Collèges de Haute Vienne

La saga des masques continue…

Brève
19/05/2020

Pour la reprise des collégiens lundi 18 mai, tout semblait prêt. Après des semaines de « les vois-tu venir ? », pour l’école, c’était promis : deux masques par jour pour chaque personnel présent et un stock de plus pour les élèves qui n’en auraient pas.

Seulement à l’arrivée, c’est encore une fois plein de ratés.

Dans plusieurs collèges, comme Renoir, Calmette, Limosin, Corot… les masques reçus ont été visiblement déconditionnés et reconditionnés.
Les notices présentes indiquent qu’il faut « pincer la barrette nasale » alors que les masques n’en ont pas…

Et le compte n’y est pas pour tous. Il faut dire que certains ont eu le matériel par une dotation du département, tandis que d’autres ont dû les payer sur le budget de l’établissement.

Quand beaucoup parlaient de reprise précipitée, on voit où ça mène...

Collèges de Haute Vienne

Plutôt une communication d’ouverture qu’une vraie ouverture…

Brève
19/05/2020

Depuis ce lundi, les collèges sont ouverts pour les élèves de 6ème et 5ème. Les reportages de la télé, des journaux nous montrent ces enfants joyeux d’être de retour à l’école, très sages devant les obligations sanitaires qu’ils suivent scrupuleusement.

Tout semble très bien organisé pour assurer la sécurité sanitaire imposée par le protocole du ministère de l’Éducation nationale. Et chacun peut se réjouir qu’il y ait, pour une fois dans certains établissements, du savon et du papier absorbant dans tous les sanitaires.

Quand on y regarde de plus près, on voit que ça marche… avec quelques dizaines de collégiens présents sur les centaines normalement accueillis. Et ce serait bien plus difficile, voire impossible avec plus, d’abord parce qu’il n’est pas question d’embaucher du personnel supplémentaire ni pour la surveillance des parties communes des établissements, ni pour le nettoyage et la désinfection indispensables, ni pour les services de restauration.

Alors on peut vraiment douter que la préoccupation du ministre Blanquer soit de lutter contre le décrochage des élèves les plus fragiles. Il est certainement plus zélé à donner une image de normalité et des possibilités de garde pour que « l’économie reparte ».

Limoges

Ouverture des écoles primaires : entre casse-tête et frais supplémentaires pour les familles

Brève
12/05/2020

Ca y est, les écoles sont de nouveau ouvertes. Tant pis si le temps a manqué, si tout paraît précipité. Il faut dire que le ministère a mis le protocole sanitaire (de 54 pages !) à disposition des mairies et personnels des écoles que le 4 mai.

Conséquences : lundi 11, à la veille de la venue des écoliers, les modalités de repas n’étaient pas encore établies… C’est compliqué d’avoir les stocks suffisants de produits spécifiques pour la désinfection… Sans parler du personnel qui va forcément manquer pour assumer un nettoyage régulier des surfaces de contact, etc…

Et pour les familles, il va falloir payer !

Pour les masques d’abord qui, dans les bus, sont fortement conseillés pour les élèves de primaire (d’autant que mettre un élève par rangée ne sera pas toujours possible). Et pour la garderie qui devient payante, afin de «  limiter le nombre d’enfants » dit Vincent Jalby, adjoint au maire en charge des affaires scolaires.

Alors quand Blanquer affirme « qu’il est plus risqué de rester à la maison que d’aller à l’école », il confirme évidemment plus son empressement à garantir la garde des enfants pour que leurs parents puissent retourner travailler qu’une quelconque préoccupation du bien-être et de l’émancipation des enfants et encore moins d’une action sociale envers les plus démunis.

Cliniques du groupe Bordeaux-Nord Aquitaine

La santé... mais d'abord celle des profits

Brève
07/05/2020

La crise du Covid n’est pas terminée que les actionnaires des cliniques du groupe Bordeaux-Nord Aquitaine ont fait le calcul des pertes de chiffre d’affaire que cela leur a couté. Le groupe Bordeaux nord Aquitaine, un groupe qui détient six cliniques et un Ephad dans l’agglomération, donne à son personnel le chiffre alarmiste de 70 % de baisse de chiffre d’affaire pendant le confinement, du fait du report des activités hors-Covid.

En réalité, ils pleurent la bouche pleine car l’État, dès les premiers jours de la crise Covid, a rassuré les actionnaires des cliniques en garantissant leurs ressources à hauteur de ce qu’elles touchaient de la caisse d’assurance maladie l’année dernière.

Et cette crise arrivait dans un ciel serein puisque, avant la crise, les comptes du groupe étaient au vert. Pour la seule clinique Bordeaux-Nord, l’une des plus importantes du groupe, qui compte 1100 salariés et 200 médecins, la direction annonce 1,3 millions d’euros de bénéfice pour 2019 et une hausse du chiffre d’affaire de 5 %.

Après avoir volé des jours de rtt et des récupérateurs aux salariés, après en avoir mis une partie en chômage partiel en les privant d’une partie de leurs salaires, la direction générale du groupe a annoncé cette semaine qu’il n’y aurait pas d’augmentation de salaires pour les soignants et a même proposé en pleine crise du Covid de mettre en place une prime d’assiduité, minable et conditionnelle, pour le personnel en logistique, un secteur qui comprend les agents de service, les ouvriers d’entretien et les agents de restauration.

Non seulement les salariés de la clinique ne se sont pas ménagés pendant les semaines où la menace du Covid était partout, et ont été exposés, quel que soit leur poste, mais pour tout remerciement, on claque la porte à leurs revendications de salaire. Les travailleurs devront compter sur leurs mobilisations pour défendre leurs intérêts. Et ils devront imposer leur contrôle sur ces entreprises pour faire de la santé autre chose qu'une machine à faire du fric.

L'égoïsme sans limite de la bourgeoisie

Brève
05/05/2020

"Coronavirus : l'appétit phénoménal des investisseurs pour l'or" titrait le journal économique "Les Echos" cette semaine.

Selon ce journal, dans les premières semaines de la crise sanitaire, le cours de l'once d'or a augmenté de 9%, signe que la demande était forte - pas de la part des joailleries, ni de l'industrie des portables qui sont à l'arrêt partout- de la part des ETF (fonds d'investissement) adossés à l'or !

On le voit la première préoccupation de la grande bourgeoisie qui prospère dans la finance, ce n'est pas de "sauver l'économie" c'est de mettre ses dividendes au chaud !