Angoulême (Charente)

Travaux et aménagements : chaos et manne pour le BTP

Brève
30/09/2019

Cette réorganisation des circuits de bus a été précédée de grands travaux qui ont semé le désordre sur les grands axes de circulation pendant des mois. Au final, ils se concluent par des tracés de voie parfois absurdes, une signalisation à revoir. Bref ce qui était censé faciliter la circulation des transports en commun n’a pas amélioré les choses mais a coûté très cher. Quelque 88 millions d’euros d’argent public, encaissés par les entreprises du BTP, au premier rang desquelles les Eiffage, Vinci et autres…

Ford (Bordeaux)

Les élus de Bordeaux Métropole à plat ventre devant Ford

Brève
30/09/2019

Les collectivités de Bordeaux Métropole ont passé un accord avec Ford Aquitaine Industries qui vient de fermer son usine de Blanquefort. Elles ont accepté de renoncer au remboursement  de 50 millions d’aides publiques empochées par Ford entre 2013 et 2018. En échange, pour solde de tout compte, Ford s’engage à verser 18 millions d’euros pour la réhabilitation du site.

Les élus versent donc à Ford une prime de licencieur de 32 millions d’argent public, alors que ce serait à lui de payer aux près de 900 travailleurs du site, plus  2000 emplois induits, les dégâts occasionnés par la fermeture.

C’est ce que le représentant de Bordeaux Métropole appelle « une sortie honorable et acceptable ».  Le mot "honneur" est à réserver à ceux qui se battent contre l’inacceptable, les travailleurs de Ford et ceux qui les soutiennent. Le contraire des larbins de Bordeaux Métropole.

Régie des transports communautaires rochelais (RTCR), La Rochelle (Charente-Maritime)

La mairie organise l’insécurité… et se défausse sur les travailleurs

Brève
29/09/2019

La CGT de la RTCR dénonce le manque de moyens matériels et humains du service d’entretien des bus, et ses conséquences dangereuses : ainsi un bus roulait sans clignotant et avec une porte qui ne fermait pas ; un autre sans feux de croisement.

La direction de la RTCR et l’adjointe au maire chargée des transports, l’écologiste Brigitte Desveaux, citées par Sud-Ouest, répondent en mettant en cause « les grèves » des 13 et 20 septembre et la « résistance au changement que nous impulsons »… changement qui consiste en particulier à réduire le temps de pause des chauffeurs, les poussant à rouler plus vite.

S’ajoute au problème le manque de bus, accru cette semaine par les réquisitions comme navettes pour le Grand Pavois. Ce salon nautique profite notamment au groupe nautique du maire de La Rochelle, avec ses deux entreprises Fountaine-Pajot et Dufour. C’est ainsi qu’aux heures de pointe les travailleurs et étudiants s’entassent parfois dans des bus simples, et voient des bus déjà pleins à craquer passer sans marquer l’arrêt.

La direction de la RTCR et la mairie donneuse d’ordre sont pleinement responsables de tous ces problèmes.

Manifestation du 24 à Limoges

Contre le saccage des retraites, tous les secteurs du monde du travail représentés !

Brève
25/09/2019

Autour d'un millier de manifestants ont défilé dans les rues de Limoges, du carrefour Tourny à la préfecture, pour dire leur opposition à la réforme des retraites qui va faire reculer tous les travailleurs.

Et contrairement à ce qu'ont distillé les médias, il ne s'agissait pas d'une manif de cheminots défendant "leur" régime spécial. Tous les secteurs du monde du travail étaient représentés : les ouvriers d'usine de chez Valéo, Legrand etc..., les hôpitaux publics comme la polyclinique de Limoges, les travailleurs de La Poste, des enseignants en grève...

Les vrais privilégiés n'ont pas besoin de cotiser pour leur retraite : ce sont les actionnaires, les boursicoteurs, les capitalistes. C'est à eux de payer, c'est ce que ceux qui étaient dans la rue tenaient à exprimer !

Gironde

Vol de vautours au-dessus des urgences

Brève
24/09/2019

Alors que la fermeture des urgences d'un des hôpitaux bordelais est programmée, les travaux d'extension des urgences de la clinique Bordeaux Nord vont commencer. Les actionnaires de la clinique misent sur les services d'urgence dont certaines activités peuvent être fort lucratives. L'activité orthopédique par exemple a augmenté de 20% en un an. A cela s'ajoute la rallonge sur les aides financières distribuées au nom de la délégation de service public.

En pleine crise des urgences publiques, les patrons des cliniques proposent leur "aide" pour accueillir des patients mais ils réclament en échange des autorisations d'ouvertures d'un ou deux services d'urgences privés au minimum par département.

Comme on le voit a Bordeaux, l'aide des patrons des cliniques est loin d'être désintéressée. Ils comptent bien profiter des difficultés des hôpitaux publics. Et ils sont encouragés par l'État.