France Confection -Limoges

Les champions du "made in France" licencient 85 travailleurs

Brève
19/03/2020

La fameuse doublure tricolore du veston "Montebourg" !

Mercredi 18 mars l'usine "France Confection" (et sa filiale "France pantalon") spécialisée dans le prêt à porter de luxe, placée en redressement judiciaire début janvier, vient d'être mise en liquidation : 85 travailleurs- en grande majorité des travailleuses- vont se retrouver au chômage.

France confection a notamment fabriqué des costumes haut de gamme pour la marque "Smuggler" promue par Arnaud Montebourg au nom du fameux "made in France" et auquel le patron avait offert un costume doublé ... du drapeau bleu blanc rouge !

Le groupe Molitor qui a racheté l'entreprise il y a deux ans est un groupe de courtage en assurance possédé par la famille Zeitoun. Ils possèdent d'autres entreprises de prêt à porter de grand luxe comme celle de Porto fabriquant les costumes Torcello, qui se vendent 5.000 euros pièce minimum !

Le directeur de l'entreprise de Limoges, dans la presse, faire porter la responsabilité des 85 licenciement aux gilets jaunes, aux grèves de la réforme des retraites et pour finir à la crise du coronavirus ! Il se garde bien de dire que pendant la durée du redressement judiciaire une partie des travailleuses étaient mises en chômage partiel tandis que sur une autre chaîne, il imposait des heures supplémentaires à celles qui exécutaient une commande pour Channel dont la valeur ajoutée était sans rapport avec leurs salaires.

Les responsables de la catastrophe qui s'abat sur les travailleuses de France Confection, ce sont bien les actionnaires et grands bourgeois du groupe Molitor !

Gironde

Dans la guerre contre le coronavirus, le patron de LU collabore avec l'ennemi

Brève
19/03/2020

A l’usine Lu-Mondelez de Cestas, malgré les consignes de confinement, la production des biscuits Mikado, Petits Ecoliers... n’est pas arrêtée. De l’agro-alimentaire, certes, mais ce ne sont quand même pas des produits de première nécessité.

Au mépris des demandes de travailleurs de plus en plus inquiets, la direction se refuse à fermer. Il y a de l’argent à se faire : il paraît que les rayons biscuits des super-marchés ont été dévalisés.

En guise de mesure de protection, la direction organise une prise de température à l’embauche. Alors que chacun sait qu’un virus peut se transmettre sans aucun symptôme. Pendant les heures de travail, il y aura ensuite largement le temps de se contaminer mutuellement.

Pour imposer l’arrêt de l’usine sans attendre qu’il y ait un décès, les travailleurs ne peuvent pas compter sur le sens des responsabilités de la direction ni sur celle du gouvernement. Il n’y a qu’eux qui peuvent le faire.

CHU de Poitiers (Vienne)

Il y a loin des déclarations gouvernementales à la réalité

Brève
15/03/2020

La direction du CHU de Poitiers vient d’envoyer un mail à destination des travailleurs administratifs de l’établissement qui ont des enfants, en leur demandant de se débrouiller pour assurer la garde de ceux-ci, et d’être à leur poste de travail.

Alors qu’avec la crise épidémique qui s’annonce, le gouvernement n’a cessé de communiquer pour encourager le télétravail ou pour dire, pour ceux des salariés qui sont parents et n’ont pas cette possibilité, qu’ils pourraient bénéficier « automatiquement » d’un arrêt maladie sur simple demande à l’employeur, le CHU, qui gère des effectifs à flux tendu, ne l’entend visiblement pas de cette oreille.

Et pour cause ! À force d’avoir supprimé des postes dans les hôpitaux, les différents gouvernements, de droite comme de gauche, en passant par celui de Macron, poursuivant leur politique d’austérité, portent une lourde responsabilité dans la désorganisation qui sévit dans le secteur hospitalier.

Heuliez (Deux-Sèvres)

Quéveau lègue ses archives… mais garde le pognon

Brève
15/03/2020

Gérard Quéveau, l’ancien patron de l’entreprise de carrosserie et de véhicules électriques Heuliez, qui était située à Cerizay, dans les Deux-Sèvres, vient, en grande pompe, de céder ses 8 tonnes d’archives au département. Tout y est, paraît-il, des masses de courrier, des contrats commerciaux, des documents comptables… L’ancien patron aurait eu un « pincement au cœur » en déclarant : « Il faut que ça tourne. La vie est comme ça ».

Quand il a vendu pour une bouchée de pain (30 000 euros), en 2009, l’entreprise avec les 600 travailleurs restant, épargnés par les précédents plans dits « sociaux », jugeant sûrement qu’il y avait de meilleurs profits à faire ailleurs, il n’a pas exprimé le moindre regret. Le magazine Challenges, à l‘époque, évaluait sa fortune à 100 millions d’euros.

L’entreprise, qui comptait 3 000 travailleurs en 2005, a été liquidée en 2014, après une succession de pseudo-repreneurs alléchés par les diverses subventions publiques que l’État, la région et le département versaient au prétexte de sauvegarder l’emploi... Avec quel succès !

Que ce patron, fossoyeur de l’emploi, soit courtisé par les responsables politiques du département n’est pas pour étonner. Les travailleurs, quant à eux, quand ils reprendront le chemin de la lutte collective, sauront où récupérer l’argent qui a été volé.

Angoulême (Charente)

Le maire Bonnefont : dur avec les travailleurs et les pauvres, généreux pour lui et le grand patronat.

Brève
14/03/2020

Le maire d’Angoulême, outre ses indemnités de maire, 4 182 euros brut par mois – il avait augmenté son indemnité de 62 % en arrivant à la mairie en 2014 – s’est fait verser une allocation chômage de 2 158 euros mensuelle en 2015, au titre d’une future « reconversion » ! C’est ce que vient de révéler Mediapart.

Ce politicien est issu de la droite LR, ce qu’il tente de faire oublier, et il est soutenu par LREM. Il est aussi vice-président du conseil Grand Angoulême, qu’il gère en bonne intelligence avec un maire socialiste – tendance Hamon.

En arrivant à la mairie il y a six ans, il avait affirmé sa volonté de supprimer des emplois parmi les fonctionnaires municipaux. Et fait encager des bancs publics pour les interdire aux SDF !

Un tel cynisme a de quoi révolter quand on sait avec quelle désinvolture, les allocations chômage sont supprimées à bien des chômeurs.

Et on voit que tous ces politiciens, eux, ne s’oublient pas dans le même temps où ils servent la soupe au grand patronat, par exemple aux grands groupes du BTP.