Safran Helicopter Engines - Bordes (64)

Un débrayage réussi

Brève
06/05/2022

Jeudi 5 mai un débrayage d'une journée était organisé sur le site de Bordes prés de Pau. 400 travailleurs, dont quelques dizaines venant de l'usine voisine de Bidos, se sont retrouvés pour protester contre les augmentations de salaires dérisoires que propose la direction. 

Alors que les dividendes des actionnaires de Safran ont augmenté de 16% l'année dernière, la direction ne donne que 1,5 % d'augmentation générale. Encouragés par la grève que mènent les travailleurs des sites de Villaroche et de Corbeil depuis le début de l'année pour une augmentation de 200 euros pour tous, les travailleurs de Bordes et Bidos étaient bien décidés à manifester leur colère. Tous ont apprécié de pouvoir se retrouver et de prendre le temps de discuter, bien conscients que ce sera par leur lutte qu'ils pourront faire reculer leur direction.

Aide aux réfugiés (Pyrénées-Atlantiques)

Bravo à la solidarité de ceux d'Urrugne !

Brève
07/03/2022

Samedi 5 mars, malgré la protestation de bon nombre d’habitants d’Urrugne, des militaires et des policiers de la Police de l’Air et des Frontières sont intervenus pour arrêter cinq migrants. Ils étaient accueillis en toute légalité par le centre communal d’action sociale avant de se rendre au centre de transit Pausa à Bayonne. Une élue et sa fille ont été convoquées le lendemain par la police sans qu’aucune charge ne puisse être retenue contre elles.

Cette tentative d’intimidation policière contre des personnes qui aident les migrants n’est pas la première. Depuis des mois les bénévoles qui font acte de solidarité humaine sont inquiétés, traités comme s’ils étaient des passeurs.

C’est choquant. Particulièrement au moment où le drame ukrainien rappelle que si on était à la place de ceux qui fuient la guerre et la misère on ferait pareil. Leur faire bon accueil devrait être un geste élémentaire dans un pays riche et civilisé.

Pessac (Gironde)

Non aux barbelés de la honte !

Brève
21/02/2022

La préfecture de Gironde a décidé la construction à Pessac d’un centre de rétention administrative destiné à maintenir en détention des immigrés en attente de leur expulsion du territoire. Actuellement, ces personnes sont détenues au sous-sol de l’Hôtel de police de Bordeaux, dans des conditions indignes.

Un groupe d’opposants au projet s’est constitué dans le quartier concerné de Pessac. « Je ne veux pas de barbelés ou de grandes grilles à côté de chez moi », explique une participante de ce comité au journal Sud-Ouest. On peut comprendre sa réaction, mais en réalité, on ne devrait accepter que s’érigent ces barbelés de la honte dans aucune partie du territoire.

Ceux-ci sont destinés à enfermer des personnes qui n’ont que le tort d'êre nées dans un pays ravagé par la guerre, la famine ou la misère et de ne pas entrer dans une des cases, de plus en plus étroites, dans lesquelles l’administration limite les possibilités de celles et ceux qui cherchent un lieu où vivre ou qui sont de passage en espérant pouvoir gagner d’autres pays d’Europe.

Contre tous les murs et tous les barbelés, qu’ils soient aux frontières de l’Europe ou au sein même du territoire, défendons la liberté de circulation des personnes pour vivre et travailler dans le pays de leur choix.

Papèteries de Bègles

Loi du capital et complicité des élus locaux

Brève
30/01/2022

Le 24 décembre 2021, les salariés de la Papeterie de Bègles, fermée depuis mars 2021 après trois mois d’occupation par les salariés, ont appris que le propriétaire, la société Etex, avait signé un accord avec une entreprise de son choix, Global Hygiène, pour une reprise d’activité. Associé au projet, l’établissement public d’aménagement Euratlantique, se porte, de son côté, acquéreur du site.

Cette annonce met un point final aux espoirs, portés par un certain nombre de salariés de la papeterie soutenus par la CGT, de reprendre la production sous forme d’une coopérative de production.

Après avoir bien été promenés par les élus locaux, que ce soit le président de la région, le président de la métropole ou le maire de Bègles, tous généreux en bonnes paroles, au final, les anciens salariés doivent constater que c’est la loi du marché qui se fait crument sentir. Comme le disait le président de région Rousset, en recevant leurs représentants en septembre 2021, au final, « ce sera l’ancien industriel qui décidera ». C’est ce qu’on constate aujourd’hui. Même un employeur failli, au moment où il retire ses billes, a encore tout pouvoir pour décider à qui il remet les clés.

Les élus locaux et des pouvoirs publics de leur côté ont joué un double jeu, comme le prouve l’engagement de l’établissement public Euratlantique à racheter les locaux… pour les mettre à disposition sur un plateau à l’investisseur privé.

Mérignac (Gironde)

Manifestation pour les salaires

Brève
27/01/2022

A l'appel de l'Union Locale CGT de Mérignac, des syndicats CGT, CFDT et CGC de Thales et Dassault, 300 travailleurs de Thales, Dassault, Stelia, Getrag, Safran SEP, Nexeya... se sont retrouvés jeudi 27 au matin dans la zone industrielle de Mérignac pour exiger du patronat des augmentations de salaires. Au même moment, une centaine de travailleurs de Dassault manifestait à l'intérieur de l'usine de Mérignac et plusieurs dizaines occupaient l'entrée de celle de Martignas, à l'image du combat qu'ils poursuivent depuis plusieurs semaines contre leur patron.

La lutte pour les salaires concerne l'ensemble du monde du travail. Tous ensemble, les travailleurs ont la force d'imposer de véritables augmentations et obtenir que les salaires suivent au minimum la hausse des prix !