Chômage

La pauvreté de plus en plus visible

Brève
29/12/2020

Dans la Région Auvergne-Rhône-Alpes, en novembre, près de 7 000 chômeurs supplémentaires sont venus grossir les rangs des demandeurs d'emploi sans aucune activité (catégorie A), approchant ainsi les 420 000. C'est supérieur de plus de 10 % à leur nombre de février dernier, avant le confinement. Quant à l'ensemble des chômeurs tenus de pointer (catégories A, B et C), il reste à un niveau très élevé comme dans le reste du pays.

La légère diminution des chômeurs en catégorie A au cours de l'année n'a fait qu'un temps illusion. Les salaires et les allocations diminuent, obligeant à prendre n’importe quelle activité. Et les plans de licenciements ne ralentissent pas. Ce qui explique que le grand capital, lui, voit ses dividendes exploser.

Grenoble

Derrière la façade verdoyante, une réalité peu reluisante

Brève
29/12/2020

Depuis le 9 décembre, 50 sans logis, dont des familles avec enfants, soutenus par Droit au logement (Dal), occupent un immeuble de logements sociaux, voués à une rénovation, à l'Abbaye, une cité ouvrière de Grenoble.

Dix jours plus tard, le bailleur social Actis, dont la présidente LFI (La France Insoumise),  est la 1ère adjointe au maire de Grenoble,  y a fait couper le chauffage, l'eau et l'électricité, alors que depuis des années, ceux-ci étaient maintenus malgré les locaux inoccupés.

Le Dal demande la réquisition de cet immeuble, comme la loi le permet, dans l’attente de solutions pérennes et dignes pour ces familles.

De leur côté, préfecture, municipalité et communauté d’agglomération se renvoient la balle, refusant de faire le minimum pour qu’au moins ces 50 personnes aient le chauffage en plein hiver !

Le maire écologiste Eric Piolle, à la tête d’une coalition EELV, LFI, PCF, n’hésite pourtant pas à qualifier sa municipalité "d'arc humaniste"… Voilà un arc bien prompt à décocher ses flèches contre les plus pauvres.

Décès à l’hôpital Ed. Herriot – Lyon

Faire la peau à ce système avant qu’il ait la nôtre

Brève
26/12/2020

Un rassemblement devant l'hôpital E; Herriot en 2017

     Ce que bien des soignants redoutaient vient de se produire : un aide-soignant vient de décéder du COVID. Ce décès a profondément choqué et mis en colère le personnel car on a vu la direction lors de la deuxième vague mettre patients COVID + et - dans les mêmes services et les personnels être baladés d’un service à l’autre en fonction des besoins. Des clusters sont apparus, avec des contaminations de patients à soignants et vice-versa.

     Une enquête faite sur la première vague révèle que 95% des soignants contaminés l’ont été en service. Qu’a fait le gouvernement pour y remédier ? Rien ! Pas même reconnaître les soignants contaminés en maladie professionnelle, alors que beaucoup plus d’entre eux ont été contaminés avec la deuxième vague.

     Le gouvernement a choisi de soigner les plus riches et laisse à l’abandon l’hôpital. Une situation qui n’a que trop duré.

Almerys (Clermont-Ferrand)

Non aux licenciements

Brève
22/12/2020

Almerys, groupe de services numériques, vient d'annoncer la suppression de 47 emplois sur les 167 que compte son siège de Clermont-Ferrand.

Le directeur de cet établissement qui compte dans les 2 000 salariés, invoque la baisse des recettes, accélérée par la baisse du nombre des sociétés adhérentes particulièrement touchées par la pandémie (entreprises d’intérim, d’hôtellerie, de restauration).

Quand les affaires vont bien, c'est tout bénéfice pour les actionnaires. Mais quand les affaires vont mal, ce sont les salariés qui payent la note, par la suppression de leur emploi.

Pour ne pas perdre leur seul moyen de vivre, les travailleurs devront faire payer ces exploiteurs.

Aides à domicile – Loire

À quand la prime Covid ?

Brève
21/12/2020

     La Loire est un des rares départements à ne pas avoir versé de prime Covid aux salariées des services d’aide à domicile. Les structures associatives qui les emploient sont dans une situation précaire et donc attendaient des aides pour payer les primes. Elles n’ont rien eu !

     Le président LR du Conseil départemental et un député LERM se renvoient la balle. Le premier dénonce la stagnation des aides de l’État : « On nous demande de faire toujours plus sans nous dire où prendre l’argent ! » L’autre place « le département (de la Loire) sur le podium de la pingrerie… »

     Les deux sont au moins d’accord sur un point : donner des milliards aux patrons, sous différentes formes. Et cela ne leur viendrait pas à l’idée de prendre là-dedans pour payer les primes des aides à domicile, qui la plupart ne touchent même pas un Smic.