De l'UMP au RN : un même panier de crocodiles

Brève
09/01/2019

L'ancien député UMP de Gironde Jean-Paul Garraud et l'ancien ministre Thierry Mariani ont annoncé qu’ils seront sur la liste de Le Pen aux prochaines élections européennes.

Garraud a déclaré : « Les valeurs du RPR d'hier sont celles du RN d'aujourd'hui ». Mariani lui avait déjà dit : « Marine Le Pen représente la véritable alternative ». Ils auraient pu ajouter, en coeur « ... pour relancer ma carrière ».

Ces transfuges montrent qu’il n’y a aucune frontière entre la droite et l’extrême droite qui s’accommode volontiers de vieux briscards du système. Ce sont des opportunités de carrières qui commandent les choix des uns comme des autres.

Fermeture de Ford : la dictature du capital

Brève
14/12/2018

Ford a annoncé jeudi le rejet du plan de reprise du site de Blanquefort près de Bordeaux et sa fermeture définitive pour août 2019. Le constructeur automobile sacrifie donc sur l’autel de ses profits 900 emplois directs, 3000 avec les emplois induits. Ce groupe qui a fait 7 milliards de dollars de profits en 2017 veut faire plus, en réorganisant à l’échelle du globe sa production. C’est inacceptable.

Le gouvernement, par la bouche du ministre Le Maire, crie à la trahison. C’est se moquer du monde. Pendant des semaines, il a voulu faire croire qu’un projet de reprise était possible, qu’il fallait pour cela accepter des baisses de salaires, de perdre des jours de RTT, et qu’il fallait attendre et compter sur des subventions publiques, et lui faire confiance… En fermant l’usine, Ford montre où est le vrai pouvoir, chez les propriétaires de capitaux, chez les actionnaires.

Pour mettre fin à cette dictature, les travailleurs ne pourront compter que sur leur mobilisation collective.

Bordeaux

Violences et provocations policières

Brève
10/12/2018

Samedi 8 décembre, c’est une véritable marée humaine de gilets jaunes, d’étudiants, de lycéens, de travailleurs qui a envahi le centre ville de Bordeaux. Près de 10 000 manifestants, trois ou quatre fois plus que le 1er décembre, se sont dirigés avec difficulté vers la mairie, devant contourner un à un les barrages mis en place par la police. Arrivés sur les lieux vers 15h30, alors que le comportement des manifestants n’avait rien de violent, la police a décidé de noyer la place sous les lacrymogènes pour la vider. Les manifestants, considérant qu’ils étaient venus pour protester et manifester, et que personne n’avait à le leur interdire, n’ont pas voulu lâcher le terrain et ont reculé pas à pas, dressant des barrages dans les rues où les autorités voulaient les disperser. Pendant des heures, les lacrymogènes et les tirs de grenade de désencerclement se sont succédés. Un jeune homme y a perdu une de ses mains. L’attitude de la police volontairement provocatrice a choqué tous ceux qui participaient à la manifestation. Le maire Juppé utilise les dégradations et les quelques actes de vandalisme qu’il y a eu pour dire qu’il y a d’autres moyens que la manifestation, réclamant que l’ordre soit « défendu avec la plus grande détermination ». Il ose aussi dire que les lycéens sont manipulés. D’ici à ce qu’il réclame l’interdiction de toute manifestation… Quoi qu’il en soit, samedi 15 décembre, nombreux sont ceux qui sont déterminés à redescendre dans la rue.

Pau

Des lycéens en colère !

Brève
30/11/2018

Ce vendredi ce sont des centaines de jeunes venant de différents lycées de Pau qui sont sortis dans la rue pour crier leur colère. Au cœur des discussions il y a les récentes réformes du bac et la loi ORE à l’origine de Parcoursup. Pour eux, derrière ces mesures il y a une forme de sélection sociale où les jeunes des classes populaires seraient encore plus exclus qu’ils ne le sont déjà des études supérieures. Mais on pouvait aussi entendre scander « Macron démission ! » et voir des jeunes portant des gilets jaunes. Pour nombre d’entre eux, leur révolte ne concerne pas seulement leurs études mais toute l’organisation de la société qui est à revoir. Certains entendaient ainsi poursuivre leur action en manifestant le lendemain aux côtés des travailleurs qui se battent pour leur pouvoir d’achat.

Gironde - le 17 et après

Contre les taxes, pour la hausse des salaires

Brève
19/11/2018

Lundi matin, sur l’agglomération de Bordeaux, plusieurs rassemblements et blocages se poursuivaient, notamment sur le pont d’Aquitaine, bloquant la rocade, et au niveau de l’autoroute à Langon. Samedi, un rassemblement organisa une opération péage gratuit sur l’A10, un autre un filtrage sur l’A63 en direction de Bayonne. Mais c’est un autre rassemblement regroupant plus de 2000 personnes qui prit en charge le blocage du pont d’Aquitaine. Les manifestants, de milieu populaire, des travailleurs, certains syndiqués à la CGT, portaient des panneaux dénonçant les taxes sur les carburants mais également la CSG, la Flat Tax, la fin de l’ISF, et certains se moquaient de Macron en lui demandant d'essayer de vivre au SMIC, comme beaucoup de travailleurs. Au centre-ville de Bordeaux, près de 2000 personnes ont manifesté à pied. Le ton de cette manifestation était donné par France Insoumise qui mettait en avant essentiellement la démission de Macron mais les manifestants en colère discutaient aussi des salaires. Une intervention au micro sur ce thème et sur l’indexation automatique des salaires et des pensions fut applaudie. A Langon, 7 000 habitants, plusieurs centaines de manifestants ont occupé tous les ronds-points de la ville et les hypermarchés décidèrent de tous fermer leurs portes. Là-aussi, à l’occasion d’une prise de paroles, les revendications sur les salaires furent applaudies. A Libourne, des petits barrages étaient positionnés sur des ronds-points. Les discussions portaient sur les salaires et sur la capacité des travailleurs à imposer leurs revendications au patronat.