Limousin

Les hôpitaux craquent

Brève
11/02/2022

Protestation des hospitaliers en février 2020 !

En janvier et début février 260 lits d’hôpitaux ont été fermé dans le Limousin : 186 en Haute Vienne, 55 en Corrèze et 30 à Guéret. Combien de soins en médecine ou en chirurgie ont dû être repoussés ?

Bien-sûr des personnels ont contracté le COVID, environ 800 au CHU de Limoges, mais il y a eu aussi beaucoup de patients COVID hospitalisés.

A l’hôpital de Brive le stade 2 du plan blanc a dû être réactivé et la protection civile est venue aider avec deux tentes à l’entrée de l’hôpital pour orienter les patients après un test antigénique et une première consultation.

Si la situation est devenue intenable à ce point c’est parce que, depuis plus de 30 ans, les hôpitaux ont été dépouillés, les départs des agents non remplacés, les formations de plus en plus au compte goutte et plus de 100 000 lits fermés... et en plus le gouvernement a continué cette politique en plaine épidémie COVID et fermé 5 700 lits rien qu’en 2020.

Comme le disent beaucoup d’hospitaliers il n’y a plus rien à ronger, il ne reste plus que l’os à l’hôpital.
Ce n’est pas une surprise, les personnels ont fait grève depuis plusieurs années, dénoncé la situation toutes catégories confondues y compris les médecins.

La Rochelle (Charente-Maritime)

C’est la précarité qu’il faut combattre

Brève
10/02/2022

Une dizaine de livreurs à vélo Uber Eats ont boycotté les commandes au McDonald’s des Minimes dimanche 6 février. Ils se plaignent d'une attente trop longue : une trentaine de minutes au lieu de 8 à 10 dans les restaurants classiques.

Le dimanche précédent une altercation entre un de ces livreurs et un employé du McDo en est venue aux mains.

Ces travailleurs, aussi précaires les uns que les autres, ont des salaires tout aussi minables. Attendre, pour les uns, c'est faire moins de rotations et moins de « recettes » ; aller plus vite, pour les autres, est infernal, voire impossible. Ils n'ont pas le même patron, mais leurs intérêts sont les mêmes : s'unir contre leurs patrons respectifs pour de meilleurs revenus et conditions de travail.

Meubles Demeyere

Les vautours d’hier et de demain

Brève
07/02/2022

L’entreprise Demeyere, fabricant de meubles, a été placée en redressement judiciaire. Des offres de reprise ont été annoncées. Elles prévoient des licenciements parmi les 750 salariés, dans le Nord et à Nersac en Charente.

La famille Demeyere s’est enrichie sur l’exploitation de plusieurs générations de travailleurs. Tout comme se sont enrichis les propriétaires de la grande distribution, comme ceux de Conforama, client des meubles Demeyere.

Il n’y a pas de raison que les travailleurs soient bradés dans les grandes manœuvres entre actionnaires d’hier et de demain. Tous ces actionnaires sont riches à millions, voire à milliards. C’est en récupérant cet argent, en fait le leur, que les travailleurs pourront s’assurer un avenir.

Papèteries de Bègles

Loi du capital et complicité des élus locaux

Brève
30/01/2022

Le 24 décembre 2021, les salariés de la Papeterie de Bègles, fermée depuis mars 2021 après trois mois d’occupation par les salariés, ont appris que le propriétaire, la société Etex, avait signé un accord avec une entreprise de son choix, Global Hygiène, pour une reprise d’activité. Associé au projet, l’établissement public d’aménagement Euratlantique, se porte, de son côté, acquéreur du site.

Cette annonce met un point final aux espoirs, portés par un certain nombre de salariés de la papeterie soutenus par la CGT, de reprendre la production sous forme d’une coopérative de production.

Après avoir bien été promenés par les élus locaux, que ce soit le président de la région, le président de la métropole ou le maire de Bègles, tous généreux en bonnes paroles, au final, les anciens salariés doivent constater que c’est la loi du marché qui se fait crument sentir. Comme le disait le président de région Rousset, en recevant leurs représentants en septembre 2021, au final, « ce sera l’ancien industriel qui décidera ». C’est ce qu’on constate aujourd’hui. Même un employeur failli, au moment où il retire ses billes, a encore tout pouvoir pour décider à qui il remet les clés.

Les élus locaux et des pouvoirs publics de leur côté ont joué un double jeu, comme le prouve l’engagement de l’établissement public Euratlantique à racheter les locaux… pour les mettre à disposition sur un plateau à l’investisseur privé.

Mérignac (Gironde)

Manifestation pour les salaires

Brève
27/01/2022

A l'appel de l'Union Locale CGT de Mérignac, des syndicats CGT, CFDT et CGC de Thales et Dassault, 300 travailleurs de Thales, Dassault, Stelia, Getrag, Safran SEP, Nexeya... se sont retrouvés jeudi 27 au matin dans la zone industrielle de Mérignac pour exiger du patronat des augmentations de salaires. Au même moment, une centaine de travailleurs de Dassault manifestait à l'intérieur de l'usine de Mérignac et plusieurs dizaines occupaient l'entrée de celle de Martignas, à l'image du combat qu'ils poursuivent depuis plusieurs semaines contre leur patron.

La lutte pour les salaires concerne l'ensemble du monde du travail. Tous ensemble, les travailleurs ont la force d'imposer de véritables augmentations et obtenir que les salaires suivent au minimum la hausse des prix !