Chambéry (Savoie)

Les travailleurs de FerroPem se font entendre

Brève
12/12/2019

À l’occasion de la journée d’action contre le plan Macron sur les retraites, plusieurs centaines de salariés ont manifesté ce jeudi 12 décembre à Chambéry devant le siège social de l’entreprise FerroPem. Ce groupe américano-espagnol, qui emploie 1100 salariés, sans compter les entreprises extérieures et les emplois induits, invoque la crise économique et l’effondrement du cours du ferro-silicium, pour mettre à l’arrêt plusieurs unités, menaçant notamment les travailleurs du site de Château-Feuillet, au chômage technique depuis octobre, et laissant les salariés dans l’incertitude la plus totale.

Plus de deux cent d’entre eux étaient venus des quatre coins du pays, en car et en voitures, pour crier leur colère. Celle-ci a raisonné fort jusqu’à l’intérieur du siège social, après que celui-ci a été envahi à coups de pétards et de slogans contre les patrons voleurs. Pas question pour eux de payer l’irresponsabilité et le pillage opéré par les actionnaires !

Grenoble (Isère)

Le poing levé de la rue en réponse à Edouard Philippe

Brève
12/12/2019

Au lendemain des annonces du gouvernement, des milliers de travailleurs, jeunes et retraités ont tenu à marquer qu’ils ne sont pas dupes de l’opération d’enfumage du pouvoir et qu’ils continuent d’exiger le retrait du projet de casse des retraites concocté par Macron sous la dictée du grand patronat. Tous étaient conscients qu’il ne fallait « rien lâcher » et préparer la journée prochaine journée de grève interprofessionnelle du 17 décembre.

Rhône Alpes - Manifestations contre la réforme des retraites

Une réplique réussie après le 5 décembre

Brève
10/12/2019

Devant la préfecture à Grenoble

Dans les villes de la région, les manifestations de ce mardi ont réuni de nouveau des milliers de personnes : 15 000 à Lyon, 7 500 à Grenoble, 7 000 à Saint Étienne, 2500 à Bourg-en-Bresse...

Les commentateurs soulignent que les cortèges étaient moins fournis que le 5 décembre. Cela n’est pas étonnant pour une manifestation préparée en quelques jours, bien moins relayée par les médias. En réalité, cette deuxième journée témoigne de la détermination de tous ceux qui ont engagé le combat contre la réforme de Macron.

Cheminots, enseignants, hospitaliers et des délégations de nombreuses entreprises du privé, tous refusent la la casse des retraites mais aussi la dégradation des conditions de travail, les bas salaires ou les attaques contre les chômeurs.

Et il faudra dès ce jeudi répondre dans les rues et par la grève aux annonces d’Edouard Philippe dont il n’y a rien à attendre que des mauvais coups.

Lyon

Après le 10 décembre, les grèves et les manifestations continuent !

Brève
10/12/2019

Les égoutiers à la manifestation du 10 décembre 2019 à Lyon

     Même s’il y avait moins de manifestants que le 5, avec plus de 10 000 personnes la manifestation du 10 a encore été un succès à Lyon. Les plus nombreux étaient les cheminots et les enseignants, certains venus avec leurs banderoles d’établissements, et aussi des jeunes. Mais il y avait aussi des salariés du privé, en particulier de la chimie, de la métallurgie, de l’automobile… et des employés des services publics : hospitaliers, égoutiers, pompiers…

     Car si tous les manifestants protestaient contre une réforme des retraites qui obligera tout le monde à travailler plus longtemps pour avoir moins de ressources, c’est aussi pour exprimer un grand ras-le-bol des bas salaires, des conditions de travail aggravées, des licenciements, du chômage, de la précarité.

     Et c’est aussi leur ras-le-bol que près de 300 internes en médecine ont exprimé le même jour en manifestant devant le siège des HCL, en dénonçant de devoir faire bien plus que les 48h prévues par semaine, pour un salaire de 1500 € par mois, sans qu’on leur paye leurs heures supplémentaires.

     Les manifestants se doutant bien que les annonces du premier ministre prévues le lendemain mercredi 11 ne vont pas calmer leur colère, une nouvelle manifestation est déjà prévue jeudi 12. A Lyon ce sera à 11h30 place Jean Mécé.

Le nombre de chômeurs va diminuer

Mais pas la réalité du chômage et de la misère

Brève
10/12/2019

Dans le journal régional La Montagne, le directeur de Pôle Emploi du Puy-de-Dôme vante les nouvelles règles concernant les allocations chômage, "destinées aux personnes les plus fragiles" parmi les chômeurs. Mais ce qu’il détaille du nouveau dispositif aboutira à réduire le nombre des allocataires.

Un chômeur devra désormais avoir travaillé au moins 6 mois sur les deux dernières années (au lieu de 4 mois sur 2,5 ans) pour espérer toucher une allocation. Les premiers pénalisés seront les travailleurs qui multiplient les contrats courts (CDD) et les temps partiels, comme les intérimaires, les manœuvres sur les chantiers, les auxiliaires de vie, ou les aide-ménagères.

Pôle Emploi estime que les baisses du montant des allocations vont être de l’ordre de 22 à 50 %. L’Unedic a aussi fait ses calculs : les nouvelles règles conduiront à diminuer de 30.000 le nombre mensuel d’ouvertures de droit pour les chômeurs.

Vanter le mérite des nouvelles règles qui vont réduire plus de monde à la misère, Monsieur le directeur, quel sale boulot !