Landes

Sony condamnée, mais la justice n'est pas rendue

Brève
05/10/2011

Deux ans et demi après avoir fermé son usine de Pontonx-sur-l'Adour et licencié 311 salariés, Sony vient d'être condamné par la cour d'appel de Pau pour "licenciement sans cause réelle et sérieuse". Sony a été condamné à verser 38000 et 48000 euros aux deux premiers licenciés à avoir obtenu gain de cause, et à rembourser à Pôle Emploi les indemnités versées. Une condamnation qui est une victoire morale ainsi que sonnante et trébuchante pour les travailleurs, mais qui ne remplace pas les centaines d'emplois liquidés.

Le site de Pontonx a en effet employé jusqu'à un millier de travailleurs. Sony les a licencié petit à petit ou n'a pas remplacé les départs à la retraite, après que les salariés aient produit des millions de profits, jusqu'à la fermeture définitive en 2009. Au total, peu de travailleurs ont retrouvé un emploi et seulement 40 ont été repris par le repreneur du site.

Cette condamnation arrive donc bien tard : les licenciements collectifs n'ont jamais de cause réelle ni sérieuse autre que la rapacité des actionnaires. Les interdire avant qu'ils n'aient lieu, c'est une nécessité que les travailleurs devront imposer !

Bordeaux

Le bal des hypocrites

Brève
30/09/2011

Après Juppé, Apparu et Borloo, ce sont Aubry et Hollande qui sont venus visiter le 72e congrès du mouvement HLM qui se tient à Bordeaux.

Les premiers, essaient de faire oublier leurs récentes responsabilités dans la crise du logement, en particulier dans le désengagement de l'Etat dans le financement de la construction des logements sociaux, qui a réduit de 60% en 3 ans les aides à la pierre. Les autres en campagne électorale font des promesses... qu'ils n'ont surtout pas mis en application quand ils étaient au pouvoir : c'est sous Jospin que le nombre de logements construits était au plus bas.

Pour satisfaire les besoins, il faudrait construire dans le pays immédiatement 900 000 logements, sans compter les 600 000 autres logements indignes, insalubres. Alors, ce ne sont pas les quelques dizaines de milliers de logements construits par an à l'heure actuelle, ou même les 150 000 annuels promis par Aubry qui résoudront le problème.

L'Etat n'aurait pas l'argent nécessaire pour embaucher des dizaines de milliers de chômeurs et construire le million de logements qui manquent ? Mensonges ! Le total des niches fiscales, officielles ou « déclassées », qui profitent essentiellement aux grandes entreprises, atteint au moins 145 milliards.

Bordeaux

L'enseignement supérieur à l'encan

Brève
30/09/2011

Depuis la dernière réforme de l'enseignement supérieur, l'Etat laisse aux facultés la gestion des fonds qu'il leur transfère. Mais année après année, les montants transférés ne suivent pas la hausse naturelle des charges. A Bordeaux 3, il manquerait ainsi pour l'année qui vient 500 000 euros sur le budget, mettant en cause 5 postes de professeurs.

Coïncidence ou pas, la même fac de Bordeaux 3 vient de décider de supprimer un master de langue arabe, laissant sur la région la plus grande part de l'enseignement de cette langue au privé et aux mosquées, qui prospèrent déjà sur ce terrain depuis que les classes d'arabe ont été supprimées dans le secondaire.

Les économies dans l'enseignement public sont, d'une manière générale, scandaleuses. Elles ne font que favoriser les établissements privés, réservés à ceux qui ont les moyens de se les payer, tout en renforçant le poids des religieux (catholiques ou musulmans) dans la société !

Bordeaux

Les enfants de chômeurs privés de repas

Brève
14/09/2011

La municipalité de Bordeaux est paraît-il ulcérée d'avoir été classée par la Fédération des Conseils de Parents d'Elèves (FCPE) parmi les 70 communes du pays qui sélectionnent l'entrée des cantines scolaires en écartant en priorité les enfants de parents au chômage.

Mais la FCPE n'a fait que tirer le bilan des scandaleuses pratiques communales : les cantines scolaires sont tellement sous-dimensionnées (13000 places pour 15000 élèves) qu'elles ne peuvent pas accueillir tous les enfants. Plutôt que d'agrandir les locaux et d'embaucher du personnel, la municipalité estime plus simple d'écarter ceux dont un des parents est sans emploi, en congé maternité, parental ou autre. La mairie refuse ainsi de fait la cantine à de nombreux enfants des catégories populaires, celles qui en ont le plus besoin, celles qui sont frappées par le chômage et la misère.

La seule réaction municipale à ce scandale est de dire qu'il va falloir "améliorer le dialogue". Ce n'est pas de dialogue qu'il manque, mais de place de cantines. Bordeaux est une ville riche qui ne manque pas de moyens. Qu'elle en construise ou qu'elle les agrandisse !

Bordeaux

Derrière la sécurité, le mépris des autorités

Brève
07/09/2011

Jeudi 1er septembre, la municipalité et la Communauté Urbaine de Bordeaux , main dans la main avec la préfecture, ont fait précipitamment évacuer un squat de roms. Pour les autorités c'était pour leur bien, il n'était question que de "sécurité" : les cabanes habitées par plusieurs dizaines de personnes de cette communauté menaçaient de s'effondrer et étaient bourrées d'amiante.

Dans l'opération, une partie des roms a été "convaincue" de s'expulser elle-même en acceptant un billet d'avion et quelques dizaines d'euros. Quant aux autres, une centaine de personnes, les autorités se sont contentées de leur fournir, pour toute solution, un autre terrain vague et un stock de planches, sans même les clous ni les outils nécessaires pour pouvoir construire de nouvelles cabanes et se mettre à l'abri, toutes leurs affaires étant interdites d'accès par la police et vouées aux bulldozers.

Mettre des dizaines de personnes en sécurité en toute dignité n'est pourtant pas difficile : sur la région bordelaise, il y a des milliers de logements et de locaux vides, inutilisés, en proie à la spéculation immobilière.