Gujan-Mestras (Gironde)

Le séparatisme anti-pauvres

Brève
17/02/2021

Sa commune étant pénalisée à hauteur de 730 000euros par an pour ne pas avoir rempli ses objectifs (500 logements sociaux à construire par an), Marie-Hélène des Esgaulx, maire de Gujan-Mestras, a cyniquement justifié sa position : « ce n’est pas les élus qui ne veulent pas de social, ce sont les habitants. Ils me disent de payer la pénalité et de ne pas faire de HLM ! ».

Il est vrai que ce n’est pas une petite amende pour tenir les pauvres au loin qui va entamer beaucoup les largesses que le gouvernement accorde aux richards et aux habitants de la haute que cotoie Marie-Hélène des Esgaulx.

Expulsion du squat de Cenon

Une expulsion pour les beaux yeux des promoteurs

Brève
15/02/2021

crédit Sud Ouest Laurent Theillet

300 personnes, regroupées dans 80 familles, dont beaucoup de migrants en demande de papiers, ont été expulsées par la préfecture jeudi 11 février d’une ancienne résidence pour personnes âgées, un local désaffecté situé à Cenon où ils avaient trouvé refuge en novembre 2019. Bus pour les disperser dans toute la région, lacrymogènes pour faire reculer les soutiens, une fois de plus la préfecture a montré tout son mépris des plus pauvres et des plus précaires.

Quel était l’intérêt de mettre à la rue 300 personnes, dont des enfants, en plein hiver, alors qu’ils s’étaient engagés à quitter les lieux au printemps ? Réponse : pour faire plaisir au promoteur Pichet qui a un projet immobilier sur le secteur et qui était pressé de commencer les travaux.

 

Bordeaux

Meurtre aux Aubiers : une société qui sombre

Brève
04/01/2021

Un adolescent de 16 ans a été tué d’une rafale d’arme automatique ce samedi aux Aubiers à Bordeaux. Quatre autres de 13 à 16 ans, ont été blessés par balles. Ces jeunes se sont retrouvés au mauvais moment au mauvais endroit, au milieu d’une guerre entre bandes rivales des quartiers du Grand Parc, de Chantecrit et des Aubiers, sur fond de trafic de drogue.

Le quartier des Aubiers est aujourd'hui le plus pauvre de Bordeaux, avec le plus de chômage, loin de tout, le quartier où les organismes HLM relèguent ceux qui n’arrivent plus à payer leurs loyers ailleurs dans l’agglomération, une cité que la longue crise de l'économie capitaliste a transformée en ghetto. L’un des rares services publics dans le quartier, le bureau de Poste, avait été cambriolé et détruit par le feu le 31 décembre au soir, deux jours avant.

Ces bandes rivales qui imposent leur dictature aux habitants des quartiers populaires poussent sur le terreau du chômage, de la misère et de la désagrégation des services publics. Elles sont le fruit pourri d’une société qui n’a plus rien à offrir.

Pau

Bodycote : Ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise !

Brève
22/12/2020

La direction de Bodycote, un sous-traitant de l’aéronautique, a annoncé son intention de licencier 59 personnes sur les 650 que compte l’entreprise en France. A Serres-Castet, après avoir déjà mis sur le carreau une dizaine de travailleurs en CDD et intérim depuis avril, ce sont 15 travailleurs qui seront privés de leur gagne-pain sur les 60 que compte le site. En outre, la direction prévoit d’aggraver l’exploitation de ceux qui restent en imposant à certains des passages en 2x8 nuit et week-end. Chaque année cette multinationale qui compte 5000 salariés dans le monde réalise des centaines de millions d’euros de bénéfice et depuis avril elle est sous perfusion d’argent public au titre notamment du chômage partiel. Autant dire que la fortune des actionnaires n’a pas été écornée par la crise actuelle. Mais comme dans d’autres entreprises du secteur dans la région (MAP, MMP, PCC…) ils préparent la reprise et cherchent à garantir leurs profits sur le dos des travailleurs. Pour sauver leur peau, les travailleurs ne pourront compter que sur leurs luttes collectives.

Mérignac (Gironde)

Territoriaux et électriciens en lutte

Brève
10/12/2020

Plus de 200 travailleurs se sont rassemblés sous les fenêtres du maire de Mérignac ce jeudi 10 décembre. Parmi eux, nombre de territoriaux qui dénonçaient le sous-effectif, générateur de conditions de travail dégradées, les bas salaires et la précarité, trop importante dans les services municipaux.

Il y avait aussi plusieurs dizaines d’électriciens du site mérignacais voisin qui dénonçaient le projet en cours à EDF, Hercule, qui vise à vendre les activités les plus rentables d'EDF à des groupes privés. Cela fait des années qu’au nom de la concurrence, les gouvernements successifs ont démantelé EDF et GDF entrainant augmentations de tarifs pour les usagers, suppressions d’emplois et salaires bloqués pour les travailleurs.

Les manifestants ont promis de se retrouver dans une semaine pour continuer leur protestation. Oui, il y a un lien entre EDF et les agents de municipaux, c’est celui de leurs intérêts de classe, face au grand patronat qui, uni aux gouvernements, et depuis de nombreuses années, pille la société, rabaisse toujours les conditions de vie des travailleurs, et le fait payer à toute la société, y compris en dégradant les services publics et les conditions de ceux qui y travaillent.