bon pour la com. Dans la réalité des ateliers, le patron, au mépris des mesures qui nécessiteraient le confinement des travailleurs, du fait de la crise sanitaire, remet en route la machine à profits.

Feindre la « générosité » en fabriquant des masques chirurgicaux pour cacher leur volonté de faire reprendre une production inutile dans la période de pandémie actuelle, au mépris de la santé des ouvriers, correspond bien aux « valeurs morales » des capitalistes, et du premier d’entre eux, Bernard Arnault, propriétaire de LVMH et première fortune de France.

Bayonne

Aussi injuste qu'absurde

Brève
07/04/2020

A Bayonne, des personnes SDF ont reçu des amendes pour non-respect du confinement. Mais comment se confiner quand on n’a pas de domicile ? La Mairie prétend qu’après avoir offert une quarantaine de places au gymnase Lauga, elle est quitte, elle est en droit de taxer ceux qui sont encore dans la rue. Le maire suggère que les sans-abris pourraient se rassembler hors du centre-ville, ou tenter leur chance dans les communes environnantes.

Imaginer qu’il suffit de chasser les pauvres pour chasser le virus, c’est le meilleur moyen de le répandre. Réquisitionner les logements vides pour que les sans-abris puissent s’y confiner, c’est une idée qui dépasse l'entendement du maire de Bayonne comme tous les défenseurs de l’ordre bourgeois.

La société des riches est incapable d’organiser une véritable défense en ordre contre le coronavirus. La défense de leurs intérêts égoïstes s’y oppose. Leur ôter au plus tôt les commandes, ce sera faire œuvre de salubrité publique.

Bègles (Gironde)

Réseau de bus en berne et treillis de sortie

Brève
07/04/2020

A Bègles, plusieurs lignes de bus ont été supprimées ou interrompues sur une partie de leur parcours. Du coup des secteurs entiers de la ville, des quartiers populaires en particulier, ne sont plus desservis par aucun transport en commun. Pour tous ceux qui travaillent, ou, tout simplement, ont besoin de se déplacer pour se ravitailler ou se soigner, il faut compter sur le système D, faire marcher la solidarité ou… marcher à pied.

Visiblement, simplifier la vie des gens des quartiers populaires pendant la crise sanitaire n’est pas le souci principal de ces messieurs de la métropole qui gèrent le réseau de transports.

Par contre, dans les rues de la ville sont apparus des soldats patrouillant en tenue de combat, béret vert vissé sur la tête, dans les rues presque vides. Que font-ils là ? Apparemment pas grand-chose, même pas le service de transport minimum qui rendrait service à la population…

L’État veut nous impressionner en faisant étalage de son autorité, à défaut de faire preuve de compétence dans la gestion de la crise sanitaire.