Cognac (Charente)

Les firmes du cognac passent par-dessus le confinement

Brève
03/04/2020

Il y a 15 jours, les firmes de Cognac-Hennessy (LVMH), Martell, Meukow avaient arrêté leurs chaînes et leur production devant la progression de l’épidémie. Celle-ci continue, mais cela n’empêche pas désormais ces marques du cognac et du luxe de remettre en route leurs activités hautement profitables : Martell a continué les livraisons d’eau-de-vie et même les dégustations quotidiennes.

L’ivresse des profits pour Bernard Arnaud et ses pairs doit continuer, virus mortel ou pas, quoiqu’il en coûte en possibles dégâts humains...

Aquitaine

Les institutions se battent pour les masques

Brève
03/04/2020

On apprend dans le journal Sud-Ouest du 2 avril que la Région Nouvelle-Aquitaine, les départements qui la composent ainsi que la métropole de Bordeaux et la ville de Pau avaient commandé 2,6 millions de masques chirurgicaux et 260 000 masques FFP2, mais que l’État a voulu les réquisitionner pour les hôpitaux.

Les collectivités locales, elles, les destinaient aux Ehpad, aux personnes chargées de l’aide à domicile, etc.

On en est là : à se battre pour le partage des masques pour des usages aussi incontestables les uns que les autres. Tout cela à cause d’une pénurie honteuse.

Hôpital Robert Picqué (Bordeaux)

Qui sont les casseurs ? Ce sont les gouvernements les casseurs

Brève
03/04/2020

Plusieurs malades du Covid-19 en réanimation venus de la région Grand-Est ont été accueillis à l’hôpital Robert-Picqué à Villenave-d’Ornon. Par ailleurs, des personnels soignants de cet hôpital sont partis renforcer les équipes médicales de la région de Mulhouse, épicentre de l’épidémie.

Un projet bien avancé prévoyait le démantèlement de cet hôpital militaire et sa fusion avec la clinique Bagatelle, à Talence, avec des centaines de suppressions d’emplois à la clé. C’était un des multiples projets menés par les gouvernements successifs ces vingt dernières années, qui avaient pour but de faire des économies sur le budget de la santé publique.

C’était déjà à dénoncer en temps normal. On voit combien c’était criminel en temps de crise.

Gironde

Des clopinettes pour les renforts

Brève
03/04/2020

Des élèves en soins infirmiers de la région ont été mobilisés dans certains services hospitaliers qui traitent les malades du Covid-19.

Comme prix de leur dévouement, ces jeunes gens et jeunes filles sont payés 50 euros par semaine.

Un tarif ordinaire qui en dit long sur les économies de bout de chandelle réalisées de tous les côtés sur le budget de la santé, au détriment du matériel, mais aussi, des personnels.

Bayonne

L'hôpital en est à faire la manche

Brève
30/03/2020

Avec l'épidémie de Covid-19 le Centre Hospitalier de la Côte Basque (CHCB) en est réduit cette semaine à faire appel aux dons auprès des entreprises et des particuliers, comme de nombreux hôpitaux de France.

Il  lui manque  des choses aussi élémentaires que des solutions hydroalcooliques, des lingettes désinfectantes, des blouses, des masques de tous type, des lunettes de protection. Outre ces produits médicaux, il recherche aussi du matériel informatique tel que des tablettes et des webcams.

Voilà où on est. Le personnel hospitalier subit les conséquences aggravées d’une politique d’austérité qu’il dénonce depuis longtemps.  Il n’a eu droit en retour qu’à du baratin, du mépris, voire des violences policières. Tout ça pour la santé des profits des banquiers et autres actionnaires du CAC 40.