Collège de Giat (Puy-de-Dôme)

Des économies à tout prix

Brève
21/06/2018

Le Conseil départemental du Puy-de-Dôme a décidé la fermeture du collège public de Giat cet été. La bonne trentaine de collégiens de l'établissement devront, à partir de la prochaine rentrée de septembre, aller à Pontaumur (20 km), ou à Bourg-Lastic (27 km).

Les enfants sont désormais condamnés à faire des heures de transport pour aller à l'école ou en revenir. Et la commune perd un nouveau service public, après la suppression de la gendarmerie, de l'internat du groupe scolaire, et de la classe de 3ème du collège.

Le petit nombre d'élèves de ce collège était perçu jusque là comme un avantage. Visiblement, l'Education nationale et le Département n'y ont vu qu'une tare qu'il fallait supprimer. Tant pis pour les enfants !

Michelin

Grève à Blavozy (Haute-Loire)

Brève
20/06/2018

Jeudi 14 juin, les travailleurs de l’usine Michelin, à côté du Puy-en-Velay, ont fait grève. Ils revendiquent notamment une augmentation de salaire net mensuel de 450€, l’amélioration des conditions de travail ou encore l’embauche en CDI, des CDD et intérimaires.

Michelin affiche 2,7 milliards d’euros de bénéfice : il a les moyens de payer.

Ces revendications concernent tous les salariés. Ils ont raison de manifester.

SNF – Andrézieux- Bouthéon (Loire)

Les travailleurs relèvent la tête

Brève
18/06/2018

Les grévistes de la SNF le 18 juin 2018

     Du jamais vu sur le site de cette usine  de 1200 salariés proche de Saint Etienne : lundi 18 juin, près de 200 travailleurs sur environ 300 grévistes se sont retrouvés aux portes de l’usine. L’ensemble de la production s’est arrêtée car la majorité des grévistes sont des ouvriers postés.

     Le groupe SNF produit des polymères servant au traitement des eaux ainsi qu’à l’industrie pétrolière dans 18 usines à travers le monde. Trois autres sont prévues à court terme.

     Cette multinationale « familiale » au chiffre d’affaires de 2,5 milliards prétend perdre de l’argent sur le site d’Andrézieux-Bouthéon et n’accorde que 1,4% d’augmentation de salaire et une prime de 250 euros. Bien loin des revendications du personnel qui revendique 100 euros d’augmentation générale ainsi que 1 000 euros de prime.

     La grève a été reconduite et les ouvriers de nuit ont préparé des barbecues pour l’équipe de nuit.

Gare de Grenoble - Nettoyage

Les ouvriers font reculer le patron

Brève
18/06/2018

Après une journée de grève de l’ensemble des ouvriers de « La Pyrénéenne » qui nettoient la gare de Grenoble et face à la menace d’une grève illimitée, le patron, venu sur place, a finalement cédé en payant ce qu’il devait...sur 3 ans : 

Heures supplémentaires et complémentaires régularisées et au taux réactualisé, travail exceptionnel du dimanche payé à 100%, compléments maladie, prime de transport, prise en charge à 50% des transports en commun, et vêtements de travail adaptés. Reste la reconnaissance des qualifications que le patron s’est engagé à revoir.

Moralité : quand les travailleurs se font respecter tous ensemble, ça paye !

Grenoble

"Silence… les patrons travaillent !"

Brève
15/06/2018

C’est le propos d’un policier pour demander à des manifestants de faire moins de bruit : à l'occasion de la tournée de départ de Gattaz, ils étaient venus sous les fenêtres d’une assemblée du MEDEF, à l’appel de la CGT, ce jeudi 15 juin, au pied d’un imposant (et tout récent) immeuble des patrons du BTP.

Mais les manifestants, CGT et Solidaires, n'étaient pas venus pour se taire et ont continué à scander leurs slogans. Plus de cinquante policiers mobilisés pour protéger la réunion ont alors fait leur cinéma, "maintenant les manifestants sur le trottoir" : les travailleurs n'étaient visiblement pas les bienvenus. C'est d'ailleurs bien pour ça qu'ils étaient là !