Toray (Bassin de Lacq)

Non à la tentative d’intimidation patronale !

Brève
22/11/2020

Depuis la mi-octobre les travailleurs de Toray, une multinationale de la chimie, se sont mis en grève contre la suppression de 29 emplois sur les 414 que compte l’entreprise.  Cette semaine la direction de Toray a décidé de contre-attaquer en saisissant la justice pour faire déclarer la grève illicite. Trois délégués syndicaux sont ainsi convoqués lundi 23 novembre au tribunal de Pau. Depuis le début de leur mouvement, les travailleurs de Toray débrayent en masse lors de leurs différentes journées de grèves bloquant ainsi à chaque fois la quasi-totalité de la production. La direction cherche à leur faire baisser la tête, ils ont raison de continuer à vouloir se défendre.

Lycée Mauriac (Bordeaux)

Une tentative de remise au pas

Brève
21/11/2020

Vendredi 20 novembre dans l'après-midi, tous les personnels du lycée François-Mauriac de Bordeaux ont reçu par mail un courrier de la rectrice. Ils ont ainsi appris qu'ils auraient une nouvelle équipe de direction dès le lundi suivant ! Le proviseur et son adjointe sont « mutés » et remplacés en urgence. C'est une procédure exceptionnelle.

Selon la rectrice, il s'agirait d'emmener le lycée « vers de nouveaux horizons ». La réalité est évidemment moins poétique. Il s'agit d'une nouvelle manifestation d'un autoritarisme qui se fait de plus en plus fréquent et menaçant dans l'Éducation nationale. Les personnels du lycée étaient fortement mobilisés lors du mouvement contre la réforme des retraites et contre les réformes Blanquer. La nouvelle direction aura pour mission de mieux tenir ses troupes que la précédente.

Dans le même temps, la rectrice envoyait des courriers à trois enseignants du lycée qui avaient manifesté lors des nouvelles épreuves controversées de contrôle continu en janvier 2020. Ils sont informés qu'ils seront, a minima, avertis ou blâmé,s et sont susceptibles d'être convoqués devant une commission de discipline comme l'ont été les quatre enseignants de Melle dans l'Académie de Poitiers.

L'intimidation envers tous et l'acharnement contre ces enseignants devront entraîner une réponse solidaire et collective.

        

        

        

        

        

 

Lycée Eiffel (Bordeaux)

Mesures sanitaires : rien n'a changé

Brève
16/11/2020

Depuis longtemps les établissements scolaires sont trop souvent bondés et les encadrants pas assez nombreux. Avec l'épidémie, rien n’ayant changé, la situation devient intolérable.

Ainsi, au CFA du Lycée Eiffel de Bordeaux, malgré le pseudo renforcement du protocole sanitaire, les enseignants ont encore la majorité de leurs cours en face à face, et les apprentis continuent à partager outils et postes de travail lors de leurs travaux pratiques, sans formation aux gestes barrières et mesures d’hygiène, sans mise en place de mesures particulières de désinfection des outillages et systèmes d’essais et de mesures. Aucune salle inoccupée dans d'autres bâtiments publics n'a été réquisitionnée, aucun personnel supplémentaire embauché, ni pour aider à maintenir les distances ni pour assurer le nettoyage.

Pire, lorsque les jeunes ont voulu rencontrer en groupe la direction dans ses locaux pour protester contre ces conditions d’apprentissage déplorables, celle-ci leur a demandé de surtout rester à l’extérieur de son bureau, mesures sanitaires obligent, alors qu’ils sont à plus de 20 ou 30 par classe toute la journée. De même lorsque certains sont convoqués par le directeur, l’entretien se fait à distance, en vidéo. Deux poids, deux mesures : les distances pour les membres de la direction et la promiscuité pour les enseignants et les élèves.

Melle (Deux-Sèvres)

Les 4 enseignants du lycée lourdement sanctionnés

Brève
08/11/2020

Mercredi 4 novembre, les sanctions sont tombées. Les 4 enseignants étaient passés en conseil de discipline avant les vacances scolaires. Ils étaient suspendus depuis 8 mois suite à leur participation au blocage du lycée dans le cadre du mouvement contre la réforme Blanquer.

La sanction la plus lourde est une mutation d'office comme TZR sur le département, ce qui signifie des remplacements sur le territoire des Deux-Sèvres au gré des besoins de l'administration. Une autre enseignante est mise à pieds 15 jours sans traitement. Un autre est rétrogradé et la dernière est blâmée.

La gradation de ces sanctions est pour le moins curieuse et même irrationnelle. Il faut savoir que dans aucun des 4 conseils de discipline, qui sont paritaires entre les représentants des personnels et ceux de l'administration, aucune majorité n'avait été obtenue en faveur d'une sanction. Dans le cas de l'enseignant rétrogradé, le plus jeune et donc le moins gradé, la majorité avait été même obtenue contre une sanction ! C'est donc la rectrice de l'académie de Poitiers, représentant l'Etat, qui a pris la responsabilité de décider de ces sanctions.

On ne peut que se sentir en colère devant une administration de plus en plus autoritaire, qui n'a pas hésité à rendre un dur jugement pour l'exemple afin d'intimider tous ceux qui veulent contester sa politique. Une mutation d'office qui coupe une enseignante de ses collègues peut impacter durement le moral : il s'agit bien là d'un acharnement après une procédure de plus de huit mois déjà éprouvante. Ces 4 enseignants envisageront bien évidemment la possibilité de recours et ils pourront compter sur la solidarité de beaucoup de leurs collègues que ces sanctions révoltent.

Toray-Lacq (64)

La lutte contre les licenciements continue

Brève
07/11/2020

Au début du mois d’octobre, la direction de l’usine Toray a annoncé la suppression de 29 postes sur les 412 que compte l’entreprise. Après quelques jours de grève à la mi-octobre, les travailleurs de Toray se sont massivement remis en grève le mercredi 4 novembre paralysant depuis presque complètement les cinq unités que compte le site de Lacq. Les salariés dénoncent les mensonges de la direction qui prétend  que ces licenciements sont nécessaires en raison de la crise qui frappe le secteur aéronautique. Mais ce secteur ne représente qu’une part mineure du chiffre d’affaire de Toray, la direction ne souhaite en réalité que faire produire la même quantité de fibre de carbone par moins de salariés pour accroitre ses profits. En outre, les travailleurs dénoncent les conséquences sociales que cela aurait sur l’ensemble du bassin industriel de Lacq, signalant qu’un emploi direct supprimé signifie trois à cinq emplois indirects détruits chez les sous-traitants. C’est inacceptable. Avec 46000 salariés cette multinationale qui génère des centaines de millions d’euros de bénéfices aurait largement les moyens de maintenir tous les emplois.

La direction cherche à faire peur aux salariés par un chantage à la délocalisation en cas de refus du plan de licenciement. Mais loin de s’en laisser conter, les salariés pensent que cette attaque n’est que la première et que le seul moyen d’y faire face c’est leur lutte collective.