CHS Cadillac (Gironde)

En grève contre le sous-effectif

Brève
26/09/2020

Jeudi 24 septembre, les agents de l’hôpital de Cadillac étaient en grève, et plus d’une vingtaine d’entre eux se sont rassemblés devant le portail de l’Unité des Malades Difficiles (UMD).

Partout, dans tous les services, le sous-effectif pèse sur les conditions de travail et sur les conditions de soins apportés aux patients. C’est chaque jour du bricolage : avec l’appel à des retraités ou à des intérimaires, avec des collègues qu’on retire sur un service pour envoyer boucher un trou dans un autre service, avec des appels insistants pour nous faire venir sur nos jours de repos… Nombre d’entre nous expriment leur ras-le-bol de ces conditions de travail, leur épuisement. En témoignent le nombre de plus en plus grand de collègues qui sont arrêtés en maladie.

Mais pour le directeur, il n’y a pas de problème : lors de l’entrevue mercredi 23 avec la CGT, il a déclaré que les chiffres ne prouvent rien, qu’il fallait prouver qu’il y avait vraiment épuisement ! Pour toutes nos revendications, c’est une fin de non-recevoir. Le directeur a peut-être changé, mais ce sont toujours les mêmes méthodes.

Comme le font tous les nouveaux directeurs, il a promis de faire un tour dans les services. Nul doute qu’il y recevra un accueil à la hauteur de son mépris.

Centre de formation d'apprentis

En lutte contre l'augmentation du temps de travail

Brève
24/09/2020

Lundi 21 septembre, les enseignants et formateurs des Centres de Formation d’Apprentis (CFA) de Nouvelle Aquitaine ont démarré une grève illimitée. Ils se battent contre une augmentation de 25% de leur temps de travail sans augmentation de salaire suite à l’application de la Loi Penicaud sur la formation professionnelle.

Depuis plusieurs mois, les personnels des CFA de l'académie d'Aquitaine interpellent sans réponse concrète leur hiérarchie au sujet du contrat qui leur sera proposé en janvier prochain. Ils s’inquiètent aussi pour l’impact que cette augmentation du temps de travail aura sur leur emploi. En effet de nombreux formateurs ont des contrats précaires de vacation ou de CDD et risquent donc de perdre leur travail, transféré à un de leur collègue.

Derrière tout ceci se cache la privatisation de la formation professionnelle, la mise en concurrence des centres de formation aboutissant à une pédagogie au rabais, basée sur le court terme et dictée par les grandes entreprises.

Ces enseignants ont reçu le soutien unanime de leurs apprentis qui ont bien conscience de voir la qualité de leur formation menacée de dégradation.

Top Office (Mérignac, Gironde)

Les Mulliez licencient, prenons sur leur magot !

Brève
22/09/2020

Depuis ce mardi 22 septembre, les magasins Top Office qui appartiennent à la famille Mulliez sont en grève. Parmi eux, celui de Mérignac et ses 7 salariés condamnés par ces milliardaires qui ont décidé de supprimer 106 postes et de fermer 6 magasins en France. De quoi déclencher la colère des travailleurs de ces magasins.

Les Mulliez sont la 5e fortune de France, leur magot est estimé à 32 milliards, 32 milliards sués par des milliers de travailleurs, de Top Office, mais aussi d'Auchan où les Mulliez suppriment plus de 1000 emplois, d'Alinea et de tant d'autres. Alors s'il y a moins de travail dans les magasins, il a là assez d'argent pour répartir le travail entre tous, qu'on soit d'Auchan, de Top Office ou d'ailleurs, tout en maintenant les salaires !

 

Périgueux (Dordogne)

Des travailleurs inquiets et en colère mais heureux de se retrouver dans la rue !

Brève
18/09/2020

Des facteurs, des cheminots, des travailleurs d'Auchan, de la Sobeval (abattoir), des finances publiques, des territoriaux, des retraités, des salariés de l'hôpital et de l'EHPAD, ils étaient environ 400 à s'être rassemblés, jeudi matin, devant le palais de justice de Périgueux, avant de défiler en ville.

C'était la première manifestation depuis 6 mois et le début de la crise sanitaire et beaucoup ne cachaient pas leur joie de se retrouver ensemble dans la rue.

Malgré l'ambiance fraternelle, c'est l'inquiétude qui prévalait devant la multiplication des plans de licenciements, en particulier pour les travailleurs d'Auchan Marsac, plus de 1000 suppressions d'emplois étant annoncés dans le groupe.

De la colère aussi contre un gouvernement qui continue, à travers son plan de relance à déverser des milliards à fond perdu au patronat alors que les services essentiels pour la population manquent toujours cruellement de moyens !

Getrag (Blanquefort)

Ford se retire, les emplois menacés

Brève
11/09/2020

Le 28 août dernier, le groupe Ford annonçait qu’il retirait sa participation dans l’usine Getrag de Blanquefort, qui fabrique des boîtes de vitesse manuelles pour voitures. Un an après la fermeture de l’usine sœur de FAI, qui a supprimé 850 emplois directs, sans compter les emplois induits auprès des sous-traitants, ce sont encore une fois 800 emplois qui sont menacés par la volonté des patrons de Ford de faire des économies sur le dos des travailleurs.

Il y a cinq ans, les patrons de Getrag, entreprise appartenant jusqu’ici à 50 % à Ford, et à 50 % à l’équipementier Magna, avaient fait le chantage à l’emploi, conditionnant le développement d’un nouveau modèle au renoncement, par les ouvriers, à la prime d’intéressement et à un « accord » dit de modération salariale. Tout en investissant au minimum, l’entreprise a intensifié l’exploitation, à travers les cadences, les bas salaires et les heures supplémentaires. Et maintenant, tout laisse à penser que Ford se débarrasse de ses parts dans l’usine pour permettre de la liquider sans qu’on puisse lui demander des comptes.

Un rassemblement associé à un appel à débrayage pour le personnel de GeTrag a eu lieu jeudi 10 septembre devant les portes de l’usine. Les syndicats demandent des garanties à Ford, sous forme de commandes et d’engagements financiers. Mais quelles que soient leurs revendications, les travailleurs de GeTrag ne peuvent compter que sur leurs luttes et leur détermination. Ils ont appris de l’exemple de leur voisin FAI que la parole d’un patron ne vaut pas grand-chose et que l’État ne contraindra jamais les patrons à quoi que ce soit : il n’est qu’à voir comment il distribue actuellement les milliards, à la faveur de la crise du Covid, à des groupes comme Air France ou Renault alors même qu’ils licencient.

Les patrons de GeTrag ont continué à travers la crise du Covid, et continuent encore, à réclamer des ouvriers des cadences maximum. Ils infligent aux travailleurs la double peine : aujourd’hui les cadences, plus tard le licenciement. Il faudra au contraire imposer, à GeTrag comme dans toutes les entreprises, de travailler moins et moins vite pour que tous les travailleurs aient un emploi, en prenant sur les profits pour maintenir les salaires.