Dassault Mérignac, Martignas, Biarritz

Les raisons de la colère

Brève
03/01/2022

Depuis la mi-décembre, des débrayages sur les salaires touchent tous les sites du groupe Dassault en France.

Ce lundi matin, les salariés de l'ensemble des sites se sont encore mobilisés, notamment dans la région, à Mérignac, Martignas, Biarritz...

Les 1,8% d'augmentation générale pour les non-cadres, soit environ 40 euros bruts, a été vécu comme une insulte par les travailleurs. 

Et ce ne sont pas les primes concédées par la direction qui calmeront le mécontentement.

Avec les 396 millions d’euros de bénéfices et les milliards des commandes engrangés en 2020, Dassault a largement de quoi augmenter les salaires !

Les grévistes de Dassault nous montrent la voie à suivre car nous avons partout les mêmes problèmes. 

CHU Limoges

Les urgences toujours au front !

Brève
03/01/2022

Une manifestation récente au CHU

Après une longue journée dans son service et avant d'aller faire sa garde aux urgences, la nuit du réveillon, un médecin de l'hôpital interviewé sur FR3, a déclaré "Quand on manque de places, on entasse aux urgences, c'est pas terrible" "Mais ça a toujours été le cas, pas besoin du Covid, le Covid a juste aggravé les choses", a rajouté le collègue.

Cela fait des décennies que nos moyens sont dramatiquement insuffisants dans tous les services Et qu'a fait le gouvernement depuis deux ans de pandémie, il a continué à supprimer des lits : 5700 en 2020 et on se doute que le bilan ne sera pas meilleur pour 2021 !

Corrèze

Manifestation des personnels de pédopsychiatrie

Brève
19/12/2021

L'Hôpital de pédopsychiatrie Bel-Air à Brive

Mercredi 15 décembre 2021, ils ont manifesté à Tulle et à Brive pour dénoncer leurs conditions de travail. Comme dans tous les hôpitaux il y a un manque criant de personnel, des intérimaires sont recrutés à la semaine, mais ce n’est pas la solution.

Une infirmière explique « on ne voit pas le bout du tunnel, on manque de psychologues, d’orthophonistes, de médecin ». Une autre « même un renouvellement d’ordonnance devient un problème ». Les prises en charge sont impossible à assurer correctement. Pour tout le département il y a 60 agents pour 1 200 patients dont 650 nouveaux chaque année.

Embaucher du personnel est urgent et vital dans tous les services de santé.

Dassault Mérignac et Martignas

Mobilisés pour les salaires

Brève
13/12/2021

Depuis plusieurs jours, à l'image de ceux de Biarritz et d'Argenteuil, les salariés de Dassault Mérignac et Martignas sont mobilisés pour les salaires. Au terme du cycle des négociations annuelles obligatoires, la direction de l'entreprise a lâché 1,8% d'augmentation générale pour les non-cadres, soit environ 40 euros bruts, ce qui a été vécu par les travailleurs de l'entreprise comme une véritable insulte. Dassault, qui engrange ces jours-ci des milliards des commandes, a fait en 2020, en pleine crise !, 396 millions d’euros de bénéfices. Ce sont les salariés qui avaient été mis à contribution, avec le chômage partiel et un intéressement et une participation divisés par deux.

Alors ce ne sont pas les primes (500 euros de prime Macron, 500 euros quand le contrat avec les Emirats Arabes Unis aura été engagé) lâchées devant la colère grandissante des salariés qui arrêteront la mobilisation de ceux de Dassault. La semaine dernière se sont ainsi succédés débrayages et envahissements de piste. Vendredi matin, l'entrée de Martignas était bloquée. Et ce lundi 130 travailleurs de Dassault Mérignac ont occupé l'entrée de l'entreprise.

Face à la montée des prix, tous les travailleurs ont les mêmes problèmes de salaires. La voie à suivre est celle de Dassault, celle de la mobilisation collective, celle de la grève !

Limoges

Un toit pour les migrants !

Brève
10/12/2021

Jeudi 9 décembre à 18h, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés devant la préfecture de Limoges à l'appel de l'association de défense des migrants "Chabatz d'entrar" qui a monté symboliquement des tentes devant le bâtiment préfectoral. Après leur expulsion musclée en Juillet d'un lieu où ils étaient installés depuis 2 ans, pendant tout l'été une centaine de migrants dont une cinquantaine de mineurs ont été hébergés ici ou là par de généreux particuliers.

Avec l'arrivée de l'hiver, Ils étaient sur le point de s'installer de façon plus pérenne dans un local désaffecté depuis des années et remis en état. Une société de gardiennage les a délogé et a soudé les accès du local . Le 115 est régulièrement saturé et malgré les hébergements "militants" proposés par des sympathisants de "Chabatz d'entrar", certains se retrouvent encore une fois à la rue par une température glaciale.

Après la première expulsion, la préfecture avait régularisé 30 personnes, elle a proposé aux autres ....le retour dans leur pays d'origine et elle n'en démord pas. Les manifestants et "Chabbatz d'entrar " ont demandé à la préfecture l'ouverture d'un centre d'hébergement de 200 places, pour que personne ne soit à la rue.

Pour les travailleurs et les pauvres qui fuient la guerre ou la misère les libertés de circulation et d'installation doivent être un droit fondamental. A commencer par le droit d'avoir un logement digne de ce nom.

Le refus du préfet de leur procurer un toit est ignoble. Une manifestation est de nouveau prévue dans le cadre de la journée internationale des migrations samedi 18 décembre.