Contre le chômage, subventionner les licencieurs ou imposer la répartition du travail ?

Brève
19/05/2021

Le président de la région Alain Rousset est content de son bilan concernant l’emploi. Selon lui, la région est celle qui aurait créé le plus d’emploi en 2019 et qui aurait le mieux résisté à la crise. Cette autosatisfaction bien mal placée ne peut masquer le fait qu’ici comme ailleurs, le chômage fait des ravages. Le nombre de chômeurs dans la région est de 512 000 (catégories A, B, C). Il a crû de près de 20 000 personnes en un an et de plus de 150 000 en dix ans.

La région n’a pas mieux résisté que les autres à la crise : les entreprises qui voulaient licencier l’ont fait. Ainsi dans l’aéronautique, selon l’INSEE, au moins 2500 emplois ont été supprimés pendant que l’État déversait 15 milliards dans la filière. Airbus et Dassault, les principaux donneurs d’ordre, ont sabré les emplois dans la sous-traitance. De Pau à Rochefort et à Châtellerault, en passant par Mérignac et Marmande, nombreuses sont les entreprises qui ont licencié 50, 100 ou 200 emplois.

Face à cette véritable guerre sociale, la région a fait la seule chose qu’elle sait faire : signer des chèques au patronat licencieur, des chèques qui, avec les milliards de l’État, sont allés grossir les profits des grandes entreprises. Ainsi Dassault, Airbus, Safran annoncent chacun en pleine crise des centaines de millions d’euros de bénéfices.

Contre le chômage, il faudra prendre sur les profits accumulés par les actionnaires pour répartir le travail entre tous. Il n’y a pas d’autre solution. Le bulletin de vote ne permettra pas d’atteindre cet objectif, seules des luttes massives le permettront. Mais en votant Lutte ouvrière, les travailleurs pourront affirmer que tel est leur programme tout en rejetant les partis qui servent la soupe au patronat.

Hôpital de Langon

Mobilisés contre la privatisation du nettoyage

Brève
18/05/2021

La direction veut faire passer complètement au privé le bio-nettoyage, ainsi que la distribution des repas. Cela veut dire, à terme, la disparition des postes d’ASH.

La direction a justifié sa décision en mettant en cause le travail des ASH. Pour s’en débarrasser, elle est prête à toutes les manœuvres et calomnies ! Elle a fait toutes sortes de promesses aux ASH de Langon. Aux titulaires, elle a le toupet d’affirmer que c’est « une opportunité », qu’elles peuvent passer des concours et changer de lieux et de postes de travail. À celles qui sont en CDI et en CDD, elle fait la vague promesse qu’elles seront prioritaires pour être reprises dans la société privée.

Mardi 18 mai, le personnel de l’hôpital s’est mobilisé. Il s’est rassemblé à plus d’une cinquantaine devant l’entrée. Il y avait une quinzaine d’ASH, des infirmiers, des AS, des ouvriers. Etaient aussi présents des agents de l’hôpital de Cadillac, en grève contre des attaques de la même direction, ainsi que des agents de la maison de retraite de Podensac. Tous savent que si la direction générale s’en prend maintenant à ceux de Langon, ils doivent se préparer eux aussi à combattre demain les mêmes attaques.

Le travail de nettoyage, de désinfection dans les hôpitaux est important, vital même. La crise sanitaire l’a souligné encore plus durement. La loi de la rentabilité, de la chasse à l’économie, imposée par le gouvernement à travers l’ARS, pèse déjà sur l’hôpital en général, et sur les agents en particulier avec un sous-effectif récurrent et un manque de moyens. Les ASH présents au rassemblement ont dénoncé leurs conditions de travail, avec des horaires à rallonge de 9h à 12h.

Passer au privé tout un secteur de l’hôpital, c’est imposer la loi du profit et du moindre coût, du travail précaire à une activité essentielle de l’hôpital. Les agents hospitaliers ont raison de s’y opposer.

La Poste (Gironde)

Une première journée de protestation, qui en appelle d'autres

Brève
18/05/2021

A l’appel des organisations syndicales CGT et SUD, une journée de grève nationale à la Poste a eu lieu ce mardi 18 mai. Contre la dégradation des conditions de travail, les suppressions d’emplois, les fermetures de services et/ou de sites mais aussi pour des augmentations de salaires et l’arrêt des réorganisations… plus de 200 postiers se sont retrouvés devant le siège des directions à Mériadeck.

Les différents métiers de La Poste y étaient représentés et le constat a été fait que, quelles que soient nos activités, les attaques des directions étaient bien les mêmes. Le piège de celles-ci est de nous diviser secteurs par secteurs en différant dans le temps les attaques et les plans de réorganisations.

Il a été rappelé que notre force c’est notre nombre. Avec 200 000 travailleurs, La Poste est un des plus importants employeurs du pays. Ne serait-ce qu'avec une fraction significative des postiers en lutte, nous aurions les moyens de contester tous ces projets néfastes. Rendez-vous a été pris pour une nouvelle journée qui pourrait avoir lieu le 10 juin avec l’objectif de mobiliser encore plus largement pour cette nouvelle étape.

Hôpital de Cadillac

En grève contre la politique de la direction

Brève
16/05/2021

Depuis le matin du mercredi 12 mai 2021, l’entrée de l’Unité pour malades difficiles (UMD) de l’hôpital psychiatrique de Cadillac est occupée par une partie du personnel de santé en grève. Seuls peuvent entrer les services indispensables : blanchisserie, alimentation, médicaments.

Les agents se sont mobilisés pour dénoncer la situation dans l’hôpital : le manque d’effectifs dans les services, les agents constamment rappelés sur leurs repos et leurs congés pour venir en catastrophe boucher les trous, des services dégarnis pour envoyer un renfort dans d’autres services en situation difficile. Les conséquences sont graves pour beaucoup d’agents : épuisement, burn-out et le sentiment général de ne pas pouvoir faire correctement le travail quotidien avec les patients.

La direction est responsable de cette situation. Sa politique est bien de gérer l’effectif en flux tendu. Et, au niveau de l’UMD, elle veut mettre en place un projet qui va aggraver les conditions de travail. Actuellement, dans chaque unité, quatre infirmiers et un aide-soignant s’occupent en 3x8 de 20 patients, ce qui permet de dégager 2 agents s’il faut accompagner un patient, à l’infirmerie par exemple. Mais, après l’audit demandé à une société privée, il est question de passer à trois infirmiers pour 18 patients. Ce qui aura pour conséquence qu’il n’y aura plus qu’un seul infirmier pour s’occuper de toute l’unité en l’absence de ses collègues. Cela n’est pas possible tant au niveau des soins apportés aux patients qu'au niveau du danger que cela représente.

L’objectif est clair : il s’agit de fermer des lits dans des services pour récupérer des agents pour boucher les trous dans les effectifs sans embaucher.

Les agents ont raison de se mobiliser contre cette nouvelle attaque. Ils ont bien conscience que cela ne concerne pas que l’UMD, mais bien l’ensemble de l’hôpital.

Mérignac (Gironde)

Dassault vole les travailleurs et fait voler les riches

Brève
15/05/2021

la cabine du Falcon 10X

Dassault vient d’annoncer un nouvel appareil, le Falcon 10X, qui sera produit en partie à Mérignac, un avion pour milliardaires capable de faire sans escale la moitié du tour de la planète et dans lequel les passagers de luxe doivent, selon Dassault, se sentir comme chez eux. Du coup, rien n’est trop beau…

Que Dassault sorte aujourd’hui ce bijou évalué à 75 millions de dollars l’unité n’est pas un hasard : le club des milliardaires est en pleine expansion, malgré la pandémie, malgré la crise… ou plus exactement grâce à la crise et aux milliards que les Etats ont déboursé pour sécuriser leurs fortunes.

Pendant ce même temps, Dassault a mis dehors une grande partie des intérimaires et des sous-traitants de ses sites de production, et a annoncé, grâce aux aides de l'Etat, 396 millions d’euros de bénéfices !