Dans les écoles

La solution de Blanquer : « Démerdez-vous ! »

Brève
21/06/2020

Macron ayant parlé à la télé dimanche 14 juin, Blanquer et les inspecteurs à sa suite ont planché jour et nuit pour rendre « pédagogique » la consigne de remettre tous les enfants à l’école afin que les parents puissent retourner travailler malgré le protocole sanitaire qui limite les places en classe !

Cette décision a eu pour conséquence pour les enseignants, animateurs, auxiliaires de vie scolaire, ATSEM ou personnel municipal de cantine et du ménage des réunions, des mails, des retours de mails, des consignes, puis leur contraire, car il fallait trouver le moyen de faire rentrer tous les élèves, en gardant des distances de sécurité sanitaire, le lavage des mains 12 fois par jour, la restauration avec distances elle aussi, sans pousser les murs ni embaucher du personnel en nombre suffisant pour ce faire.

Mission impossible ? Pas du tout ! La solution de la hiérarchie nous est arrivée mercredi 17 juin à 22h : finie la distance d’un mètre entre les élèves, ou mieux, faire l’école en plein air ! Assortie d’un « Je vous souhaite d’autant plus bon courage » avec la suggestion d’éviter « les kermesses de fin d’année ». Et tout ça pour deux semaines d’école !

Cenon (agglomération de Bordeaux)

Une menace d'expulsion révoltante

Brève
16/06/2020

(c) Sud Ouest

350 personnes dont 115 enfants sont menacés d’expulsion à Cenon, dans la banlieue de Bordeaux. Depuis novembre 2019, ces familles, sans logis, ont trouvé refuge dans une ancienne résidence pour personnes âgées désaffectée. Des associations et des bénévoles les aident depuis, pour leurs papiers, le suivi médical, celui des enfants. Mais il y a quelques jours, un huissier mandaté par le bailleur « social » propriétaire des lieux est venu constater que les familles étaient toujours là malgré le commandement de partir sous 48h. Cette procédure permet au préfet de décider de leur expulsion des lieux, comme elle l’a fait l’année dernière en vidant systématiquement les squats de l’agglomération, et bien sûr sans proposer de solution de relogement.

La société capitaliste en crise a mis des milliers de travailleurs à la rue. Sur l’agglomération, des milliers de logements sont pourtant vides, de quoi reloger tous ceux qui sont condamnés à errer de squat en squat. Mais ce n’est pas le problème de l’État, prêt à mettre de nouveau à la rue des centaines de personnes. Pour exprimer notre solidarité de travailleurs et notre révolte contre la menace qui pèse sur des centaines d’entre nous, deux rendez-vous, ce mercredi à 18h place Pey Berland, et jeudi 18h sur les lieux, à Cenon.

Bordeaux

Covid à Mériadeck : l’incurie de La Poste et du gouvernement

Brève
28/05/2020

Un deuxième cas de Covid-19 a été identifié parmi les travailleurs du bâtiment de La Poste à Mériadeck, au centre-ville de Bordeaux. Ce postier est agent des services clients du centre financier. Quant au premier cas, asymptomatique, il travaille aux guichets du bureau de poste du même bâtiment. Les deux postiers mangent régulièrement au restaurant d’entreprise du bâtiment, un restaurant que l’Agence Régionale de Santé (ARS) et La Poste ont décidé de fermer le temps de le désinfecter par précaution.

Ce qui est choquant dans cette histoire, c’est que la maladie du premier postier était connue de La Poste le 22 mai, mais la direction de La Poste et l’ARS ont décidé de n’isoler que quelques-uns de ses collègues alors qu’il en côtoie des centaines et qu’aucun n’a été testé. Il a fallu le deuxième cas déclaré des services clients pour que les autorités sanitaires et postales se rattrapent aux branches en prenant des mesures à grande échelle en décidant de tester plusieurs centaines de personnes.

Cet événement démontre une nouvelle fois l’incurie du gouvernement dans sa politique de tests et d’isolement, qu’il prétend systématique autour des malades déclarés du Covid mais que dans les faits, il ne pratique pas, ou à reculons. Cet évènement démontre également la désinvolture de La Poste, qui se retranche derrière les recommandations de l’ARS pour en faire moins que le minimum, au nom de la continuité de l’activité.

Manifestation des hospitaliers à Bordeaux

« Notre colère ne restera pas confinée »

Brève
28/05/2020

Mardi 26 mai, plus de 300 personnes se sont rassemblés devant le CHU de Pellegrin à l’appel de l’Intersyndicale de l’hôpital. Beaucoup de soignants, de Pellegrin, de Perrens et de Saint André, étaient présents avec des banderoles et des pancartes dénonçant les attaques contre la Santé. De nombreux manifestants de toutes professions s’étaient joints au rassemblement pour marquer leur solidarité.

Plusieurs soignants sont intervenus au micro pour dénoncer les conditions de travail pendant le pic de l’épidémie : « On a manqué de tout, de lits, de matériels, de médicaments ». « On a fait avec des masques périmés ». « On a été rationnés en masques, en surblouses ». Ils ont dénoncé la politique contre l’hôpital menée par les gouvernements successifs depuis des années, politique qui a conduit à la catastrophe sanitaire actuelle. Ils ont répété n’être pas dupes des promesses du gouvernement actuel et de son « Ségur de la Santé ». La médaille ou le jour en hommage des soignants apparaissent pour ce qu’ils sont, une insulte pour tous les hospitaliers. Quant à la prime, ils réclament 1 500 € pour tout le personnel hospitalier, quels que soient sa catégorie, l’hôpital ou la région où ils exercent. Mais, plus que la prime, ce sont de réelles augmentations de salaire qu’ils revendiquent : 300 € pour tous !

Un premier rassemblement réussi !

Pyrénées-Atlantiques

Hôpital de Pau : le jour d’après sera comme celui d’avant

Brève
19/05/2020

On apprend qu’à l’hôpital de Pau la prime Covid-19 prévue pour les soignants ne serait pas de 1500 euros comme dans d’autres établissements de la région mais de 500 euros seulement. L’hôpital a pourtant été mobilisé comme nombre d’autres dans la gestion de la crise.

Le versement de cette prime est déjà dérisoire au regard des besoins criants des hôpitaux mais qu’elle puisse encore être diminuée montre bien tout le mépris du gouvernement pour les soignants malgré tous les propos mielleux qu’il leur a adressé.