Gironde

Non aux expulsions ! Des papiers pour tous !

Brève
16/07/2019

Ces dernières semaines, la préfecture de Gironde s'en est pris violemment aux sans-logis dont certains sont sans-papiers, en expulsant plus de 300 personnes de squats à Bordeaux, Talence, St Médard en Jalles... sans proposer aucune solution de relogement.

Il est inacceptable que des dizaines d'enfants et d'adultes soient jetés à la rue. Cette opération inhumaine et irresponsable place les sans-logis dans des conditions sanitaires dangereuses : comme l'exprimait l'association Médecins du Monde dans un courrier à la préfète : "où pensez-vous que ces personnes trouvent refuge, trouvent de la nourriture, de l'eau, des toilettes, des douches, un toit protecteur pour éviter les violences de la rue ?"

Avec l'appui d'associations, une vingtaine de sans-logis se sont réfugiés à la Bourse du Travail de Bordeaux, dans les locaux de la CGT : cela a permis de porter sur la place publique les manoeuvres que la préfecture comptait mener sans faire de vagues. Plusieurs rassemblements de soutien ont eu lieu, auxquels ont participé des militants du milieu syndical, politique et associatif, mais aussi des passants révoltés par l'attitude de la préfecture et par l'absence de préoccupation de l'Etat vis-à-vis du problème du logement. Des centaines d'appartements sont vacants sur Bordeaux et sa périphérie. Il faut les réquisitionner et régulariser tous les sans-papiers !

 

Bordeaux

Circulation, salaires, tout est bloqué... sauf les tarifs des transports !

Brève
25/06/2019

Les élus de la Métropole de Bordeaux ont décidé d’augmenter au 1er août de plus de 3% en moyenne les tarifs des bus et des trams.

Cette hausse, présentée comme « modérée » s’ajoute à celles d’autres dépenses contraintes, comme l’électricité qui vient de prendre une sacrée claque. Vous le connaissez le patron qui trouverait modérée une augmentation de 3% des salaires ?

Dans l’intérêt de la collectivité, pour mieux circuler, les transports en commun devraient être gratuits. Cela nécessiterait que la société ne soit pas conduite par des richards qu’on ne risque pas de croiser dans le tram aux heures de pointe.

Sanofi Mourenx (Pyrénées-Atlantiques)

La grève contre les empoisonneurs

Brève
18/06/2019

Plusieurs tests réalisés en début d’année ont révélé que 11 salariés sur la soixantaine que compte l’usine Sanofi de Mourenx avaient des traces d’acide valproïque dans le sang. Il s’agit d’un composant utilisé dans la fabrication de la Dépakine, ce médicament qui a fait scandale en provoquant des malformations chez des milliers d’enfants après avoir été prescrit à des femmes enceintes.

La CGT de l’entreprise exige de la direction que des départs anticipés en congés de fin de carrière soient proposés aux personnels exposés aux rejets toxiques. Elle réclame aussi une amélioration des conditions de travail et l’embauche de plusieurs CDI dans cette entreprise qui recourt de plus en plus à l’intérim. Pour imposer ses revendications, les salariés ont décidé de débrayer à partir de mardi 18 juin.

Cette usine avait déjà suscité l’indignation des salariés et des riverains l’été dernier après les révélations de ses rejets de bromopropane à des taux jusqu’à 190000 fois supérieurs à la norme. Les capitalistes ne connaissent aucune limite. Ni la santé de leur salarié, ni celle des consommateurs et de la population ne comptent face à leur soif de profits. Seuls les travailleurs pourraient mettre hors d’état de nuire ces empoisonneurs en les expropriant pour pouvoir contrôler la production de A à Z.

Facteurs de Gironde

A bas les sanctions !

Brève
28/05/2019

La direction régionale du Courrier de la Poste à Bordeaux Mériadeck use des pires méthodes pour faire taire les facteurs qui résistent à la dégradation de leurs conditions de travail : ce mardi 28 mai, elle a convoqué en commission de discipline deux facteurs, l'un étant menacé de 10 jours de mise à pied pour avoir soi-disant "mal parlé" à un cadre... L'autre, travailleur handicapé, est carrément menacé de licenciement pour des motifs absurdes et mensongers.

Cela ressemble décidément à de l'acharnement contre les grévistes et tous ceux qui contestent les manoeuvres de la Poste, dans un contexte où celle-ci essaye de faire passer, coûte que coûte, ses réorganisations.

Des militants d'autres entreprises, comme Ford, des cheminots sont venus apporter leur soutien aux facteurs, en compagnie de postiers de tous les services qui ont dénoncé partout les mêmes méthodes de la direction, les provocations organisées par les petits chefs, les pressions individuelles et quotidiennes, les tentatives d'intimidation pour faire passer la charge de travail... Raison de plus pour dénoncer massivement la Poste et riposter !

photo Sud PTT

In vino veritas

Brève
19/05/2019

Dans un restaurant huppé de Manchester au Royaume-Uni, le sommelier a confondu deux Bordeaux en servant une bouteille à 5000 euros (4 Smics) au lieu de celle à 300 euros (un tiers de la pension mensuelle d'un retraité au minimum vieillesse) que le client avait commandée.

Pas de doute, l'argent et les vins chers coulent à flots chez les riches.