Féminicide : où est la sécurité ?

Brève
06/05/2021

À Mérignac, en Gironde, une femme a été brûlée vive par son ex-mari. Alors que celui-ci avait déjà été condamné pour violence conjugale, aucun des dispositifs dont se prévaut le gouvernement, bracelet anti-rapprochement ou téléphone grave danger, n’était en œuvre pour protéger cette femme.

Le gouvernement et une grande partie des partis politiques ne cessent de discuter de terrorisme et de pondre des lois en série. Mais les 39 féminicides qui ont eu lieu depuis le début de l’année, parmi les pires conséquences de l'oppression des femmes, sont loin de susciter le même intérêt de leur part…

MLPC (Landes)

En grève contre un patron qui en veut toujours plus

Brève
06/05/2021

Depuis vendredi 30 avril, les travailleurs de MLPC, filiale dd'Arkema, sont en grève reconductible contre un projet de la direction qui entend faire partir un quart des 240 salariés que comptent les deux sites de Rion-des-Landes et de Lesgor.

Arkema, groupe de la chimie, se porte bien et a engrangé des bénéfices avant et pendant la pandémie, qu’elle reverse, comme beaucoup de grosses entreprises, à ses actionnaires. Mais Arkema en veut encore plus. Elle veut faire partir 60 salariés et en plus sans dire comment, car elle aimerait bien régler les cas individuellement et ainsi laisser chaque travailleur seul devant les propositions qu’on imagine aux rabais.

Les travailleurs ont vu l’arnaque, et ne l’ont pas entendu de cette manière. Ils sont donc en grève pour avoir des réponses sur des départs en retraite anticipée, ou sur des indemnités de départ, en tout cas, ils veulent un traitement collectif, seule façon d'avoir un rapport de forces.

Après 5 jours de production arrêtée, la direction balade tout le monde avec des réunions avec les syndicats, et laisse pour l’instant pourrir la situation. Les grévistes, dont le moral est bon, sont conscients qu’ils n’ont pas d’autres choix que de se battre collectivement devant les attaques de leur direction.

Bordeaux

Retrait de la réforme de l'assurance chômage !

Brève
29/04/2021

Mi-avril, des affiches, invitant à participer à un « forum de la culture » organisé par la Mairie de Bordeaux ont fleuri dans le centre-ville, avec quelques questions comme « Artiste, c’est un métier ? » ou encore « la culture, ça coute trop cher ? ». Ces questions ont été perçues comme un acte déplacé et inacceptable par les travailleurs du monde culturel.

En effet, depuis début mars, une centaine de lieux culturels sont occupés par les professionnels, artistes et techniciens intermittents du spectacle, qui revendiquent le droit de travailler, la garantie de tous leurs droits sociaux et donc le retrait de la réforme de l’assurance chômage que le gouvernement s’acharne à mettre en place au 1er juillet. Ainsi, dès le 1er juillet, plus d’un million de nouveaux chômeurs toucheront une allocation inférieure de près de 20 % à celle qu’ils auraient touchée avant la réforme de l’Assurance chômage. Des centaines de milliers, des jeunes, saisonniers et intermittents, n’auront plus rien.

Le Premier Ministre communique sur la solidarité avec le monde du spectacle, mais il ne s’est contenté d’annoncer que des mesures symboliques : quelques millions d’euros d’aide pour les artistes et les techniciens du spectacle, sachant que dans le même temps des milliards et des milliards d’euros sont déversés aux entreprises leur permettant de distribuer profits et dividendes.

Ce n’est qu’en prenant en main leur destin, en s’organisant collectivement que les travailleurs pourront se défendre. La force des travailleurs est dans la lutte collective et dans la grève !

Magna (Blanquefort)

Après Ford, nouvelle offensive patronale chez Magna

Brève
28/04/2021

Trois délégués syndicaux, un FO, deux CGT, ont été convoqués par la direction de l’usine Magna, ex-Getrag, à Blanquefort pour un entretien pouvant donner à licenciement. Pour l’un d’entre eux, le licenciement vient d’être prononcé, les entretiens disciplinaires pour les deux autres délégués venant en suivant.

Officiellement la direction de Magna reproche son « comportement » au délégué qu’elle a licencié. Pour s’en prendre aux deux autres, il est probable qu’elle ne s’embarrassera pas de motif plus sérieux.

Sur le fond, Ford, l’unique client de Magna, qui a déjà fermé l'usine voisine de FAI, se débarrasse de ce type de production et laisse à Magna le soin de fermer cette dernière usine. Après avoir pris la précaution de  constituer à cadences renforcées un stock de boîtes de vitesse ces derniers mois, Magna vient donc de lancer les hostilités. En attaquant ces trois délégués,  il est clair qu’il s’agit de tenter d’intimider l’ensemble des 900 travailleurs de l’usine pour parvenir à ses objectifs à moindre frais.

Un premier rassemblement de protestation a été organisé ce mardi 27 avril. Il y a été dit fort justement que « celui qui bouge est licencié, mais celui qui ne bougera pas, le sera aussi ». Les travailleurs n’ont pas le choix. Partout, les capitalistes préfèrent limiter la production en fermant des usines pour préserver leurs profits. Face à la guerre de classe qu’on lui livre, la mobilisation du monde du travail est le seul moyen efficace pour sauver  son droit à l’existence.   

Vaccinodrome de Bordeaux

« Faites-vous vacciner ! »… Facile à dire

Brève
22/04/2021

Sur l'agglomération bordelaise, mais comme dans beaucoup de villes, de nombreuses personnes âgées de 70 à 80 ans, bien qu’éligibles à la vaccination depuis des semaines, n’y ont toujours pas eu accès.

Le passage obligé par internet, via l’application Doctolib, constitue déjà un obstacle, car toutes les personnes n’en sont pas équipées. Mais cette application elle-même est saturée pour la plupart des sites de vaccination de l’agglomération bordelaise : seules apparaissent des propositions de rendez-vous au méga-centre de vaccination situé au parc des Expositions, tout au nord de Bordeaux : une destination inaccessible pour des personnes ne disposant pas de véhicule et ayant des difficultés à se déplacer.

Les autorités de santé, les mairies, l’État, intiment à chacun de se faire vacciner, mais se gardent bien d’organiser des vaccinations à domicile, ou des transports de porte à porte. Elles préfèrent laisser chacun se débrouiller par ses propres moyens. C'est la preuve d’un véritable mépris social envers les classes populaires, les premières concernées par ces difficultés.