Gironde

Ford doit payer !

Brève
18/03/2011

Mardi 15 mars, 500 travailleurs de l'usine Ford Blanquefort ont débrayé deux heures contre le plan de licenciement concocté par la direction. Et jeudi 17 mars, ils ont remis cela toute la journée, toujours aussi nombreux, mais pour bloquer les accès de l'usine comme ceux de l'usine sœur, Getrag, qui compte un millier de travailleurs.

Les grévistes dénoncent les conditions du plan de licenciement et l'absence de garanties pour l'emploi de ceux qui ne seront pas licenciés. Car la seule annonce fiable et vérifiable de Ford qui a repris l'usine début janvier, c'est la suppression de 338 emplois avec des conditions de départs au rabais, sous le prétexte qu'il ne s'agirait que de départs volontaires. Cela est scandaleux. Quant à ceux qui ne seront pas licenciés, ils se demandent toujours quel mauvais plat Ford leur mijote.

Ford fait plus de 6 milliards de bénéfices, et les deux premiers dirigeants se sont octroyés 100 millions de dollars de bonus, plus à eux seuls que le coût du plan de licenciement. De l'argent, il y en a, pour maintenir les revenus de tous, jusqu'à la retraite et bien au delà !

Bordeaux

Des propos inadmissibles

Brève
15/03/2011

Le président PS de la Communauté Urbaine de Bordeaux parle

maintenant "d'évacuer et de raser les squats" qu'occupent les 450 Roms

de Bordeaux, parce qu'ils seraient dangereux. Mais il ne parle de

reloger que 200 d'entre eux et estime "possible" l'expulsion des autres

! C'est scandaleux.

Des logements vides, il y en a à foison sur l'agglomération : des

logements sur lesquels spéculent agences immobilières, propriétaires,

voire même organismes HLM. Il y a de la place pour tout le monde.

Alors non aux expulsions, non aux menaces et non à la stigmatisation !

Pau

Ryanair, patron voyou

Brève
07/03/2011

Parce qu'elle n'a pas obtenu la rallonge de subventions qu'elle exigeait de l'aéroport de Pau (Pyrénées-Atlantiques), la compagnie Ryanair a décidé de « délocaliser » ses lignes de l'aéroport de Pau vers ceux de Biarritz (Pyrénées-Atlantiques) et de Tarbes (Hautes-Pyrénées).

Cette compagnie dite « low-cost » n'en est pas à son premier mauvais coup : le même chantage a été fait à Angoulême, à Bratislava en Slovaquie ou à Gerone en Espagne. Mise en examen en septembre dernier pour « travail dissimulé » à l'aéroport de Marseille, elle avait là aussi fermé ses lignes début 2011.

Ryanair touche plusieurs centaines de millions d'euros de subventions chaque année, dont entre 32 et 35 millions d'euros en France. Et pendant ce temps-là, ce requin n'a cessé d'afficher des profits, même au plus fort de la crise : les bénéfices prévus pour 2010 sont de l'ordre de 380 à 400 millions d'euros. Le plus gros de ses profits vient donc de ces subventions !

Rackett des fonds publics et chantage à l'emploi, voilà les deux mamelles de ce capitaliste du « low-cost » aérien. L'exproprier sans indemnité ni rachat serait la moindre des choses.

Blanquefort (Banlieue Bordeaux)

Le projet industriel de Ford : licencier 338 travailleurs.

Brève
14/02/2011

Alors que Ford était accueilli à Blanquefort comme le sauveur il y a quelques semaines par les politiciens locaux et nationaux, sa première annonce officielle a été un plan de suppression de 338 emplois, sur les 1500 restant du site. Et cela avant même tout "projet industriel structurant" revendiqué par ces mêmes politiciens.

Par contre Ford réclame déjà des subventions de la part des pouvoirs publics et des sacrifices pour les salariés !

Les conditions du plan social sont inacceptables : il s'agit de faire partir en préretraite "maison" les travailleurs de plus de 55 ans avec 65% du salaire et un plancher de 1100 euros nets, non indexé sur l'inflation. Ou de négocier des départs volontaires.

Ford est une entreprise riche, qui a annoncé 6 milliards de bénéfices. Elle a su provisionner des dizaines de millions d'euros pour donner l'usine a un repreneur dont le seul objectif était de se servir dans la caisse. De l'argent, il y en a, pour maintenir les salaires et les emplois !

Bordeaux

En lutte pour les salaires

Brève
01/02/2011

Depuis deux semaines, les employés du service « Carrière et Déclarations » de la Caisse d'Assurance Retraite et de Santé au Travail (ex CRAM d'Aquitaine) sont en mouvement (3 débrayages d'une heure plus une demi journée de grève et une journée complète) parce qu'ils en avaient ras-le-bol de faire tourner un service sans la reconnaissance financière qui va avec. Ils réclament une augmentation de 100 euros pour tous.

La direction a déclaré qu'il n'était pas dans sa politique d'accorder des augmentations générales. Mais les employés, déterminés et solidaires, disent : « la direction ne veut pas donner à tous, alors qu'elle donne à chacun si elle veut que le travail soit fait » !

Le mouvement continue.