Tulle (Corrèze)

Les aides à domicile en colère

Brève
29/03/2016

Vendredi 25 mars, 450 aides à domicile de l'ADAPAC -sur les 520 employées par cette association d'aide à domicile- sont venues de tout le département de la Corrèze pour manifester contre la décision du conseil départemental de limiter le budget alloué à l'APA (aide aux personnes âgées).

Elles se sont rassemblées au stade de Tulle avant de manifester jusqu'à l'hôtel Marbot où le conseil départemental se réunissait.

Pour bénéficier des soins et de l'aide à domicile, les personnes âgées doivent désormais débourser 5€ en plus de l'heure. Une aide à domicile donnait l'exemple d'un couple disposant de 1400€ de revenus au total contraint de payer 250€ par mois pour 32h au lieu de 54€ pour 55h !

La conséquence, c'est que beaucoup de vieux travailleurs, faute de moyens, doivent se passer d'une partie de l'aide à domicile dont ils auraient pourtant besoin et que, du coup, des emplois d'aides à domicile vont disparaître !

Pascal Coste le président LR justifie cette décision par la baisse des dotations de l'Etat aux collectivités locales. C'est une réalité, les ressources des collectivités locales sont gravement amputées mais c'est toujours aux plus pauvres qu'on présente la facture !

Île d'Oléron (Charente-Maritime)

Le piège du referendum pour un péage

Brève
28/03/2016

Le Conseil départemental organise un referendum le 26 juin pour mettre fin à 25 ans de gratuité du pont d'Oléron. Présenter cela comme la seule solution aux problèmes posés par la circulation sur l'île est un simulacre de démocratie. De plus en ne faisant voter que les habitants de l'île, il veut les opposer à ceux des communes du continent et aux touristes.

Heureusement, sur l'île elle-même, nombreux militent contre ce projet, résurgence des péages du Moyen Âge, qui signifie sélection des touristes par l'argent – familles et amis des résidents compris –, frais pour les travailleurs saisonniers, et enclavement aggravé de l'île. Ils savent que l'« écotaxe » en place sur le pont de l'île de Ré depuis 2012 a très peu servi à financer des bus utiles à la population, elle est surtout un impôt injuste en plus. Ces opposants ont bien raison de se mobiliser.

Boulangerie industrielle (Charente-Maritime)

La loi El Khomri appliquée avant l'heure

Brève
28/03/2016

Une boulangerie industrielle de 40 salariés en Haute-Saintonge était jugée le 24 mars au tribunal correctionnel de Saintes pour des faits que le code du travail interdit (encore) : travail dissimulé, heures supplémentaires non payées, pressions sur le comptable qui s'étonnait des ratures sur le cahier horaire, infraction à la limitation du temps de travail à 6 jours et 48 h par semaine et à 10 h par jour.

Les plus grosses entreprises savent mieux contourner la loi, et le jugement rendu le 28 avril dira si cette SARL est condamnée ou non aux 52 000 € d'amende requis. Mais Valls et El Khomri voudraient permettre à petits et gros patrons fraudeurs de faire demain en toute légalité ce qui peut aujourd'hui les envoyer devant les tribunaux – et encore, pour une simple amende.

Alors, travailleurs de la boulangerie et d'ailleurs, soyons nombreux en grève et à manifester contre la loi El Khomri jeudi 31 mars et les jours qui suivront !

Charente – La Poste

Facteurs en grève illimitée

Brève
28/03/2016

Depuis lundi 18 mars, les facteurs de La Rochefoucauld et Montbron sont en grève illimitée. Première revendication, le passage en CDI des facteurs remplaçants, actuellement en CDD. Ensuite, ils refusent la surcharge de travail qui leur est imposée lorsqu’ils doivent faire tout ou partie de la tournée des collègues absents, ce qui fait 42 minutes par jour dix semaines par an. « On n’y arrive plus », disent-ils, « on veut des renforts ».

Face à une direction qui, uniquement, « parle chiffres », les facteurs montrent la voie du refus du sur-travail et celle de la nécessité d’embaucher.

Hôpital de La Rochelle (Charente-Maritime)

Des conditions indignes pour les personnels et les patients

Brève
23/03/2016

Des personnels soignants au bout du rouleau témoignent dans Sud-Ouest qu'il devient « banal » de les faire revenir sur leurs jours de repos, faute d'effectifs suffisants. On ne compte plus les collègues qui craquent face à la surcharge de travail.

Côté patients, la salle d'afflux massif, dédiée aux situations de crises ou d'épidémies, est utilisée au quotidien par les urgences, « les toilettes y sont faites sans intimité » dans cette salle de seize lits, où il est arrivé aussi qu'un patient décède au milieu des autres.

Relayées par le maire-président de l'hôpital et son directeur, les restrictions budgétaires imposées par le gouvernement sont les premières responsables de cette situation calamiteuse. Elles conduisent aussi l'hôpital à enrichir des financiers, à qui il paie les intérêts de sa dette.