Bruges (Gironde), Centre de rééducation de la Tour de Gassies

Après 24 jours, la grève contre le « low cost » continue

Brève
22/06/2016

La moitié du personnel du centre de rééducation est toujours en grève pour protester contre la course à la rentabilité et les soins « low-cost » que la direction du centre veut imposer.

Lundi matin, devant l'entrée du centre, une centaine de salariés, des soignants, des ASH et aussi une partie du personnel de restauration manifestaient à nouveau contre les suppressions de postes et la dégradation des conditions de travail. Par solidarité avec une lutte qui les concerne de fait, des patients du centre étaient présents lors de cette manifestation.

Heureusement pour tous, et contrairement au directeur de la Tour de Gassies, les salariés et les patients solidaires, ne se résignent pas à « faire le deuil du meilleur soin ».

 

Vienne

Les grenouilles de bénitier coassent encore

Brève
22/06/2016

Début juin, la déambulation théâtrale d'une troupe amateur, Aboligabo, prévue dans les rues de la commune de Civray, a été interdite par l'équipe municipale. S'inspirant de la bande dessinée humoristique – maniant le blasphème léger – « Sœur Marie-Thérèse des Batignolles », les acteurs ont subi la censure du maire. Celui-ci disait craindre – sans rire – des retours courroucés à l'image de ceux présents sur les réseaux sociaux suite à une animation anodine à la bibliothèque de la ville, à destination des enfants, et intitulée « Pipi-caca ».

En mars, à Couhé, une autre troupe de comédiens de la « Cie des Sans-Logis » avait dû affronter les intimidations de catholiques intégristes s'opposant à la pièce humoristique jouée « j'y croiX pas ».

Culs-bénis de tous les pays, ça suffit ! Consommez votre opium, adorez votre dieu, sa sainte inquisition et sa saint-Barthélémy… Mais ici bas, vraiment, foutez-nous la paix !

Charente

SNCF Angoulême-Limoges : les rails en ruine

Brève
20/06/2016

La liaison ferroviaire Angoulême-Limoges est proche de la ruine. Si rien n’est fait les trains devront rouler à 40 km/h là où ils doivent rouler à 100 km/h. En urgence, SNCF réseau va remplacer 5 000 traverses, ce qui permettra de n’abaisser la vitesse qu’à 60 km/h… La ligne sera interrompue pendant deux semaines.

On en est là parce que l’entretien a été négligé depuis longtemps et que les seuls investissements se font sur des tronçons TGV vers des villes touristiques.

Il faudrait 100 millions d’euros pour remettre cette ligne en état, mais, dit un élu, personne ne veut les mettre pour cette ligne.

L’obsession de la rentabilité ruine la société.

Charente

Sept collèges menacés !

Brève
20/06/2016

Sept collèges – cinq dans le nord-Charente, et deux dans l’agglomération d’Angoulême – sont dans le collimateur du directeur de l’Inspection d’académie et du président du département. Prétexte invoqué : leur effectif est inférieur à 200 élèves. Sommet de l’hypocrisie : ce petit effectif, disent-ils, « nuit à l’égalité des chances »… En vertu de ce principe, on envisage d’imposer des heures de transport aux jeunes ! Et l’on finira de désertifier des zones rurales où la plupart des services publics sont en voie de disparition.

Le président actuel du département est de droite, mais le chef de « l’opposition de gauche » affirme « qu’il faut travailler là-dessus main dans la main, en bonne intelligence ».

Bref, tous d’accord pour léser les élèves et leurs familles – qui, n’en doutons pas, ne laisseront pas faire ce mauvais coup.

Biscuiterie Brossard (Saint-Jean-d'Angély, Charente-Martime)

Brossard de nouveau condamné pour les licenciements

Brève
14/06/2016

En juillet 2015, le tribunal des prud'hommes de Saintes avait déclaré nul le licenciement de 51 des 72 travailleurs licenciés des Comptoirs du biscuit (ex-Brossard, ex-Gringoire), et ordonné une réparation allant de 9 000 € à 22 500 € pour chacun. La cour d'appel de Bordeaux vient d'aggraver la condamnation de l'entreprise : les licenciements sont jugés « sans cause réelle et sérieuse », le mal nommé « plan de sauvegarde de l'emploi » est annulé, et les indemnités de licenciement augmentées : elles passent de 0 € à 15 000 € pour certains, de 6 500 € à 83 500 € pour un autre, pour un total multiplié par sept.

Au-delà de la bataille judiciaire, les salariés doivent cette victoire à leur lutte, après un an d'occupation de l'usine en 2013.

Toutefois, la patronne du groupe, Monique Piffaut (Financière Turenne-Lafayette), dont la fortune est passée de 350 millions d'euros en 2014 à 410 en 2015, n'aura rien à débourser, car c'est l'AGS, le fonds de garantie des salaires, qui paiera les indemnités. Et les salariés ne toucheront pas la totalité des indemnités, car la loi prévoit un plafond à 77 000 € ! Décidément, même quand les salariés gagnent, la justice bourgeoise continue à protéger le patronat. Les travailleurs, qui ont manifesté le 13 juin, ont raison de rester mobilisés.