Sanofi Mourenx (Pyrénées-Atlantiques)

La grève contre les empoisonneurs

Brève
18/06/2019

Plusieurs tests réalisés en début d’année ont révélé que 11 salariés sur la soixantaine que compte l’usine Sanofi de Mourenx avaient des traces d’acide valproïque dans le sang. Il s’agit d’un composant utilisé dans la fabrication de la Dépakine, ce médicament qui a fait scandale en provoquant des malformations chez des milliers d’enfants après avoir été prescrit à des femmes enceintes.

La CGT de l’entreprise exige de la direction que des départs anticipés en congés de fin de carrière soient proposés aux personnels exposés aux rejets toxiques. Elle réclame aussi une amélioration des conditions de travail et l’embauche de plusieurs CDI dans cette entreprise qui recourt de plus en plus à l’intérim. Pour imposer ses revendications, les salariés ont décidé de débrayer à partir de mardi 18 juin.

Cette usine avait déjà suscité l’indignation des salariés et des riverains l’été dernier après les révélations de ses rejets de bromopropane à des taux jusqu’à 190000 fois supérieurs à la norme. Les capitalistes ne connaissent aucune limite. Ni la santé de leur salarié, ni celle des consommateurs et de la population ne comptent face à leur soif de profits. Seuls les travailleurs pourraient mettre hors d’état de nuire ces empoisonneurs en les expropriant pour pouvoir contrôler la production de A à Z.

Evacuation du CRDP de Limoges

Aucun répit pour ceux qui fuient la misère et la guerre !

Brève
14/06/2019

Pancartes dans une manif de soutien

Mercredi 12 juin, les forces de l'ordre ont procédé à l'évacuation des 80 migrants hébergés à l'initiative de "Chabatz d'entrar" dans les locaux de l'ex-CRDP près de la faculté des lettres. Cette évacuation a fait suite à un jugement du tribunal en faveur du Conseil Régional « de gauche » et après que la mairie « de droite » refuse elle aussi de mettre à disposition un local lui appartenant..

Ils ont été en majorité transportés à une trentaine de km, à Saint Junien et installés dans les locaux d'un EHPAD désaffecté. Malgré les promesses de "bons de transport" pour le TER, les enfants scolarisés à Limoges ne finiront pas l'année scolaire , c'est évident...

Trimballés de squats en hébergements d'urgence ne valant pas mieux que les squats, ces femmes et ces hommes et leurs enfants, qui ont déjà vécu l'enfer avant d'arriver jusqu'ici, ont droit à se poser . Pour les loger de manière pérenne, Il y a largement assez d'appartements libres, de locaux corrects inoccupés à Limoges tout le monde le sait !

Les riches qui déplacent leurs capitaux sur la planète et se déplacent eux -même de villas en riads peuvent s'installer où ils veulent sans problème ! Les pauvres eux sont des "migrants" encombrants ! Pour nous les travailleurs, ce sont nos semblables, nos soeurs et frères de classe, avec eux nous avons à nous battre pour imposer le droit de circulation et d'installation pour tous les opprimés !

CHU -Limoges

Le combat des urgences est celui de tous

Brève
29/05/2019

Depuis lundi 27 mai, le personnel des urgences du CHU de Limoges a entamé une grève reconductible pour exiger une augmentation des effectifs. Suite aux absences non-remplacées, ce sont environ 15% de l'effectif qui manque ! La pénurie de personnel soignant a entraîné la fermeture des 11 lits d'hospitalisation de courte durée.

Si la situation est plus que tendue dans les services d’Urgence, les tours de vis budgétaires visent tous les services. Sur l'ensemble du CHU, il manque plus de 50 infirmiers et 25 aide soignants, 60 lits ont du être fermés par manque de personnel : 26 en soins de suite, 7 en ORL, 5 en oncologie, 9 en médecine gériatrique, 5 en hépato-gastro ...

Malgré quelques embauches promises par la direction mardi 28, les soignants des urgences ont reconduit la grève.

De proche en proche, le mouvement de contestation qui agite les services d’Urgence gagne du terrain dans tous les hôpitaux. Il est vrai que les conditions de travail et d’accueil des patients se ressemblent beaucoup d’un hôpital à l’autre, d’un bout à l’autre du pays. Il est à souhaiter que cela entraîne tous les hospitaliers dans la lutte. .

Facteurs de Gironde

A bas les sanctions !

Brève
28/05/2019

La direction régionale du Courrier de la Poste à Bordeaux Mériadeck use des pires méthodes pour faire taire les facteurs qui résistent à la dégradation de leurs conditions de travail : ce mardi 28 mai, elle a convoqué en commission de discipline deux facteurs, l'un étant menacé de 10 jours de mise à pied pour avoir soi-disant "mal parlé" à un cadre... L'autre, travailleur handicapé, est carrément menacé de licenciement pour des motifs absurdes et mensongers.

Cela ressemble décidément à de l'acharnement contre les grévistes et tous ceux qui contestent les manoeuvres de la Poste, dans un contexte où celle-ci essaye de faire passer, coûte que coûte, ses réorganisations.

Des militants d'autres entreprises, comme Ford, des cheminots sont venus apporter leur soutien aux facteurs, en compagnie de postiers de tous les services qui ont dénoncé partout les mêmes méthodes de la direction, les provocations organisées par les petits chefs, les pressions individuelles et quotidiennes, les tentatives d'intimidation pour faire passer la charge de travail... Raison de plus pour dénoncer massivement la Poste et riposter !

photo Sud PTT

Bureau de poste de Soubise (Charente-Maritime)

Chronique d’une mort annoncée ? Pas sûr…

Brève
28/05/2019

Samedi 25 mai au matin, il y avait une longue file d’attente devant le bureau de poste de Soubise pour apporter un soutien à la postière du bureau. Cela faisait suite à la réunion publique de lundi 20 mai, organisée par la mairie, qui a rassemblé 70 personnes, très inquiètes de la disparition de leur bureau de poste.

À l’origine, le projet de la poste de fermer le bureau pendant les vacances d’été, en pleine période touristique, a suscité bien des inquiétudes parfaitement justifiées vu la politique de la Poste partout en France : les fermetures ponctuelles, obligeant les usagers à trouver d’autres solutions, servent à préparer la fermeture tout court.

La Poste prétend qu’à Soubise, bourg d’environ 3 000 habitants, l’activité du bureau ne serait que de 13 heures par semaine, sur une amplitude de 30 heures hebdomadaires. Le maire de la commune lui-même dit que « ces chiffres sont, bien sûr, ceux de la Poste et il est impossible de les contrôler ». Et c’est bien cela qui est inadmissible : la Poste décide, sur ses seuls critères de rentabilité financière, de s’en prendre à un service public utile à la population, sans tenir le moindre compte des intérêts des postiers et des habitants.

Mais, pour le moment, la mesure ne passe pas et d’autres actions sont prévues.