Bordeaux

Calmels recasée dans le luxe : on ne chute jamais de bien haut chez les bourgeois

Brève
17/03/2019

Selon les informations du Figaro, Virginie Calmels, qui fut un temps la successeure désignée de Juppé à la mairie de Bordeaux, après avoir démissionné de son poste de première adjointe à la mairie de la ville, a rejoint début mars un groupe privé spécialisé dans l'immobilier de luxe.

Misant sur Fillon contre Juppé, puis se brouillant avec Wauquiez à la tête des Républicains, elle avait accumulé les mauvais paris. Qu’à cela ne tienne, elle retrouve un poste de PDG, assorti d’un paquet d’actions.

Ces hommes et ces femmes du personnel politique de la bourgeoisie ne travaillent pas pour rien : si la politique ne leur offre pas la carrière personnelle souhaitée, ils ou elles retournent pantoufler dans des cocons dorés.

Pyrénées-Atlantiques

Leclerc à Anglet : les femmes aussi savent compter

Brève
13/03/2019

A l’occasion du 8 mars,  les responsables du Leclerc d’Anglet proposaient un rabais de 20% sur  la vaisselle, les bijoux, le maquillage, les fleurs, le textile… En détournant le sens de la Journée internationale du droit des femmes, ils pensaient faire un bon coup marketing sur les produits sensés leur attirer la clientèle féminine.

Hélas, pour eux, des militantes féministes ont fait irruption dans le magasin   pour dire : "-20% sur les vêtements, on n’en veut pas; +20% sur les salaires on y gagnera". Histoire de rappeler que la cause des femmes mérite une toute autre promotion que la promotion Leclerc...

Manifestation du 8 mars à Bordeaux

La police matraque

Brève
12/03/2019

Le 8 mars, à Bordeaux, à l’occasion de la journée internationale de la lutte pour les droits des femmes, plus de 800 manifestantes ont participé à une marche de nuit non mixte.

Mais cette manifestation pacifique s’est heurtée à une violence policière démesurée : bombes lacrymo, grenade de désencerclement ayant blessé au pied une manifestante, et même une arrestation.

Après la dispersion de la manifestation, trois femmes ont été arrêtées sans raison avec un dispositif policier disproportionné : policiers cagoulés, armés de LBD (flash-ball) et de chiens surexcités.

Alors que le gouvernement prétend lutter contre les violences faites aux femmes, c’est aux violences policières qu’elles ont été confrontées.

Ford Blanquefort

L'Etat avalise les licenciements

Brève
05/03/2019

Lundi 4 mars, l’État, par l’intermédiaire de la DIRECCTE, a validé le PSE présenté par Ford, autorisant donc celui-ci à licencier les 870 travailleurs de FAI et condamnant dans la foulée des centaines de prestataires et sous-traitants.

Le budget du PSE se monterait à 165 millions d’euros, ce que la presse patronale, genre Challenge, a traduit par le fait que les salariés toucheraient chacun 190 000 euros. C’est un mensonge. En réalité, toute une partie du PSE est destinée à payer les cabinets de reclassements et les organismes de formation plus ou moins bidon qui accompagneront les licenciés vers Pôle emploi. Seulement quelques dizaines seront reclassés sur l’usine GFT, voisine de FAI. Et un tiers des travailleurs de l’usine partirait en pré-retraite avec 70% du salaire brut à condition d’être à 7 ans de la retraite. Pour les autres, plus de la moitié des 870 travailleurs, c’est le chômage. Ford ose vanter les conditions de départ de son PSE. Mais les primes de départ légales et extra-légales, qui sont fonction de l’ancienneté, représentent deux à trois ans de salaire, congés de reclassement compris, bien loin des 190 000 euros dont parle Challenge ! Ces indemnités sont donc peu de choses, car à l’issue du reclassement, ce qui attend la plupart des licenciés, c’est Pôle emploi et pour longtemps.

En donnant son aval au PSE, l’État a montré à tous que, conformément à sa nature, il ne s’opposerait pas à Ford. Il n’y a que la force des travailleurs mobilisés collectivement qui puisse imposer de meilleures conditions de départ, que ce soit pour obtenir plus d’argent, 200 000 euros pour tous au minimum comme certains le mettent en avant maintenant, ou pour imposer la garantie d’un emploi, quel que soit l’employeur.

Gironde

Macron et Ford : le cynisme partagé

Brève
02/03/2019

(c) Sud Ouest

En déplacement à Bordeaux le 1er mars, Macron a dénoncé le « véritable cynisme » de la multinationale qui a décidé de licencier 850 travailleurs et qui a refusé, deux fois, une offre de reprise partielle du site par une entreprise spécialisée dans la casse industrielle, Punch.

Macron plaide en fait sa cause. « Les élus et les services de l’État se sont battus » dit-il. Mais ils ne sont battus que pour soutenir cette offre de reprise partielle de l’usine, dont il était de notoriété publique qu’elle n’avait aucune chance d’aboutir, Ford ne voulant pas s’engager à lui sous-traiter une partie de la production alors qu’il se réorganise à l’échelle mondiale. Ainsi l’offre de Punch a-t-elle surtout servi à dédouaner le gouvernement tout en semant l'illusion que l'Etat allait faire quelque chose pour les travailleurs…

Qu’ils soient de Ford comme de n’importe quelle entreprise, les travailleurs ne peuvent pas compter sur l’État pour défendre leur peau. Ils ne peuvent compter que sur le rapport de forces qu’ils sauront imposer, aux capitalistes comme au gouvernement.