Grève dans les usines Labeyrie en Aquitaine

A Noël ce sera pâté et sardines ?!

Brève
29/10/2021

Depuis le 15 octobre les usines LABEYRIE de Saint Geours de Maremne dans les Landes, de Came dans les Pyrénées Atlantiques et depuis le 21 octobre de Jonzac en Charente Maritime sont en grève pour réclamer l’augmentation de 5% de tous les salaires, une prime de production de 250€, une participation à la hauteur des bénéfices et des améliorations des conditions de travail.

Labeyrie est une entreprise florissante aux profits confortables qui a largement de quoi satisfaire les revendications. Le groupe a affiché pour 2019-2020 un chiffre d’affaires de 1,03 milliard d’euros, en augmentation de 1,6%.

Ces usines produisent saumons fumés et foies gras, très attendus pour les fêtes de fin d’année. C'est principalement le personnel de fabrication qui bloque la production. A l'usine de Saint Geours de Maremne les camions ne sortent plus, à Came l'abattage des canards est très perturbé .

Le 27 octobre les propositions méprisantes de la direction ont été huées et la grève reconduite... Une lutte déterminée qui ne peut que susciter la sympathie dans le camp des travailleurs.

Stelia (Rochefort, Charente-Maritime)

Il est plus que temps d’interdire les licenciements et partager le travail existant entre tous sans perte de salaire

Brève
29/10/2021

Chez Stelia (aéronautique, groupe Airbus), les travailleurs ont décidé d’arrêter leur mouvement de grève contre le projet de la direction. Celle-ci voulait compenser le travail perdu à cause des 700 licenciements de 2020 en faisant travailler plus longtemps ceux qui restent. Mais les grévistes ont réussi à conserver le vendredi après-midi chômé que la direction voulait aussi leur supprimer.

C’est une demi-victoire, qui montre qu’il n’est pas fatal d’encaisser tous les coups, si on se défend.

Ceux de Stelia ont d’autant plus raison que le groupe Airbus a fait 2,2 milliards de bénéfices au premier semestre !

Bâtiment (Poitou-Charentes)

Gonflé !

Brève
29/10/2021

Avec la crise sanitaire et la poursuite de la crise économique, dans tous les secteurs, le patronat s’appuie sur la pénurie pour faire monter les prix.

Rappelons que le gouvernement a été très généreux en versant des aides substantielles au patronat pendant plusieurs mois.

Mais aujourd’hui, les patrons du bâtiment, par la bouche de leur responsable régional Poitou-Charentes, en veulent encore plus ! Ce dernier affirme que les collectivités ont les moyens de payer ! Ils veulent donc puiser à pleines mains dans les poches de la population qui paie les impôts afin d’accroître leurs profits.

C’est ainsi que, pour faire pression, depuis quelques semaines, le patronat boycotte les appels d’offres publics sur les départements et exige des avenants à la hausse pour les travaux en cours.

En laissant le monopole des travaux aux entreprises privées, les gouvernements successifs ont donné les moyens à ces patrons privés de pratiquer le chantage qu’ils exercent aujourd’hui.

Collège Mendès France (La Rochelle – Charente-Maritime)

Quand la cantine devient un luxe

Brève
27/10/2021

À Mendès France, moins de 20 % des élèves déjeunent à la cantine. Ce collège est situé dans le quartier de Mireuil, l’un des plus pauvres de La Rochelle avec un revenu moyen de 13 000 € par an et un taux de chômage officiel de plus de 13 %. La cantine, qui coûte 430 € par an ou 3,50 € par repas pour les externes, et assure un repas équilibré aux adolescents à un âge où c’est essentiel pour leur croissance, reste inaccessible pour beaucoup de foyers aux faibles revenus et c’est révoltant.

Castex l’a avoué dans son allocution de jeudi dernier : au-dessous de 2 000 € net par mois, on est pauvre. Alors pas un salaire, pas une pension ou allocation de handicap ne devrait être sous ce montant.

Labeyrie (Jonzac – Charente-Maritime)

Grève pour les salaires

Brève
27/10/2021

Dans cette usine de 180 salariés spécialisée dans la transformation du cabillaud, le travail de découpe de poisson 8 heures d’affilée est pénible, dans le froid ventilé (4° C), pour des salaires encore au smic après 20 ans d’ancienneté. Seules les semaines de 48 h et les majorations de nuit permettent à certains d’atteindre 1 600 € net.

Aussi, quand la direction a annoncé que la hausse du smic ne serait pas répercutée, alors que le coût de la mutuelle d’entreprise venait d’augmenter de 5 %, les travailleurs se sont mis en grève massivement le 21 octobre, rejoignant leurs camarades des sites de Came (Pyrénées) et de Saint-Geours-de-Maremne (Landes) en grève depuis le 15 octobre. Leur grève a été reconduite cette semaine.

C’est sur ce terrain de la grève que les travailleurs peuvent être forts. Souhaitons qu’elle continue à s’étendre, car beaucoup ont des conditions de travail et de salaires semblables dans la région et au-delà.