Hôpital psychiatrique de Cadillac

Mouvement de colère contre le sous-effectif

Brève
17/12/2019

Depuis mardi 10 décembre, les agents de l’UMD de l’hôpital de Cadillac bloquent toutes les entrées, sauf cas d’urgence. Plus d’une cinquantaine de collègues sont mobilisés et ils se retrouvent chaque jour en permanence une quinzaine devant l’hôpital, chacun venant avant ou après l’embauche ou sur leur temps de repos. Le mouvement est soutenu par la majorité des collègues.

Cela fait des années que les conditions de travail se dégradent sur l’hôpital avec un sous-effectif récurrent. Les non-remplacements de collègues en arrêt ou partis à la retraite sont la règle, et quand il y a un remplacement, cela se fait avec des renforts pris sur d’autres services au détriment de ceux-ci ou en faisant appel à des intérimaires ou même des retraités. On ne compte plus les arrêts maladie, les départs parmi le personnel. Les agents mobilisés dénoncent cette dégradation qui a aussi pour conséquence une dégradation des soins apportés aux patients, avec toutes les conséquences que cela peut avoir dans un hôpital psychiatrique.

Fountaine-Pajot – Aigrefeuille d’Aunis (Charente-Maritime)

Grève à l’usine du maire de La Rochelle

Brève
17/12/2019

Lundi 16 décembre, l’équipe du matin et la normale ont débrayé à 120 ouvriers, bloquant ainsi la production, et débarquant dans les bureaux de la direction pour réclamer du salaire.

Aux NAO (négociations annuelles obligatoires), la direction proposait 1,9 % avec un talon de 32 €. Elle propose maintenant 35 € brut si les syndicats signent et les ouvriers reprennent le travail. Face à ce chantage, les travailleurs ont décidé de rester en grève, et d’attendre tous ensemble l’équipe d’après-midi pour assurer la jonction. C’est parti pour que la grève se poursuive mardi 17, avec participation à la manifestation contre la réforme Macron.

 

Le 17 décembre, tous en grève et en manifestation !

Brève
14/12/2019

Manif du 5 décembre à Limoges

L'ensemble (pour l'instant) des confédérations syndicales appelle à une nouvelle journée de grève interprofessionnelle et à des manifestations mardi prochain 17 décembre. C'est l'occasion pour tous les travailleurs de rejoindre dans la lutte ceux qui poursuivent la grève depuis le 5 décembre, que ce soit dans les transports publics, dans l'énergie ou encore l'éducation.

L'ampleur de la mobilisation du 5 décembre a obligé le gouvernement à changer de ton et à essayer d'enrober sa contre-réforme dans un flot de discours stéréotypés. Pour le faire vraiment reculer, il faut étendre et amplifier la grève.

Rendez-vous :

A Limoges à 10h30 carrefour Tourny

A Brive, 14h Place de la Guierle

ATulle, 14h, Marché couvert de la gare

 

 

Le 5 décembre à Limoges

Aujourd'hui dans la rue, demain on continue !

Brève
06/12/2019

 Des milliers et des milliers de manifestants à Limoges jeudi 5 décembre, 10.000 ? 20.000 ? En tous cas la queue du cortège a démarré du carrefour Tourny prés de 40 minutes après la tête ! Certains manifestants évoquaient les manifestations de 2010, beaucoup celles de 1995 avec le recul de Juppé !

Cheminots, enseignants, travailleurs de la santé publique et privée, étudiants et lycéens mais aussi des délégations de nombreuses entreprises  privées, Legrand, Madrange, Valéo, Renault Trucks ont crié leur refus de cet énième rackett sur les retraites.

"Levons le poing contre la retraite à points" ont scandé les hospitaliers, joignant le geste à la parole. "Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère, on n'en veut pas de cette société là" a été aussi largement repris. Dans tous les cortèges s'est exprimé aussi le ras - le- bol des bas salaires, de la vie chère, du chômage, de la précarité.

Les taux de grévistes circulant sur la manif sont bien supérieurs au taux habituels lors des meilleures journées d'action syndicales : 70% chez les enseignants de l'académie, 40% à l'hôpital de Saint Junien, 60% chez Madrange, 54% dans les services financiers, 70% dans les bibliothèques de Limoges...

Chez beaucoup, il y a la conviction qu'il ne faut pas en rester là et que l'action doit se poursuivre dans les jours qui viennent. Ce vendredi 6 décembre, à l'appel de l'ensemble des syndicats présents le 5, plusieurs centaines de travailleurs se sont retrouvés au Carrefour Tourny à 10h30 pour défiler au Centre Ville, dont certains sur des débrayages comme un groupe de chez Legrand.

Parcub (Bordeaux)

Des réorganisations qui ne passent plus

Brève
02/12/2019

photo Sud Ouest

Plus de 50 employés de PARCUB, la régie de stationnement de la Communauté Urbaine de Bordeaux, étaient en grève ce lundi 2 décembre, et se sont rassemblés aux entrées du parking Mériadeck pour faire entendre leur colère aux usagers des parkings de la ville.

Leur direction a décidé de supprimer une dizaine d'emplois (sur la centaine de salariés affectés, nuit et jour, aux parkings) et essaye d'imposer aux autres des changements de poste à marche forcée. Des salariés se retrouvent donc à subir la pression pour choisir une nouvelle affectation, en n'ayant que 8 jours pour se décider, et sont contraints d'accepter des avenants à leur contrat de travail... avec la menace d'un licenciement en cas de refus.

Avec les nouveaux postes, les salariés devraient aussi accepter de nouvelles tâches sans augmentations de salaires, des tâches qui alourdissent leur travail et le rendent plus dangereux, par exemple d' "aller à la rencontre de tout individu suspect, en état d'ébriété ou excité"... sans avoir reçu aucune formation pour cela !

Cette réorganisation vient s'ajouter à des changements d'horaires ou d'affectations incessants, qui montrent tout le mépris de la direction pour ces travailleurs.

Mais cette fois ils ont décidé de dire stop ! Et de se faire respecter. Ils ont bien raison.