France Tabac (Dordogne)

Les travailleurs menacés de licenciement

Brève
11/06/2016

Le 6 juin après-midi, une soixantaine de personnes se sont rassemblées pendant une petite heure devant l’usine France Tabac, à Sarlat, à l’appel du syndicat FO. Les salariés et la population craignent des licenciements dans cette entreprise coopérative propriété des tabaculteurs. Des suppressions d’emplois ont eu lieu en 2007, 2011 et 2014. Le nombre d’employés est passé de 106 permanents plus des saisonniers en 2011 à 57 aujourd’hui, avec une vingtaine de saisonniers.

La direction pourrait annoncer ces licenciements dans les prochains jours, suite à la remise de deux rapports d’audits réalisés il y a quelques semaines. Il y a encore quelques mois, elle assurait pourtant aux salariés qu’il n’y aurait plus jamais de licenciement après ceux des dernières années. Se sentant trahis, les travailleurs ont peur de partir en vacances, fin juin, sans savoir s’ils feront partie ou non des victimes du plan social.

Une chose est sûre, même si la production de tabac diminue en France et même si l’usine a moins de tabac à traiter, le secteur du tabac génère chaque année, outre des cancers de la gorge ou des poumons, des milliards de dollars de profits pour les grandes entreprises de la cigarette et des milliards d'euros d'entrée fiscale pour l'Etat. Assez d’argent pour maintenir tous les emplois, quoi qu'ils produisent !

Bordeaux

Front bas sous casque lourd

Brève
10/06/2016

A Bordeaux, à la fin de la manif du 09 juin, un groupe de jeunes scandait en direction d’un policier, sur l’air de « tout le monde déteste la police », un slogan inhabituel : « tout le monde fait la vaisselle ! ».

Les jeunes répondaient ainsi à ce flic qui, quelques jours avant, dispersait des opposantes à la loi El Khomri, en disant : « circulez les gonzesses …, va laver la vaisselle ! ». Vu la tête qu’il faisait ce 9 juin, il ne s’attendait pas à être reconnu.

Mais quand la rue ne veut plus obéir, tout est remis en question. Même les gros machos en uniforme.

La Rochelle (Charente-Maritime)

La mobilisation se poursuit

Brève
10/06/2016

Dans bien des villes, la mobilisation contre la loi El Khomri rejoint les luttes de travailleurs contre des attaques voisines, ou liées. À La Rochelle, des AG de cheminots réunissent quotidiennement 40 grévistes qui reconduisent la grève ; ils sont mobilisés à la fois contre la loi El Khomri et le projet de convention collective ferroviaire, et organisent des actions en direction des non-grévistes et des usagers.

Et jeudi 9 juin, les territoriaux de La Rochelle étaient très majoritairement en grève contre le travail gratuit que le maire veut leur imposer, faisant ainsi la démonstration que des attaques similaires à celles de la loi Khomri n'épargneront pas les travailleurs du secteur public.

Leur manifestation dynamique a permis à des travailleurs en lutte contre la loi travail de s'y agréger. Elle s'est terminée devant la poste de l'Hôtel de ville de La Rochelle, elle-même en grève continue depuis trois jours contre trois suppressions de postes.

Le gouvernement n'en a pas fini avec les réactions des travailleurs, c'est un encouragement à convaincre toujours de nouvelles catégories de salariés d'entrer en lutte à nos côtés !

Limoges

Les cheminots toujours en grève

Brève
09/06/2016

Jeudi 9 juin, les cheminots, en grève reconductible depuis le 1er juin, ont de nouveau voté la poursuite du mouvement à Limoges.

Le gouvernement et les politiciens au service des patrons se déchaînent contre eux, prétendent qu’ils auraient obtenu satisfaction, et qu’ils ne seraient pas concernés par la loi Travail.

C’est tout le contraire : la règlementation du travail qu’on veut imposer aux travailleurs du rail public et privé est un énorme recul, exactement comme la loi Travail pour l’ensemble des travailleurs. Un article prévoit d’ailleurs, comme l’article 2 de la loi Khomri, la possibilité « d’ accord locaux » inférieurs à la règlementation.

Tous les travailleurs, quelle que soit leurs secteurs ou leurs entreprises sont attaqués. En luttant tous ensemble, ils ont la force de défendre leurs conditions de travail;

Bellac (Haute Vienne)

Des travailleurs sociaux menacés de sanctions

Brève
06/06/2016

Une vingtaine de travailleurs sociaux de la MECS (Maison d'Enfants à Caractère Social) du Vieux Collège sont convoqués par le directeur, pour un entretien préalable à "sanctions pouvant aller jusqu'au licenciement", pour "avoir nui à l'image de l'Etablissement". Il leur est reproché d'avoir participé à une manifestation devant le Conseil Départemental en soutien à un jeune étranger isolé qu'ils avaient en charge et qui le jour de ses 18 ans, privé de toute aide et accompagnement, allait finir à la rue. La médiatisation de leur protestation a d'ailleurs permis de trouver des solutions provisoires pour ce jeune.

Ce même Conseil Départemental, à majorité socialiste, a supprimé en octobre 2014 le dispositif "contrat jeune majeur" qui assurait un accompagnement aux jeunes isolés ayant eu 18 ans jusqu'à au moins 21 ans, à condition qu'ils aient déjà bénéficié de 3 ans d'accompagnement. Oser contester cette décision inique n' a pas été du goût des socialistes du département et le président a adressé une lettre de quasi menaces à la direction nationale du Vieux Collège, d'où les représailles du directeur local.

La totalité des syndicats du secteur social, CGT, SUD, FSU, CFDT, FO ont exprimé leur indignation et apporté leur soutien à ces salariés qui ont agi avec courage et conscience professionnelle. Hors de question qu'ils aient la moindre sanction !