Bayonne

Fertiladour : les capitalistes criminels

Brève
21/12/2011

Entre 1973 et 1992, le groupe Roullier, propriétaire de Fertiladour sur le port de Bayonne, a fait broyer des centaines de tonnes de terres radioactives sans respecter aucune des précautions à prendre : pas de scaphandre pour les ouvriers, pas de filtres "absolus", aucune procédure pour l'élimination ou même pour le confinement des déchets radioactifs. Et pendant tout ce temps, les autorités (au travers de la DRIRE) n'ont rien fait pour contraindre l'entreprise à se mettre en conformité, "oubliant" contrôles et carottages. Selon les associations de défense de l'environnement, la DRIRE a même protégé et couvert l'industriel.

Aujourd'hui, le site n'est que très partiellement dépollué. Mais plusieurs ouvriers sont déjà morts de silicose, faute de protection dans les ateliers de broyage. Des familles ont porté plainte contre l'industriel. Elles ont raison et doivent être soutenues contre ces

criminels.

Le Conseil Régional d'Aquitaine vient de voter une motion pour "inviter l'État à diligenter une étude épidémiologique sur les anciens salariés et les riverains du site". Difficile de faire moins devant ce scandale.

Roullier est un trust qui fait des centaines de millions de profits. Il doit non seulement dépolluer le site intégralement, mais il doit payer pour les victimes. Les responsables et les profiteurs doivent être condamnés !

Landes

Le profit, un danger mortel

Brève
17/12/2011

Le PDG d'Aliénor, filiale de Vinci qui exploite depuis un an l'autoroute A65 entre Pau et Langon, justifie les tarifs les plus chers du pays en disant que son entreprise n'a pas de garantie de l'Etat en ce qui concerne les recettes. Le pauvre !

Ces tarifs ont eu pour conséquence immédiate de mettre des files de poids lourds... sur les petites routes du département. En effet, les entreprises de transport routier interdisent à leurs chauffeurs d'emprunter l'autoroute à cause des tarifs jugés prohibitifs. Ce qui conduit à une situation complètement folle et mortellement dangereuse où les camions traversent les villages, tandis que l'autoroute est vide.

La gratuité sur les autoroutes résoudrait de suite tous les problèmes, sauf celui des profits de Vinci. Et c'est bien de bien de cela que souffre la société.

Bordeaux

La vérité doit être dite

Brève
17/12/2011

En avril dernier, un employé, encore fonctionnaire, de France Telecom, mettait fin à ses jours sur les lieux de son travail, à Mérignac (banlieue bordelaise).

Mais alors que les témoignages recueillis comme la carrière de cet homme incitent à penser que France Telecom a de très lourdes responsabilités dans ce suicide, la justice vient de classer sans suite l'enquête judiciaire.

La famille porte plainte contre France Telecom pour que l'enquête continue, pour savoir ce qui s'est vraiment passé.

Dans ce cas, comme dans des dizaines d'autres, France Telecom démontre qu'il fait peu de cas de ses salariés et en particulier des fonctionnaires dont l'entreprise voulait se débarrasser au plus vite. Ce salarié avait un bureau sans téléphone, sans tiroir, sans étagère. Il était pourtant sensé se charger des questions liées aux conditions de travail et de sécurité dans plusieurs sites du Sud Ouest, mais sans aucun moyen.

C'est scandaleux. France Telecom doit être condamné !

Bordeaux

Des profits en béton

Brève
02/12/2011

Vinci, associé au capitaliste aquitain du BTP Fayat, a remporté le marché de la construction et de l'exploitation du futur grand stade de football bordelais. Mais le sport a bien peu à voir avec cette affaire, car c'est surtout une histoire de gros sous.

En effet, le stade se construira par le biais d'un partenariat "public privé". Sur les 183 millions d'euros du projet, plus de 70 seront versés par la ville de Bordeaux, le conseil régional et l'Etat. Et pendant 30 ans, Vinci encaissera les loyers des évènements sportifs, avant que les collectivités locales récupèrent... une ruine.

A titre d'exemple, il faut savoir que chaque année, à Paris, par le biais du même type de "partenariat", l'État verse au tandem Vinci-Bouygues, qui exploite le Stade de France, 7 millions d'euros de redevance alors que l'exploitant dégage 14 millions d'euros de bénéfice.

Le partenariat "public privé", ce sont les investissements pour le public et les profits pour le privé ! Le sport a bon dos !

Bordeaux

Pas assez de profits dans les écoles ?

Brève
27/11/2011

A Floirac, dans la banlieue bordelaise, les banques refusent de prêter l'argent nécessaire à la rénovation et à la construction d'écoles, bloquant les chantiers. Floirac aurait, selon les banques, de "trop faibles produits de fiscalité".

Les banques trouvent sans aucun doute plus profitable de spéculer avec l'argent, que le gouvernement leur a donné, sur la dette grecque, italienne ou française. Exproprier les banques et les regrouper en une banque unique sous le contrôle de la population, afin qu'elles servent ses intérêts et uniquement ses intérêts, c'est cela le combat qu'il faudra mener.