Gironde

Vol de vautours au-dessus des urgences

Brève
24/09/2019

Alors que la fermeture des urgences d'un des hôpitaux bordelais est programmée, les travaux d'extension des urgences de la clinique Bordeaux Nord vont commencer. Les actionnaires de la clinique misent sur les services d'urgence dont certaines activités peuvent être fort lucratives. L'activité orthopédique par exemple a augmenté de 20% en un an. A cela s'ajoute la rallonge sur les aides financières distribuées au nom de la délégation de service public.

En pleine crise des urgences publiques, les patrons des cliniques proposent leur "aide" pour accueillir des patients mais ils réclament en échange des autorisations d'ouvertures d'un ou deux services d'urgences privés au minimum par département.

Comme on le voit a Bordeaux, l'aide des patrons des cliniques est loin d'être désintéressée. Ils comptent bien profiter des difficultés des hôpitaux publics. Et ils sont encouragés par l'État.

Limoges

Manif "pour le climat" : renverser le capitalisme !

Brève
22/09/2019

Samedi 21 septembre, , dans le cadre de la journée mondiale "pour la défense du climat", plusieurs milliers de participants ont manifesté dans les rues de Limoges. L'évolution climatique inquiète et à juste titre !

D'importantes manifestations ont eu lieu un peu partout dans le monde, les organisateurs demandant à l'ONU, qui organise une réunion sur le sujet, d'agir.

Ni l'ONU, ni les gouvernements, ne sauveront la planète. Ils sont à la botte des capitalistes. Or ce sont précisément ceux-ci qui, pour faire toujours plus de profits, le plus rapidement possible, exploitent à fond les ressources naturelles et les travailleurs. Les capitalistes ne se soucient absolument pas des conséquences à long terme de leur pratique. Ils sont dans la compétition économique permanente, dans la spéculation quotidienne.

Pour sauver la planète, il faut se donner comme objectif de renverser leur domination économique et politique, de les exproprier au bénéfice de la collectivité.

Hôpital de Girac (Angoulême, Charente)

Plainte en justice contre l’hôpital de Girac après le suicide d’un informaticien

Brève
15/09/2019

En novembre dernier un cadre informaticien de l’hôpital de Girac mettait fin à ses jours, après avoir subi un burn out. Il expliquait ce suicide par la pression et la surcharge de travail. Son épouse vient de porter plainte contre l’hôpital et un chef de service, incriminant le harcèlement qui a poussé son mari à bout. Les collègues et syndicalistes pointent que la direction de l’hôpital était au courant, mais n’a pas réagi.

La caisse d’assurance maladie a reconnu le suicide de ce travailleur comme accident du travail. Mais la direction de l’hôpital a formé un recours contre cette décision.

C’est pourtant bien la politique de rentabilisation et la surexploitation qui causent de tels drames, au détriment des salariés, comme, au demeurant des malades.

Lycée Élie Faure (Lormont)

La suite de la grève

Brève
11/09/2019

Au lycée Élie Faure de Lormont, la grève s'est poursuivie les lundi 9 et mardi 10 septembre. Le taux de grévistes est resté stable à 50 pour cent. Les grévistes ont reçu de nombreux témoignages de parents d'élèves qui comprennent et soutiennent le mouvement au vu des nombreuses classes surchargées.

Mardi, ils se sont rendus à une trentaine à l'Inspection académique à Bordeaux. Ils voulaient être reçus par le représentant de la Rectrice. Ils ont essuyé un refus au prétexte qu'ils n'étaient pas invités, que leur démarche n'était pas faite dans les règles et procédures administratives. Et l'administration semble désormais refuser toute délégation de personnels sans la présence du chef d'établissement.

La hiérarchie du lycée affirme que le Rectorat refait ses calculs et qu'ils devraient aboutir avant la fin de la semaine. C'est pourquoi les grévistes ont décidé en assemblée générale qu'ils ont faite au soleil au pied de l'Inspection Académique de reprendre les cours tous ensemble ce mercredi 11 tout en déposant un nouveau préavis pour le lundi suivant car ils ne croient évidemment pas que leurs demandes soient réellement satisfaites.

Civaux (Vienne)

Centrale nucléaire de Civaux : Le danger vient de la course au fric

Brève
10/09/2019

Un des deux réacteurs de la centrale nucléaire de Civaux a connu un arrêt brutal, le 25 août dernier, à 4 heures du matin. D'après la direction du site, il s'agit d'une « bourde » d'un travailleur de la centrale qui aurait malencontreusement appuyé sur le mauvais bouton. Elle ajoute vouloir prendre des mesures contre lui et insiste sur le manque à gagner dû à cet incident.

Une centrale nucléaire dépendrait donc d'une éventuelle mauvaise manœuvre d'un seul salarié ? C'est la direction qu'il faut alors incriminer, qui n'assure pas la présence nécessaire d'une équipe avec un contrôle collectif des opérations.

Si l'énergie nucléaire nécessite des mesures de sécurité draconiennes, le danger vient également de la direction qui n'hésite pas à mégoter sur les effectifs dans une optique de rentabilité.