Bordeaux Grand Parc

Non aux expulsions

Brève
08/09/2022

Ce lundi 5 septembre, c'était la rentrée des classes au Grand Parc, un quartier populaire de Bordeaux, et des enfants de familles géorgiennes et moldaves y ont eu droit... à une expulsion !

Ces familles sans abri, après avoir été chassées du centre-ville, avaient trouvé refuge dans les appartements vides d’un immeuble.

Cet immeuble a une histoire : l’une de ses 5 entrées a été condamnée il y a quelques années, soi-disant pour être abattue dans le cadre d’un projet urbain. Ses occupants, dont certains vivaient là depuis les années 1950,  ont dû aller vivre ailleurs. Entre-temps, le projet a été abandonné, et la trentaine d’appartements sont désormais vides, mais murés, alors que les familles sans abri sont nombreuses dans le quartier.

Le bailleur CDC Habitat, qui traîne toujours les pieds pour procéder aux travaux d’entretien (il faut parfois des mois pour obtenir la réparation d’une chaudière ou d’une installation électrique), a cette fois été rapide pour faire appel à la police et mettre dehors enfants et parents ! Des locataires en colère se sont rassemblés et ont témoigné leur solidarité aux familles expulsées, mais il faudrait une mobilisation encore plus nombreuse pour mettre un terme aux expulsions et réquisitionner tous les logements vacants !

Idelis (Pau)

Les conducteurs en ont ras-le- bol

Brève
01/09/2022

Les conducteurs d’Idelis, le service de transport collectif de la ville de Pau, ont choisi le jeudi de la rentrée pour exprimer leur colère contre les attaques de leur direction. Avec la suppression de la pause de 20 mn dans la journée, le travail est plus épuisant et plus dangereux. Les travailleurs grévistes dénoncent également l’inégalité qui s’est créée entre les anciens et les nouveaux embauchés dont le salaire est 3 à 400 euros inférieurs avec deux semaines de congés en moins pour le même travail. Pour eux ce n’est pas étonnant qu’à ces conditions ça ne se bouscule pas au portillon pour se faire embaucher alors qu’il y aurait pourtant besoin de monde pour se répartir le travail !

Ils étaient nombreux ce jeudi matin sur le piquet de grève devant le dépôt de bus, l’ambiance était chaleureuse et les discussions animées. Ils ne comptent pas en rester à cette seule journée pour faire reculer leur direction.

L'Etat organise la chasse aux migrants

Le préfet de Bayonne : "nous ne l'avons pas fait, mais nous ne le ferons plus"

Brève
31/08/2022

Le 26 août, la police n’a pas hésité à poursuivre jusque dans l’église d’Urrugne (64) un groupe de migrants qui s’y était réfugié. Dès le lendemain samedi, très choquées par cette arrestation, environ 200 personnes se sont mobilisées dans la commune à l'appel de collectifs d'aide aux migrants.

Embarrassé à l'égard du public catholique, le préfet a d’abord prétendu que les policiers n’étaient pas entrés dans l'église. Puis il s’est contredit : il s'agissait d'une décision individuelle, il n'en avait pas donné l'ordre. En tout cas, il garantissait que cela ne se reproduirait plus.

Parole de préfet, mieux vaut se méfier. Et continuer à affirmer que la solidarité n’est pas un délit et à défendre la liberté de circulation et d'installation.

Safran Helicopter Engines - Bordes (64)

Un débrayage réussi

Brève
06/05/2022

Jeudi 5 mai un débrayage d'une journée était organisé sur le site de Bordes prés de Pau. 400 travailleurs, dont quelques dizaines venant de l'usine voisine de Bidos, se sont retrouvés pour protester contre les augmentations de salaires dérisoires que propose la direction. 

Alors que les dividendes des actionnaires de Safran ont augmenté de 16% l'année dernière, la direction ne donne que 1,5 % d'augmentation générale. Encouragés par la grève que mènent les travailleurs des sites de Villaroche et de Corbeil depuis le début de l'année pour une augmentation de 200 euros pour tous, les travailleurs de Bordes et Bidos étaient bien décidés à manifester leur colère. Tous ont apprécié de pouvoir se retrouver et de prendre le temps de discuter, bien conscients que ce sera par leur lutte qu'ils pourront faire reculer leur direction.

Aide aux réfugiés (Pyrénées-Atlantiques)

Bravo à la solidarité de ceux d'Urrugne !

Brève
07/03/2022

Samedi 5 mars, malgré la protestation de bon nombre d’habitants d’Urrugne, des militaires et des policiers de la Police de l’Air et des Frontières sont intervenus pour arrêter cinq migrants. Ils étaient accueillis en toute légalité par le centre communal d’action sociale avant de se rendre au centre de transit Pausa à Bayonne. Une élue et sa fille ont été convoquées le lendemain par la police sans qu’aucune charge ne puisse être retenue contre elles.

Cette tentative d’intimidation policière contre des personnes qui aident les migrants n’est pas la première. Depuis des mois les bénévoles qui font acte de solidarité humaine sont inquiétés, traités comme s’ils étaient des passeurs.

C’est choquant. Particulièrement au moment où le drame ukrainien rappelle que si on était à la place de ceux qui fuient la guerre et la misère on ferait pareil. Leur faire bon accueil devrait être un geste élémentaire dans un pays riche et civilisé.