Renault Trucks -Vénissieux Saint-Priest

Publicité mensongère

Brève
21/02/2024

Le bâtiment où environ 650 travailleurs assurent la logistique des pièces de rechange (PR) des camions doit être déplacé de Vénissieux à Saint-Priest. La direction a eu droit à des articles de presse pour vanter la construction de la nouvelle PR : transition écologique oblige, 400 arbres devront y être plantés et le bâtiment sera à « énergie positive ». Par contre, la direction annonce qu’il y aura 500 postes. C’est donc une réduction d’effectif qui s’annonce dans ce secteur.

    Voici le futur que nous réservent les capitalistes si on ne change pas la société :  des usines « écolos » avec des travailleurs exploités dedans et des chômeurs autour.

Syensqo (ex-Solvay) – Saint-Fons (Rhône)

Débrayage contre les suppressions d’emplois

Brève
14/02/2024

Rassemblement devant l’usine le 14 février 2024

Mercredi 14 février, plusieurs dizaines de travailleurs du site et de différentes entreprises chimiques ou industrielles de la région, se sont rassemblés devant l’usine de Saint-Fons, à l’appel de la CGT, pour protester contre la suppression de 47 emplois directs sur environ 260. Le nouveau groupe Syensqo, issu de la scission de Solvay en deux entités séparées, a annoncé un plan d’économies de 27 millions d’euros à l’échelle mondiale, fermant ici l’atelier qui fabrique la vanilline et supprimant aussi des emplois aux États-Unis et en Chine.

Cela fait plusieurs années que les bénéfices se comptent en milliards ; chaque année, les actionnaires touchent plus de 430 millions de dividendes, et la PDG s’est vu octroyer un bonus de 12 millions d’euros pour avoir organisé la scission : cet argent s’est accumulé sur l’exploitation des travailleurs, il faudrait réquisitionner les profits pour maintenir les emplois et les salaires de tous !

 

Cotelle – Rillieux (Rhône)

« 104 familles sacrifiées »

Brève
14/02/2024

Rassemblement devant l'usine Cotelle le 14 février 2024

     La direction de Cotelle, filiale de Colgate-Palmolive, a annoncé la fermeture de l’usine de Rillieux pour septembre 2024. Cette usine qui conditionne la Javel Lacroix et les doses de Soupline emploie 104 salariés qui seraient tous licenciés. Le prétexte invoqué pour condamner les travailleurs au chômage est le déclin des ventes.

     La direction ne propose aucune solution de ré-emploi et a prévu de concéder un mois de salaire par année d’ancienneté, avec un maximum de 24 mois. C’est scandaleux alors que ces travailleurs ont enrichi les actionnaires de Colgate-Palmolive durant des années. Colgate figure parmi les leaders mondiaux des produits d'hygiène et d'entretien et emploie 33 800 salariés dans le monde. D'ailleurs le groupe CP se porte bien : pour l’ensemble de l’année 2023, le bénéfice net s’est élevé à 2,3 milliards de dollars, contre 1,8 milliard l’année précédente.

     Les travailleurs ont organisé des débrayages avec rassemblement devant l’usine le 9 et le 14 février lors de la venue du journal Le Progrès et de France3. Ils s’opposent à la fermeture. Et de toutes façons, si Colgate a décidé de fermer cette usine, ce n’est pas aux salariés d’en faire les frais, et le groupe a les moyens de les indemniser pour assurer leur avenir. Les travailleurs de Cotelle  n’ont pas dit leur dernier mot..

Fermetures de classes

Jeunesse populaire sacrifiée

Brève
11/02/2024

     La petite baisse du nombre d’élèves attendue dans les écoles de la région l’an prochain devrait être une occasion d’alléger légèrement les classes surchargées. Mais non, c’est encore une occasion de faire des économies. Dans le Rhône, 118 classes en moins (279 fermetures contre 161 ouvertures). C’est 10 dans la Loire, 27 en Isère, etc.

     Par exemple, à l’école Maria Callas de Montreynaud, quartier populaire de Saint-Étienne, une classe va fermer alors qu’il y a plus de 30 élèves par classe. Une mobilisation des parents et enseignants, très suivie, a déjà eu lieu ce vendredi 9 février, et elle va se poursuivre.

     Écoles, hôpitaux, Ehpad… les classes populaires sont sacrifiées sur l’autel des économies et des profits.

Hôpital militaire Desgenettes – Lyon

La guerre se prépare

Brève
06/02/2024

L'hôpital Desgenettes à Bron

     En 2021, il était prévu d'associer l'hôpital militaire Desgenettes, dont l'activité avait déjà été bien réduite,  aux Hospices civils de Lyon. L'essentiel des activités restantes devaient cesser et plusieurs dizaines d'employés devaient être transférés vers l'hôpital Édouard Herriot.

      Le projet est aujourd'hui abandonné, Desgenettes va rester en service en prévision des guerres futures. Sébastien Lecornu, ministre des armées, l'a affirmé, les hôpitaux militaires doivent se préparer à des guerres de haute intensité. La préparation à la guerre se concrétise chaque jour. Ici, en anticipant l'accueil des soldats blessés qui auront servi de chair à canon pour le plus grand profit des marchands de mort.