Pau

Bodycote : Ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise !

Brève
22/12/2020

La direction de Bodycote, un sous-traitant de l’aéronautique, a annoncé son intention de licencier 59 personnes sur les 650 que compte l’entreprise en France. A Serres-Castet, après avoir déjà mis sur le carreau une dizaine de travailleurs en CDD et intérim depuis avril, ce sont 15 travailleurs qui seront privés de leur gagne-pain sur les 60 que compte le site. En outre, la direction prévoit d’aggraver l’exploitation de ceux qui restent en imposant à certains des passages en 2x8 nuit et week-end. Chaque année cette multinationale qui compte 5000 salariés dans le monde réalise des centaines de millions d’euros de bénéfice et depuis avril elle est sous perfusion d’argent public au titre notamment du chômage partiel. Autant dire que la fortune des actionnaires n’a pas été écornée par la crise actuelle. Mais comme dans d’autres entreprises du secteur dans la région (MAP, MMP, PCC…) ils préparent la reprise et cherchent à garantir leurs profits sur le dos des travailleurs. Pour sauver leur peau, les travailleurs ne pourront compter que sur leurs luttes collectives.

Mérignac (Gironde)

Territoriaux et électriciens en lutte

Brève
10/12/2020

Plus de 200 travailleurs se sont rassemblés sous les fenêtres du maire de Mérignac ce jeudi 10 décembre. Parmi eux, nombre de territoriaux qui dénonçaient le sous-effectif, générateur de conditions de travail dégradées, les bas salaires et la précarité, trop importante dans les services municipaux.

Il y avait aussi plusieurs dizaines d’électriciens du site mérignacais voisin qui dénonçaient le projet en cours à EDF, Hercule, qui vise à vendre les activités les plus rentables d'EDF à des groupes privés. Cela fait des années qu’au nom de la concurrence, les gouvernements successifs ont démantelé EDF et GDF entrainant augmentations de tarifs pour les usagers, suppressions d’emplois et salaires bloqués pour les travailleurs.

Les manifestants ont promis de se retrouver dans une semaine pour continuer leur protestation. Oui, il y a un lien entre EDF et les agents de municipaux, c’est celui de leurs intérêts de classe, face au grand patronat qui, uni aux gouvernements, et depuis de nombreuses années, pille la société, rabaisse toujours les conditions de vie des travailleurs, et le fait payer à toute la société, y compris en dégradant les services publics et les conditions de ceux qui y travaillent.

Toray (bassin de Lacq)

Un premier recul de la direction

Brève
10/12/2020

Depuis la mi-octobre, les salariés de cette multinationale de la chimie se sont engagés dans un mouvement de grève contre le plan de licenciements qui prévoit la suppression de 29 postes sur 412. Sous la pression des travailleurs et après avoir subi un revers en justice la semaine dernière en cherchant à faire déclarer la grève illicite, la direction a marqué un premier recul en annonçant qu’elle comptait réduire à 24 le nombre de postes supprimés.

Pour les travailleurs, c’est une satisfaction d’avoir fait reculer une direction qui se disait inflexible. Mais ce n’est certainement pas suffisant. Dans cette entreprise qui engrange des centaines de millions d’euros de profits chaque année, aucun licenciement n’est acceptable et la grève continue.

Bordeaux

Les personnels de santé exclus du Ségur se manifestent

Brève
07/12/2020

Jeudi 5 décembre, environ 300 travailleurs provenant des professions de la santé et du médico-social, les secteurs qui ont été exclus de la prime accordée à la suite des entretiens dit de « Ségur », se sont rassemblés devant l’hôtel du département, à Bordeaux.

Il s’agit de salariés souvent rattachés aux hôpitaux publics, notamment les hôpitaux psychiatriques, mais classés dans le domaine médico-social. Ainsi, une bonne partie des travailleuses et  travailleurs des MAS (maisons d’aide spécialisée) et des FAM (foyers d’aide médicalisée) sont victimes de cette injustice, bien que leur direction relève des hôpitaux, sous prétexte que ces structures ont été administrativement séparées des hôpitaux. De même, des agents de service hospitaliers travaillant dans des cliniques privées, telle que la clinique Bordeaux Nord Aquitaine, en ont été également écartés, au motif que leur direction les a placés dans une entreprise sous-traitante qui relève officiellement, non de la santé, mais de la restauration !

Tout cela, ce sont des prétextes de la part de l’État, du département, et des patrons privés quand ils sont concernés, pour se renvoyer la balle pour éviter de payer. Du point de vue des travailleurs qui protestent, et qui sont souvent parmi les professions les plus mal payées du secteur, peu importe qui est le payeur, mais il faut que cette injustice cesse.

Toray (bassin de Lacq)

Le patron échoue au tribunal

Brève
30/11/2020

Depuis le 18 octobre les travailleurs de Toray, une multinationale de la chimie, mènent un mouvement de grève contre le projet de la direction de supprimer 29 postes sur 412. Il y a 10 jours la direction a décidé d’attaquer en justice pour faire déclarer la grève illicite. Trois délégués syndicaux étaient ainsi menacés d’être condamnés pénalement. Durant sa plaidoirie l’avocate de la direction reprochait aux travailleurs de mener une grève qui désorganise la production et lui fait perdre de l’argent. Et oui quand les travailleurs s’arrêtent de travailler, la production s’arrête et la machine à profit s’enraye pour le plus grand malheur des patrons ! Le juge n’a donc pu que constater que les travailleurs faisaient bien grève et rejeter l’attaque de la direction. Celle-ci avait pour but d’intimider les travailleurs. Mais elle pourrait bien avoir l’effet inverse en confortant les travailleurs dans la justesse de leur combat.