Limoges

Les gilets jaunes : toujours là !

Brève
31/03/2019

A Limoges, comme dans de nombreuses autres villes, les gilets jaunes ont manifesté pour le 20ème samedi consécutif ! Au total, en deux cortèges, ils étaient encore plusieurs centaines à exprimer leur révolte devant la situation qui est faite aux couches populaires. Décidément , non, le gouvernement n'en a pas fini avec "la crise des gilets jaunes" !

Bordeaux

Halte aux violences policières

Brève
25/03/2019

Le 23 mars, à Bordeaux, durant l’acte 19 des Gilets Jaunes, la répression policière a été extrêmement violente. Alors que jusque-là, la manifestation s’était déroulée dans le calme, vers 18h, une charge de la police a repoussé les manifestants du Cours Pasteur vers la place de la Victoire. Des deux-roues motorisés genre voltigeurs renforçaient l’arsenal devenu classique des flash-balls, grenades lacrymogènes, grenades de désencerclement et autres matraques.

Alors que les manifestants fuyaient vers la Place de la Victoire, des policiers positionnés dans les rues adjacentes les ont pris en tenaille. Des enfants ont été gazés, des personnes âgées mises à terre,  la violence s’exerçant également sur des gens qui n’étaient même pas venu manifester. Dans une rue donnant sur la place de la Victoire, des policiers en deux-roues ont délibérément écrasé un manifestant. Ensuite, à 20, ils l’ont véritablement lynché, matraque à la main.

À coups de matraque, l'État, dans son rôle bien établi de gardien de l'ordre au profit des possédants, cherche à décourager les manifestants de revenir. Mais les manifestants défendent leur droit à vivre dignement. Ils reviendront tant qu'on n'en aura pas fini avec cette société d'exploitation, de misère et d'injustice.

 

Saint-Jean-Pied-de-Port (Pyrénées Atlantiques)

Ecole en colère

Brève
22/03/2019

50 parents et enfants se sont rassemblés le lundi 18 mars devant l’école publique de Mendive près de St Jean Pied de Port (Pyrénées Atlantiques) pour défendre le Regroupement Pédagogique Intercommunal bilingue (français-basque).

Créé en1974, le RPI des 5 villages fonctionne actuellement avec 2,5 postes. A la rentrée prochaine, le RPI sera amputé, par manque d’un enfant, d’un demi-poste de français et 40 enfants verront leur éducation dégradée avec une surcharge de travail pour les enseignants (classe unique à 5 niveaux) et la suppression des doublures.

Conscients que, petit à petit, l’éducation nationale leur impose le déplacement à St Jean le Vieux à 6 km, parents, élèves, enseignants et leur soutien font appel à tous ceux qui s’opposent à la désertification rurale et la suppression des services publics.

Déjà, un des jeunes élèves a compris que, pour la photo de lutte, il fallait « froncer les sourcils ». Tous envisagent d’autres actions pour manifester révolte et détermination.

Saint-Jean-d’Angély (Charente-Maritime)

Mobilisation pour la ligne ferroviaire Niort-Saintes

Brève
20/03/2019

Quatre cents personnes se sont rassemblées samedi 16 mars devant la gare de Saint-Jean-d’Angély, dont des militants syndicaux, des gilets jaunes et des élus, pour dénoncer la dégradation de leur ligne ferroviaire.

Déjà touchée par des ralentissements, elle est menacée d’une nouvelle réduction de vitesse à 40 km/h et de fermeture à terme.

La ministre des transports ne propose que des fonds insuffisants pour rénover la ligne, à prendre sur les 120 millions d’euros initialement prévus pour le projet abandonné d’électrification de la ligne Angoulême-Royan, et en concurrence avec la rénovation des autres lignes régionales : Saintes-Bordeaux et Saintes-Angoulême.

L’État et la SNCF sont moins avares des deniers publics quand il s’agit de verser des péages exorbitants à Vinci avec le partenariat public-privé de la LGV de Bordeaux.

Saint-Sever-de-Saintonge (Charente-Maritime)

Nouvelle collision à un passage à niveau

Brève
20/03/2019

Un automobiliste a été blessé, samedi 16 mars après la collision de sa voiture avec un TER à un passage à niveau. Sa voiture a été traînée sur cent mètres par le train. Le conducteur a eu la vie sauve par chance et du fait de la vitesse réduite des trains (60 km/h) sur cette voie dégradée.

Cet accident a eu lieu sur la même ligne La Rochelle-Bordeaux qu’un précédent, mortel celui-là, au passage à niveau de Taillebourg le 25 octobre dernier. Et il y a cinq ans, une voiture avait été broyée sur un passage à niveau de la même commune de Saint-Sever.

Malgré ces accidents récurrents, les 15 000 passages à niveau du pays ne sont remplacés par des ouvrages d’art qu’à un rythme de tortue… quand le gouvernement et la SNCF ne règlent pas le problème plus radicalement en fermant les lignes !