Aquitaine

Elèves et enseignants font les frais des économies budgétaires

Brève
04/09/2011

Sur l'académie de Bordeaux, (la région Aquitaine), il y aura à la rentrée 110 enseignants en moins en premier et second degré alors qu'il y aura 3500 élèves de plus.

Le ministre Chatel a beau s'evertuer à faire des moyennes sur le nombre d'élèves et à pérorer dans les médias sur la "qualité plutôt que la quantité" : c'est un fait que, en supprimant 16 000 postes à l'échelle nationale, il y aura partout de plus en plus d'enseignants confrontés à des classes avec un nombre d'élèves trop important pour pouvoir pratiquer un "enseignement de qualité".

Face à ces classes surchargées, les enseignements font ce qu'ils peuvent. Mais le gouvernement, lui, fait tout ce qu'il peut pour faire de l'école une garderie.

Sud Ouest

Les voleurs

Brève
29/08/2011

Après Orthez, les municipalités de Dax et d'Angoulême viennent de rejoindre très officiellement le club de plus en plus fourni des collectivités locales du Sud Ouest à qui les banques ont vendu entre 2005 et 2008 des crédits dits "toxiques", à l'image des subprimes américains.

Ainsi, à Dax, la dette de 48 millions d'euros de la municipalité est

constituée aux trois quarts d'emprunts à taux variables, dont les taux

sont indexés sur des indices internationaux complètement imprévisibles,

multipliés de plus par des coefficients magiques dont seuls les

banquiers connaissent la formule intime !

Si pour l'instant, à Dax, les taux restent relativement bas, c'est parce

que la variabilité des taux ne commence qu'en 2012. A Angoulême, par

contre, le taux d'intérêts de certains emprunts a déjà doublé, voire

triplé avec un surcoût d'un million d'euros annuel pour l'un d'entre eux !

Les banquiers et les grands capitalistes qui les contrôlent font les

poches des couches populaires en lui volant une partie du budget des

services publics qui lui sont vitaux. Ce sont les banquiers et les

capitalistes qu'il faut faire payer !

"La ronde des fraîcheurs" - Agen

La grève pour les salaires continue

Brève
23/08/2011

La grande majorité des 85 ouvrières et les ouvriers de l'usine "La Ronde des fraîcheurs" qui fournissent Intermarché en pâtisserie industrielles en étaient à leur 12e jour de grève lundi 22 août. La direction pensait que le mouvement ne durerait pas. Elle a donc refusé toute négociation. Mais elle a en fait largement sous-estimé la détermination des grévistes qui, après 12 jours de grève, occupent tous les jours les abords de l'usine du petit matin à tard le soir.

Pour tenter de sortir la production, la direction a d'abord essayé de mettre les cadres aux machines. Ils ont vite jeté l'éponge, incapables de quoi que ce soit. La direction a ensuite embauché, en toute illégalité en temps de grève, une société sous-traitante pour tenter de sortir une partie de la production à la place des grévistes. Le résultat est identique : la production est quasi nulle !

Le mouvement de grève pour les salaires et pour de meilleures conditions de travail ne faiblit pas : il rallie même les ouvriers de retour de congés.

Agen (Lot et Garonne)

Les pâtisseries industrielles d'Intermarché en grève pour les salaires

Brève
17/08/2011

La centaine d'ouvriers de la fabrique de pâtisseries fraîches d'Agen fournit l'ensemble des magasins Intermarché de France. Au 15 août, la quasi totalité des embauchés en étaient à leur 5e jour de grève pour 10% d'augmentation de salaires et pour de meilleurs horaires. D'autant que le patron vient en plus de changer les horaires de nuit, faisant perdre jusqu'à 250€ à certains salariés.

Dans cette entreprise, la direction pensait que rien ne bougerait. Et bien, le groupe ITM (Intermarché), propriétaire, doit se passer de ses pâtisseries fraîches. La direction a bien essayé de sortir des éclairs au chocolat, mais n'a même pas réussi à faire des étincelles.

Les grévistes ont le moral : ils ont même installé un compteur de jours de grève à... 3 chiffres, soulignant ainsi leur détermination à continuer un mouvement pour lequel ils votent tous les jours.

Aquitaine

De l'argent, il n'y en a que pour les patrons !

Brève
06/08/2011

Mardi 2 août, les travailleurs du Samu Social (le 115) de la région se sont mis en grève pour dénoncer le manque de moyens de leur service. Chaque jour, ils doivent refuser un hébergement d'urgence à 120 personnes (dont une quinzaine d'enfants) faute de place sur l'agglomération bordelaise. Sur la région Aquitaine, ce sont 500 personnes qui dorment ainsi dehors faute de places en nombre suffisant . Et ces chiffres, qui ont doublé par rapport à l'année dernière, ne comptent que ceux qui ne sont pas encore découragés par l'interminable attente au standard téléphonique et la très grande probabilité de s'entendre dire qu'il n'y a plus de place.

Selon les associations, il en coûterait aux pouvoirs publics 15 000 euros par place d'urgence, par an. Soit pour 500 places, 7.5 millions d'euros, ce qui ne représente environ que 0.5% du budget de la région.

Une telle somme, ce n'est pas grand chose, en comparaison des dizaines de millions d'euros versées au niveau régional en subventions au patronat. Mais en Aquitaine comme ailleurs la santé des profits patronaux passe avant tout.