Mérignac (Gironde)

Cofinoga condamnée

Brève
18/09/2019

manifestation en 2012 contre les licenciements

La société Cofinoga a fait la bonne fortune de BNP Paribas et des Galeries Lafayette, ses principaux actionnaires, en proposant des crédits à la consommation à tout va. Elle a connu quelques déboires financiers à la suite de la crise de 2008, des déboires qu'elle a fait payer à ses employés, en supprimant en 2012 462 postes sur les 2000 du site de Mérignac.

La plupart sont partis sous forme de départs volontaires. Mais la société avait omis de leur proposer des reclassements, une clause incluse pourtant dans le PSE. C’est pourquoi elle a été condamnée par la Cour d’appel de Bordeaux à verser d’importantes compensations à des salariés qui avaient porté l’affaire devant les tribunaux.

Il n’est pas rare que les patrons qui procèdent à des licenciements ne mettent sur pied un bureau de reclassement que pour la forme, sans proposer de réels emplois aux salariés concernés. Mais cette fois, ils ne s’en sont même pas donné la peine, et ils ont été pris la main dans le sac.

Gironde

Egalité femmes - hommes : augmentez les bas salaires

Brève
17/09/2019

Sud-Ouest du lundi 16/09 titrait sur l’obligation pour les entreprises de plus de 250 salariés de publier leur score d’égalité professionnelle Femmes-Hommes.

Parmi les entreprises de la région citées, en haut du tableau La Poste a un score de 94/100, en bas, Cheops Technology, 64/100.  Bien classés ou pas, les responsables interviewés attribuent principalement leur score  à l’indicateur du nombre de femmes figurant dans les 10 meilleurs salaires.

Comme si la promotion de quelques-unes changeait quoi que ce soit  au salaire de toutes les autres ! La scandaleuse différence entre les paies moyennes des femmes et des hommes,  c’est bonne partie dû à la stagnation de la rémunération des postes les moins bien payés, les plus précaires, en majorité occupés par des femmes.

On sera déjà beaucoup plus près de l’égalité quand la lutte pour la revalorisation des bas salaires, femmes et hommes confondus, aura ramené toutes les paies à un niveau décent !

Ford (Gironde)

Les profits pour les actionnaires, les licenciements pour les ouvriers

Brève
16/09/2019

Après avoir appris fin juillet, parfois par un simple SMS, la fin de la production de l’usine de Blanquefort, les travailleurs de Ford sont en train de recevoir leur lettre de licenciement.

En juillet, une ouvrière de Ford disait : « Je suis en colère parce que Ford part les poches pleines et nous les poches vides ! » Ford a en effet les poches pleines. Pour faire plus de profits et verser plus de dividendes à ses actionnaires, la multinationale réorganise sa production à l’échelle du monde avec la peau des ouvriers.

Il faudra en finir avec la dictature du grand capital.

Samedi 21 septembre, à 11h30 place de la République à Bordeaux, manifestation de protestation contre la fermeture de l'usine !

Gironde

La misère explose

Brève
16/09/2019

En 2018, en Gironde, plus de 17 000 personnes sont venues dans les locaux du Secours populaire pour demander une aide matérielle. Parmi elles, le nombre des 18-25 ans a doublé en un an. L’INSEE recense, sur toute la Gironde, 200 000 personnes vivant avec moins de 1 015 € par mois, dont presque 43 000 rien que sur Bordeaux. Et ces chiffres sont certainement en dessous de la réalité.

Cette explosion de la pauvreté n’est pas une fatalité. Elle est la conséquence de la précarité des emplois, des bas salaires et des pensions amputées, que le grand patronat impose au monde du travail. Prendre sur les fortunes accumulées par les actionnaires sur le dos de toute la société est une nécessité vitale.

Lycée Élie Faure (Lormont)

La suite de la grève

Brève
11/09/2019

Au lycée Élie Faure de Lormont, la grève s'est poursuivie les lundi 9 et mardi 10 septembre. Le taux de grévistes est resté stable à 50 pour cent. Les grévistes ont reçu de nombreux témoignages de parents d'élèves qui comprennent et soutiennent le mouvement au vu des nombreuses classes surchargées.

Mardi, ils se sont rendus à une trentaine à l'Inspection académique à Bordeaux. Ils voulaient être reçus par le représentant de la Rectrice. Ils ont essuyé un refus au prétexte qu'ils n'étaient pas invités, que leur démarche n'était pas faite dans les règles et procédures administratives. Et l'administration semble désormais refuser toute délégation de personnels sans la présence du chef d'établissement.

La hiérarchie du lycée affirme que le Rectorat refait ses calculs et qu'ils devraient aboutir avant la fin de la semaine. C'est pourquoi les grévistes ont décidé en assemblée générale qu'ils ont faite au soleil au pied de l'Inspection Académique de reprendre les cours tous ensemble ce mercredi 11 tout en déposant un nouveau préavis pour le lundi suivant car ils ne croient évidemment pas que leurs demandes soient réellement satisfaites.