Hôpital psychiatrique de Cadillac

Mouvement de colère contre le sous-effectif

Brève
17/12/2019

Depuis mardi 10 décembre, les agents de l’UMD de l’hôpital de Cadillac bloquent toutes les entrées, sauf cas d’urgence. Plus d’une cinquantaine de collègues sont mobilisés et ils se retrouvent chaque jour en permanence une quinzaine devant l’hôpital, chacun venant avant ou après l’embauche ou sur leur temps de repos. Le mouvement est soutenu par la majorité des collègues.

Cela fait des années que les conditions de travail se dégradent sur l’hôpital avec un sous-effectif récurrent. Les non-remplacements de collègues en arrêt ou partis à la retraite sont la règle, et quand il y a un remplacement, cela se fait avec des renforts pris sur d’autres services au détriment de ceux-ci ou en faisant appel à des intérimaires ou même des retraités. On ne compte plus les arrêts maladie, les départs parmi le personnel. Les agents mobilisés dénoncent cette dégradation qui a aussi pour conséquence une dégradation des soins apportés aux patients, avec toutes les conséquences que cela peut avoir dans un hôpital psychiatrique.

Bordeaux

Leurs ancêtres aux mains sales

Brève
04/12/2019

Six rues de Bordeaux vont être équipées de plaques signalant que le nom qu’elles portent est celui de négriers. L’impasse Gramont, la rue David Gradis, la rue Desse, le passage Feger, le Cours Journu-Auber, la place Mareilhac, on y passait en ignorant que c’était le patronyme d’hommes dont la fortune provenait du trafic d’esclaves.

Les 17ème et le 18ème siècles sont suffisamment loin à présent pour que les bourgeois bordelais concèdent que leur fortune actuelle a pour origine le trafic de 150 000 êtres humains.

Leurs bonnes manières s’arrêteront là. L’avenue Thiers n’aura pas sa plaque. Pourtant elle porte le nom du massacreur de milliers de travailleurs pendant la Commune de Paris. Pour reconnaître tous les bouchers à l’origine de son pouvoir, la bourgeoisie n'est pas pressée.

Immeuble du Conseil départemental à Bordeaux

Le mépris

Brève
03/12/2019

Sud-Ouest s’en est fait l’écho, le bâtiment réhabilité il y a trois ans pour accueillir 500 personnes est raté. Dès son ouverture, les pompiers ont dû secourir des employés qui « tournaient de l’œil ». Depuis, les malaises n’ont pas cessé et tous ceux qui le pouvaient ont demandé à travailler ailleurs. La raison de ces malaises tient en un taux de benzène supérieur à la normale, fruit d'une ventilation et d'une climatisation insuffisantes... 14 millions d'euros ont été dépensés dans ce bâtiment qui rend malade.

L’architecte, les responsables qui lui ont signé un chèque, s’exonèrent de toute responsabilité. Ils ont leur explication : « les agents ont vu leur petit train-train bousculé et surtout ils ont dû montrer plus de présence, l’architecture ayant supprimé toutes les cachettes ».

C'est pour ça, selon eux, que les agents déserteraient cet immeuble. Ces planqués accusent les agents d’être des fainéants. C’est la cachette de leur petit train-train qu’il faudrait bousculer.

Parcub (Bordeaux)

Des réorganisations qui ne passent plus

Brève
02/12/2019

photo Sud Ouest

Plus de 50 employés de PARCUB, la régie de stationnement de la Communauté Urbaine de Bordeaux, étaient en grève ce lundi 2 décembre, et se sont rassemblés aux entrées du parking Mériadeck pour faire entendre leur colère aux usagers des parkings de la ville.

Leur direction a décidé de supprimer une dizaine d'emplois (sur la centaine de salariés affectés, nuit et jour, aux parkings) et essaye d'imposer aux autres des changements de poste à marche forcée. Des salariés se retrouvent donc à subir la pression pour choisir une nouvelle affectation, en n'ayant que 8 jours pour se décider, et sont contraints d'accepter des avenants à leur contrat de travail... avec la menace d'un licenciement en cas de refus.

Avec les nouveaux postes, les salariés devraient aussi accepter de nouvelles tâches sans augmentations de salaires, des tâches qui alourdissent leur travail et le rendent plus dangereux, par exemple d' "aller à la rencontre de tout individu suspect, en état d'ébriété ou excité"... sans avoir reçu aucune formation pour cela !

Cette réorganisation vient s'ajouter à des changements d'horaires ou d'affectations incessants, qui montrent tout le mépris de la direction pour ces travailleurs.

Mais cette fois ils ont décidé de dire stop ! Et de se faire respecter. Ils ont bien raison.

LGV Sud-Ouest

Arnaque à grande vitesse

Brève
30/11/2019

SNCF Réseaux poursuit devant les tribunaux les agglomérations de Pau, Montauban, Mont-de-Marsan, La Rochelle ainsi que les départements des Pyrénées-Atlantiques, du Lot-et-Garonne qui refusent de payer le solde de 80 millions des sommes prévues pour la LGV. On les comprend : la LGV qui était promise aux administrés de ces collectivités locales, s'arrête depuis 2017 à Bordeaux et l'extension vers Toulouse ou l'Espagne est plus qu'hypothétique.

Que l'argent public vienne des collectivités ou de la SNCF, il y en a un qui rigole, c'est Vinci, constructeur et concessionnaire pour 50 ans de la ligne, et dont les actionnaires s'engraissent en faisant payer des péages aux trains, en réalité aux 20 millions d'usagers annuels.