Melle (Deux-Sèvres)

Les 4 enseignants du lycée lourdement sanctionnés

Brève
08/11/2020

Mercredi 4 novembre, les sanctions sont tombées. Les 4 enseignants étaient passés en conseil de discipline avant les vacances scolaires. Ils étaient suspendus depuis 8 mois suite à leur participation au blocage du lycée dans le cadre du mouvement contre la réforme Blanquer.

La sanction la plus lourde est une mutation d'office comme TZR sur le département, ce qui signifie des remplacements sur le territoire des Deux-Sèvres au gré des besoins de l'administration. Une autre enseignante est mise à pieds 15 jours sans traitement. Un autre est rétrogradé et la dernière est blâmée.

La gradation de ces sanctions est pour le moins curieuse et même irrationnelle. Il faut savoir que dans aucun des 4 conseils de discipline, qui sont paritaires entre les représentants des personnels et ceux de l'administration, aucune majorité n'avait été obtenue en faveur d'une sanction. Dans le cas de l'enseignant rétrogradé, le plus jeune et donc le moins gradé, la majorité avait été même obtenue contre une sanction ! C'est donc la rectrice de l'académie de Poitiers, représentant l'Etat, qui a pris la responsabilité de décider de ces sanctions.

On ne peut que se sentir en colère devant une administration de plus en plus autoritaire, qui n'a pas hésité à rendre un dur jugement pour l'exemple afin d'intimider tous ceux qui veulent contester sa politique. Une mutation d'office qui coupe une enseignante de ses collègues peut impacter durement le moral : il s'agit bien là d'un acharnement après une procédure de plus de huit mois déjà éprouvante. Ces 4 enseignants envisageront bien évidemment la possibilité de recours et ils pourront compter sur la solidarité de beaucoup de leurs collègues que ces sanctions révoltent.

Toray-Lacq (64)

La lutte contre les licenciements continue

Brève
07/11/2020

Au début du mois d’octobre, la direction de l’usine Toray a annoncé la suppression de 29 postes sur les 412 que compte l’entreprise. Après quelques jours de grève à la mi-octobre, les travailleurs de Toray se sont massivement remis en grève le mercredi 4 novembre paralysant depuis presque complètement les cinq unités que compte le site de Lacq. Les salariés dénoncent les mensonges de la direction qui prétend  que ces licenciements sont nécessaires en raison de la crise qui frappe le secteur aéronautique. Mais ce secteur ne représente qu’une part mineure du chiffre d’affaire de Toray, la direction ne souhaite en réalité que faire produire la même quantité de fibre de carbone par moins de salariés pour accroitre ses profits. En outre, les travailleurs dénoncent les conséquences sociales que cela aurait sur l’ensemble du bassin industriel de Lacq, signalant qu’un emploi direct supprimé signifie trois à cinq emplois indirects détruits chez les sous-traitants. C’est inacceptable. Avec 46000 salariés cette multinationale qui génère des centaines de millions d’euros de bénéfices aurait largement les moyens de maintenir tous les emplois.

La direction cherche à faire peur aux salariés par un chantage à la délocalisation en cas de refus du plan de licenciement. Mais loin de s’en laisser conter, les salariés pensent que cette attaque n’est que la première et que le seul moyen d’y faire face c’est leur lutte collective.  

Lycée Eiffel (Bordeaux)

Sourde colère face aux mesures sanitaires insuffisantes

Brève
05/11/2020

la file d'attente à la cantine du lycée

Au lycée Eiffel de Bordeaux, comme dans beaucoup de lycée du pays, les élèves se sont retrouvés à la rentrée entassés dans les coursives ou dans la cour d’honneur pour écouter la lecture de la lettre de Jean Jaurès lundi matin. A la cantine, dans les couloirs, dans les classes, les mesures de distanciation ne sont pas respectées. "Rien n'a changé, on est toujours 30 à 35 par classe" disent les lycéens. Et à la pause de l’après-midi certains d’entre eux ont été pris à partie par la police alors qu’ils étaient devant le lycée, comme ils ont l’habitude de le faire. Ils ont donc dû retourner se serrer les uns contre les autres en salle de classe. La grogne monte donc.

Mais les lycéens ne sont pas les seuls à hausser le ton : depuis plusieurs semaines déjà, les enseignants ont demandé un renforcement des règles sanitaires et l'accueil des élèves en effectifs réduits, via un système de rotation. Des mesures non retenues par le ministre de l'Education qui montre là son mépris pour la santé des jeunes et des professeurs. Il préfère donner comme directives d’ouvrir les fenêtres pour aérer et tenir les distances "dans la mesure du possible"… Mais aucune embauche pour renforcer les équipes de nettoyage ou permettre de diviser le nombre d’élèves dans les classes, aucun aménagement des horaires pour permettre de limiter les circulations dans les couloirs, rien n’a changé !

Au lycée comme dans les entreprises, le gouvernement nous montre encore une fois que son seul objectif est de continuer à faire tourner la machine économique afin de permettre aux actionnaires de toucher leurs dividendes, au mépris de la santé des travailleurs et de leurs enfants.

Mérignac (Gironde)

Thalès sacrifie des centaines d'emplois pour les profits des actionnaires

Brève
25/10/2020

La direction de Thalès a annoncé 250 suppressions de postes à Mérignac, alors que le site girondin en comprend 2500. Cela fait partie d’un plan de 1 000 suppressions de postes annoncés par le groupe dans sa filiale aéronautique civile, qui vont s’ajouter au licenciement de 500 intérimaires et prestataires au niveau national.

La crise dans le secteur aéronautique sert de prétexte, mais le groupe Thalès, spécialisé dans l’électronique de défense et sécurité, le spatial et l’aéronautique annonce un taux de rentabilité de 8 % pour 2020. Il s’apprête à verser aux actionnaires, parmi lesquels Dassault, un groupe riche à milliards, 85 millions d’avance sur dividendes.

Il a largement les moyens de supporter la baisse de charge sur sa filiale aéronautique, en baissant le temps de travail de tous, avec maintien du salaire. Les travailleurs n'ont pas à subir la dictature de ces profiteurs.

Gironde

La pauvreté explose

Brève
19/10/2020

Au deuxième trimestre, le chômage en Gironde a augmenté de 25,6%. Les associations comme le Secours populaire, la Banque alimentaire doivent aider des milliers de personnes supplémentaires. En un an, le nombre de bénéficiaire du RSA a augmenté de plus de 2 500 pour atteindre 42 818 personnes dans le département. Et encore, bien des travailleurs dans le dénuement ne font pas de demande de RSA.

Il est insupportable de voir la pauvreté exploser pendant que le gouvernement déverse à fonds perdus des milliards à des capitalistes qui suppriment des emplois.