Région de Pau

Eaton : en grève contre une fermeture inadmissible

Brève
05/01/2022

Les patrons d’Eaton, sous-traitant de grands groupes de l'aéronautique comme Safran et Airbus, ont décidé de fermer l’usine de Serres-Castet licenciant ainsi 47 travailleurs. Cette multinationale américaine emploie 100 000 personnes dans le monde et génère chaque année des milliards de bénéfices. Ce plan de licenciement n'a pour objectif que de permettre aux actionnaires de se gaver encore plus en faisant faire le travail qui était réalisé à Serres-Castet par d'autres usines du groupe. En grève depuis mercredi, les salariés n'entendent pas se laisser priver de leur gagne-pain sans rien dire. 

Dassault Mérignac, Martignas, Biarritz

Les raisons de la colère

Brève
03/01/2022

Depuis la mi-décembre, des débrayages sur les salaires touchent tous les sites du groupe Dassault en France.

Ce lundi matin, les salariés de l'ensemble des sites se sont encore mobilisés, notamment dans la région, à Mérignac, Martignas, Biarritz...

Les 1,8% d'augmentation générale pour les non-cadres, soit environ 40 euros bruts, a été vécu comme une insulte par les travailleurs. 

Et ce ne sont pas les primes concédées par la direction qui calmeront le mécontentement.

Avec les 396 millions d’euros de bénéfices et les milliards des commandes engrangés en 2020, Dassault a largement de quoi augmenter les salaires !

Les grévistes de Dassault nous montrent la voie à suivre car nous avons partout les mêmes problèmes. 

Stryker (Cestas, Gironde)

Un patron qui ne doute de rien

Brève
20/12/2021

Stryker emploie 250 travailleurs à Cestas en Gironde dans la fabrication de matériel médical. Comme beaucoup d'entreprise, Stryker est engagée dans le cirque des traditionnelles négociations annuelles obligatoires. Elle a déjà annoncé ne vouloir lâcher que 50 euros par mois brut d'augmentation générale, bien en-dessous de la hausse du coût de la vie.

Mais le patron, pressé d'en finir, a convoqué une réunion obligatoire ce lundi 20 décembre tout en partant en congés. Il comptait faire la réunion en distanciel via Teams, du haut de sa station de ski... Les travailleurs de Stryker ont répondu à cette innovation en organisant... une négociation publique. Lorsque la direction s'est connectée, elle s'est retrouvée face à 70 grévistes rassemblés autour d'un brasero et d'un ordinateur prêts à écouter le discours patronal tout en signalant leur présence haut et fort !

La direction n'a pas voulu parler devant les travailleurs rassemblés, ce qui serait pourtant la moindre des choses. Les grévistes ont dû attendre que la réunion reprenne sa forme traditionnelle pour savoir que la direction lâchait une prime de 500 euros.

Dassault Mérignac et Martignas

Mobilisés pour les salaires

Brève
13/12/2021

Depuis plusieurs jours, à l'image de ceux de Biarritz et d'Argenteuil, les salariés de Dassault Mérignac et Martignas sont mobilisés pour les salaires. Au terme du cycle des négociations annuelles obligatoires, la direction de l'entreprise a lâché 1,8% d'augmentation générale pour les non-cadres, soit environ 40 euros bruts, ce qui a été vécu par les travailleurs de l'entreprise comme une véritable insulte. Dassault, qui engrange ces jours-ci des milliards des commandes, a fait en 2020, en pleine crise !, 396 millions d’euros de bénéfices. Ce sont les salariés qui avaient été mis à contribution, avec le chômage partiel et un intéressement et une participation divisés par deux.

Alors ce ne sont pas les primes (500 euros de prime Macron, 500 euros quand le contrat avec les Emirats Arabes Unis aura été engagé) lâchées devant la colère grandissante des salariés qui arrêteront la mobilisation de ceux de Dassault. La semaine dernière se sont ainsi succédés débrayages et envahissements de piste. Vendredi matin, l'entrée de Martignas était bloquée. Et ce lundi 130 travailleurs de Dassault Mérignac ont occupé l'entrée de l'entreprise.

Face à la montée des prix, tous les travailleurs ont les mêmes problèmes de salaires. La voie à suivre est celle de Dassault, celle de la mobilisation collective, celle de la grève !

Bayonne

Pour que chacun puisse se loger

Brève
22/11/2021

Samedi dernier, 20 novembre, à Bayonne, au moins 8000 personnes brandissant des trousseaux de clés ont exprimé la revendication de ceux qui ont du mal à se loger.

Comment trouver un toit quand, en bord de côte comme dans l’arrière-pays, les prix, en loyer ou en accession à la propriété, s’envolent dans une zone où le salaire moyen dépasse à peine le Smic ? Seuls les plus riches peuvent se payer une habitation, voire deux, occupées souvent seulement quelques mois dans l’année.

Pour inciter les propriétaires à louer, les politiciens locaux qui étaient mêlés à la manifestation, se bornent à réclamer la majoration de la taxe d’habitation pour les résidences secondaires, ils dénoncent aussi les pratiques d’AirbnB, ... Cela ne peut régler le problème.

Seule une lutte d’ensemble, à l’échelle du pays, peut contraindre l’Etat à prendre des mesures d'urgence pour un véritable service public du logement. Par leur place dans l’économie, les travailleurs en ont les moyens comme ils ont aussi la force d’imposer au patronat de lâcher des salaires permettant de se loger.

Avant de penser à construire des palaces, que ceux qui produisent tout puissent avoir un toit sur leur tête devrait être une évidence. Ce ne sera pleinement possible que lorsque les travailleurs prendront la direction de la société.