Limoges

Fermeture du CEAL : Un sale coup de l'ARS contre les enfants autistes

Brève
23/07/2019

Créé en 2014 au sein du CHU de Limoges, le Centre Expert Autisme de Limoges a été fermé au 1er juillet par l'ARS (Agence Régionale de Santé) Nouvelle Aquitaine.

Depuis 2016, le CEAL était dans le collimateur de l'ARS qui lui reprochait de coûter trop cher. Pourtant son utilité et sa réussite sont indéniables : depuis sa création une augmentation de 20% des diagnostics et prises en charge précoces et une augmentation importante des intégrations d'enfants autistes en milieu scolaire.

L'ARS a confié les expertises et diagnostics à des associations privées, les enfants diagnostiqués au-delà de 3 ans et 11 mois n'étant plus pris en charge alors que le CEAL accueillaient tous les enfants de 0 à 6ans. Du coup, près de 50% des enfants diagnostiqués restent sur le carreau !

L'Association Autisme Limousin , soutenue par un grand nombre de parents, vient de déposer plainte avec juste raison !

Ruelle-sur-Touvre (Charente)

Naval Group : échec au licenciement

Après un débrayage en soutien à un collègue sur le point d’être licencié, la direction annule la procédure

Brève
22/07/2019

Mardi 16 juillet, une centaine de travailleurs du site Naval Group de Ruelle ont débrayé trois-quarts d’heure à l’appel de plusieurs syndicats. C’était une réaction d’émotion à la convocation pour un entretien préalable à licenciement d'un camarade technicien en fin de carrière, très estimé. La direction lui reprocherait son manque d'efficacité à son poste.

Le lendemain même, mercredi 17, à l’issue d’une rencontre direction-syndicats, la direction reculait : elle annulait la procédure purement et simplement, indiquant que « des éléments nouveaux concernant le salarié et sa situation personnelle nous ont été communiqués ».

Cette tentative de frapper un travailleur n’est pas un fait isolé. Cela fait des mois que, sur les travailleurs anciens en particulier, mais aussi sur l’ensemble des personnels – ouvriers et ingénieurs et techniciens –, la pression s’accentue. Lors des entretiens individuels avec les « managers », comme au quotidien, les exigences et la pression augmentent. Ce qui se solde par de la fatigue, des conflits, des démissions, des arrêts-maladie, des burn-out.

Le marché de l’armement et de la destruction se porte bien, les actionnaires se frottent les mains. Mais pour les travailleurs, cela se traduit par une charge de travail qui s’alourdit.

Cela se fait en embauchant au minimum, et donc en aggravant les contraintes, les exigences, en clair l'exploitation des salariés de Naval Group. Et aussi en recourant massivement à des entreprises sous-traitantes.

La direction de Naval Group Ruelle a pensé se débarrasser d’un camarade ancien impunément. Mais elle a dû reculer devant la réaction des travailleurs qui ont senti qu’il fallait s’opposer à l’agressivité patronale de façon collective.

Lien vers l'article du journal de Lutte ouvrière sur le même sujet.

La Rochelle (Charente-Maritime)

Hôpital de La Rochelle : Chahutée, la ministre !

Brève
22/07/2019

Vendredi 12 juillet, alors que l’hôpital de La Rochelle est en grève depuis plusieurs semaines, la ministre Buzyn est venue « se rendre compte », selon le journal Sud-Ouest, de l’état des services.

Un comité d’accueil formé de soignants en grève de l’hôpital Saint-Louis, très remontés, en repos ou en congé car tous sont assignés, mais aussi des délégations de ceux de Niort et Cognac, quelques gilets jaunes ainsi que quelques dizaines de représentants des syndicats CGT, SUD, FO, l’a reçue avec force sifflets et slogans : « hôpital en danger », « honte à vous ! », « hôpital en colère ! ». C’est grâce à l’imposant dispositif policier, que la ministre a pu faire un petit tour avant de se sauver sous les huées des manifestants.

Gironde

Non aux expulsions ! Des papiers pour tous !

Brève
16/07/2019

Ces dernières semaines, la préfecture de Gironde s'en est pris violemment aux sans-logis dont certains sont sans-papiers, en expulsant plus de 300 personnes de squats à Bordeaux, Talence, St Médard en Jalles... sans proposer aucune solution de relogement.

Il est inacceptable que des dizaines d'enfants et d'adultes soient jetés à la rue. Cette opération inhumaine et irresponsable place les sans-logis dans des conditions sanitaires dangereuses : comme l'exprimait l'association Médecins du Monde dans un courrier à la préfète : "où pensez-vous que ces personnes trouvent refuge, trouvent de la nourriture, de l'eau, des toilettes, des douches, un toit protecteur pour éviter les violences de la rue ?"

Avec l'appui d'associations, une vingtaine de sans-logis se sont réfugiés à la Bourse du Travail de Bordeaux, dans les locaux de la CGT : cela a permis de porter sur la place publique les manoeuvres que la préfecture comptait mener sans faire de vagues. Plusieurs rassemblements de soutien ont eu lieu, auxquels ont participé des militants du milieu syndical, politique et associatif, mais aussi des passants révoltés par l'attitude de la préfecture et par l'absence de préoccupation de l'Etat vis-à-vis du problème du logement. Des centaines d'appartements sont vacants sur Bordeaux et sa périphérie. Il faut les réquisitionner et régulariser tous les sans-papiers !

 

Haute Vienne

Transports scolaires : l'équité ce serait la gratuité !

Brève
12/07/2019

A la rentrée prochaine, pour une bonne partie des parents d'élèves de la Haute Vienne, le transport scolaire, désormais géré au niveau de la grande région pour les douze départements de la Nouvelle Aquitaine, va coûter plus cher et parfois même beaucoup plus cher.

Le forfait unique annuel de 65 euros quel que soit le nombre de kilomètres et avec la possibilité de choisir 2 circuits (par exemple pour ceux allant chez une nounou certains jours), tout cela disparaît .

Les tarifs seront désormais calculés pour chaque famille en fonction du quotient familial sous prétexte de "plus grande équité". Du coup, un grand nombre de familles modestes vont voir leur budget transport doubler et même parfois tripler !

L'école "républicaine" n'est pas gratuite loin de là , elle devient même de plus en plus chère pour les familles populaires.