Grève à la clinique de Floirac sur les salaires

Pas d'autre choix que de se battre tous ensemble

Brève
31/10/2022

Depuis mardi 25 octobre, la grève se poursuit à la clinique du Tondu, à Floirac près de Bordeaux. La moitié des 150 salariés du site sont en grève et exigent des salaires décent pour vivre et de meilleures conditions de travail pour permettre de prendre en charge les patients en toute sécurité, ce qui n'est pas le cas actuellement. 

La clinique du Tondu fait partie du groupe Saint Gatien qui possède aussi de nombreuses cliniques dont deux autres en Gironde. Les grévistes demandent que les salaires soient alignés dans le groupe et exigent 300 euros brut pour tous.

Malgré les réquisitions et le mépris de la direction dont le PDG est en vacances en Suisse pour faire du ski, la détermination des grévistes reste intacte. La grève a permis quelques avancées mais on est loin du compte et la lutte continue. 

Leur combat mérite le soutien de tous, un exemple pour tous les travailleurs, de la santé ou d'ailleurs.

Pau

Des locataires contre la hausse des prix de l’énergie

Brève
11/09/2022

Samedi 10 septembre une soixantaine de locataires se sont retrouvés pour protester contre la hausse de leur facture d’énergie. La plupart d’entre eux habitent dans des HLM situés dans un quartier populaire de la ville, le quartier Saragosse.  Depuis octobre dernier, un nouveau système de production de chaleur relie plusieurs dizaines de ses résidences. Alors que celui-ci était censé être plus économique car relié à un incinérateur de déchets, les habitants ont pu constater sur leur facture pour l’année 2021 des augmentations de plusieurs centaines d’euros par rapport à l’année précédente. En outre, pour chaque résidence le contrat de chauffage a bondi de plusieurs milliers d’euros passant par exemple de 2 750 à 13 500 euros pour l’une d’entre elle.

Les habitants dénoncent ainsi le contrat passé entre l’office HLM, la ville et Engie, le distributeur d’énergie. Il n’a échappé à personne que c’était cette multinationale qui était la grande gagnante de cette opération. Au premier semestre de l’année elle a en effet annoncé 5 milliards de profits, soit le double de l’année dernière à la même période. Déjà pris à la gorge par l’augmentation générale des prix, les locataires mobilisés entendent bien lui demander des comptes et exiger que soit mis fin à ce vol caractérisé.

Bordeaux Grand Parc

Non aux expulsions

Brève
08/09/2022

Ce lundi 5 septembre, c'était la rentrée des classes au Grand Parc, un quartier populaire de Bordeaux, et des enfants de familles géorgiennes et moldaves y ont eu droit... à une expulsion !

Ces familles sans abri, après avoir été chassées du centre-ville, avaient trouvé refuge dans les appartements vides d’un immeuble.

Cet immeuble a une histoire : l’une de ses 5 entrées a été condamnée il y a quelques années, soi-disant pour être abattue dans le cadre d’un projet urbain. Ses occupants, dont certains vivaient là depuis les années 1950,  ont dû aller vivre ailleurs. Entre-temps, le projet a été abandonné, et la trentaine d’appartements sont désormais vides, mais murés, alors que les familles sans abri sont nombreuses dans le quartier.

Le bailleur CDC Habitat, qui traîne toujours les pieds pour procéder aux travaux d’entretien (il faut parfois des mois pour obtenir la réparation d’une chaudière ou d’une installation électrique), a cette fois été rapide pour faire appel à la police et mettre dehors enfants et parents ! Des locataires en colère se sont rassemblés et ont témoigné leur solidarité aux familles expulsées, mais il faudrait une mobilisation encore plus nombreuse pour mettre un terme aux expulsions et réquisitionner tous les logements vacants !

Idelis (Pau)

Les conducteurs en ont ras-le- bol

Brève
01/09/2022

Les conducteurs d’Idelis, le service de transport collectif de la ville de Pau, ont choisi le jeudi de la rentrée pour exprimer leur colère contre les attaques de leur direction. Avec la suppression de la pause de 20 mn dans la journée, le travail est plus épuisant et plus dangereux. Les travailleurs grévistes dénoncent également l’inégalité qui s’est créée entre les anciens et les nouveaux embauchés dont le salaire est 3 à 400 euros inférieurs avec deux semaines de congés en moins pour le même travail. Pour eux ce n’est pas étonnant qu’à ces conditions ça ne se bouscule pas au portillon pour se faire embaucher alors qu’il y aurait pourtant besoin de monde pour se répartir le travail !

Ils étaient nombreux ce jeudi matin sur le piquet de grève devant le dépôt de bus, l’ambiance était chaleureuse et les discussions animées. Ils ne comptent pas en rester à cette seule journée pour faire reculer leur direction.

L'Etat organise la chasse aux migrants

Le préfet de Bayonne : "nous ne l'avons pas fait, mais nous ne le ferons plus"

Brève
31/08/2022

Le 26 août, la police n’a pas hésité à poursuivre jusque dans l’église d’Urrugne (64) un groupe de migrants qui s’y était réfugié. Dès le lendemain samedi, très choquées par cette arrestation, environ 200 personnes se sont mobilisées dans la commune à l'appel de collectifs d'aide aux migrants.

Embarrassé à l'égard du public catholique, le préfet a d’abord prétendu que les policiers n’étaient pas entrés dans l'église. Puis il s’est contredit : il s'agissait d'une décision individuelle, il n'en avait pas donné l'ordre. En tout cas, il garantissait que cela ne se reproduirait plus.

Parole de préfet, mieux vaut se méfier. Et continuer à affirmer que la solidarité n’est pas un délit et à défendre la liberté de circulation et d'installation.