Magasins Happy Chic

Qui vole qui ?

Brève
25/06/2021

La direction des enseignes de magasins Happy Chic multiplie les enquêtes et les accusations de vol de produits ou encore d'erreur de caisse à l'encontre des salariés. Au-delà du côté humiliant de ces enquêtes, cela génère du travail supplémentaire. La direction demande des inventaires des produits en magasins tous les jours et des contrôles de caisse tous les soirs et à chaque changement de vendeur.

S’il y a des voleurs à chercher, ce n’est certainement pas du côté des salariés, mais bien du côté des actionnaires.L’enseigne a réalisé 3,8 millions d’euros de plus de profits de plus que l’an dernier, qui vont encore accroître la fortune de la famille Mulliez. Cette dernière n’en a jamais assez et elle demande encore des efforts : les objectifs de vente sont revus à la hausse tous les mois.

Les actionnaires volent le fruit du travail des salariés. Pour se défendre, les travailleurs  ont tout intérêt à leur imposer leur propre contrôle sur les comptes de l’entreprise !

Grève à Thales

Les emplois, les salaires des travailleurs doivent passer avant les profits des actionnaires

Brève
17/06/2021

Jeudi 17 juin, plus d’une centaine de travailleurs du site de Mérignac Thales DMS, la branche militaire de Thales, se sont mis en grève sur la question des salaires.

Pour la direction de Thales DMS, l’année 2020 a été exceptionnelle. Elle annonce 22% de chiffre d’affaires en hausse. Globalement, Thales possède 4 milliards de trésorerie, ce qui permettrait de payer tous les salaires pendant 4 ans sans travailler. Mais la direction réserve l’argent aux actionnaires. Alors que Thales a retardé les augmentations de salaires, l’entreprise a avancé le versement des dividendes : 375 millions d’euros pour 2020, une année de crise ! Pour les salaires, elle a décidé que les augmentations seront de 1 euro par jour. C’est ce mépris et ce dédain qui ont motivé des dizaines de salariés, en particulier les techniciens du site, à manifester depuis 3 mois leur mécontentement au moment des pauses et qui les ont décidé à se mettre en grève ce jeudi.

Alors que ce soit Thales DMS, ou Thales AVS, la branche civile où la direction a supprimé des centaines d’emplois, il y a de l’argent, pour augmenter les salaires et pour répartir le travail, pour faire en sorte que tous conserve un salaire entier et augmenté, sans contrainte, quitte à travailler moins.

Polyclinique Bordeaux Rive Droite

Troisième semaine de grève pour les emplois et les salaires

Brève
03/06/2021

Depuis le 17 mai, les travailleurs de la Polyclinique Bordeaux Rive Droite mènent une grève pour des salaires et des conditions de travail qui ne cessent de se dégrader, comme dans tout le secteur de la santé.

Le sous-effectif chronique a atteint des niveaux insupportables depuis un an, provoquant la colère des salariés.

Depuis le début de la grève, la direction a usé et abusé de la réquisition des agents, au point que le juge des référés leur a enjoint de renoncer à cette procédure pour une partie du personnel.

Pour le moment, au jeudi 3 juin, la direction n’avait fait que des promesses d’embauche, mais n’avait rien lâché sur les salaires. Alors, les grévistes ne voient pas de raison de lâcher et tiennent bon. Malgré les menaces à peine déguisées, les grévistes se retrouvent tous les matins au rond-point devant la clinique. Ils reçoivent des encouragements de la part des  familles des patients et aussi des salariés d’entreprises environnantes.

 La clinique appartient au groupe GBNA qui possède trois autres cliniques à Bordeaux, une à Arcachon, plus un Ehpad, et qui vient d’acheter deux cliniques à Pau. Il a les moyens de payer !

Cette grève a de quoi inquiéter les dirigeants du groupe, car elle rejoint le mécontentement de bien d’autres salariés des autres établissements, et pourrait bien faire tache d’huile.

Hôpital de Cadillac

La lutte a payé

Brève
24/05/2021

Pendant 10 jours, les agents se sont relayés pour bloquer l’entrée de l'UMD, cette unité où la direction voulait y réduire les effectifs. Malgré les pressions, malgré les assignations, malgré les manœuvres d’intimidation avec l’envoi d’un huissier, les hospitaliers ont tenu bon en faisant grève et ont fait reculer la direction sur les effectifs. Elle a dû aussi reculer sur la stagiarisation de plusieurs collègues et la bourse d’études pour les étudiants infirmiers.

Les grévistes savent que cela ne reste que des promesses de la part de la direction. Ils savent qu’ils devront rester vigilants et continuer à se mobiliser. Les problèmes demeurent avec un sous-effectif récurrent dans tous les services, avec une dégradation des conditions de travail. Et la direction maintient son projet de transfert des Cuisines sur Langon, sans tenir aucun compte des agents qui y travaillent : elle veut faire des économies sur le dos des agents. De plus, la menace demeure de la privatisation du bio-nettoyage sur Cadillac, comme cela se fait sur l’hôpital de Langon qui est sous la même direction.

Mais ces 10 jours de mouvement sur Cadillac montrent que c’est bien par la grève, par l’organisation, par la mobilisation que les travailleurs peuvent faire reculer la direction.

 

Aéronautique

Les profits s'envolent

Brève
19/05/2021

Depuis des années, les entreprises de l’aéronautique, bien implantées dans le Sud-ouest, affichent des bénéfices colossaux. Que ce soit Safran, Airbus, Dassault, elles ont versé des milliards à leurs actionnaires : Dassault, 600 millions en 2019, Safran 2,7 milliards la même année, Airbus entre 1 et 3 milliards chaque année depuis 10 ans…

Déjà à l’époque, l’Etat contribuait grassement à ces profits en alimentant ces entreprises de cadeaux, comme le CICE ou le CIE. Quand la crise s’est déclenchée, c’est tout naturellement que l’État s’est précipité à leur chevet, en prenant en charge les salaires de dizaines de milliers de travailleurs, en leur faisant des prêts et des cadeaux de milliards d’euros.

En même temps, ces patrons ont profité de la crise pour s’en prendre aux travailleurs. Ils ont viré les intérimaires, les sous-traitants, gelé à zéro les salaires, supprimé des primes, réorganisé les services, amputé ou réquisitionné des congés.

Les actionnaires n’ont pas mis une seule fois la main à la poche de leur « trésor de guerre ». L’action de l’État a sécurisé leurs fortunes. Et alors que l’austérité était imposée aux travailleurs, ils ont continué de toucher des dividendes.  Dassault a annoncé plus de 300 millions d’euros de bénéfices pour 2020. Safran a dégagé un bénéfice net de 352 millions d'euros en 2020… Même Airbus a renoué avec les bénéfices avec 362 millions d'euros pour le seul premier trimestre 2021.

Prendre sur ces centaines de millions comme sur les fortunes accumulées au fil des ans par les actionnaires pour répartir le travail entre tous, voilà l’objectif du combat que les travailleurs devront engager.