Centre Financier de La Poste de Bordeaux

Le miracle du 5 décembre

Brève
29/11/2019

A l'approche de la grève du 5 décembre, la direction du centre financier de La Poste de Bordeaux annonce des mesures exceptionnelles. Alors qu'il est habituellement très difficile de poser des congés en cette période, la direction annonce la possiblité sans limite de poser un jour le 5. Alors qu'elle vient de modifier les horaires de travail, interdisant les embauches tôt le matin, le 5, les agents pourront embaucher à 7h30. Alors que les places de parking sont impossibles d'ordinaire à obtenir, là, c'est open-bar. Mais surtout, les chefs font passer le message dans les services qu'il faut "prévenir afin de ne pas être compté gréviste".

Toutes ces manoeuvres sont destinées à faire chuter le nombre officiel de grévistes. Mais cela veut dire que la grève du 5 porte des fruits avant même d'être effective et que son ampleur fait faire des cauchemars à nos dirigeants ! Autant de raison de s'y mettre tous ensemble le 5 et par la suite !

Brive la Gaillarde

Photonis : une opération financière juteuse avec la peau des travailleurs

Brève
26/11/2019

17 députés macronistes viennent de demander à Edouard Philippe d'intervenir dans la vente de l'usine Photonis et le ministère des affaires étrangères se dit inquiet, non pas de l'incertitude qui pèse sur les travailleurs mais de la menace sur "nos intérêts nationaux" car des sociétés américaines seraient sur les rangs !

Le fond d'investissement Ardian qui a racheté en 2011 l'entreprise Photonis, spécialiste des outils de photo-détection et de vision nocturne a annoncé son intention de la revendre (ainsi que 4 autres entreprises). Ardian a acquis l'entreprise par "LBO", c'est à dire que le groupe financier n'a pas mis un euro sur ses fonds propres mais contracté un emprunt qu'il a fait rembourser entièrement par les profits dégagés par Photonis, c'est à dire avec la peau et la sueur des travailleurs !

En revendant maintenant, Ardian va empocher une coquette plus value sans avoir investi un centime. Il y a au moins un précédent sur la région : la même opération financière avait été réalisée par Wendel investissement sur l'entreprise Legrand au début des années 2000 !

Quel va être l'avenir des 500 travailleurs de Photonis Brive dont 50 ont déjà été remerciés en mars dernier, ainsi que des travailleurs des quatre autres usines ? C'est le cadet des soucis des députés et du gouvernement !

Corrèze

Le train du livre de Brive : un long roman

Brève
22/11/2019

Sous la Halle G.Brassens à Brive

Cette année encore, comme l'an dernier, la SNCF n'a pas pu assurer complètement l'acheminement (en général gastronomique et bien arrosé) des auteurs se rendant à la foire du livre de Brive : la presse s'en est ému !

Pour le cru 2019, à l'aller, deux voitures manquaient sur les dix commandées et il n'y avait pas de train au retour pour cause de travaux !

Quand la misère de la SNCF concerne les vedettes....on en entend parler !

Cliniques (Poitiers – Vienne)

L'art de faire les poches des patients

Brève
22/11/2019

Les trois cliniques de Poitiers viennent de se faire rappeler à l'ordre par la direction de la concurrence. En effet, celles-ci proposaient à leurs patients (mieux vaudrait dire clients) un « forfait parcours patient » de 12 € pour vérifier la prise en charge de leur mutuelle et les accompagner vers la sortie de leur établissement.

Alors que ce type de démarches fait partie intégrante des « missions habituelles d'un établissement de santé », tel que le formulait l'administration, enjoignant à ces établissements privés d'abandonner ces pratiques, ces derniers avaient déposé un recours devant le tribunal administratif, finalement rejeté par celui-ci.

Les capitalistes du secteur s'y entendent pour... soigner leurs profits.

Angoulême (Charente)

La Manufacture charentaise liquidée : 104 chômeurs de plus

Brève
19/11/2019

Le tribunal de commerce d’Angoulême vient de prononcer la liquidation de «  Manufacture charentaise » qui produisait les charentaises, des pantoufles de feutre bien connues. 104 salariés de plus jetés au chômage dans la petite ville de La Rochefoucauld, déjà sinistrée il y a quelques années par la fermeture d’usines qui avaient employé plus d’un millier de salariés il y a quelques années.

L’usine de pantoufle avait été rachetée à une famille de patrons locaux – les Rondinaud, et l’actionnaire le plus notoire était Renaud Dutreil, ancien ministre de Raffarin. Tous ces gens, soutenus jusqu’il y a quelques mois par une visite du premier ministre Philippe ont joué la comédie aux salariés, histoire de les endormir, pendant qu’eux-mêmes ne s’oubliaient pas. Tel le directeur, mis en place par Renaud Dutreil, qui se rétribuait grassement à hauteur de 14 500 euros par mois, en tant que prestataire d’une société basée aux Seychelles… Et tous de repartir maintenant, qui à Londres, qui à New York ou à Paris.

La prochaine journée de mobilisation du 5 décembre est l’occasion de manifester notre colère contre tous ces patrons licencieurs et profiteurs !