Drame de Ciboure (Pyrénées-Atlantiques)

A bas la chasse aux migrants !

Brève
13/10/2021

Mardi matin, quatre migrants ont été écrasés par le train à Ciboure : trois morts, un blessé grave. Ce drame est la conséquence du renforcement de la surveillance de la frontière, qui pousse les migrants à prendre toujours plus de risques, une politique xénophobe et criminelle qui, au lieu d'accueillir dignement ceux qui fuient la misère, les stigmatise et les pourchasse.

En février, un Algérien de 19 ans a été retrouvé pendu dans sa cellule de la maison d'arrêt de Bayonne. Il avait tenté de s'évader en décembre du centre de rétention d'Hendaye avant d'être rattrapé.

En mai et en août, deux jeunes africains se sont noyés dans la Bidassoa en tentant de passer à la nage d’Espagne en France.

En septembre, 24 personnes détenues ont risqué leur vie dans un incendie au centre de rétention administrative à Hendaye, l’une d’entre elles s’est retrouvée à l’hôpital.

Mercredi plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées devant la gare de St Jean De Luz-Ciboure pour exprimer leur indignation et leur solidarité contre cette barbarie. Ils ont raison. La vraie menace ce ne sont pas ceux qui fuient la misère ou la guerre, ce sont ceux qui empoisonnent les rangs des travailleurs en alimentant les divisions, entre Français et immigrés, entre ceux qui ont des papiers et ceux qui n’en ont pas.

 

 

Hôpital de Cadillac (Gironde)

Non au passe sanitaire, non aux sanctions

Brève
31/08/2021

Mardi 31 août, pendant plusieurs heures, à l’appel de la CGT, plusieurs dizaines de travailleurs de l’hôpital de Cadillac se sont mobilisés pour dénoncer la situation à l’hôpital psychiatrique. Ils se sont rassemblés aux carrefours pour distribuer des tracts d’information aux passants.

Ils dénoncent la mise en place du passe sanitaire, les pressions et le chantage que subissent les salariés non encore vaccinés. Ils dénoncent aussi la politique du gouvernement, relayée par la direction, qui met en accusation les soignants et essaie de les diviser entre vaccinés et non vaccinés. Si les hôpitaux sont débordés, c’est d’abord à cause de la politique d’austérité contre la Santé de ce gouvernement et de ceux qui l’ont précédé, qui tous ont fermé des services, des lits et des postes.

Les travailleurs de Cadillac ont prévenu qu’il n’était pas question de laisser la direction s'attaquer à un collègue. Si on touche un soignant, on touche tous les soignants.

Bayonne

Un cas contact de bêtise réactionnaire

Brève
30/08/2021

le sabre et le goupillon en pleine discussion

L’évêque de Bayonne aime bien faire parler de lui. Après des prises de position contre l’avortement et le mariage pour tous, il est à présent anti-vax.

Contre le Covid, il compte sur la prière « par l’intercession de la Vierge Marie, pour mettre un terme à cette épidémie ». Ce serait plus économique pour les capitalistes qu’une couverture sanitaire à la hauteur, effectivement !

A l’hôpital de Bayonne, sans attendre la réussite de son intercession auprès de la Vierge, et malgré l’incurie du gouvernement, les soignants se démènent. Heureusement pour nous tous !

Hôpital de Libourne

Mobilisation contre les sanctions et le passe sanitaire

Brève
27/08/2021

Jeudi 26 août, à l’appel de la CGT, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées devant l’hôpital de Libourne toute la matinée. Il y avait de nombreux soignants de l’hôpital ainsi que des gens venant apporter leur soutien.

La colère était bien présente : ils voulaient dénoncer l’opération du gouvernement qui désigne les soignants comme les responsables de la propagation de l’épidémie, alors qu’ils se sont retrouvés sans aucun moyen ni même aucun matériel de protection pour faire face à la première vague. Ils ont dénoncé les politiques d’austérité contre la Santé, avec les fermetures de lits, le sous-effectif permanent dans les services.

Ils voulaient montrer leur refus du pass sanitaire et de toute sanction contre le personnel de l’hôpital. Il n’y a déjà pas assez de personnel, il n’est pas question que des collègues soient mis à pied ! Ils ont dénoncé les pressions de l’encadrement, refusent d’être obligés de passer par la DRH pour faire état de leur vaccination ou pas. Ils ont aussi dénoncé les atteintes aux soins pour les patients à cause de la mise en place du passe sanitaire : il y a déjà eu des annulations et des retards de rendez-vous.

C’est une première mobilisation : les soignants présents ont été contents d’avoir exprimé leur colère.

  

Libourne

Vols de salaires au centre de vaccination

Brève
27/08/2021

A Libourne, la Communauté d’agglomération du Libournais (CALI) recourt à des CDD pour l’entretien du centre de vaccination. Elle embauche ainsi du personnel au travers de contrats précaires qu’elle renouvelle en fonction de l’évolution de l’épidémie et de ses besoins.

Mi-août, ces salariés, qui peuvent travailler 7 jours / 7 ont appris qu’il y avait eu des erreurs dans leur fiche de paie. La direction de la CALI explique que dans le cadre de leur contrat, lié aux mesures d’urgence sanitaire, les dimanches n’auraient pas dû être payés double. Alors, elle leur laisse le choix entre récupérer « le trop perçu » sur la prochaine fiche de paie ou venir travailler gratuitement sur d’autres sites de la CALI pour récupérer les heures. C’est révoltant !

La CALI aurait tout aussi bien pu maintenir les dimanches payés double, surtout qu’avec un SMIC, les fins de mois sont difficiles. Et s’il manque de personnel sur certains sites, elle n’a qu’à embaucher des CDI, en commençant par tous les CDD !