Expulsion du squat de Cenon

Une expulsion pour les beaux yeux des promoteurs

Brève
15/02/2021

crédit Sud Ouest Laurent Theillet

300 personnes, regroupées dans 80 familles, dont beaucoup de migrants en demande de papiers, ont été expulsées par la préfecture jeudi 11 février d’une ancienne résidence pour personnes âgées, un local désaffecté situé à Cenon où ils avaient trouvé refuge en novembre 2019. Bus pour les disperser dans toute la région, lacrymogènes pour faire reculer les soutiens, une fois de plus la préfecture a montré tout son mépris des plus pauvres et des plus précaires.

Quel était l’intérêt de mettre à la rue 300 personnes, dont des enfants, en plein hiver, alors qu’ils s’étaient engagés à quitter les lieux au printemps ? Réponse : pour faire plaisir au promoteur Pichet qui a un projet immobilier sur le secteur et qui était pressé de commencer les travaux.

 

Limoges

Campagne de dépistage : on se fiche de qui ?

Brève
15/02/2021

Suite à la découverte d'une quantité importante de Covid 19 dans les eaux usées d'un quartier du Val de l'Aurence, le quartier Jean le Bail, une campagne de dépistage a été organisée mercredi 10 février. Tout aurait été organisé en un temps record : locaux, soignants , matériel etc...

Un "détail" manquait à l'appel : informer la population concernée, environ 6000 résidents ! A part un bref communiqué diffusé juste la veille, pas une affiche dans les immeubles, aucun tract dans les boites aux lettres ... Les 80 personnes qui sont venus se faire tester sur la journée l'ont appris presque par hasard...

Les "autorités" ont bien été forcé de reconnaître leur "oubli", les plus locales faisant évidemment retomber la responsabilité sur la direction de l'Agence de Santé qui n'aurait pas fait son travail depuis ... Bordeaux. Celle-ci répond  :" Si on avait plus de temps, dans un monde parfait, il faudrait faire du boitage et une campagne d’affichage, on fera mieux la prochaine fois " ... ! (Sic)

Hôpital de La Rochelle (Charente-Maritime)

Le Covid, révélateur de la misère

Brève
04/02/2021

Mobilisation à l'hôpital le 30 juin 2020

Alors que la région avait été épargnée jusqu’à fin 2020, depuis mi-janvier des foyers de Covid se sont constitués dans plusieurs services de l’hôpital, avec de nombreux patients gravement atteints. Les services de réanimation se sont retrouvés subitement saturés. Des lits sont ouverts en urgence, et le bureau d’un cadre de santé a même dû être utilisé.

Face aux besoins, le personnel manque cruellement. De nombre de soignants sont eux-mêmes atteints du Covid, les arrêts surchargent de travail le personnel restant et tout cela oblige à reporter des opérations chirurgicales.

Le répit que le Covid a laissé jusqu’ici à la région n’a même pas été mis à profit pour mieux se préparer à l’arrivée attendue du virus. Ce gouvernement, qui réserve « l’argent magique » aux milliardaires et autres marchands d’armes, laisse crever le système de santé.

Article plus complet du journal Lutte ouvrière sous ce lien.

Angoulême (Charente)

Non à la dégradation de l’accueil de la petite enfance et des conditions de travail

Brève
02/02/2021

Une cinquantaine de salariées de la petite enfance ont manifesté ce mardi 2 février devant l’hôtel de ville d’Angoulême, venant de tout le département. Avec une banderole affichant « pas de bébés à la consigne », elles répondaient à un appel national de la fédération des éducatrices de jeunes enfants et d’un collectif local. Le projet gouvernemental prévoit notamment de faire passer à 6 bébés (au lieu de 5 aujourd’hui) la prise en charge par chaque éducateur des enfants qui ne marchent pas – ce qui ingérable quand il faut s’occuper des enfants (par exemple pour les alimenter). La réforme prévoit aussi d’augmenter la possibilité d’accueil en surnombre qui passerait de 10 % actuellement à 15 %). Elle diminue le pourcentage de puéricultrices dans chaque structure par rapport au personnel présent.

En bref, alors que la demande de places d’accueil augmente, le gouvernement diminue les moyens disponibles, au détriment des enfants et au prix d’un alourdissement de la charge de travail des personnels.

Cette attaque sur ce service public comme sur les autres appelle une mobilisation d’ampleur unissant tous les travailleurs de ces secteurs.

Angoulême (Charente)

La culture : une marchandise comme une autre pour les capitalistes

Brève
01/02/2021

Vendredi 29 janvier, le palmarès du festival de BD d’Angoulême était dévoilé mais le festival en lui-même est prévu fin juin. De nombreux auteurs de BD envisagent de le boycotter pour rendre publique leur situation : près de la moitié vivent sous le seuil de pauvreté et nombre d’entre eux touchent le RSA.

Pourtant, comme disent les journalistes, « l’industrie de la BD se porte bien ». Des ventes en progression de 9 % en 2020 malgré le (ou peut-être à cause du) confinement.

Une poignée de grands éditeurs s’enrichissent pendant que ceux qui « produisent » les BD touchent seulement moins de 10 % du prix du livre soit des sommes nettement insuffisantes pour vivre. En bref, une industrie comme une autre où ceux qui possèdent les moyens de production exploitent, toujours plus, des milliers de travailleurs.