ECONOCOM – Saint-Martin-le-Vinoux (agglomération grenobloise)

En grève pour les salaires

Brève
21/10/2019

     Ce lundi 21 octobre, plusieurs dizaines d’employés d’Econocom sur les 500 que compte le site de Saint-Martin-le-Vinoux étaient en grève, tout comme leurs collègues des autres sites en France.

     Après 3 ou 4 ans d’ancienneté, ces techniciens, qui gèrent par téléphone les systèmes informatiques des grandes entreprises (Nestlé, Engie, GoSport, Bonduelle et bien d’autres), voient leur salaire plafonner à 1650 euros brut par mois, soit guère plus que le Smic. Ils demandent donc au moins une revalorisation à hauteur de 1750 euros, car c’est le salaire des nouveaux embauchés, qu’ils doivent en outre former.

     Si le site d’Econocom de Saint-Martin-le-Vinoux a moins d’un an d’existence, il appartient à un grand groupe qui emploie près de 11000 salariés dans 19 pays. Avec un chiffre d’affaires de près de 3 milliards d’euros, nul doute qu’il y a de l’argent pour augmenter les salaires de ceux qui font la richesse des actionnaires, dont le président du groupe Jean-Louis Bouchard qui fait partie des grandes fortunes de ce pays avec 360 millions d’euros.

SNCF - Région Rhône-Alpes

Arrêt de travail massif des conducteurs de train

Brève
18/10/2019

Le train accidenté en Champagne-Ardenne

     Mercredi 16 octobre, en Champagne-Ardenne, un TER a violemment percuté un convoi exceptionnel sur un passage à niveau. Le conducteur du train, blessé, et ne pouvant engager les procédures de sécurité d’urgence par rapport aux autres trains, a dû le faire lui-même. Et comme il n'y avait pas de contrôleur, les passagers restaient livrés à eux –mêmes.

     La direction de la SNCF est en train de généraliser partout le fait qu'il n'y ait plus de contrôleur dans les TER quand les machines le permettent. Les conducteurs dénoncent ces économies qui peuvent avoir des conséquences dramatiques. Au même moment, dans les gares importantes, les agents SNCF donnant le départ des trains sont aussi menacés, ce qui veut dire que le conducteur devrait se débrouiller seul pour tout : départ, arrêts dans les gares, situations de crise comme mercredi.

     A Lyon, le mouvement a été massivement suivi comme dans bien des endroits du pays. Il n'y a eu vendredi aucune prise de service au dépôt de la Part-Dieu, et à Perrache (TER) et à Scaronne (TGV), bien des conducteurs ont aussi "déposé le sac". Leur combat concerne aussi tous les autres cheminots, menacés par la course à la productivité folle de la direction.

SNCF Grenoble

Une locomotive à remonter le temps

Brève
15/10/2019

À l’heure où tous les politiciens ne cessent de brandir "l’urgence climatique" pour faire passer leurs sales coups contre les travailleurs, un chercheur a confirmé, dans un entretien au Dauphiné Libéré, ce que les usagers observent depuis des années : il y a neuf lignes directes de moins qu’il y a 20 ans au départ de Grenoble ! À cela s’ajoutent la vétusté des voies, qui provoque l’allongement des trajets, toujours plus de retards, et les réductions ou suppressions de lignes TER, à l’instar de Grenoble-Gap dont l’existence même reste menacée.

C’est le résultat de la baisse des investissements, du personnel et de la politique d’austérité, qui se fait depuis des décennies sur le dos des cheminots, des usagers et de la planète.

Carrefour – Vénissieux (Rhône)

Attaques contre les salariés des hypermarchés

Brève
14/10/2019

L'hypermarché Carrefour de Vénissieux lors d'une grève en 2018

     Pour l’ouverture des dimanches matins, la direction de l’hypermarché Carrefour de Vénissieux avait organisé un référendum, et certains syndicats un autre. Les deux votes avaient montré la volonté largement majoritaire des salariés de s’opposer à ces ouvertures. De même, au dernier CSE, 6 élus « employés » sur 9 ont voté contre. Pourtant, la direction a décidé d’ouvrir à partir de novembre. Cela montre que l’avis des salariés, elle s’assied dessus.

     Non contents de multiplier les ouvertures des dimanches matins, les patrons de la grande distribution ont missionné des députés pour déposer, au printemps 2020, un projet de loi permettant d’ouvrir aussi les dimanches après-midi.

     De plus, mi-novembre, le Conseil des ministres va étudier un autre projet de loi qui légaliserait les ouvertures entre 21 heures et minuit. Ces heures de travail ne seraient plus considérées comme du travail de nuit. Les capitalistes ne seront jamais rassasiés. Quant au gouvernement, il est toujours prêt à leur remplir les coffres-forts en détruisant la vie des salariés. C'est même son rôle principal.

Lyon

La colère des AESH (assistants pour élèves en situation de handicap)

Brève
13/10/2019

     Des dizaines d'AESH soutenus par des enseignants se sont rassemblés devant le rectorat de Lyon, jeudi 10 octobre. Ces assistants soutiennent les élèves handicapés durant leur scolarisation.

     Leur présence est précieuse pour les élèves et les enseignants. Mais pas pour les responsables de l'éducation nationale qui imposent aux AESH des contrats à temps partiel avec des paies d'environ 800 € par mois. « On ne peut pas vivre avec ça » ont témoigné plusieurs AESH, souvent des femmes ayant des enfants à nourrir. En plus, ces employés se sont vu imposer un nouveau contrat qu'il a fallu signer sans discuter sous peine de ne pas être payé. Et même avec le contrat signé, nombre d'entre eux n'ont pas été payés en temps et en heure. Le rectorat refusant d'indemniser ceux qui ont dû payer des agios à leur banque, à cause du retard de la paie.

     Pour couronner le tout, dans de nombreux établissements scolaires, il manque la moitié des AESH, des élèves handicapés sont ainsi livrés à eux mêmes. À l'image du gouvernement, le rectorat montre tout son mépris pour les élèves comme pour les travailleurs chargés de les aider.