Education nationale (Melle)

Pas touche à nos camarades !

Brève
13/10/2020

Environ un millier de manifestants se sont rassemblés lundi 12 octobre devant le Rectorat de Poitiers, venus soutenir 4 collègues enseignants qui passent en Conseil de discipline, « les 4 du lycée de Melle ». L'administration s'acharne contre eux depuis le mois de mars. Il leur est reproché leur participation active et militante dans les mobilisations contre la réforme Blanquer. La hiérarchie ne leur pardonne pas d'avoir été aux côtés des élèves lors des épreuves contestées et perturbées du nouveau bac.

L'enquête, menée de manière opaque, conclut sans éléments réels à une instrumentalisation des élèves et même à une irréaliste « incitation à l'émeute » ! Après huit mois de suspension et d'isolement social par l'interdiction de fréquenter leurs collègues, les 4 de Melle sont donc, à nouveau, convoqués, cette fois devant la Commission disciplinaire. Son avis ne sera que consultatif, c'est, en dernier ressort, la Rectrice de l'Académie qui décidera de la sanction. Ils risquent la mutation d'office et des sanctions plus lourdes ne sont pas à exclure. Cet acharnement est choquant et usant pour les collègues.

Mais ils ont pu mesurer lundi le soutien qu'ils avaient. De nombreuses délégations s'étaient rendues de bien des endroits à Poitiers, par solidarité et pour protester contre l'évolution répressive de l'administration qui semble bien décidée à faire un exemple. Des délégations venues de nombreux endroits, comme les 14 enseignants du lycée Elie faure de Lormont en Gironde. Nombreux sont les enseignants qui se sentent concernés car beaucoup estiment qu'ils auraient pu se trouver à la place des 4 de Melle, ayant eux-mêmes été aux côtés de leurs élèves lorsqu'ils avaient décidé de manifester contre les nouvelles épreuves du bac Blanquer.

L'une des 4, convoquée à 14 h devant la Commission du Rectorat de Poitiers, n'en est ressortie avec les commissaires paritaires et l'avocat qu'à près de 22 h. Le même sort attend les trois autres les jours suivants. Le verdict devrait être connu cette fin de semaine.

        

        

Région de Pau

Licenciements à la Mécanique Aéronautique Pyrénéenne (MAP) : « Le virus a bon dos ! »

Brève
13/10/2020

Ce sous-traitant de l’aéronautique vient d’annoncer la suppression de 105 postes sur les 270 que compte l’entreprise. Le groupe BT2i auquel l’entreprise appartient profite de la crise sanitaire pour réorganiser ses activités. Le directeur explique bien sûr que c’est la faute à la crise du Covid et qu’il n’a pas le choix, mais les travailleurs ne sont pas dupes et pour eux c’est surtout une occasion rêvée pour s’attaquer à eux.

Un des principaux donneurs d’ordre de la MAP est Airbus qui a reçu des milliards d’euros d’aide de l’État en plus des profits gigantesques dont se goinfrent ses actionnaires depuis années. À Airbus comme chez leurs sous-traitants, ces montagnes d’argent coincées dans leurs coffres forts doivent servir à répartir le travail entre tous les travailleurs en maintenant les salaires, et ce même si l’activité est réduite. Une première manifestation a réuni quelques 200 salariés de la MAP et de quelques entreprises des alentours le 12 octobre pour protester contre ces licenciements. Il faut qu’elle en appelle d’autres. Lutter, c’est le seul moyen pour les travailleurs d’imposer leurs intérêts.

Université de La Rochelle (Charente-Maritime)

Étudiants privés de restaurant

Brève
09/10/2020

L’université de La Rochelle comptait quatre restaurants universitaires : un dans chaque faculté (sciences, lettres et droit-gestion), et un à l’IUT. Mais le restaurant de l’IUT est maintenant réservé aux enseignants (plus de tarif étudiant) et celui de la faculté de sciences a fermé définitivement en 2018. De ce fait, les étudiants se reportent sur les deux restaurants restants (droit et lettres), occasionnant des queues démesurées. Le problème est aggravé par les nouveaux horaires de cours liés à la pandémie : les étudiants arrivent nombreux peu avant la fermeture et beaucoup doivent renoncer à manger faute de place pour tous.

Les autorités se vantent d’avoir mis en place à la rentrée un tarif à 1 € pour les boursiers (au lieu de 3,30 €), mais beaucoup d’étudiants boursiers non seulement ne peuvent pas en profiter mais doivent se reporter sur des sandwicheries beaucoup plus chères que le « resto U »… ou rater des cours.

Les effets d’annonce sans moyen ne coûtent pas cher au gouvernement, qui se moque éperdument de la réalité vécue par les étudiants pauvres, qui sont nombreux aussi à faire la queue aux distributions de colis alimentaires par des associations comme l’Afev ou les Restos du cœur.

Gironde

Notre camarade Daniel Krakovinsky

Brève
05/10/2020

Notre camarade Daniel nous a quittés mercredi 23 septembre, à l’âge de 68 ans. Membre du comité Lutte Ouvrière de Langon, Daniel était un ouvrier communiste, un rouge, fier de sa classe et en révolte permanente contre l’exploitation. Il a connu Lutte Ouvrière en Lorraine, quand il était jeune travailleur dans la sidérurgie. Il a milité et défendu nos idées partout où il a travaillé et vécu. Pour Daniel, d’un côté il y a les patrons, de l’autre les travailleurs : cela a toujours été une conviction chevillée au corps, une conviction qu’il a su transmettre à tous, aux anciens comme aux nouveaux.

Ne supportant plus son état de santé défaillant, il a choisi de mettre fin à ses jours, en un acte mûrement réfléchi. Ses obsèques ont eu lieu comme il le souhaitait : avec la faucille et le marteau, le drapeau rouge et l’Internationale.

Le combat, son combat, continue !

Creuzet - Lisi (Marmande)

Non aux licenciements !

Brève
05/10/2020

Le 24 septembre, la direction de Lisi-Creuzet a annoncé ce qu’elle appelle « un plan de sauvegarde de l’emploi ». Pour les patrons, la « sauvegarde de l’emploi », ce sont 197 suppressions d’emplois sur le site, soit près de 20% de l’effectif. En réalité, avec les départs à la retraite qui ne seront pas remplacés, ce sont au total 240 suppressions de postes.

La direction justifie ces attaques contre les travailleurs par la baisse de 45 % du chiffre d’affaires par rapport à 2019. Mais, pendant des années, le groupe a connu une croissance exponentielle qui a engendré des bénéfices exponentiels aux actionnaires. Et pendant des mois, les patrons ont eu l’aide de l’Etat en mettant les ouvriers en chômage partiel.

Alors, les travailleurs, à Creuzet comme ailleurs, n’ont pas à payer les frais de la crise. C’est aux actionnaires de payer ! Les travailleurs ne pourront compter que sur eux-mêmes, leurs forces et leur mobilisation pour faire reculer les patrons.