La SNCF se moque des usagers

Brève
19/10/2018

La direction de la SNCF s'en prend aux cheminots, mais elle s'en prend aussi aux usagers : Depuis le 29 septembre, elle a fermé le guichet de la gare de l'Isle d'Abeau, ne laissant qu'un distributeur automatique, périodiquement en panne.  C'était le cas samedi 13 octobre, et de ce fait, des voyageurs ont dû prendre le train sans pouvoir acheter de billet… avant d'être verbalisés.

La SNCF se fiche pas mal des conditions de transport de ses clients, du moment qu'elle peut gagner plus d'argent. Exemple : sur le réseau national, depuis le 27 septembre, les billets SNCF Prem's à prix réduit ne peuvent plus être donnés ou revendus à d'autres voyageurs, étant obligatoirement au nom de leurs acheteurs. Elle espère ainsi que ses clients achèteront des billets échangeables beaucoup plus chers !

Clermont-Ferrand

Les migrants n'ont toujours pas de logements

Brève
18/10/2018

Une centaine des migrants qui campent sur la place du 1er Mai ont commencé à être emmenés vers le gymnase des Cézeaux. Une autre partie devrait être casée dans un autre gymnase à Montferrand et une quarantaine devrait trouver place dans un hôtel.

Ce ne sont toujours pas des logements pérennes : la préfecture l'admet tout à fait, car elle précise que c'est provisoire. Et elle aura donc mis près d'un mois et demi pour trouver un abri temporaire !

Cela ne fait que cacher la misère. Car ce qui manque, ce ne sont pas les logements vides à Clermont-Ferrand, mais la volonté politique de mettre fin à la mise à rue des sans-logis, migrants ou non.

Anciens verriers de Givors (Rhône)

Une justice de classe

Brève
13/10/2018

L'ancienne verrerie de Givors

     Après un refus du ministre du Travail, puis du Tribunal administratif, c’est maintenant la cour d’appel administrative qui a refusé de reconnaître l’ancienne verrerie de Givors comme site industriel amianté.

     La demande en avait été faite en 2013 pour cette verrerie fermée en 2003. Depuis la fermeture, bien des anciens verriers sont tombés malades ou décédés suite à l’exposition à des produits hautement toxiques et dangereux, dont l’amiante. Certains ont obtenu la reconnaissance individuelle en maladie professionnelle, mais la reconnaissance de l’entreprise permettrait aux autres d’avoir un suivi médical et de partir en préretraite. Car le cancer de l’amiante peut se déclarer bien après, et ils peuvent donc tomber malades à tout moment.

     Dans la verrerie, l’amiante était partout pour se protéger de la chaleur, certains portant même des combinaisons en amiante. Mais le dernier repreneur de la verrerie, OI Manufacturing, conteste la présence généralisée d’amiante. Et la cour administrative d’appel a jugé qu’elle manquait d’éléments pour accepter le classement !

     Pour tous ces gens-là, les ouvriers ont juste le droit de travailler et se taire pour faire rentrer l’argent dans les poches des actionnaires, et tant pis s’ils en tombent malades ou s’ils en meurent. Mais les anciens verriers ne baissent pas les bras. Pour eux, le combat continue !

Enhance Aéro (Aulnat)

Des salariés prisonniers de la liquidation judiciaire

Brève
12/10/2018

La plupart de la soixantaine de salariés d'Enhance aéro ne touchera plus son salaire à partir du 15 octobre. En effet, cette société de maintenance aéronautique a été mise en liquidation judiciaire par le tribunal de Clermont-Ferrand et une procédure de reprise de l'entreprise va s'ouvrir à cette date. Et l'AGS (Association pour la Gestion du régime d’assurance des créances des Salaires) qui assure le versement des salaires en cas de défaillance a épuisé les 45 jours d'obligation légale.

Tant qu'ils ne sont pas licenciés en bonne et due forme par un repreneur éventuel, les salariés de cette entreprise qui compte 28 travailleurs à la maison mère d'Aulnat, les 15 de la filiale de maintenance Enhance Aéro Technic et les 15 autres de la filiale BCA, doivent attendre, même s'ils savent qu'ils ne seront plus payés ! Sinon, ils perdent tous droits au chômage.

C'est la double peine : perdre probablement son emploi et devoir attendre sans même être payé.

AFPA

Elles sont en danger !

Brève
12/10/2018

Rassemblement devant l'AFPA de Vénissieux le 11 octobre 2018

     Un débrayage était organisé jeudi 11 octobre, avec un rassemblement devant l’AFPA de Vénissieux.

     Le gouvernement, qui parle de la nécessité de la formation pour lutter contre le chômage, vient d’annoncer la suppression de 550 postes dans les AFPA du pays. Soit presque 10 % du total. Cela fait suite à une saignée depuis 2008 de 42 % des effectifs. Les gouvernements, de gauche comme de droite, ont démantelé cet établissement public de formation, en sabrant les budgets, entrainant des suppressions de formations, des mobilités forcées du personnel, des licenciements ou des démissions.

     Le 18 octobre prochain, lors d’un CCE la Direction devrait faire des annonces qui pourraient aller encore plus loin que celles du gouvernement. Le personnel reste mobilisé !