Mérignac (Gironde)

Atsem : non au surtravail

Brève
11/11/2021

Mercredi 10 novembre, près de la moitié des ATSEM de la ville de Mérignac se sont retrouvées à la mairie pour revendiquer au moins un jour de repos supplémentaire.

Elles protestent contre l'application des 1607 heures de travail à l'année décidées par le gouvernement. Dans ce cadre, les ATSEM devront travailler 67 heures de plus dans l'année. Alors qu'il y a des millions de chômeurs et qu'il faudrait répartir le travail entre tous, le gouvernement et les municipalités imposent une augmentation du temps de travail aux employés des collectivités locales. C'est une manière de faire des économies sur leur dos. Comme dans les hôpitaux, comme dans tous les services publics, ce sont les travailleurs dont la pénibilité du travail augmente, alors qu'il y a de l'argent pour faire autrement, mais cet argent, l'Etat le réserve aux riches et aux entreprises dont les profits explosent.

Les maires ont le pouvoir d'accorder des jours non travaillés. La mairie de Mérignac doit satisfaire les revendications des ATSEM.

LDC, Bazas, Sud-Gironde

En grève pour les salaires

Brève
04/11/2021

Jeudi 4 novembre, près de 120 ouvriers de l’usine se sont mis en grève pour 100 € net d’augmentation, avec l’appui de la CGT et de la CFDT. Ils se sont rassemblés devant l’usine pendant toute la matinée. Tous les ateliers étaient représentés. C’est la première fois depuis des années qu’un mouvement aussi important a lieu. Les travailleurs ont exprimé leur colère et leur ras-le-bol. Et ils ont eu raison.

LDC emploie sur Bazas environ 300 travailleurs, avec un abattoir, un atelier découpe, un atelier de conditionnement, d’étiquetage et d’expédition. Ce n’est pas une petite entreprise, elle appartient au groupe LDC qui possède Loué, Le Gaulois, Maître Coq et Marie, et des entreprises en Pologne et en Espagne. Pour les patrons, tout va bien : LDC a fait 4,4 milliards de chiffre d’affaires en 2020. Les affaires sont tellement bonnes que LDC a racheté son concurrent direct, Doux.

Mais pour les travailleurs, le travail et les salaires, ce n’est pas la même affaire. Au conditionnement par exemple, on travaille avec une température de 4°C ; en une journée, on peut avoir porté jusqu’à 14 tonnes au total ; le temps de travail est en fonction des commandes : on peut travailler plus de 50 heures, en effectif réduit, ce qui rend plus lourde la charge de travail. Les salaires sont bas, et tournent autour de 1 100 € à 1 500 € avec de l’ancienneté. Et ces patrons affichent leur mépris en « offrant » aux salariés des bons d’achat pour une valeur totale de… 3,50 € ! Cette année, devant la colère qui montait, la direction proposait une prime Covid de 220 € tout en refusant d’augmenter les salaires. C’est ce qui a provoqué la colère des ouvriers et leur grève.

Devant l’usine, les ouvriers exprimaient leur mécontentement contre le mépris de ces actionnaires qui s’engraissent sur leur travail. Beaucoup reprenaient l’idée que ce sont eux, les ouvriers, qui sont indispensables, qui font tourner l’usine, pas les patrons. Ils disaient aussi leur fierté de se retrouver ensemble aussi nombreux à avoir marqué le coup. Et beaucoup disaient qu’il n’était pas question d’en rester là.

Grève dans les usines Labeyrie en Aquitaine

A Noël ce sera pâté et sardines ?!

Brève
29/10/2021

Depuis le 15 octobre les usines LABEYRIE de Saint Geours de Maremne dans les Landes, de Came dans les Pyrénées Atlantiques et depuis le 21 octobre de Jonzac en Charente Maritime sont en grève pour réclamer l’augmentation de 5% de tous les salaires, une prime de production de 250€, une participation à la hauteur des bénéfices et des améliorations des conditions de travail.

Labeyrie est une entreprise florissante aux profits confortables qui a largement de quoi satisfaire les revendications. Le groupe a affiché pour 2019-2020 un chiffre d’affaires de 1,03 milliard d’euros, en augmentation de 1,6%.

Ces usines produisent saumons fumés et foies gras, très attendus pour les fêtes de fin d’année. C'est principalement le personnel de fabrication qui bloque la production. A l'usine de Saint Geours de Maremne les camions ne sortent plus, à Came l'abattage des canards est très perturbé .

Le 27 octobre les propositions méprisantes de la direction ont été huées et la grève reconduite... Une lutte déterminée qui ne peut que susciter la sympathie dans le camp des travailleurs.

ArianeGroup (Le Haillan)

Débrayage contre les suppressions d'emplois

Brève
21/10/2021

Jeudi 21 octobre sur le site du Haillan en Gironde, 110 travailleurs d’ArianeGroup sur les 500 présents, ont débrayé 1 heure à l’appel de la CGT. Ils protestaient contre la suppression de 588 postes que la direction a programmée sur l’ensemble des sites européens pour la seule année 2022. Quinze jours plus tôt sur le site de Vernon en Normandie, 300 grévistes ont manifesté pour les mêmes raisons. Le 29 juin dernier c’était le site de Saint-Médard qui débrayait avec 200 grévistes soit un tiers du personnel.

Tous les travailleurs savent que ces annonces ne sont que le début d’un plan de réduction plus massif, la presse parle de 2500 suppressions d’ici 2025 soit 30% des 7500 salariés que compte le groupe aujourd’hui !

ArianeGroup est une co-entreprise créée en 2017 par Airbus et Safran avec l'objectif de fusionner leurs activités spatiales pour la fabrication de la future fusée Ariane-6 tout en accroissant leur rentabilité ! À sa création ArianeGroup comptait près de 9000 travailleurs et déjà la direction avait annoncé la réduction de 2300 postes du fait des doublons que cette fusion allait entrainer ! Aujourd’hui l’argument invoqué est que « nous ne serions pas assez compétitif »  par rapport aux fusées du concurrent américain SpaceX.

Mais personne n’est dupe. Ces mensonges ont évolué en fonction de l’actualité, Covid, retard du programme Ariane-6 etc… Les directions d’Airbus et de Safran n’ont qu’un seul objectif : dégager le plus de dividendes possible pour leurs actionnaires, concurrence ou pas !

La colère qui commence à s’exprimer est un bon début, elle doit faire tache d’huile, c’est la seule voie pour empêcher d’être jeté à la rue.

Drame de Ciboure (Pyrénées-Atlantiques)

A bas la chasse aux migrants !

Brève
13/10/2021

Mardi matin, quatre migrants ont été écrasés par le train à Ciboure : trois morts, un blessé grave. Ce drame est la conséquence du renforcement de la surveillance de la frontière, qui pousse les migrants à prendre toujours plus de risques, une politique xénophobe et criminelle qui, au lieu d'accueillir dignement ceux qui fuient la misère, les stigmatise et les pourchasse.

En février, un Algérien de 19 ans a été retrouvé pendu dans sa cellule de la maison d'arrêt de Bayonne. Il avait tenté de s'évader en décembre du centre de rétention d'Hendaye avant d'être rattrapé.

En mai et en août, deux jeunes africains se sont noyés dans la Bidassoa en tentant de passer à la nage d’Espagne en France.

En septembre, 24 personnes détenues ont risqué leur vie dans un incendie au centre de rétention administrative à Hendaye, l’une d’entre elles s’est retrouvée à l’hôpital.

Mercredi plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées devant la gare de St Jean De Luz-Ciboure pour exprimer leur indignation et leur solidarité contre cette barbarie. Ils ont raison. La vraie menace ce ne sont pas ceux qui fuient la misère ou la guerre, ce sont ceux qui empoisonnent les rangs des travailleurs en alimentant les divisions, entre Français et immigrés, entre ceux qui ont des papiers et ceux qui n’en ont pas.