Clinique Kennedy – Montélimar (Drôme)

Une première grève qui en appelle d’autres

Brève
16/01/2020

     Les travailleurs de la clinique Kennedy à Montélimar ont fait six jours de grève, du jeudi 9 au mardi 14 janvier. Aides-soignantes, infirmières, administratifs réclamaient des augmentations de salaires, et une amélioration des conditions de travail, car leurs plannings changent trop souvent.

     Alors que la clinique appartient au groupe Ramsay Santé, leader de l’hospitalisation privée en France, avec des milliers de salariés, et un chiffre d’affaires de plus de 3 milliards d’euros, la direction a refusé de satisfaire les revendications, et s’est seulement engagée à payer la moitié des jours de grève et à négocier sur le montant de la prime Gilets Jaunes.
     Malgré cela, les grévistes sont fiers de leur mouvement, la première grève dans cette clinique, et les liens tissés au cours de ces journées seront précieux pour les combats à venir.

Renault Trucks (groupe Volvo) – Vénissieux – Saint-Priest

Coup de colère sur les salaires

Brève
15/01/2020

Un rassemblement à Renault Trucks en juin 2015

     A Renault Trucks, l’annonce par la direction d’une augmentation de 1% seulement a suscité la colère. Mardi 14 janvier, des débrayages ont eu lieu à l’usine de Vénissieux. Et à l’usine Ponts-essieux de Saint-Priest, une majorité d’ouvriers se sont mis en grève : ils revendiquent une augmentation de 100 €.

     La grève a continué mercredi à l’usine Ponts, toujours très suivie, surtout en équipe d’après-midi. Et à Vénissieux, plus de 100 travailleurs, qui avaient débrayé, ont envahi la réunion de négociations.

     A l’usine, tout le monde sait que le PDG de Volvo a eu une augmentation de plus de 10% et que les actionnaires ont été très bien servis. Aussi, ce n’est pas l’infime concession de la direction, de passer de 1 à 1,2% qui risque d’éteindre la colère !

Grenoble (Isère)

Les enseignants passent le gouvernement à la casserole

Brève
15/01/2020

Ce mercredi 15 janvier, la mobilisation contre la réforme des retraites avait comme rendez-vous principal un rassemblement devant le rectorat. Outre le refus de voir leurs pensions fortement amputées par l’application du plan Macron-Philippe, environ 300 enseignants, rejoints par des représentants des secteurs en grève ont dit leur colère contre l’aggravation de leurs conditions de travail et dénoncé la mise en œuvre catastrophique dans les jours qui viennent des épreuves anticipées du bac en classe de première.

Un concert de casseroles et des slogans qui montrent qu’une minorité est bien décidée à de rien lâcher et à continuer de se faire entendre.

Ugitech (Savoie)

Surexploitation pour les uns, surprofits pour les autres

Brève
14/01/2020

Ugitech est une entreprise spécialisée dans les produits longs en aciers inoxydables. Sa direction s'est vantée dans la presse locale de son bilan de l'année écoulée. En 2018, les actionnaires avaient engrangé un bénéfice de plus de 18 millions d'euros. Pour 2019 la direction évoque, en termes choisis, un « résultat largement correct qui satisfait », et ce malgré un recul des marchés et de la production. Autrement dit, la rentabilité a augmenté et cela a effectivement de quoi la satisfaire.

Du point de vue des 1 200 travailleurs du site d'Ugine, la réalité est bien différente. Durant l'année écoulée, 36 000 heures de chômage partiel et des congés ont été imposés et des dizaines d'intérimaires ont été licenciés. Quant aux plannings, ils ont également été modifiés pour livrer dans les délais les plus courts. En d'autres termes, c'est en aggravant l'exploitation que les actionnaires continuent à s'enrichir. Une leçon qui ne peut que nourrir l'envie des travailler de se faire entendre et de rendre les coups.

Crèche ZI de Ladoux "Les balladoux" (Puy-de-Dôme)

La couche est pleine

Brève
10/01/2020

Le personnel de la crèche inter-entreprises, «Les Balladoux», de la ZI de Ladoux, près de Clermont-Ferrand est en grève depuis le 16 décembre. Les 1 200 euros mensuels que ces femmes touchent pour s’occuper des enfants, en grande partie du personnel Michelin, les laissent à découvert chaque mois.

La crèche, acceptant les enfants malades, permet aux parents de ne pas s’arrêter ou de reprendre leur travail plus tôt. Michelin, notamment, y gagne. Mais le personnel de la crèche qui tombe souvent malade, perd trois jours de carence ou vient travailler malade.

Le 8 janvier, la direction, pensait peut-être qu’une augmentation de 25 euros brut par an sur la prime de panier et la suppression d’un jour de carence par an sur le premier arrêt pour maladie, suffiraient pour que le travail reprenne.

Mais la grève continue, les «balladettes» se battent pour leur dignité ; elles veulent obtenir la fin des trois jours de carence, et le respect pour leur travail qui doit se concrétiser par des augmentations de salaire.