Au nom des travailleurs

Article de presse
01/06/2017

Guillaume Perchet et Nelly Malaty font campagne pour le compte de Lutte ouvrière dans le but de relayer les intérêts des travailleurs.

Ils ne s’engagent pas dans les législatives pour gagner mais pour profiter d’une chambre d’écho permettant de « faire entendre le camp des travailleurs », comme l’affirme leur slogan. En l’occurrence, Lutte ouvrière présente des candidats dans toutes les circonscriptions de la Gironde.

Guillaume Perchet et Nelly Malaty sont à l’œuvre dans la sixième. Candidat titulaire, le premier milite à LO depuis vingt-cinq ans et s’est déjà présenté à des élections à de multiples reprises. Il a notamment conduit une liste aux Régionales 2015.

Mobilisée sur le terrain depuis plus longtemps encore, Nelly Malaty a exercé un mandat de conseillère municipale (d’opposition) à Mérignac, de 2001 à 2008. La liste qu’elle chapeautait avait totalisé plus de 5 %.

Prolonger le geste d’Arthaud

« Cette expérience politique m’a permis de connaître la gestion d’une commune et de mieux porter la parole des travailleurs, dit-elle. Ce fut notamment le cas pour les salariés de Cofinoga et de Sogerma. »

Ces législatives 2017 sont une manière de « prolonger le geste de Nathalie Arthaud, candidate à la présidentielle », argumente Guillaume Perchet, électronicien dans la vie. Sachant que leur protégée a totalisé moins de 1 % des suffrages dans les trois cantons de la sixième circonscription. Candidate titulaire dans cette même zone aux précédentes législatives, Nelly Malaty n’avait pas fait mieux, recueillant à peine 0,43 % des suffrages.

À chaque échéance, « nous essayons de faire prendre conscience aux travailleurs que la seule solution de sortie, c’est de se battre pour nos revendications. On n’y arrivera pas autrement que par la mobilisation collective », soutient Guillaume Perchet.

Clairement, LO n’attend rien du président Macron. « Il symbolise un gouvernement de combat au service du patronat, comme Sarkozy et Hollande avant lui. On ne pourra se défendre que si on est prêt à combattre collectivement. »

Et n’allez pas leur parler d’un rapprochement éventuel avec La France insoumise. « Mélenchon veut obtenir une majorité à l’Assemblée nationale, il n’appelle pas à la lutte. Son discours, c’est du pipeau. Un vrai marchand d’illusions. »

Interdiction des licenciements

Localement, les candidats LO font campagne en relayant les principales idées portées par leur parti : interdiction des licenciements et répartition du travail entre tous, augmentation des salaires, des pensions à plus de 1 800 euros net, suppression du secret des affaires ou encore diriger l’argent public vers les services publics que sont l’éducation, les transports publics et la santé.

Guillaume Perchet estime que la société est arrivée à un stade critique. « Le FN a engrangé plus de 10 millions de voix au second tour de la présidentielle et le grand patronat mène une guerre sociale sans fin contre les travailleurs, dont le niveau de vie ne cesse de baisser. Si on ne change pas de société, la situation sera pire dans cinq ans », tranche le candidat trotskiste, espérant que les actions sur les marchés et le porte-à-porte permettront de réveiller un maximum de consciences.

Olivier delhoumeau