In vino veritas

Brève
19/05/2019

Dans un restaurant huppé de Manchester au Royaume-Uni, le sommelier a confondu deux Bordeaux en servant une bouteille à 5000 euros (4 Smics) au lieu de celle à 300 euros (un tiers de la pension mensuelle d'un retraité au minimum vieillesse) que le client avait commandée.

Pas de doute, l'argent et les vins chers coulent à flots chez les riches.

Bordeaux

Halte aux violences policières

Brève
25/03/2019

Le 23 mars, à Bordeaux, durant l’acte 19 des Gilets Jaunes, la répression policière a été extrêmement violente. Alors que jusque-là, la manifestation s’était déroulée dans le calme, vers 18h, une charge de la police a repoussé les manifestants du Cours Pasteur vers la place de la Victoire. Des deux-roues motorisés genre voltigeurs renforçaient l’arsenal devenu classique des flash-balls, grenades lacrymogènes, grenades de désencerclement et autres matraques.

Alors que les manifestants fuyaient vers la Place de la Victoire, des policiers positionnés dans les rues adjacentes les ont pris en tenaille. Des enfants ont été gazés, des personnes âgées mises à terre,  la violence s’exerçant également sur des gens qui n’étaient même pas venu manifester. Dans une rue donnant sur la place de la Victoire, des policiers en deux-roues ont délibérément écrasé un manifestant. Ensuite, à 20, ils l’ont véritablement lynché, matraque à la main.

À coups de matraque, l'État, dans son rôle bien établi de gardien de l'ordre au profit des possédants, cherche à décourager les manifestants de revenir. Mais les manifestants défendent leur droit à vivre dignement. Ils reviendront tant qu'on n'en aura pas fini avec cette société d'exploitation, de misère et d'injustice.

 

Saint-Jean-Pied-de-Port (Pyrénées Atlantiques)

Ecole en colère

Brève
22/03/2019

50 parents et enfants se sont rassemblés le lundi 18 mars devant l’école publique de Mendive près de St Jean Pied de Port (Pyrénées Atlantiques) pour défendre le Regroupement Pédagogique Intercommunal bilingue (français-basque).

Créé en1974, le RPI des 5 villages fonctionne actuellement avec 2,5 postes. A la rentrée prochaine, le RPI sera amputé, par manque d’un enfant, d’un demi-poste de français et 40 enfants verront leur éducation dégradée avec une surcharge de travail pour les enseignants (classe unique à 5 niveaux) et la suppression des doublures.

Conscients que, petit à petit, l’éducation nationale leur impose le déplacement à St Jean le Vieux à 6 km, parents, élèves, enseignants et leur soutien font appel à tous ceux qui s’opposent à la désertification rurale et la suppression des services publics.

Déjà, un des jeunes élèves a compris que, pour la photo de lutte, il fallait « froncer les sourcils ». Tous envisagent d’autres actions pour manifester révolte et détermination.

Bordeaux

Calmels recasée dans le luxe : on ne chute jamais de bien haut chez les bourgeois

Brève
17/03/2019

Selon les informations du Figaro, Virginie Calmels, qui fut un temps la successeure désignée de Juppé à la mairie de Bordeaux, après avoir démissionné de son poste de première adjointe à la mairie de la ville, a rejoint début mars un groupe privé spécialisé dans l'immobilier de luxe.

Misant sur Fillon contre Juppé, puis se brouillant avec Wauquiez à la tête des Républicains, elle avait accumulé les mauvais paris. Qu’à cela ne tienne, elle retrouve un poste de PDG, assorti d’un paquet d’actions.

Ces hommes et ces femmes du personnel politique de la bourgeoisie ne travaillent pas pour rien : si la politique ne leur offre pas la carrière personnelle souhaitée, ils ou elles retournent pantoufler dans des cocons dorés.

Pyrénées-Atlantiques

Leclerc à Anglet : les femmes aussi savent compter

Brève
13/03/2019

A l’occasion du 8 mars,  les responsables du Leclerc d’Anglet proposaient un rabais de 20% sur  la vaisselle, les bijoux, le maquillage, les fleurs, le textile… En détournant le sens de la Journée internationale du droit des femmes, ils pensaient faire un bon coup marketing sur les produits sensés leur attirer la clientèle féminine.

Hélas, pour eux, des militantes féministes ont fait irruption dans le magasin   pour dire : "-20% sur les vêtements, on n’en veut pas; +20% sur les salaires on y gagnera". Histoire de rappeler que la cause des femmes mérite une toute autre promotion que la promotion Leclerc...