Cestas (banlieue de Bordeaux)

Débrayage au centre de tri de La Poste

Brève
06/06/2011

Près de 80% des travailleurs des brigades matinales de la Plateforme Industrielle de tri du courrier de La Poste ont fait grève vendredi. Le motif de leur colère est essentiellement la pression continue et les conditions de travail invivables.

Ces brigades s'occupent en grande partie du courrier industriel, en provenance des entreprises, c'est à dire des clients que chérit La Poste. La rentabilité doit y être maximum, le courrier trié le plus vite possible avec le moins d'effectifs possible. Par exemple, il y a quelques semaines seulement, la direction vient d'y augmenter le temps de travail quotidien, tout en supprimant encore 21 emplois, en partie dans ces brigades. C'est pour cela que la direction du centre y accentue en permanence la pression, ce qui conduit l'encadrement à multiplier les contrôles, les sanctions, les vexations et à se croire tout permis.

La direction ne pensait pas que les travailleurs de la brigade oseraient débrayer si nombreux. Elle en est pour ces frais ! Et mieux encore, cette journée de grève réussie donne des idées aux autres brigades dont les conditions de travail se dégradent également. Tous ensemble pour les emplois et les conditions de travail, une perspective qui se dessine !

Région de Langon (Gironde)

Ciron SA : grève pour les salaires

Brève
16/05/2011

A Ciron SA, lorsque le patron a proposé 0,2% lors des négociations salariales, la colère a éclaté chez les ouvriers. Ciron SA emploie 44 travailleurs à Barsac (à côté de Langon) et 4 à Pau (Pyrénées Atlantiques) dans le négoce de produits chimiques, notamment de la térébenthine, du white-spirit, des acides. Les conditions de travail sont déplorables et dangereuses. Et tout cela pour des salaires de misère (12 centimes au dessus du Smic horaire pour les bas salaires).

Le 10 mai, les salariés se sont donc mis en grève pour réclamer une hausse de 7% de la grille des salaires et pour l'amélioration des conditions de travail. Le patron leur a d'abord sorti le traditionnel couplet sur la mondialisation et la concurrence, et a fini par proposer 2 %... 2% qui comprenait en fait une augmentation de 1,6% déjà donnée antérieurement à certains des salariés.

Le mouvement a été suspendu après deux jours de grève mais les ouvriers parlent de recommencer au cas où la direction menacerait ou ferait pression sur le personnel. En tout cas, les ouvriers sont fiers d'avoir marqué le coup, montré leur colère.

Ce n'est pas aux ouvriers de payer la facture de la crise.

Bordeaux

Ils sèment la misère

Brève
25/03/2011

Le 1er avril, 162 personnes actuellement logées dans les

hébergements d'urgence de l'agglomération bordelaise vont se retrouver à la rue, à la fermeture des dispositifs prévus pour l'hiver.

Chaque jour, faute de place, les structures d'accueil de l'agglomération refusent déjà 80 demandes d'hébergements, sans compter ceux qui se sont résignés et n'appellent plus, squattant là où ils peuvent. Comme si cela ne suffisait pas, dans les semaines qui viennent, 80 places en foyer vont être supprimées avec l'accompagnement qui va avec, sous le prétexte d'"humanisation" de l'accueil.

Devant la colère des associations et des travailleurs médico-sociaux, le

préfet a dû s'expliquer et dire qu'il n'y peut rien faute de financement

de l'Etat. Pourtant il y a 17 000 logements vacants sur l'agglomération,

et des dizaines de millions d'euros distribués au patronat local en

subventions et en exonérations d'impôts.

De l'argent, il y en a. Mais l'Etat aux ordres le réserve au patronat.

Gironde

Ford doit payer !

Brève
18/03/2011

Mardi 15 mars, 500 travailleurs de l'usine Ford Blanquefort ont débrayé deux heures contre le plan de licenciement concocté par la direction. Et jeudi 17 mars, ils ont remis cela toute la journée, toujours aussi nombreux, mais pour bloquer les accès de l'usine comme ceux de l'usine sœur, Getrag, qui compte un millier de travailleurs.

Les grévistes dénoncent les conditions du plan de licenciement et l'absence de garanties pour l'emploi de ceux qui ne seront pas licenciés. Car la seule annonce fiable et vérifiable de Ford qui a repris l'usine début janvier, c'est la suppression de 338 emplois avec des conditions de départs au rabais, sous le prétexte qu'il ne s'agirait que de départs volontaires. Cela est scandaleux. Quant à ceux qui ne seront pas licenciés, ils se demandent toujours quel mauvais plat Ford leur mijote.

Ford fait plus de 6 milliards de bénéfices, et les deux premiers dirigeants se sont octroyés 100 millions de dollars de bonus, plus à eux seuls que le coût du plan de licenciement. De l'argent, il y en a, pour maintenir les revenus de tous, jusqu'à la retraite et bien au delà !

Bordeaux

Des propos inadmissibles

Brève
15/03/2011

Le président PS de la Communauté Urbaine de Bordeaux parle

maintenant "d'évacuer et de raser les squats" qu'occupent les 450 Roms

de Bordeaux, parce qu'ils seraient dangereux. Mais il ne parle de

reloger que 200 d'entre eux et estime "possible" l'expulsion des autres

! C'est scandaleux.

Des logements vides, il y en a à foison sur l'agglomération : des

logements sur lesquels spéculent agences immobilières, propriétaires,

voire même organismes HLM. Il y a de la place pour tout le monde.

Alors non aux expulsions, non aux menaces et non à la stigmatisation !