Vaccinodrome de Bordeaux

« Faites-vous vacciner ! »… Facile à dire

Brève
22/04/2021

Sur l'agglomération bordelaise, mais comme dans beaucoup de villes, de nombreuses personnes âgées de 70 à 80 ans, bien qu’éligibles à la vaccination depuis des semaines, n’y ont toujours pas eu accès.

Le passage obligé par internet, via l’application Doctolib, constitue déjà un obstacle, car toutes les personnes n’en sont pas équipées. Mais cette application elle-même est saturée pour la plupart des sites de vaccination de l’agglomération bordelaise : seules apparaissent des propositions de rendez-vous au méga-centre de vaccination situé au parc des Expositions, tout au nord de Bordeaux : une destination inaccessible pour des personnes ne disposant pas de véhicule et ayant des difficultés à se déplacer.

Les autorités de santé, les mairies, l’État, intiment à chacun de se faire vacciner, mais se gardent bien d’organiser des vaccinations à domicile, ou des transports de porte à porte. Elles préfèrent laisser chacun se débrouiller par ses propres moyens. C'est la preuve d’un véritable mépris social envers les classes populaires, les premières concernées par ces difficultés.

Aquitaine

Nouvelle vague de Covid : l’État n’a rien prévu

Brève
22/04/2021

Hôpital de Libourne

La Nouvelle-Aquitaine est moins affectée par l’actuelle vague de Covid que d’autres régions. Néanmoins, de nombreux soignants, en particulier ceux travaillant aux urgences et en réanimation, expriment une usure devant la prolongation de la situation. Tous constatent que depuis un an, comme l’exprimait une infirmière de l’hôpital de Libourne dans le journal Sud-Ouest du 22 avril, « alors qu’on savait qu’une deuxième vague arriverait, il n’y a pas eu de préparation, pas de grande formation de nouvelles personnes à la réanimation ».

Et c’est une généralité : depuis un an, malgré le Covid, l’État n’a pas voulu prendre la peine de former massivement les personnels soignants qui manquent dans tout le système de santé. A cela, une raison : malgré la pandémie, l’État, au service des capitalistes, continue à considérer la santé comme une charge, et se refuse à y mettre les moyens nécessaires.

Pau

Les travailleurs de la culture toujours mobilisés !

Brève
16/04/2021

Depuis plus d’un mois ils occupent divers lieux culturels de la ville et organisent de nombreuses actions auxquelles s’associe une partie de la population. La dernière en date a réuni prés de 300 personnes le 15 avril en centre-ville et devant la direction du travail de Pau. Privés de travail depuis plus d’un an, ces artistes techniciens et ouvriers du spectacle subissent la précarité. En se battant pour leurs droits, ils mènent un combat qui concerne l’ensemble des travailleurs de plus en plus nombreux à être condamnés au chômage et aux difficultés qui en découlent pour payer les factures et faire vivre leur famille. Aussi, en plus d’exiger la prolongation de leurs droits à l’indemnisation chômage, ils réclament la suppression de la réforme de l’assurance-chômage qui prévoit de réduire les revenus de tous les chômeurs.

Il faut souhaiter que leur détermination fasse tâche d’huile et que leur lutte pour le droit de vivre dignement se généralise à l’ensemble du monde du travail.

Métropole bordelaise

Détresse des jeunes les plus fragiles : une conséquence de la crise sanitaire

Brève
15/04/2021

Les cas de consultations de jeunes pour de graves problèmes psychiatriques pouvant aller jusqu’à la tentative de suicide sont dans le pays en augmentation de 70 % par rapport à une période normale. Les psychiatres des hôpitaux spécialisés de Bordeaux s’en alarment et soulignent que sur l’agglomération, les lits d’hospitalisation pour les cas les plus graves, au nombre de cinquante, sont bien insuffisants pour accueillir tous les jeunes, souvent des adolescents dès l’âge de 11 ans, dont beaucoup de jeunes filles, qui le nécessiteraient et qui sont issus des milieux populaires.

En cause, selon ces spécialistes : la rupture, un par un, de tous les liens sociaux qui soutiennent la personnalité d’un adolescent, ou d’une adolescente, et, avec les confinements, les relations au sein des familles qui parfois s’aggravent.

La succession de confinements, de restrictions à la vie sociale, de couvre-feux qui ont pallié l’incapacité des autorités et du système capitaliste à faire face à la pandémie fait des ravages. Elle n’a pas seulement eu des effets sur le nombre de morts par le Covid, qui avoisine aujourd’hui les 100 000. Elle a également de graves conséquences sur la santé mentale de nombreux jeunes qui ne voient pas la fin de la situation actuelle.

Bassens (Gironde)

Cerexagri : 15 jours de grève contre le mépris patronal et pour les salaires

Brève
14/04/2021

La quasi-totalité des 35 travailleurs de Cerexagri de Bassens en Gironde sont en grève pour les salaires et contre le mépris patronal. Depuis deux semaines, aucune production ne sort de cette usine où est distillé du souffre pour l'agriculture et l'industrie pharmaceutique.

Ce qui a déclenché la colère des ouvriers est l'annonce par le patron d'une augmentation de 8 euros par mois alors que les bénéfices produits par les 140 travailleurs des trois usines du pays se montent à 7 millions, ce qui fait 50 000 euros par travailleur ! A Cerexagri comme dans la plupart des usines du pays, les patrons profitent de la situation pour ne rien lâcher. Mais c'était sans compter sur la réaction collective des ouvriers de Bassens. Au-delà des salaires, les grévistes dénoncent maintenant les conditions de carrière et les conditions de travail, le fait que la direction use le matériel jusqu'au bout, et les hommes avec, dans des conditions dignes de Germinal. Ils dénoncent aussi la précarité dans laquelle sont maintenus 12 intérimaires, des postes en réalité pérennes, renouvelés d'année en année et ils revendiquent l'embauche des CDD.

Depuis 15 jours, les travailleurs occupent l'entrée de l'usine de 6h du matin à 6h du soir. Ce mercredi ils ont eu le soutien de nombreux travailleurs et militants de la région. Les ouvriers de Cerexagri ont raison : la force des travailleurs est dans la grève !