Bordeaux

Plus d'argent pour les cantines ?

Brève
21/01/2022

Lundi 17 janvier, la Mairie de Bordeaux a annoncé qu’à partir du 24 janvier jusqu' au 11 février, elle n’assurerait pas les repas en cantine scolaires les lundis et jeudis en maternelle, les mardis et vendredis en école élémentaire.

On imagine la complication pour les parents. Sans parler des familles démunies pour lesquelles la cantine est souvent l’unique occasion d’assurer un repas véritable aux enfants.

La Mairie de Bordeaux prétend qu'elle ne réussit pas à trouver des remplaçants pour les 20% du personnel des cantines ayant été contaminé par le covid, en dépit de ses efforts. Il faut croire qu’elle n’y a pas mis le prix. Une ville comme Bordeaux capable de payer un sapin en verre à plus de 130 000 € n’aurait pas assez d’argent pour maintenir la restauration scolaire ? Qui croira ça ?

Bordes (Pyrénées-Atlantiques)

Safran Helicopter Engines : Un premier débrayage pour les salaires

Brève
20/01/2022

Entre 1,25 et 3 % d'augmentation de salaire, c'est ce que la multinationale Safran propose aux salariés. Avec l'augmentation actuelle des prix, le compte n'y est pas. Safran a battu des records de rentabilité malgré la pandémie. Sa branche moteurs d'hélicoptère a ainsi fait 22 % de bénéfices et les carnets de commande son plein. Mercredi 19 janvier 200 travailleurs ont débrayé une heure pour exiger au moins 5% d'augmentation. Un premier acte avant la journée du 27 où cette exigence d'augmentation des salaires rejoindra celle de tous les autres travailleurs. 

Région de Pau

Eaton : la grève se poursuit !

Brève
17/01/2022

En grève depuis le 5 janvier, les travailleurs d’Eaton ont organisé ce lundi un rassemblement autour de leur usine. Plusieurs dizaines de salariés de la région se sont réunis pour affirmer leur solidarité avec les 47 salariés mis sur le carreau par cette entreprise multimilliardaire. Une solidarité qui s’exprime d’autant plus facilement que bon nombre d’entre eux travaillent également dans l’aéronautique et subissent les attaques du patronat du secteur à l’image de la MAP dont la moitié des 200 salariés a été licenciée l’année dernière. Ensemble ils ont ainsi pu affirmer que la solidarité et la grève sont les seules armes des travailleurs.

Clinique Bordeaux Nord

Journée de grève du 11 : la direction envoie huissiers et policiers

Brève
17/01/2022

Mardi 11 janvier, la journée d’action dans la santé appelée notamment par la CGT et SUD-santé a eu, à la clinique Bordeaux-Nord, une certaine résonnance qu’on n’avait pas vue depuis plusieurs mois.

« Trop c’est trop », ont dit bien des travailleurs de cette clinique privée comptant plus de mille salariés : salaires toujours insuffisants malgré les quelques augmentations du Ségur, que tous et toutes n’ont pas touchées, charge de travail en constante augmentation, une situation encore aggravée par les suspensions et démissions consécutives à l’application des lois sanitaires de Macron. La grève a impacté fortement certains services, comme la chirurgie où la quasi-totalité du personnel soignant s’est mis en grève.

La direction a réagi, comme elle le fait depuis plusieurs années, en envoyant des réquisitions massives. Elle n’a pas hésité à envoyer au domicile de dizaines de salariés l’huissier accompagné de policiers pour les ramener au travail. En vain, la plupart du temps. La nuit suivante, la direction a envoyé préventivement par e-mail la liste de tous les salariés dont la présence dans le service était requise.

Ces manœuvres n’ont pas empêché la grève d’être bien visible dans plusieurs services. Une cinquantaine de travailleurs se sont retrouvés à la manifestation vers l’ARS, avec un millier de salariés d’autres établissements de santé.

Ces événements ont été la partie émergée d’un mécontentement profond, qui n’a pas fini de s’exprimer.

La Poste Gironde

Rassemblement de soutien contre la répression patronale

Brève
16/01/2022

Début janvier, la direction de la Poste a sanctionné un militant de Sud PTT. Elle en convoque un autre le 20 janvier pour un entretien préalable à un licenciement.

La direction leur reproche des actions syndicales.

En fait elle ne souffre pas l'activité de ces militants, qui n'ont de cesse de dénoncer devant leurs collègues sa politique, les bas salaires et la précarisation de l'emploi. En les attaquant, elle attaque tous les postiers dont elle voudrait qu'ils acceptent sa politique sans rien dire.

Un rassemblement pour les soutenir est prévu le 20 janvier a 8h30 a Meriadeck. Il faut y être nombreux.