Clermont-Ferrand

Des promesses d'embauches au compte-goutte d'aides-soignants sous-payés

Brève
25/10/2021

En septembre 2022, 19 élèves pourront bénéficier d'une formation en apprentissage sous la houlette de l'Institut des métiers de Clermont-Ferrand. Ils alterneront 22 semaines de cours et 22 semaines de stage.

Donc, l'an prochain, si tout se passe bien, 19 apprentis viendront à mi-temps et à paye très réduite renforcer de façon insignifiante les effectifs dramatiquement insuffisants des aides-soignants sous-payés.

Quand on sait qu'il y a déjà plus de 100 000 postes à pourvoir et que les salaires de la profession ne permettent pas de vivre correctement, c'est ridicule.

CHU Estaing (Clermont-Ferrand)

Une situation qui va s'aggraver au Service des Urgences pédiatriques

Brève
25/10/2021

Interrogé par le quotidien régional, le chef de service des Urgences pédiatriques fait part de son inquiétude avec l'arrivée de la prochaine réforme du financement des urgences pédiatriques.

Celle-ci va aggraver une situation déjà très tendue en moyens humains et matériels. Les budgets devant être octroyés en fonction de l'âge des patients, les services s'occupant des plus jeunes auront donc désormais encore moins. "Dans notre service, nous avons un absentéisme qui approche 25 %". Les enfants qui ne pourront être accueillis devront être redirigés vers d'autres hôpitaux, y compris hors Région, malgré l'urgence vitale.

Financer l'hôpital "quoiqu'il en coûte" n'a jamais été la priorité des gouvernements, plus attentifs à la santé des affaires et des actionnaires qu'à la santé de la population.

Enseignement

La précarité continue de se généraliser

Brève
25/10/2021

Les professeurs des écoles, ceux qu'on appelait avant instituteurs, ont dénoncé avec colère, devant le rectorat de Clermont-Ferrand mercredi dernier, le fait que l'Etat, leur employeur, n'embauche pas ceux qu'il a pourtant désignés.

En effet, pour être professeurs des écoles, il faut passer un concours. Cette année, en Auvergne, 131 candidats ont été retenus par l'administration : 96 d'entre eux ont été nommés directement sur les postes à pourvoir. Et les 35 suivants, sur la liste complémentaire, doivent attendre que les postes se libèrent au fur et à mesure.

Mais au lieu de prendre les reçus de la liste complémentaire qui attendent d'avoir un emploi et une paye, l'Etat embauche du personnel précaire et à durée limitée.

En rognant sur le budget de l'Education, l'Etat maltraite son personnel enseignant, au détriment des enfants.

Sud-Isère

Hôpitaux au bord de la rupture

Brève
24/10/2021

Devant l'hôpital psychiatrique de Saint-Egrève en mai 2021

Face à la dégradation catastrophique des établissements de soins, des responsables d'hôpitaux et cliniques ont organisé une conférence de presse au CHU de Grenoble pour dire leur inquiétude : manque dramatique d'aides-soignants, d'infirmières, de médecins et autres personnels, qui entraîne suppressions de lits, arrêts d'examens médicaux, fermetures de blocs opératoires, embolies des urgences, etc. C'est l'enfer pour le personnel, disent-ils même.

La situation a en effet empiré avec la crise du Covid et l'obligation du passe-sanitaire, mais cela fait des dizaines d'années que la dégradation des hôpitaux est organisée par les gouvernements qui se sont succédé, de droite comme de gauche. Avec la complicité des responsables d'établissements qui l'ont mis en œuvre sans état d'âme, diminuant les effectifs, obligeant le personnel à travailler dans des conditions toujours plus dures et épuisantes, sanctionnant ceux qui refusaient de subir sans rien dire.

Le personnel hospitalier ne devra compter que sur ses propres forces et surtout pas sur ces 'responsables' !

Lycée professionnel Marc Seguin - Vénissieux

Du discours à la réalité

Brève
19/10/2021

Une grève au LEP Marc Seguin en 2017

     Lundi 18 octobre, la quasi totalité des enseignants du LEP Marc Seguin ont fait grève pour dénoncer les classes surchargées et la multiplication des incidents. Ils réclament aussi l'embauche de personnel de vie scolaire pour mieux s'occuper des élèves.

     Alors que le gouvernement et son ministre de l'Education Blanquer se targuent de mettre l'élève au centre de leurs préoccupations, les enseignants de Seguin rappellent les conséquences graves de leur politique. Enseignants et élèves de milieux populaires sont légitimes à avoir des conditions de travail dignes pour tous.