AESH – Académie de Lyon

Une régression et des licenciements inacceptables

Brève
26/11/2020

     Dans l'académie de Lyon (Rhône, Loire, Ain), 26 AESH (Accompagnants d'élèves en situation de handicap) vont être licenciés. Ils ont refusé de signer un "avenant" à leur contrat, dégradant leurs conditions de travail.

     Auparavant, ces AESH avaient un emploi du temps fixe. Ils pouvaient ainsi non seulement s'organiser pour les déplacements, mais cela permettait de mieux suivre les enfants handicapés dont ils avaient la charge. À présent, ils sont attachés à une zone, et donc peuvent être envoyés du jour au lendemain dans une école plus lointaine, et pourront avoir à s'occuper de plus d'enfants dans une même semaine. Par exemple, un AESH de Saint-Étienne pourra être envoyé à Bourg-Argental, à plus d'une demi-heure d'une route peu sûre. Et, avec à peine plus de 800 € de salaire, tous ne disposent pas d'une voiture.

     Attaquer les conditions de travail des AESH, licencier ceux qui ne veulent ou ne peuvent s'y résigner, dégrader l'accompagnement des élèves handicapés, un bon exemple de "l'école inclusive" prétendument chère au ministre.

Général Electric - Villeurbanne

Grève reconductible

Brève
23/11/2020

Les grévistes de General Electric Villeurbanne le 23 novembre 2020

     Lundi 23 novembre, les salariés de GE Villeurbanne se sont mis en grève complète, pour protester contre la suppression de la moitié des postes de l’usine (260 postes). La grande majorité des travailleurs de la production ont arrêté le travail, beaucoup de salariés des bureaux étant en télétravail.

    Après trois lettres adressées à Bruno Le Maire, sans réponse, et des solutions alternatives proposées par les syndicats, refusées par la direction, la grève totale et reconductible a été décidée.

     Assurément le plus sûr moyen de se faire entendre.

 

Diétal (Puy-de-Dôme)

Les parasites aux commandes

Brève
19/11/2020

L'entreprise Diétal à Saint-Georges-de-Mons a été placée en redressement judiciaire à la demande de ses dirigeants. Les 136 salariés de cette entreprise de luminaires avaient déjà affronté en 2019 une vague de licenciements lors d'un Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). . L'annulation de ce dernier par les tribunaux en juillet dernier n'a pas empêché que près de 70 personnes ont perdu leur emploi.

Avec le redressement judiciaire, les salariés de Diétal ont à juste titre de la colère contre les actionnaires qui prétendaient "assurer la pérennité du site" avec le PSE. Et ils redoutent aussi l'avenir que leur réservera le tribunal de commerce de Clermont-Ferrand le 17 décembre prochain.

Le comble est que Diétal vient de mettre au point un luminaire, en pleine crise du Covid 19, assainissant les locaux, en alliant éclairage classique et dispositif de désinfection à base d’UV. Seulement, ce n'est ni le travail, ni l'innovation qui commandent à Diétal, mais les parasites que sont les actionnaires.

EHPAD "Les Girondines" (Lyon)

Un débrayage pour dé-confiner la prime

Brève
17/11/2020

Débrayage à l'Ehpad "Les Girondines" le 16 novembre 2020

     Depuis le mois d'août, les salariées de cet EHPAD réclamaient le paiement égal et intégral de la "prime Covid" : 1500 € pour un temps plein.

     Les plus précaires n'avaient rien touché. De plus, la direction déduisait de cette prime, une autre prime, de 500 €, qu'elle avait déjà versée précédemment. Pourtant, l'ARS a versé à la structure les sommes correspondant à la "prime Covid".

     Pendant plusieurs mois, la direction a tout fait pour gagner du temps : promesses, divisions, etc. Mais ces travailleuses se sont organisées, ont décidé un débrayage pour lundi 16 novembre à la relève, et fait venir la presse. Elles menaçaient de partir en grève complète. Au dernier moment, la direction acceptait de rendre les 500€ déduits et de revoir la liste des précaires présentes en mars-avril pour qu’elles touchent la prime.

        Elles ont vérifié qu'en se serrant les coudes, elles sont une force. Ce sera utile à l'avenir car une prime ne fait pas tout.

 

Carrefour – Vénissieux

Le confinement : une occasion d’augmenter les profits

Brève
16/11/2020

La file d'attente à l'entrée de Carrefour Vénissieux lors du premier confinement

     Comme les autres enseignes de la grande distribution, Carrefour va mettre des milliers de salariés en chômage partiel.

     Dans les magasins, certains salariés sont en chômage partiel à 50% et d’autres à 10%. Si Carrefour tient ses promesses, ils seront payés à 100%, sauf que l’Etat paiera 84% de la somme ! Carrefour n’a pourtant pas de problèmes d’argent, avec un chiffre d’affaires du magasin qui se porte bien.

      Comme le magasin ne désemplit pas, les salariés présents devront mettre les bouchées doubles, d’autant plus qu’il y a aussi des absents pour cause de Covid, positifs ou « cas contact ». Et pour les clients, il y aura moins de caisses ouvertes et les queues vont encore s’allonger.

     S’il y a moins de travail à cause de la fermeture des rayons non-alimentaires, comme le prétend la direction, elle pourrait réduire le temps de travail de tous, tout en maintenant les salaires. Mais les capitalistes de Carrefour n’allaient tout de même pas laisser passer une occasion d’augmenter leurs profits en récupérant de l’argent public et en aggravant l’exploitation des salariés !