Jtekt - Irigny (Rhône)

Une grève pour les salaires qui fait du bien !

Brève
29/06/2022

Les grévistes de JTekt à Irigny le 29 juin 2022

     Chez l’équipementier automobile Jtekt, la proposition de la direction d’augmenter les salaires de 4,3 % lors des négociations annuelles a mis les travailleurs en colère, car ils revendiquaient une augmentation uniforme de 120€ brut pour tous, plus juste pour les plus bas salaires.
     A l’appel des syndicats CGT, FO, CFDT et CFTC, des journées de grève ont été bien suivies sur les sites de Blois et de Dijon jeudi et vendredi, puis le mouvement s’est étendu sur le site d’Irigny en début de semaine : sur cette usine où les conditions de travail sont très dures et la dictature patronale pesante, cela faisait des années que les ouvriers ne s’étaient pas retrouvés aussi nombreux : ils se sont rassemblés devant l’usine, ils ont défilé dans les ateliers pour entraîner les autres, renouant avec le sentiment qu’il est possible de se faire respecter collectivement.
     Plusieurs lignes de production étaient à l’arrêt mardi, et la direction a finalement reculé sous la pression des grévistes rassemblés sous ses fenêtres.

CHU de Grenoble

Une dégradation continue et connue

Brève
27/06/2022

Une manifestation de soignants devant le CHU de Grenoble il y a deux ans

À Grenoble, après la Clinique mutualiste, l'hôpital de Voiron, et comme un peu partout en France, le CHU restreint drastiquement le fonctionnement des urgences la nuit, faute de personnel. Cette pénurie impacte aussi les autres services : la hiérarchie fait une pression continue sur le personnel pour reporter ou adapter les congés ; elle dirige rapidement les patients hospitalisés vers la sortie, ou renvoie vers d'autres établissements pour des examens médicaux qui ne se sont plus assurés au CHU.

Depuis des années les salariés protestent contre le manque de personnel et de moyens, mais les directions qui se sont succédé, comme de bons petits soldats, ont appliqué fidèlement la politique des gouvernements de gauche comme de droite.

Tous les politiciens et les hauts fonctionnaires de la santé étaient bien sûr parfaitement au courant de la situation du CHU. Quant à Olivier Véran, il y travaillait comme neurologue avant d'être élu député puis de devenir ministre de la santé durant trois ans ! Il est donc également bien placé pour savoir que l'argent qui ne va pas dans les hôpitaux va au grand patronat...

Aéroport Saint-Exupéry Lyon

Vol des salaires, pas de vols dans les airs

Brève
20/06/2022

Suite à la grève bien suivie de la semaine dernière et à un appel intersyndical, une majorité des salariés de l'ensemble des services d'Avia Partner se sont mis en grève ce samedi 18 juin pour réclamer, des augmentations de salaires, l'augmentation du panier repas et une prime de transport.

"Quand on voit tout le fric qu'ils font sur notre dos, ils peuvent bien nous augmenter" affirme l'un de ceux qui se sont rassemblés ce samedi matin sur l'aéroport à plusieurs dizaines pour exprimer leur colère. Si la direction ne leur donne pas satisfaction, les grévistes ont discuté de remettre ça la semaine prochaine, voire de chercher à étendre le mouvement aux autres entreprises de l'aéroport.
A suivre !

Soitec - Bernin (près de Grenoble)

La coupe est pleine et déborde

Brève
13/06/2022

Une grève spontanée à durée indéterminée a démarré ce week-end à l’usine Soïtec de Bernin qui fabrique des substrats silicium pour l’industrie électronique. En grève totale à 80%, les grévistes soutenus par la CGT, réclament une augmentation de leur rémunération et l’amélioration des conditions de travail.

Si Soïtec annonce une hausse de 50% de son chiffre d’affaires, un résultat net quasi triplé en un an et des actions qui flambent, l’entreprise le doit avant tout à une intensification du travail et aux bas salaires.

Alors ça ne passe plus. Les 60 € par mois d’augmentation générale accordés dernièrement ne suffisent pas. Comme les cadres dirigeants qui ont bénéficié de gros paquets d’actions, l’équivalent de une à trois années de salaire, les grévistes réclament eux aussi, l’équivalent de 16 000 euros en actions gratuites. A suivre…

Agglomération de Grenoble

Un toit pour tous !

Brève
13/06/2022

Depuis le 5 juin, à l’appel du DAL (Droit Au Logement), des familles expulsables ou des mal-logés se sont installés au centre-ville de Grenoble avec barnums, banderoles et tentes. Ils exigent l’arrêt des expulsions locatives, la réquisition des logements vides, et des conditions d’hébergement et d’hygiène dignes et adaptées. Ces familles en situation de détresse sont déterminées à ne pas bouger tant que l’Etat n’aura pas donné de réponses à leurs revendications.

Dans la métropole grenobloise, nombreux sont ceux qui se retrouvent à la rue : Il y a 17 000 demandes de logements sociaux en attente. Les promoteurs construisent des logements mais les prix sont inaccessibles pour les plus pauvres. 

Car dans cette société, tout est organisé pour les plus riches. Et quand on n’a pas d’argent, même les besoins les plus élémentaires comme se loger, ne sont pas assurés.