Angoulême (Charente)

Schneider à la manœuvre pour faire reprendre le travail

Brève
03/04/2020

Après un arrêt complet des deux usines Schneider Electric à Angoulême et à l’Isle d’Espagnac, les directions font reprendre le travail vaille que vaille, pour le moment à une centaine de travailleurs (sur un millier d’habitude). Beaucoup de travailleurs ne veulent pas revenir, d’autres gardent leurs enfants. Quant à ceux qui sont dans l’usine, certains ne cachent pas qu’ils travaillent la peur au ventre.

Et en effet, dans une situation où l’épidémie s’étend, en rapprochant des travailleurs, en les faisant manipuler des pièces produites ensemble, les patrons font courir un risque terrible aux ouvriers, mais aussi à tout l’environnement social, dans le même temps où toute la population est soumise à l’obligation de confinement. Ce deux poids-deux mesures, les travailleurs ne peuvent pas l’accepter. Il y va de leur vie.

Schneider (Angoulême, Charente)

Patrons-filous, crédulité syndicale

Brève
03/04/2020

Des syndicalistes avaient jugé bon d’approuver la reprise du travail, après visite et vérification des mesures prises.

Cela n’aurait jamais dû être accepté. Car les quelques aménagements – sens de circulation, mesures de distanciation, distribution de gel hydroalcoolique, ne peuvent pas réellement empêcher qu’il y ait des contacts et de la promiscuité au travail, ce qui est l’exact contraire des mesures de confinement.

À ce jour, les syndicalistes ont beau jeu de se plaindre que « les travailleurs« sont trop nombreux » et que les indications patronales ont été modifiées : une pièce touchée par un ouvrier devait patienter trois jours avant d’être à nouveau manipulée ; ce délai est passé à trois heures…

Pour sauver leur peau, les travailleurs doivent réagir collectivement par eux-mêmes.

Schneider (Angoulême, Charente)

Décision cauteleuse

Brève
03/04/2020

Pour se justifier, les patrons de Schneider prennent prétexte que la production de leur matériel électrique est « nécessaire au bon fonctionnement des hôpitaux ». Mais qui, et où, a-t-on entendu les hospitaliers angoissés réclamer haut et fort, en urgence, du matériel de distribution électrique, de traitement de l’eau potable, de l’équipement informatique… ?

L’utilité vitale de certaines productions, ce sont les travailleurs qui doivent la contrôler et en décider. Car la sollicitude patronale, elle, va aux profits des actionnaires.

Cognac (Charente)

Les firmes du cognac passent par-dessus le confinement

Brève
03/04/2020

Il y a 15 jours, les firmes de Cognac-Hennessy (LVMH), Martell, Meukow avaient arrêté leurs chaînes et leur production devant la progression de l’épidémie. Celle-ci continue, mais cela n’empêche pas désormais ces marques du cognac et du luxe de remettre en route leurs activités hautement profitables : Martell a continué les livraisons d’eau-de-vie et même les dégustations quotidiennes.

L’ivresse des profits pour Bernard Arnaud et ses pairs doit continuer, virus mortel ou pas, quoiqu’il en coûte en possibles dégâts humains...

Aquitaine

Les institutions se battent pour les masques

Brève
03/04/2020

On apprend dans le journal Sud-Ouest du 2 avril que la Région Nouvelle-Aquitaine, les départements qui la composent ainsi que la métropole de Bordeaux et la ville de Pau avaient commandé 2,6 millions de masques chirurgicaux et 260 000 masques FFP2, mais que l’État a voulu les réquisitionner pour les hôpitaux.

Les collectivités locales, elles, les destinaient aux Ehpad, aux personnes chargées de l’aide à domicile, etc.

On en est là : à se battre pour le partage des masques pour des usages aussi incontestables les uns que les autres. Tout cela à cause d’une pénurie honteuse.