Aquitaine

L'Académie de Bordeaux sabre dans les effectifs

Brève
20/01/2012

Le 23 janvier 2012, les responsables académiques réuniront les représentants syndicaux pour leur présenter le plan de suppression de 433 postes d'enseignants pour la rentrée 2012, ainsi que la répartition des coupes claires par département. Pourtant, l'Académie de Bordeaux s'attend à une hausse des effectifs de... 1100 élèves !

Afin de masquer, auprès des parents d'élèves, une hausse significative des effectifs dans les classes pour la prochaine rentrée scolaire, l'Académie de Bordeaux a décidé de supprimer prioritairement les postes d'enseignants spécialisés dans la difficulté scolaire, les postes d'enseignants remplaçants, les postes d'enseignants en langues et dans l'enseignement professionnel.

Sacrifier les élèves les plus en difficulté, ne pas remplacer systématiquement l'absence d'un professeur, diminuer l'enseignement des langues : telles sont les conséquences cyniques d'une politique qui s'en prend aux couches populaires pour financer les riches, les capitalistes et les banquiers.

Bordeaux

La tonte des marchés publics

Brève
20/01/2012

La Communauté Urbaine de Bordeaux soupçonne que les entreprises ayant répondu à un appel d'offres portant sur la réalisation de la troisième phase du tramway, se soient mises d'accord entre elles : comme par hasard, elles ont toutes répondu au même prix, plus élevé que les estimations !

Ce ne serait pas la première fois que les marchés publics, et en particulier ceux du tramway, alimenteraient de manière éhontée les profits de petits ou de gros capitalistes. Mais même sans entente préalable, les marchés publics ont toujours été bien juteux pour eux.

C'est à prix coûtant, sans qu'ils réalisent de bénéfices, que ces marchés, destinés à la collectivité, devraient leur être attribués. Car aujourd'hui, les capitalistes en profitent à plusieurs titres : en les réalisant et en les utilisant. Les transports publics leur permettent, par exemple, d'avoir des travailleurs au travail.

Alors, ce qui serait la moindre des choses, c'est qu'au lieu de profiter, ils participent, eux aussi, à la collectivité, en renonçant aux bénéfices et en publiant leurs comptes, pour qu'on puisse vérifier !

Pau

Les profs de Baradat en colère

Brève
19/01/2012

Mardi 17 janvier dernier, au lycée professionnel Baradat de Pau, sur les 27 enseignants qui devaient travailler à la première heure, 22 étaient en grève. Les raisons de leur colère sont la baisse programmée du nombre d'élèves du lycée et la suppression probable d'au moins sept postes en septembre prochain, alors même que l'administration impose toujours des heures complémentaires.

S'il y a moins d'élèves, c'est essentiellement en raison de la réforme du bac pro que le gouvernement fait maintenant préparer, pour des raisons d'économies budgétaires, en trois ans au lieu de quatre. Un véritable gâchis, qui se traduit par une dégradation de la formation pour les jeunes, des emplois en moins pour les profs, et un lycée construit pour 1 000 élèves aujourd'hui à moitié vide. Former et embaucher, parmi les nombreux jeunes au chômage, des dizaines de milliers de nouveaux enseignants, voilà ce qu'il faudrait pour alléger les classes et offrir aux élèves un enseignement de qualité !

Pyrénées-Atlantiques

Hôpital de Pau : la gestion comptable de la santé

Brève
17/01/2012

L'hôpital de Pau présenterait un déficit comptable de 1.5 million d'euros. C'est qu'avec la tarification à l'activité, l'équilibre financier entre les recettes et les dépenses devient la seule règle de fonctionnement des hôpitaux publics. Ils deviennent des entreprises commerciales comme les autres. La direction de l'hôpital de Pau cherche donc à faire des économies pour atteindre... l'équilibre budgétaire. Et c'est d'abord le personnel hospitalier qui paye : la direction a ainsi annoncé vouloir supprimer quatre postes au service des spécialités chirurgicales, conduisant le service à trois agents au lieu de quatre en semaine, et deux au lieu de quatre le week-end.

Plus d'une centaine de manifestants emmenés par la CGT ont perturbé les voeux du directeur, et dénoncé la suppression de ces postes, suppression qui va entraîner une nette dégradation des conditions de travail pour les agents restant.

Avec la mise en place de la tarification à l'activité, imposée par l'Etat pour faire des économies sur la santé, la rentabilité devient le critère des effectifs affectés aux services : plus rien à voir avec la santé ! Non aux suppressions d'emplois ! Oui au service public de la santé !

Aquitaine

Le scandale des "retraites recalculées"

Brève
16/01/2012

Le jeudi 12 janvier, les "retraités recalculés" sont venus manifester devant la caisse de retraite à Bordeaux, à l'appel de la CGT, contre un véritable déni de justice aux conséquences particulièrement graves. Pour un travail accompli très jeune, ils avaient pu partir à la retraite avant 60 ans après avoir fait valider des trimestres d'assurance, conformément à la réglementation en vigueur en 2003. Pour cela, ils avaient dû payer les cotisations arriérées que leur employeur n'avait pas versées, en produisant les attestations de deux personnes témoignant de cette activité. Des années après l'acceptation de leur dossier de retraite anticipée pour carrière longue, l'administration leur applique rétroactivement de nouvelles dispositions beaucoup plus dures prises à posteriori. Des dizaines de "retraités recalculés" sont maintenant accusés d'être des fraudeurs, sur des soupçons que ne justifie par l'administration. Le versement de leur pension est interrompu et on leur réclame la restitution de plusieurs dizaines de milliers d'euros. C'est illégal, et, de toutes façons totalement scandaleux de plonger de vieux travailleurs dans une telle détresse. Les pouvoirs publics sont autrement plus accommodants envers des patrons authentiquement fraudeurs, eux.

La pression fait reculer l'administration, qui vient de rendre un premier jugement en faveur d'un retraité qui ne touche aucune pension depuis un an. La pression doit continuer, car il faut que justice soit rendue !