Bordeaux

La banque postale contre les employés et les usagers

Brève
08/07/2011

Lundi 4 juillet, près de 400 agents de La Poste ont fait un jour de grève contre la dernière réorganisation du Centre Financier. Dans un premier temps le plan de la direction de l'entreprise, c'est de casser toute l'ancienne organisation des services et des métiers afin de pouvoir, dans un second temps, "mutualiser" les tâches au niveau national. Ce qui veut dire se donner les moyens de supprimer des milliers d'emplois en pouvant basculer la charge de travail à droite ou à gauche au gré des fluctuations de la charge de travail.

En attendant, pour les agents, la réorganisation se traduit par... une désorganisation totale, le sentiment d'être méprisés et un surcroît de travail et de stress car rien ne fonctionne. Du coup, des dizaines de milliers d'opérations que la Direction ne juge pas prioritaires sont en "reste", c'est à dire ne sont pas exécutées et sont mises en attente. Il s'agit de fermetures de compte, ou de courriers réponse avec parfois des conséquences dramatiques pour les usagers. Par exemple des personnes âgées qui ont besoin d'un certificat de la Banque Postale pour obtenir l'Aide Personnalisée d'Autonomie ont leur dossier bloqué ou rejeté par défaut de ce document reçu dans les temps.

Pour préparer la privatisation de La Poste et offrir une entreprise très profitable à quelques capitalistes, la direction "rentabilise" sur le dos des agents et des usagers. Il n'y a que l'explosion de colère leur faisant remballer leurs sales plans qu'ils n'auront pas volée.

Bordeaux

Les pouvoirs publics à la hache contre l'école

Brève
01/07/2011

À l'école maternelle Francis de Préssensé de Bordeaux, les représentants de l'Etat et de la ville veulent supprimer 6,5 emplois sur les 15 qui interviennent quotidiennement auprès des enfants.

Ce sont les emplois de l'éducatrice de vie scolaire, celui du nettoyage, celui du maître spécialisé dans l'aide aux enfants en difficultés (RASED) et celui d'aide aux enfants en situation de handicap qui sont remis en cause. Et l'emploi de service général passe à 50%. S'ajoute à cela, la menace de la suppression d'une classe (avec donc un instituteur et un ATSEM en moins) alors que le nombre d'élèves inscrits pour la rentrée 2011 est déjà supérieur à celui de la rentrée 2010 !

Si la suppression de la classe n'est pas encore confirmée, c'est grâce à la mobilisation des parents et du personnel de l'école qui ont interpellé et pris à partie les autorités, scandalisés par cette décision qui imposerait des classes de maternelles à plus de 30 élèves.

Le cas de l'école Francis de Préssensé témoigne de la politique du gouvernement qui fabrique non seulement le chômage et la précarité mais hypothèque gravement la réussite scolaire des élèves. Ce qui est le cadet de ces soucis.

Cestas (banlieue de Bordeaux)

Débrayage au centre de tri de La Poste

Brève
06/06/2011

Près de 80% des travailleurs des brigades matinales de la Plateforme Industrielle de tri du courrier de La Poste ont fait grève vendredi. Le motif de leur colère est essentiellement la pression continue et les conditions de travail invivables.

Ces brigades s'occupent en grande partie du courrier industriel, en provenance des entreprises, c'est à dire des clients que chérit La Poste. La rentabilité doit y être maximum, le courrier trié le plus vite possible avec le moins d'effectifs possible. Par exemple, il y a quelques semaines seulement, la direction vient d'y augmenter le temps de travail quotidien, tout en supprimant encore 21 emplois, en partie dans ces brigades. C'est pour cela que la direction du centre y accentue en permanence la pression, ce qui conduit l'encadrement à multiplier les contrôles, les sanctions, les vexations et à se croire tout permis.

La direction ne pensait pas que les travailleurs de la brigade oseraient débrayer si nombreux. Elle en est pour ces frais ! Et mieux encore, cette journée de grève réussie donne des idées aux autres brigades dont les conditions de travail se dégradent également. Tous ensemble pour les emplois et les conditions de travail, une perspective qui se dessine !

Région de Langon (Gironde)

Ciron SA : grève pour les salaires

Brève
16/05/2011

A Ciron SA, lorsque le patron a proposé 0,2% lors des négociations salariales, la colère a éclaté chez les ouvriers. Ciron SA emploie 44 travailleurs à Barsac (à côté de Langon) et 4 à Pau (Pyrénées Atlantiques) dans le négoce de produits chimiques, notamment de la térébenthine, du white-spirit, des acides. Les conditions de travail sont déplorables et dangereuses. Et tout cela pour des salaires de misère (12 centimes au dessus du Smic horaire pour les bas salaires).

Le 10 mai, les salariés se sont donc mis en grève pour réclamer une hausse de 7% de la grille des salaires et pour l'amélioration des conditions de travail. Le patron leur a d'abord sorti le traditionnel couplet sur la mondialisation et la concurrence, et a fini par proposer 2 %... 2% qui comprenait en fait une augmentation de 1,6% déjà donnée antérieurement à certains des salariés.

Le mouvement a été suspendu après deux jours de grève mais les ouvriers parlent de recommencer au cas où la direction menacerait ou ferait pression sur le personnel. En tout cas, les ouvriers sont fiers d'avoir marqué le coup, montré leur colère.

Ce n'est pas aux ouvriers de payer la facture de la crise.

Bordeaux

Ils sèment la misère

Brève
25/03/2011

Le 1er avril, 162 personnes actuellement logées dans les

hébergements d'urgence de l'agglomération bordelaise vont se retrouver à la rue, à la fermeture des dispositifs prévus pour l'hiver.

Chaque jour, faute de place, les structures d'accueil de l'agglomération refusent déjà 80 demandes d'hébergements, sans compter ceux qui se sont résignés et n'appellent plus, squattant là où ils peuvent. Comme si cela ne suffisait pas, dans les semaines qui viennent, 80 places en foyer vont être supprimées avec l'accompagnement qui va avec, sous le prétexte d'"humanisation" de l'accueil.

Devant la colère des associations et des travailleurs médico-sociaux, le

préfet a dû s'expliquer et dire qu'il n'y peut rien faute de financement

de l'Etat. Pourtant il y a 17 000 logements vacants sur l'agglomération,

et des dizaines de millions d'euros distribués au patronat local en

subventions et en exonérations d'impôts.

De l'argent, il y en a. Mais l'Etat aux ordres le réserve au patronat.