Hôpital de Brive la Gaillarde (19)

Triste cinéma

Brève
06/12/2021

L'hôpital de Brive est en plan blanc niveau 2 depuis le 20 novembre : les personnels de toutes  catégories sont surbookés, avec suppression de congés, rappel sur les repos et les congés etc... La direction en a rajouté en engageant deux comédiens pour "tester l'accueil" dans six services en jouant les patients, soit- disant en vue de la certification 2020 !

L'un d'eux a tellement bien joué son rôle qu'il a accaparé non seulement une administrative chargée de l'accueillir mais aussi des infirmiers et un médecin accourus pour protéger la secrétaire qui semblait avoir affaire à un dangereux psychopathe ! "Police secours" a même été appelé pour savoir si des patients désorientés n'étaient pas recherchés !

Il paraît que cette méthode "d'évaluation de la qualité" est courante dans beaucoup d'entreprises ce qui est inacceptable ! Mais faire perdre du temps avec des "patients mystère" au personnel hospitalier épuisé, en sous-effectif et qui peine à faire le plus urgent est d'un mépris révoltant !

La direction avait prévu de remettre çà en février, mais le personnel de Brive et les syndicats s'y opposent et ils ont bien raison !

Bayonne

Pour que chacun puisse se loger

Brève
22/11/2021

Samedi dernier, 20 novembre, à Bayonne, au moins 8000 personnes brandissant des trousseaux de clés ont exprimé la revendication de ceux qui ont du mal à se loger.

Comment trouver un toit quand, en bord de côte comme dans l’arrière-pays, les prix, en loyer ou en accession à la propriété, s’envolent dans une zone où le salaire moyen dépasse à peine le Smic ? Seuls les plus riches peuvent se payer une habitation, voire deux, occupées souvent seulement quelques mois dans l’année.

Pour inciter les propriétaires à louer, les politiciens locaux qui étaient mêlés à la manifestation, se bornent à réclamer la majoration de la taxe d’habitation pour les résidences secondaires, ils dénoncent aussi les pratiques d’AirbnB, ... Cela ne peut régler le problème.

Seule une lutte d’ensemble, à l’échelle du pays, peut contraindre l’Etat à prendre des mesures d'urgence pour un véritable service public du logement. Par leur place dans l’économie, les travailleurs en ont les moyens comme ils ont aussi la force d’imposer au patronat de lâcher des salaires permettant de se loger.

Avant de penser à construire des palaces, que ceux qui produisent tout puissent avoir un toit sur leur tête devrait être une évidence. Ce ne sera pleinement possible que lorsque les travailleurs prendront la direction de la société.

Hôpital de Saint-Junien (Haute Vienne)

Maternité : faute de moyens on ferme boutique !

Brève
10/11/2021

Faute de personnel médical, l'hôpital de Saint Junien a du fermer sa maternité jusqu'au 15 novembre : pour faire suivre leur grossesse, pour accoucher , pour une consultation d'urgence, pour un IVG, les patientes devront se débrouiller pour se rendre au CHU de Limoges ou... demander conseil au 15 !

Le manque de médecin-obstétricien dans cet hôpital sévit depuis longtemps avec tout ce que cela veut dire de dégradation des conditions de travail et des prises en charge... et sans que l'ARS ne lève le petit doigt. Et aujourd'hui on en est arrivé carrément à l'impossibilité totale d'accueillir les patientes, mettant en danger les futures mamans et les nouveaux nés !

Pour justifier la situation dans les hôpitaux, le gouvernement a beau jeu d'invoquer la pandémie ! Mais ce qui se passe à Saint Junien comme la récente mobilisation des sage-femmes, démontre que ce qui est en cause c'est la politique hospitalière menée depuis des années. Une politique d'économies drastiques que ce gouvernement a encore aggravé en maintenant tous les quotas et numerus clausus de soignants, en continuant à fermer des services et des lits, pendant qu'il arrose le grand patronat à coup de milliards !

LDC, Bazas, Sud-Gironde

En grève pour les salaires

Brève
04/11/2021

Jeudi 4 novembre, près de 120 ouvriers de l’usine se sont mis en grève pour 100 € net d’augmentation, avec l’appui de la CGT et de la CFDT. Ils se sont rassemblés devant l’usine pendant toute la matinée. Tous les ateliers étaient représentés. C’est la première fois depuis des années qu’un mouvement aussi important a lieu. Les travailleurs ont exprimé leur colère et leur ras-le-bol. Et ils ont eu raison.

LDC emploie sur Bazas environ 300 travailleurs, avec un abattoir, un atelier découpe, un atelier de conditionnement, d’étiquetage et d’expédition. Ce n’est pas une petite entreprise, elle appartient au groupe LDC qui possède Loué, Le Gaulois, Maître Coq et Marie, et des entreprises en Pologne et en Espagne. Pour les patrons, tout va bien : LDC a fait 4,4 milliards de chiffre d’affaires en 2020. Les affaires sont tellement bonnes que LDC a racheté son concurrent direct, Doux.

Mais pour les travailleurs, le travail et les salaires, ce n’est pas la même affaire. Au conditionnement par exemple, on travaille avec une température de 4°C ; en une journée, on peut avoir porté jusqu’à 14 tonnes au total ; le temps de travail est en fonction des commandes : on peut travailler plus de 50 heures, en effectif réduit, ce qui rend plus lourde la charge de travail. Les salaires sont bas, et tournent autour de 1 100 € à 1 500 € avec de l’ancienneté. Et ces patrons affichent leur mépris en « offrant » aux salariés des bons d’achat pour une valeur totale de… 3,50 € ! Cette année, devant la colère qui montait, la direction proposait une prime Covid de 220 € tout en refusant d’augmenter les salaires. C’est ce qui a provoqué la colère des ouvriers et leur grève.

Devant l’usine, les ouvriers exprimaient leur mécontentement contre le mépris de ces actionnaires qui s’engraissent sur leur travail. Beaucoup reprenaient l’idée que ce sont eux, les ouvriers, qui sont indispensables, qui font tourner l’usine, pas les patrons. Ils disaient aussi leur fierté de se retrouver ensemble aussi nombreux à avoir marqué le coup. Et beaucoup disaient qu’il n’était pas question d’en rester là.

Haute Vienne

C'est la mise à la rue des travailleurs non vaccinés qui est inacceptable !

Brève
02/11/2021

Le conseil départemental de la Haute Vienne fait partie des 16 qui refusent de financer le RSA que le gouvernement vient de décider d'octroyer aux travailleurs suspendus et privés de salaire pour non -vaccination. Il y a un an déjà, le président socialiste s'alarmait d'une augmentation importante du nombre de bénéficiaires du RSA que le département peinait à financer en l'absence de compensation suffisante de l'Etat et c'est ce qui motive son refus aujourd'hui.

Cette polémique sur le RSA vise à pointer du doigt encore une fois les travailleurs méfiants vis à vis du vaccin et sert de diversion dans une période où les attaques anti-ouvrière se renforcent !

Ce n'est pas d'un RSA de misère dont ont besoin les travailleurs suspendus : ces travailleurs doivent conserver ou retrouver leurs emplois et le salaire qui va avec, un point c'est tout , en particulier dans les services de santé où le manque de personnel est dramatique.