Bordeaux

En lutte pour les salaires

Brève
01/02/2011

Depuis deux semaines, les employés du service « Carrière et Déclarations » de la Caisse d'Assurance Retraite et de Santé au Travail (ex CRAM d'Aquitaine) sont en mouvement (3 débrayages d'une heure plus une demi journée de grève et une journée complète) parce qu'ils en avaient ras-le-bol de faire tourner un service sans la reconnaissance financière qui va avec. Ils réclament une augmentation de 100 euros pour tous.

La direction a déclaré qu'il n'était pas dans sa politique d'accorder des augmentations générales. Mais les employés, déterminés et solidaires, disent : « la direction ne veut pas donner à tous, alors qu'elle donne à chacun si elle veut que le travail soit fait » !

Le mouvement continue.

Mérignac (Gironde)

Dassault : en lutte pour les salaires

Brève
19/01/2011

Depuis fin novembre, les ouvriers et techniciens des ateliers de Dassault Mérignac multiplient les débrayages à l'occasion des négociations salariales. Alors que l'année dernière, la direction a imposé 0% d'augmentations, cette année, elle se contente de proposer 1.5% en augmentation générale et 1.5% en individuelle. Bien en dessous ce qui est nécessaire ! La CGT qui organise les débrayages avec les salariés revendique 7% d'augmentation, ne serait-ce qu'au titre du rattrapage de l'année dernière.

La semaine du 10 au 15 janvier a été marquée chaque jour par un débrayage ou un rassemblement à l'heure d'embauche. Lundi 17 janvier, le débrayage a complètement vidé les ateliers. Et c'est à 350 que les travailleurs ont défilé dans l'usine, avec le renfort de délégations de Martignas (Gironde), de Biarritz et de Poitiers.

Dassault est riche à milliards. Augmenter les salaires, c'est un dû.

La Poste (Bordeaux - 33)

La Poste déboutée et désavouée

Brève
07/12/2010

Le 3 décembre dernier, après 5 années de procédures administratives et pénales contre 14 militants syndicaux, le tribunal de grande instance de Bordeaux rendu son verdict sur la plainte de La Poste et de 5 de ses cadres pour « séquestration ».

Même si le tribunal a décidé que la séquestration a été effective, il reconnaît de fait l'acharnement et l'arbitraire de La Poste : si huit des militants sont condamnés à 2 ou 3 mois de prison avec sursis, le tribunal a spécifié explicitement que leur peine ne sera pas inscrite au casier judiciaire. Cela empêche La Poste de toute nouvelle poursuite administrative, et notamment de révocation.

Ensuite, devant le vide du dossier, le tribunal a purement et simplement relaxé 3 des 13 syndicalistes. Parmi ces 3, un militant était contractuel et avait été licencié par La Poste pour ces mêmes faits en 2005. Et un autre avait été exclu de son poste et privé de son salaire pendant 2 ans. C'est dire que pour La Poste, peu importaient les faits pourvu que les militants soient sanctionnés et condamnés pour l'exemple.

Et enfin, le tribunal a débouté La Poste, en tant qu'entreprise, de sa plainte pour séquestration et de sa demande de 440 000 euros de dommages pour de prétendus frais liés à cette affaire. Même les frais d'avocats qu'elle a engagé seront à sa charge.

La véritable justice aurait été que La Poste paye les postiers pour leur avoir pourri la vie pendant des années et que tous soient relaxés. Et ils devraient tous être réintégrés dans leurs droits. Car les postiers n'ont fait que se défendre contre une direction responsable de milliers de suppressions d'emplois, et qui cherche à rentabiliser l'entreprise sur le dos des employés pour ouvrir la voie à la privatisation.

Gironde

Infâme et hypocrite

Brève
30/11/2010

Des préfectures (Calvados, Haut-Rhin, Yonne) avaient donné pour consigne d'exclure des hébergements d'urgence les sans papiers, les remettant à la rue, sous prétexte qu'ils occupaient la place d'autres alors qu'ils étaient déboutés du droit d'asile. Le secrétaire d'Etat au logement Benoit Apparu prétend que ce sont des initiatives locales et que l'affaire, après qu'il ait appelé les trois

préfectures, est maintenant réglée.

Mais en Gironde, il a fallu une condamnation en justice pour que la préfecture héberge des familles de demandeurs d'asile, restées pendant des semaines sous des tentes à Bordeaux, familles qu'elle vient juste de remettre à la rue, lundi 29 novembre.

Alors non, ce ne sont pas des initiatives locales, mais bien une politique xénophobe et anti pauvres.