Bordeaux

Etudiants en lutte contre la précarité

Brève
18/11/2019

150 étudiants ont bloqué ce lundi l'université de lettres Bordeaux Montaigne. Après l'immolation de Anas, étudiant à Lyon, ils ont voulu à leur tour dénoncer la précarité dans laquelle la société maintient toute une partie de la jeunesse estudiantine. Bourses insuffisantes en nombre et en argent, logements insalubres aux loyers abusifs, APL amputées, travaux forcés en plus des études, prostitution pour arriver à manger, la vie est dure pour les jeunes issus des couches populaires quand les parents n'ont pas les moyens d'aider, eux-mêmes étant souvent en difficulté, frappés par le chômage, les temps partiels, les bas salaires. C'est cette précarité qu'a voulu dénoncer Anas à Lyon, et qu'ont voulu à leur tour dénoncer les étudiants de Bordeaux. Réunis en assemblée générale, ils se sont promis de faire entendre leur colère auprès des leurs mais aussi de rejoindre les manifestations ouvrières du 5 décembre, conscients que leur sort est lié à celui des travailleurs.

Autoliv-Isodelta (Poitiers – Vienne)

L'argent public versé… pour licencier !

Brève
18/11/2019

Le président PS de la région Nouvelle-Aquitaine se pencherait donc au chevet d'Autoliv-Isodelta, usine régulièrement touchée par des suppressions de postes, dont 110 dernièrement, en envoyant un vice-président chargé de la restructuration économique. Pas moins !... Gageons que cet envoyé spécial ne va pas réclamer le remboursement des centaines de milliers d'euros annuellement perçus par Autoliv-Isodelta, versés par l’État au titre du CICE (Crédit impôt compétitivité emploi), soi-disant pour préserver l'emploi.

Ce dispositif, mis en place par le précédent gouvernement PS de Hollande, et poursuivit par celui de Macron, consistait, les années passées, à verser – à fonds perdus – des subventions au grand patronat et s'est transformé, en 2019, en exonérations de cotisations sociales permanentes pour celui-ci, à hauteur de 20 milliards d'euros.

Les gouvernements se succèdent et poursuivent la même politique au service des capitalistes.

Le 14 novembre au CHS de Cadillac

Contre la dégradation des conditions de travail

Brève
17/11/2019

La grève du 14 novembre, à l’occasion de la journée appelée par le collectif Inter-hôpitaux et plusieurs syndicats, a été bien suivie à Cadillac, bénéficiant d’un réel soutien des collègues assignés. Pour la première fois, une majorité de médecins étaient aussi en grève.

Une cinquantaine de salariés se sont retrouvés devant le portail tout au long de la journée.  Il y avait une forte majorité de soignants, des ouvriers et des collègues des services administratifs. Des maires des communes voisines sont venus apporter leur soutien. Cela a été l’occasion de dénoncer les conditions de travail qui s’aggravent, avec un sous-effectif récurrent, des pressions pour venir sur les temps de repos ou de congés pour combler les trous dans les équipes, les difficultés de plus en plus grandes pour apporter les soins aux patients avec les conséquences que cela engendre avec des actes de violence contre le personnel.

En réponse, la DRH a affirmé son incompétence : elle ne serait pas au courant des problèmes dit-elle à cause des cadres qui ne font pas leur travail et ne font pas remonter… Et elle n’aurait aucun contact avec l’ARS ! Bref, du baratin !

Le seul langage qu’ils comprennent, c’est la mobilisation des travailleurs. Cette journée réussie est un encouragement pour la nouvelle journée prévue le 30 novembre et la journée interprofessionnelle du 5 décembre.

Limoges

Jeudi noir au CHU

Brève
14/11/2019

A l'appel du collectif inter-hôpitaux et de tous les syndicats, tandis qu'une centaine d'entre eux participaient à la manifestation de Paris, plusieurs centaines d'hospitaliers se sont rassemblés devant l'entrée de l'hôpital Dupuytren 1.

Ils ont ensuite manifesté devant les locaux directoriaux, puis devant le nouvel hôpital Dupuytren 2 et l'hôpital mère-enfant. Avec ceux du CHU étaient présents également les salariés de l'hôpital psychiatrique Esquirol.

Mais ce qui était marquant et nouveau , c'était la présence d'une centaine de médecins dont certains "pontes" n'ayant jamais fait grève ni manifesté de leur vie. Oui, vraiment, Macron et sa ministre de la santé ont réussi l'exploit de mettre tout le monde d'accord contre eux !

Tous, médecins, ouvriers, infirmiers, aides-soignants ou agents d'entretien réclamaient "plus de moyens pour mieux soigner" et comme l'a déclaré un médecin à la sono : le gouvernement ne va pas débloquer le milliard nécessaire après cette seule journée, alors le mouvement ne fait que commencer !

Autoliv (Poitiers – Vienne)

Les dividendes avec la peau des travailleurs

Brève
12/11/2019

La direction de l'usine Autoliv, située à 15 km de Poitiers, et produisant des volants pour l'industrie automobile vient d'annoncer 110 suppressions de postes.

L'usine poitevine fait partie de la multinationale américano-suédoise éponyme qui affiche des centaines de millions de dollars de bénéfices annuellement. Pour les neuf premiers mois de 2019, si les 307 millions de dollars de profits du groupe accusent une baisse de 163 millions par rapport à la période similaire de 2018, c'est principalement dû à une amende de 210 millions que ce groupe capitaliste doit payer pour avoir formé un cartel avec d'autres groupes du secteur. Cette entente, visant à maximiser leurs profits, avait été dénoncée par un groupe concurrent y participant pourtant, dans l'espoir d'échapper à l'amende, au demeurant bien minime par rapport aux sur-profits engrangés grâce à cet accord.

La direction poitevine argue du rétrécissement du marché automobile pour justifier son plan. Les actionnaires du groupe, quand à eux, se sont versés, jusqu'à fin septembre, 163 millions de dollars de dividendes (en légère hausse par rapport à l'an passé). Quels que soient les arguments des patrons, invérifiables de toute façon par les travailleurs, cette nouvelle casse des emplois est inacceptable !