Clermont-Ferrand

Les Urgences du CHU en grève

Brève
12/08/2018

Depuis jeudi 2 août, à l'appel des syndicats CGT, FO, SUD et UNSA, le personnel de l'accueil des Urgences a fait grève pour obtenir des postes supplémentaires, notamment d'aides-soignants et d'infirmières. Il dénonce aussi le manque de places : avec près de 200 entrées par jour, les couloirs sont occupés par les lits et les brancards des patients.

Cela rend la situation tellement tendue, que suite à une série d'incidents et de relations difficiles avec le public et certains patients, l'une des revendications porte aussi sur l'obtention d'une équipe de sécurité, nuit et jour.

La direction promet de tenir compte de ces demandes, mais elle met aussitôt en avant le manque de budget et de moyens.

La santé des patients et du personnel ne fait pas partie des Urgences au CHU.

Foyers logements de la ville de Lyon

3% plus cher pour les retraités les plus modestes

Brève
07/08/2018

L'ancien maire de Lyon, Gérard Collomb, aujourd'hui ministre qui approuve toutes les décisions du gouvernement

     Sur les loyers payables en juin, la ville de Lyon a augmenté le prix des foyers-logement de 0,52 € par jour, soit 2,33 %. Cette mesure vient s'ajouter à la baisse des APL décidée par le gouvernement. Au total les résidents doivent débourser 3% de plus pour se loger.   

     Cela touche des personnes qui ont des retraites parmi les plus petites. Pendant ce temps le montant des pensions reste bloqué. La plupart diminuent même, à cause de la hausse de la CSG.

     Lors de la baisse des APL, le gouvernement avait annoncé que les "bailleurs sociaux" devraient diminuer les loyers des allocataires afin qu'ils ne soient pas pénalisés. Apparemment il n'en est pas question pour la ville de Lyon, bien d'accord avec le gouvernement pour attaquer les retraités modestes.

Poulet au plastique

Le goût du profit

Brève
02/08/2018

Dans la Haute-Loire, à Paulhaguet, une famille a trouvé plusieurs morceaux de plastique dans la chair des nuggets de poulet surgelés Maître Coq !

Contacté, le groupe LDC (marques Le Gaulois, Maître Coq, Loué, Marie…), fabriquant des nuggets incriminés, a curieusement indiqué qu'il "pourrait s'agir d'un morceau de type housse qui est utilisé pour protéger les produits au cours des différentes étapes de fabrication".

C'est le même Maître Coq, le mois dernier, qui avait été pointé pour les conditions de vie insalubres et choquantes (surdensité, litière sale et corrosive, poussière, ammoniac) d'un de ses élevages en Vendée et le gavage systématique des animaux aux antibiotiques.

Le groupe LDC, aussi peu regardant sur les conditions d'élevage, n'est visiblement pas plus exigeant sur les conditions de travail, d'hygiène et de production. C'est la course aux profits qui passe avant tout.

Besse (Puy-de-Dôme)

Indécrottable profiteur

Brève
02/08/2018

Dans le touristique Sancy, un éleveur, propriétaire de trois restaurants de Besse, n'a pas pu ouvrir deux d'entre eux pour la saison estivale. Il se plaint du manque de personnel, que les allocations chômage, soi-disant trop élevées, n'encourageraient pas à travailler…

A la porte de sa pizzeria fermée, il a même placardé une affichette dans laquelle il invite sa clientèle à aller dans son autre établissement "en attendant que les chômeurs rentrent de vacances" ...

Voilà un monsieur qui voudrait disposer de salariés totalement précaires, jetables à tout moment, avec des horaires à rallonge et un salaire le plus bas possible. Sauf que, ne lui en déplaise, à vouloir trop, il se retrouve sans : sans travailleur et sans restaurant !

Miribel - Les échets (Ain)

Esclavagistes des temps modernes

Brève
31/07/2018

La gendarmerie de l'Ain vient de mettre à jour les méthodes de trois maraîchers de la Côtière, aux portes de Lyon, qui exploitaient plusieurs dizaines de travailleurs polonais avec la complicité du gérant d'une société d'intérim officiellement basée en Pologne. Non déclarés, payés 5 euros de l'heure, pour des semaines de 50 ou 60 heures, ces travailleurs se voyaient en plus prélever entre 3 et 600 euros pour payer leur loyer dans un mobile-home.

La société polonaise, agence fictive de travailleurs détachés, ne payait de cotisations sociales ni en France ni en Pologne, tandis que les maraîchers bénéficiaient directement de cette fraude. Plus de 350 000 euros en liquide ont été saisis chez eux.

Le recours à des travailleurs saisonniers sous-payés est aussi courant que légal dans le ramassage des fruits et légumes. Le système des travailleurs détachés permet déjà aux patrons de payer très peu leur main-d’œuvre. Mais c'est encore trop pour certains patrons qui n'hésiteraient pas, si on les laisse faire, à faire ramasser leurs salades par des esclaves menés au fouet.