PIC Cestas (Gironde)

Les postiers en lutte pour leurs salaires

Brève
17/02/2024

Lors du dernier débrayage du 6 février, l’assemblée des grévistes avait décidé de refaire un temps fort de débrayage pour le 15 février, jour de négociations salariales pour toute La Poste. Les grévistes de Cestas avaient envie de se retrouver en grève avec d’autres centres.

Le 15, les grévistes ont organisé deux actions dans la même journée : un débrayage d’une heure le matin, et un piquet de grève devant la PIC de Cestas. La direction, perdue, avec des machines à l’arrêt, a fait appel à bon nombre de responsables pour se mettre à la production en remplacement, jusqu’au numéro deux qui a dû remonter les manches pendant 3 heures… ce qui faisait dire au piquet que ces gens-là n’ont aucune honte et surtout pas de dignité.

Les grévistes sont fiers de relever la tête. Les échanges et discussions s’engagent sur ce qu’ils pourraient faire au quotidien pour mettre encore plus la pression sur la direction. Ils ont envoyé une délégation pour revoir la directrice, lui redire les revendications : à savoir pas une qualif en dessous de 2.1 et 400€ par mois pour tous.

Tout le monde sait que la directrice n’a aucun pouvoir, mais c’est l’occasion aussi pour ceux qui ne l’avaient pas perçu encore, de constater le mépris qu’elle témoigne aux postiers. La lutte continue donc.

ArianeGroup (St Médard en Jalles, le Haillan)

Un appel honteux

Brève
17/02/2024

Le 5 juin 2023 le tribunal correctionnel de Bordeaux avait condamné le groupe Safran pour « homicide et blessures involontaires » ainsi qu’au paiement d’une amende de 225 000 euros. Safran avait fait appel de ce jugement et l’examen de ce recours a eu lieu le 13 février 2024.

Pour mémoire, le 5 décembre 2013 à Saint-Médard, l’un des sites Safran en Gironde, (aujourd’hui ArianeGroup), un incendie de poudre a provoqué la mort d’un jeune ouvrier de 25 ans et des brulures graves pour les deux autres. Ce drame aurait pu être évité si l’opération avait été réalisée à distance avec l’outillage qui existe mais qui était alors en panne. La direction avait demandé aux trois ouvriers de réaliser cette opération avec un ancien outillage, qui avait été retiré en 2006 pour sa dangerosité, pour ne pas arrêter la production.

Après dix ans de procédure et la reconnaissance par la justice de la responsabilité de Safran dans ce drame, les victimes et leur famille espéraient pouvoir enfin tourner la page et se reconstruire. Mais la direction Safran, qui refuse d’être condamnée, utilise tous les recours juridiques possibles et replonge les victimes et leur famille dans cette histoire douloureuse. Un cynisme sans bornes.

La Poste Gironde

La PIC débraye toujours

Brève
07/02/2024

Depuis trois semaines, les travailleurs de la PIC Cestas, centre de tri de la Poste près de Bordeaux,  débrayent pour une augmentation de 400€ par mois pour tous et pas de qualification en dessous de 2.1. Mardi 5 février, ils ont organisé un piquet de grève symbolique tenu par environ une quarantaine de l’équipe du matin. Celui-ci a duré plus de 3 heures afin d’attendre l’équipe d’après-midi. Plusieurs collègues de l’après-midi les ont rejoints et l’ambiance était bonne autour d’un barbecue.

Les commentaires vont bon train sur les attitudes de la direction. En effet, celle-ci profite de toute occasion, la galette ou les crêpes, pour dissuader les postiers de défendre leurs salaires. La directrice, méprisante, traitant de capricieux tous ceux qui débrayent, a même fait distribuer un tract où elle énumère toutes les mesures que la direction, dans sa grande générosité, aurait prises depuis des mois. Du blabla où la direction de la PIC dit avoir un oreille attentive, mais comme les mesures salariales se négocient au niveau national, il ne lui reste que l’arrogance.

Finalement avant la fin du débrayage, les postiers ont fait une assemblée pour décider de la suite de leur mobilisation. Ils doivent se retrouver le 15 février, jour où une action nationale doit être organisée par les syndicats.

La Poste (Gironde)

Débrayages à la PIC de Cestas pour les salaires

Brève
24/01/2024

Depuis plusieurs jours, les travailleurs de la Plateforme Industrielle Courrier de Cestas expriment leur colère. Ils sont une cinquantaine à débrayer 1 heure tous les 2 ou 3 jours pour les salaires.

Ce qui a fait déborder le vase, c’est l’annonce de la direction de recruter des intérimaires avec une qualification de 2.1, qualification que nombre de travailleurs du site n’ont pas. L’objectif de la direction était de convaincre avec un plus salarial ces nouveaux intérimaires de venir dans ce centre aux conditions de travail difficiles et à l’éloignement certain. Ce qui a été compris par tous, c’est que la direction a les moyens d’augmenter les salaires, mais ne le fait que quand ça l’arrange.

Or pour tous, en contrat à durée indéterminée, à durée déterminé, ou intérimaire, les salaires sont au plus bas. L’augmentation du coût de la vie pèse encore plus et les frais essence pour se rendre au boulot explosent. Du coup, lors de leur rassemblement, les grévistes ont défini leurs revendications : 400€ mensuels pour tous, c'est-à-dire ce qu'il faut pour vivre et non survivre, et une qualification de 2.1 minimum sur le centre.

À la PIC, comme à La Poste, comme dans l’ensemble du monde du travail, le pouvoir d’achat dégringole inexorablement, alors il est tout à fait normal que les travailleurs réclament leur dû.

Les Aubiers (Bordeaux)

Les bailleurs et la municipalité se moquent des locataires

Brève
25/12/2023

Dans le quartier des Aubiers, le plus populaire de Bordeaux, il fait dans nombre d’appartements des températures de 12 °C, 14 °C, parfois moins, bien en dessous des 19 °C qui sont la règle. Certains appartements seraient quant à eux en surchauffe, jusqu’à 28 °C. Et l’eau chaude ne coule qu’un jour sur deux. Tout cela se rajoute aux problèmes récurrents d’humidité, d’infiltration, de nuisibles (cafards, punaises, rats), d’ascenseurs en panne.

Face à la colère des habitants, les deux bailleurs, Domofrance et Aquitanis, répondent... qu'ils n'y peuvent rien : la faute à la nouvelle chaudière, la situation est en cours de régularisation... il n'est même pas question de rembourser les locataires des charges prélevées. La mairie est quant à elle aux abonnés absents.

Les bailleurs sont très bons pour prendre l'argent des 1000 familles du quartier et les expulser quand elles ne peuvent plus payer leur loyer. Mais quand les bailleurs n'assument plus leurs responsabilités, ils se débrouillent pour balader les locataires. La coupe est pleine, disent ces derniers. Oui, leur colère est légitime.