Safran Bordes (64) et Tarnos (40) :  Inadmissible réouverture des usines

Echo d'entreprise
30/03/2020

Après quelques jours de veille, Safran Helicopter Engines rouvre ce lundi ses trois sites de production à Bordes (64), Tarnos (40) et Buchelay (78). 500 salariés et quelque 150 prestataires sont sommés de regagner leurs postes.

C'est inadmissible. Il n’y a aucune activité essentielle à Safran HE. Mais le patronat est aidé par le gouvernement. Au nom de la continuité de l'activité économique prônée par le gouvernement, ils font prendre des risques inconsidérés à des millions de travailleurs. Il faut les arrêter.

Dassault (Anglet, 64) :  Echec à la reprise

Echo d'entreprise
30/03/2020

Le site d'Anglet qui emploie près de 900 salariés est à l'arrêt depuis le mercredi 18 mars. La direction aurait voulu reprendre au plus vite. Mais un droit d’alerte déposé par la CGT l’en a empêché jusqu’à présent.

La direction avance à pas de loup et a prévenu les syndicats qu’elle envisageait de faire reprendre, en premier lieu, 50 volontaires. Mais, selon un salarié de l’usine, elle n'arrive pas à les trouver.

Ce dernier ajoute :« Les urgences de livraison, il n’y a que ça qui compte, mais les mesures sanitaires n'arrivent pas à être tenues. »

Dans une information interne, le PDG affirmait le 23 mars : « C'est ensemble que nous pouvons faire face, avec le souci de la santé de chacun et la volonté de permettre à la Société de se projeter dans le futur »

Se projeter dans le futur, pour les travailleurs ce n'est pas risquer sa vie pour ajouter des milliards aux milliards de la famille Dassault qui n'a d'autre priorité que d’assurer ses profits en mettant en péril la santé et la vie de ceux qui font sa fortune.

Centre Financier de La Poste de Bordeaux :  «Restez chez vous»

Echo d'entreprise
28/03/2020

En cette période de crise sanitaire où le corps médical nous implore de rester chez nous (ce qui est relayé par les média en permanence), où nos sorties sont limitées et contrôlées, où l’employeur a obligation de proposer le télétravail... les directions des centres financiers sont dans l’impossibilité de le mettre en place dans la plupart des services.

Si les effectifs présents ont baissé de moitié suite à la mise en place des mesures de garde d’enfants ou pour le personnel dit « à risques », ce sont encore environ 200 agents du Centre Financier qui doivent venir travailler avec un risque potentiel de contagion pour eux, leurs proches ainsi que leur entourage.

Perdre sa vie en venant la gagner... Non merci !

CHS Cadillac (Gironde) :  Les agents protestent

Echo d'entreprise
26/03/2020

Mercredi 25 mars, avec l’appui de la CGT, plusieurs agents ont décidé de protester contre le manque de moyens pour faire leur travail, et le manque de matériel de base pour se protéger, eux et les patients. Ils se sont regroupés en voitures sous les fenêtres de la salle où se réunissait la cellule de crise mise en place face à la pandémie. Ils se sont fait entendre et voir avec klaxons et banderoles.

Ils sont ensuite montés dans la salle de réunion pour dénoncer les conditions dans lesquelles travaillaient les collègues, au mépris de leur santé et de celles des patients. Ils ont pris la parole, pour dire l'angoisse, les inquiétudes des collègues, et le besoin de moyens de protection.  La directrice a préféré quitter la salle…

Les manifestants étaient fiers d’avoir montré leur colère. Ils ont eu raison !

CHS Cadillac (Gironde) :  Des promesses...

Echo d'entreprise
26/03/2020

L’hôpital de Cadillac va recevoir des patients atteints par le Covid 19. La direction avait promis aux agents amenés à travailler dans ce service qu’ils auraient tout le matériel nécessaire !

Et voilà que, mardi 24 mars, la direction a lancé un appel urgent pour des dons de matériel « surblouses à manches longues à usage unique ou bien combinaisons jetables (type peinture...) » ainsi que masques, gels, etc…  Il y a quelques jours, elle nous avait aussi proposé un tutoriel pour fabriquer nous-mêmes nos masques…

Il y a quelques semaines, le directeur avait proclamé que les hôpitaux du Sud Gironde étaient opérationnels pour faire face à la pandémie. C’était du vent !

Gironde :  Echos de la Polyclinique Bordeaux-Nord Aquitaine

Echo d'entreprise
24/03/2020

UNE NÉGLIGENCE COUPABLE

Au moins jusqu’à lundi 23 mars, à l’entrée de la clinique, au moment de la prise de poste, il n’y a pas de test pour le personnel, pas même une prise de température, comme cela se pratique pourtant dans les Ehpad depuis le début de l’épidémie.

Pour un lieu de travail concentrant plus de mille personnes, personnel et malades inclus, et où toutes les contaminations sont possibles, cette précaution paraît bien indispensable, et même, élémentaire.

Dans un établissement des soins, on ne peut pourtant pas dire que cette mesure serait compliquée à mettre en place !

 

C’EST DU VOL

La semaine dernière, des arrêts de travail ont été accordés par la direction à la demande des personnes qui avaient à garder leurs enfants.

Mais à la fin de la semaine, changement de ton : la direction du personnel a contacté les personnes concernées pour leur dire que les jours d’arrêt seraient prélevés sur les congés payés ou les récupérations pour les jours fériés, et que cela concernait même les jours déjà accordés.

C’est de l’arnaque totale !

 

IL Y A LOIN DES PAROLES AUX ACTES

Malgré les discours officiels, travailler et assurer la garde des enfants reste un casse-tête pour les personnes employées dans les établissements de soins.

En effet, les écoles où on peut déposer ses enfants sont parfois éloignées du domicile, et les horaires de garde scolaire ne coïncident pas avec les horaires de travail.

C’est bien gentil, les hommages officiels et dans les médias, mais ce serait mieux d’organiser les choses de manière à leur faciliter réellement la vie.

CHS Cadillac (Gironde) :  On paie le prix des politiques contre la santé

Echo d'entreprise
24/03/2020

Chaque jour, les ordres et les contre-ordres tombent sur le personnel qui a vraiment l’impression d’être trimballé comme des pions. Les décisions mettent en danger soignants et patients. Pour des collègues ayant eu un contact avec un cas susceptible d’être touché par le Covid 19 ou pour ceux qui ont des symptômes, la seule consigne c’est de venir quand même au travail, mais avec un masque ! Pour les collègues pouvant travailler en télétravail ou par téléphone, comme les assistantes sociales par exemple, seuls y sont autorisés ceux qui ne peuvent pas avoir de garde pour leurs enfants.

Tous les services extérieurs ont été fermés pour rapatrier le personnel sur l’hôpital. La raison officielle, c’est qu’il faut se préparer à la prochaine vague d’épidémie. Mais cela se fait au détriment des autres patients, de ceux qui attendent un rendez-vous en CMP ou en hôpital de jour. Pour libérer deux services en cas d’épidémie, les patients ont été envoyés dans d’autres services. Résultat : des patients se retrouvent entassés, quelquefois à cinq dans une chambre !

Les hospitaliers subissent au quotidien les conséquences de la politique passée et présente contre la santé, avec les suppressions d’effectifs, la chasse aux économies. Et avec la crise sanitaire actuelle, les conséquences peuvent en être dramatiques !

CHS Cadillac (Gironde) :  Face à la crise, la direction fait du cinéma

Echo d'entreprise
24/03/2020

Dans les services soignants comme dans les ateliers, les cuisines et la blanchisserie, les transports, on manque toujours de gel, de masques, de gants, même de savon, de tout le matériel nécessaire pour se protéger et protéger les patients. Macron dit qu’on est "en guerre": sauf que les travailleurs sont en première ligne… sans les armes !

Face à cette pénurie, la direction a envoyé à chacun un tutoriel expliquant comment fabriquer soi-même notre masque… Alors que la situation est grave, la direction n’a que du bricolage à proposer.

PIC Cestas (Gironde) :  La direction joue avec la peau des travailleurs

Echo d'entreprise
23/03/2020

Lundi 16 mars, le gouvernement décrétait le confinement pour  se mettre, disait-il, en guerre contre le coronavirus.

La direction de la plateforme de tri courrier de Cestas et plus largement celle de La Poste, n’a pas eu, quant à elle, envie d’aller au front !

Cette plateforme est restée ouverte toute la semaine, mettant en danger les travailleurs. L’argument avancé était la nécessité d’assurer un service public. Comme s’il était vital de recevoir, publicité, recommandé, courrier et factures en ces périodes de risques de propagation.

Aucune protection n’avait été prévue, pas de gel, pas de gants, alors qu’on manipule toute la journée, des lettres, des colis, ordinateurs, des bacs. Finalement la direction, devant le peu de candidat aux risques, décidait de fermer le centre……. uniquement samedi 21. Alors beaucoup d’entre nous ont utilisé cette semaine là, le droit de retrait, ou se sont arrêtés en maladie, ou ont posé des congés, les intérimaires ou les CDD étant eu coincés et contraints de venir.

Mais la fermeture n’a été qu’éphémère, puisque dès ce lundi, la direction rouvre le centre, prétextant qu’elle a mis en place tout pour la sécurité. Les mesures sont loin, très loin d’assurer la sécurité des 700 salariés que compte la PIC de Cestas. Du gel hydro-alcoolique est arrivé, et un sens de circulation pour entrée et sortir du centre a été instauré. De vraies mesures de guerre ! Pour les masques et les gants, la direction se transforme en spécialiste médicale puisqu’elle certifie qu’ils ne sont pas nécessaires.

Le centre qui n’a aucun intérêt vital pour la population doit fermer immédiatement, et les salaires versés intégralement. Cela, La Poste ne le fera pas d’elle-même, il faudra que nous l’imposions collectivement.

 

Ariane Group - Le Haillan :  Face aux criminels, restons chez nous

Echo d'entreprise
22/03/2020

Après une semaine de chômage technique du fait du covid-19, la direction d’ArianeGroup veut dès mardi 24 mars rouvrir certains sites comme celui du Haillan pour des productions de matériel... militaire ! Jugées selon elle sensibles !

Dès lundi 23/03, elle convoque les syndicats pour une information/consultation réglementaire qui de toute façon est purement consultative.

Alors que le confinement est devenu une nécessité impérieuse de santé publique, non seulement pour les travailleurs d'Ariane mais pour leur famille et pour toute la population, alors que l’enjeu n’est rien moins qu’une question de vie ou de mort, l’attitude de la direction est irresponsable.