Air France (aéroport de Bordeaux-Mérignac)

Pas touche aux emplois !

Brève
04/10/2020

Alors que dans la sous-traitance de l'aéroport de Bordeaux-Mérignac, les emplois sont supprimés par dizaines, la compagnie Air France rajoute son lot. Elle tire argument de la crise actuelle et surtout, de la fin programmée de la navette aérienne entre Bordeaux et Paris, pour supprimer 114 emplois au sol à l’aéroport de Bordeaux, sans compter la fermeture de son agence commerciale de centre-ville.

La manière dont la direction enrobe ce plan de licenciements, parlant d’un plan de « départs volontaires » pouvant déboucher sur un PSE, est une sinistre farce tant le secteur aérien est en crise en ce moment et les perspectives d’embauche dans d’autres sociétés limitées.

L’avenir de la navette aérienne Bordeaux-Paris, contestée par une partie de la population avec des arguments écologiques, dépendra des calculs électoraux de Macron et des tractations entre l’État et les patrons locaux, comme Dassault, Thales et leurs sous-traitants, eux-mêmes licencieurs. Mais ce qui est sûr, c’est que les emplois à Air France seront le cadet des soucis de tous ces gens-là. Alors, les travailleurs ont toutes les raisons de se faire entendre. Un rassemblement, regroupant essentiellement du personnel Air France, a eu lieu dans l’enceinte de l’aéroport samedi 3 octobre contre cette menace.

Mais, que la fréquence des vols soit maintenue ou réduite, Air France est une société pour laquelle l’État n’a pas lésiné sur les aides financières, et qui aurait largement les moyens de maintenir les emplois. Les dirigeants de cette société, dont son PDG, qui s’est octroyé un bonus de 800 000 € en 2019 pour « bonne gestion », n’ont rien eu de plus pressé que de s’attaquer aux emplois des salariés.

Il faudra imposer au patronat de prendre sur ses bénéfices passés ou présents pour maintenir les emplois, quels que soient les hauts et les bas du secteur aérien, quelles que soient les lignes supprimées ou réduites ici ou là.

CHS Cadillac (Gironde)

En grève contre le sous-effectif

Brève
26/09/2020

Jeudi 24 septembre, les agents de l’hôpital de Cadillac étaient en grève, et plus d’une vingtaine d’entre eux se sont rassemblés devant le portail de l’Unité des Malades Difficiles (UMD).

Partout, dans tous les services, le sous-effectif pèse sur les conditions de travail et sur les conditions de soins apportés aux patients. C’est chaque jour du bricolage : avec l’appel à des retraités ou à des intérimaires, avec des collègues qu’on retire sur un service pour envoyer boucher un trou dans un autre service, avec des appels insistants pour nous faire venir sur nos jours de repos… Nombre d’entre nous expriment leur ras-le-bol de ces conditions de travail, leur épuisement. En témoignent le nombre de plus en plus grand de collègues qui sont arrêtés en maladie.

Mais pour le directeur, il n’y a pas de problème : lors de l’entrevue mercredi 23 avec la CGT, il a déclaré que les chiffres ne prouvent rien, qu’il fallait prouver qu’il y avait vraiment épuisement ! Pour toutes nos revendications, c’est une fin de non-recevoir. Le directeur a peut-être changé, mais ce sont toujours les mêmes méthodes.

Comme le font tous les nouveaux directeurs, il a promis de faire un tour dans les services. Nul doute qu’il y recevra un accueil à la hauteur de son mépris.

Centre de formation d'apprentis

En lutte contre l'augmentation du temps de travail

Brève
24/09/2020

Lundi 21 septembre, les enseignants et formateurs des Centres de Formation d’Apprentis (CFA) de Nouvelle Aquitaine ont démarré une grève illimitée. Ils se battent contre une augmentation de 25% de leur temps de travail sans augmentation de salaire suite à l’application de la Loi Penicaud sur la formation professionnelle.

Depuis plusieurs mois, les personnels des CFA de l'académie d'Aquitaine interpellent sans réponse concrète leur hiérarchie au sujet du contrat qui leur sera proposé en janvier prochain. Ils s’inquiètent aussi pour l’impact que cette augmentation du temps de travail aura sur leur emploi. En effet de nombreux formateurs ont des contrats précaires de vacation ou de CDD et risquent donc de perdre leur travail, transféré à un de leur collègue.

Derrière tout ceci se cache la privatisation de la formation professionnelle, la mise en concurrence des centres de formation aboutissant à une pédagogie au rabais, basée sur le court terme et dictée par les grandes entreprises.

Ces enseignants ont reçu le soutien unanime de leurs apprentis qui ont bien conscience de voir la qualité de leur formation menacée de dégradation.

Top Office (Mérignac, Gironde)

Les Mulliez licencient, prenons sur leur magot !

Brève
22/09/2020

Depuis ce mardi 22 septembre, les magasins Top Office qui appartiennent à la famille Mulliez sont en grève. Parmi eux, celui de Mérignac et ses 7 salariés condamnés par ces milliardaires qui ont décidé de supprimer 106 postes et de fermer 6 magasins en France. De quoi déclencher la colère des travailleurs de ces magasins.

Les Mulliez sont la 5e fortune de France, leur magot est estimé à 32 milliards, 32 milliards sués par des milliers de travailleurs, de Top Office, mais aussi d'Auchan où les Mulliez suppriment plus de 1000 emplois, d'Alinea et de tant d'autres. Alors s'il y a moins de travail dans les magasins, il a là assez d'argent pour répartir le travail entre tous, qu'on soit d'Auchan, de Top Office ou d'ailleurs, tout en maintenant les salaires !

 

Périgueux (Dordogne)

Des travailleurs inquiets et en colère mais heureux de se retrouver dans la rue !

Brève
18/09/2020

Des facteurs, des cheminots, des travailleurs d'Auchan, de la Sobeval (abattoir), des finances publiques, des territoriaux, des retraités, des salariés de l'hôpital et de l'EHPAD, ils étaient environ 400 à s'être rassemblés, jeudi matin, devant le palais de justice de Périgueux, avant de défiler en ville.

C'était la première manifestation depuis 6 mois et le début de la crise sanitaire et beaucoup ne cachaient pas leur joie de se retrouver ensemble dans la rue.

Malgré l'ambiance fraternelle, c'est l'inquiétude qui prévalait devant la multiplication des plans de licenciements, en particulier pour les travailleurs d'Auchan Marsac, plus de 1000 suppressions d'emplois étant annoncés dans le groupe.

De la colère aussi contre un gouvernement qui continue, à travers son plan de relance à déverser des milliards à fond perdu au patronat alors que les services essentiels pour la population manquent toujours cruellement de moyens !