SNF – Andrézieux-Bouthéon (Loire)

L'apprenti sorcier

Brève
07/04/2020

René Pich, le richissime patron de l'entreprise chimique SNF, a décidément l'écriture facile. Alors qu'il qualifiait dans une note destinée aux cadres de "rats qui se terrent dans leur trou" les ouvriers qui refusaient de venir risquer leur vie sur l'autel de ses profits, il a annoncé dans une autre note avoir acheté pour ses salariés des stocks de chloroquine, dont il vante les louanges sans bien sûr rien n'y connaître…

Pour assurer coûte que coûte la production et surtout ses profits, il est prêt à miser sur un médicament dont l'efficacité n'est pas prouvée et qui ne remplace de toute façon pas les masques que les ouvriers n'ont pas. Mal lui en a pris : il a été mis en garde à vue pour "exercice illégal de la médecine".

Reste à ce que les travailleurs le mettent un jour "en garde à vue" pour exercice de l'exploitation à tout crin.

Laurent Wauquiez

Le ridicule ne tue pas

Brève
06/04/2020

Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, a décidé d’envoyer des kits de protection à des professionnels de santé. Pour ne pas faillir à sa modestie légendaire, il n’a rien trouvé de mieux que d’appeler cette opération « les taxis de la Marne ».

Hormis le fait qu’à l’époque, plus de 1 000 taxis furent mobilisés, contre 6 véhicules aujourd’hui, c’est vraiment de la récupération politique dont fait preuve Wauquiez.

En jouant l’air à la mode de l’union nationale, il imagine nous faire oublier sa participation au gouvernement de Sarkozy qui a contribué, comme ses prédécesseurs et ses successeurs, à réduire les moyens des hôpitaux.

Dassault - Argonnay (Agglomération d'Annecy) - 74

Préparatifs pour produire des Rafales en plein confinement

Brève
30/03/2020

La direction Dassault cherche à faire reprendre le travail à 80 « volontaires » sur l’usine d’Argonay (450 salariés en période normale) dès les premiers jours d’avril. Sur l’ensemble des 9 sites français du groupe, plus de 1100 sur 8500 travailleurs sont eux aussi visés par cet appel à reprendre, alors que la semaine passée au moins 150 d’entre eux étaient déjà touchés par la maladie, sans compter les cas chez les intérimaires et prestataires et sous traitants sur sites !

La direction générale Dassault explique vouloir honorer ses contrats en particulier militaires : par exemple des « Rafales » devant être livrés à l’Inde en avril … Si la pandémie du covid19 ne fait pas assez de victimes, les marchands d’armes s’occuperont des survivants ! C’est ignoble et bien à l’image de la pourriture de ce système capitaliste !

Un chômage qui n’est pas prêt de baisser

Brève
26/03/2020

Les dernières statistiques mensuelles de Pôle emploi correspondant à fin février 2020 viennent d’être publiées. On sait déjà qu’elles sont déjà totalement dépassées. Au cours du mois de mars, l’épidémie de coronavirus a provoqué non seulement la mise au chômage partiel de milliers de salariés, mais surtout le licenciement de plusieurs milliers d’autres, non seulement les intérimaires, mais aussi les salariés en contrats à durée déterminée ou à temps partiel. Ces derniers constituaient presque la moitié des chômeurs officiellement recensés dans la Région comme dans le reste du pays.

Le nombre des chômeurs n’est donc pas en train de baisser, d’autant plus que le gouvernement n’encourage pas du tout à l’embauche. Lui-même fait appel aux jeunes retraités, aux étudiants et aux bénévoles, alors qu’il faudrait embaucher à tour de bras pour pallier au manque de personnel dans les milieux hospitaliers et médicaux. Et le même gouvernement prend des ordonnances permettant aux employeurs d’user au travail les salariés en poste, avec des semaines pouvant aller jusqu’à 60 heures, l’imposition du travail du dimanche et la réduction du temps de repos à 9 heures.

Travailleurs en activité ou au chômage, tous sont sacrifiés pour que vivent les profits !

Famar - Saint-Genis-Laval (Rhône)

Fermeture programmée d'une usine pharmaceutique

Brève
26/03/2020

Manifestation en juillet 2019 contre la fermeture de l'usine

     Bruno Lemaire, ministre de l’économie, a déclaré au Journal Le Progrès qu'il n'est pas question de laisser tomber l'usine Famar de Saint-Genis, seul fabriquant habilité à produire la Nivaquine  des laboratoires Sanofi sur le marché français. Évidemment avec la pandémie, le projet de fermeture de l'usine fait désordre, d'autant plus que la Nivaquine est fabriquée à partir de la chloroquine dont on parle beaucoup en ce moment. L’usine produit aussi l'azithromycine, un antibiotique associé aux traitements expérimentaux contre le coronavirus.

     L'usine est en redressement judiciaire depuis juin 2019, avec le chômage comme perspective pour les 250 travailleurs dès l’été 2020. Les grands groupes pharmaceutiques donneurs d'ordre comme Sanofi, Merck… voulaient transférer leurs productions ailleurs.
     Les dirigeants politiques au service des grands groupes pharmaceutiques attendent qu'il y ait une  épidémie catastrophique pour se préoccuper de l'avenir d'une usine et des travailleurs ô combien indispensables à la société. Quel cynisme !