Langon (Gironde)

Grève à l'école de musique intercommunale du Sud Gironde

Brève
08/09/2020

Depuis lundi 31 août, les professeurs de l’école musique intercommunale sont en grève à près de 70 %. Comme le dit l’un d’eux : « Maintenant c’en est trop ! ». Ils ont manifesté devant le siège de leur employeur, la Communauté de Communes du Sud Gironde (CdC) et tiennent un piquet de grève devant l’école tous les jours.

Cela fait cinq ans que les enseignants demandaient que leurs contrats de travail soient régularisés : ils perdaient près de 30 % sur leurs salaires. La CdC a fini par mettre en conformité ces contrats, mais, plutôt que d’augmenter les salaires, elle a réduit le temps de travail des professeurs, réduisant d’un tiers l’activité de l’école de musique.

Cette coupe dans les horaires a de graves conséquences pour les 300 élèves qui sont inscrits dans cette école de musique : des ateliers et des classes supprimées, près de 70 élèves qui ne peuvent plus s’inscrire.

Face à la grève, le vice-président de la CdC a les mêmes arguments que les patrons, accusant les grévistes « de prendre en otage » les élèves. Mais les professeurs ont raison de faire grève, ils ont raison de dénoncer la dégradation des conditions de travail et d’accès de l’école de musique. Ils ont reçu le soutien de la grande majorité des parents d’élèves.

École d’Assat (64)

Une rentrée combative contre le manque de moyens

Brève
03/09/2020

Dans cette ville prés de Pau, l’école élémentaire manque de moyens pour accueillir tous les enfants avec prés de 30 enfants par classe en moyenne. Dès le premier jour de rentrée, les parents d’élèves ont décidé de se faire entendre en bloquant l’accès aux classes obligeant un inspecteur de l’éducation nationale à se déplacer et exiger qu'une classe supplémentaire soit ouverte. Cette situation qu’ils dénonçaient déjà l’année dernière a été encore aggravée par l’épidémie et la nécessité d’espacer les enfants. À l’heure où le gouvernement fait la leçon à la population sur les précautions à prendre, son incapacité à attribuer les moyens nécessaires est encore plus révoltante.

Juste à côté de la ville se trouve une des plus grandes usines de la région appartenant à Safran, un trust de l’aéronautique. Au début de l’été la ministre des armées s’y est déplacée pour rassurer les actionnaires de Safran sur le soutien sans faille de l’État. Pour eux, à l’inverse des besoins pour l’éducation des enfants, il ne regardera pas à la dépense.

Dans les écoles

La solution de Blanquer : « Démerdez-vous ! »

Brève
21/06/2020

Macron ayant parlé à la télé dimanche 14 juin, Blanquer et les inspecteurs à sa suite ont planché jour et nuit pour rendre « pédagogique » la consigne de remettre tous les enfants à l’école afin que les parents puissent retourner travailler malgré le protocole sanitaire qui limite les places en classe !

Cette décision a eu pour conséquence pour les enseignants, animateurs, auxiliaires de vie scolaire, ATSEM ou personnel municipal de cantine et du ménage des réunions, des mails, des retours de mails, des consignes, puis leur contraire, car il fallait trouver le moyen de faire rentrer tous les élèves, en gardant des distances de sécurité sanitaire, le lavage des mains 12 fois par jour, la restauration avec distances elle aussi, sans pousser les murs ni embaucher du personnel en nombre suffisant pour ce faire.

Mission impossible ? Pas du tout ! La solution de la hiérarchie nous est arrivée mercredi 17 juin à 22h : finie la distance d’un mètre entre les élèves, ou mieux, faire l’école en plein air ! Assortie d’un « Je vous souhaite d’autant plus bon courage » avec la suggestion d’éviter « les kermesses de fin d’année ». Et tout ça pour deux semaines d’école !

Cenon (agglomération de Bordeaux)

Une menace d'expulsion révoltante

Brève
16/06/2020

(c) Sud Ouest

350 personnes dont 115 enfants sont menacés d’expulsion à Cenon, dans la banlieue de Bordeaux. Depuis novembre 2019, ces familles, sans logis, ont trouvé refuge dans une ancienne résidence pour personnes âgées désaffectée. Des associations et des bénévoles les aident depuis, pour leurs papiers, le suivi médical, celui des enfants. Mais il y a quelques jours, un huissier mandaté par le bailleur « social » propriétaire des lieux est venu constater que les familles étaient toujours là malgré le commandement de partir sous 48h. Cette procédure permet au préfet de décider de leur expulsion des lieux, comme elle l’a fait l’année dernière en vidant systématiquement les squats de l’agglomération, et bien sûr sans proposer de solution de relogement.

La société capitaliste en crise a mis des milliers de travailleurs à la rue. Sur l’agglomération, des milliers de logements sont pourtant vides, de quoi reloger tous ceux qui sont condamnés à errer de squat en squat. Mais ce n’est pas le problème de l’État, prêt à mettre de nouveau à la rue des centaines de personnes. Pour exprimer notre solidarité de travailleurs et notre révolte contre la menace qui pèse sur des centaines d’entre nous, deux rendez-vous, ce mercredi à 18h place Pey Berland, et jeudi 18h sur les lieux, à Cenon.

Bordeaux

Covid à Mériadeck : l’incurie de La Poste et du gouvernement

Brève
28/05/2020

Un deuxième cas de Covid-19 a été identifié parmi les travailleurs du bâtiment de La Poste à Mériadeck, au centre-ville de Bordeaux. Ce postier est agent des services clients du centre financier. Quant au premier cas, asymptomatique, il travaille aux guichets du bureau de poste du même bâtiment. Les deux postiers mangent régulièrement au restaurant d’entreprise du bâtiment, un restaurant que l’Agence Régionale de Santé (ARS) et La Poste ont décidé de fermer le temps de le désinfecter par précaution.

Ce qui est choquant dans cette histoire, c’est que la maladie du premier postier était connue de La Poste le 22 mai, mais la direction de La Poste et l’ARS ont décidé de n’isoler que quelques-uns de ses collègues alors qu’il en côtoie des centaines et qu’aucun n’a été testé. Il a fallu le deuxième cas déclaré des services clients pour que les autorités sanitaires et postales se rattrapent aux branches en prenant des mesures à grande échelle en décidant de tester plusieurs centaines de personnes.

Cet événement démontre une nouvelle fois l’incurie du gouvernement dans sa politique de tests et d’isolement, qu’il prétend systématique autour des malades déclarés du Covid mais que dans les faits, il ne pratique pas, ou à reculons. Cet évènement démontre également la désinvolture de La Poste, qui se retranche derrière les recommandations de l’ARS pour en faire moins que le minimum, au nom de la continuité de l’activité.