SNCF - Ouest lyonnais

Imposer des grands travaux utiles à la population et sous son contrôle

Brève
04/12/2020

Rassemblement à Courzieu le 3 décembre 2020

     Près de 300 personnes se sont rassemblées à l'ancienne gare de Courzieu, pour défendre la réouverture de la ligne de train entre l'Arbresle et Sainte-Foy l'Argentière, à l'appel de la CGT et du collectif "gardons la ligne", ce jeudi 4 décembre. Depuis peu, les wagons de ballast qui viennent d'une carrière proche, exploitée par Lafarge, ne circulent plus car la voie est trop dégradée. Les travaux d'urgence pour rouvrir la ligne coûteraient 2 millions d'euros. Il en faudrait 45 millions pour que cette ligne, fermée depuis des décennies aux voyageurs, soit ouverte pour y faire circuler des tram-trains.

     Une goutte d'eau, comparés aux 100 milliards du plan de relance du gouvernement, qui vont uniquement alimenter la spéculation et les dividendes des capitalistes. Cet argent doit servir à de tels travaux, utiles à la population. Pour cela, il faudra compter sur les mobilisations, qui contraignent les pouvoirs publics et donnent confiance aux travailleurs et à la population, pour prendre les choses en main et imposer les grands travaux nécessaire à tous.

Éducation Nationale - Loire

Mal payés et précaires, les Assistants d’éducation en lutte

Brève
03/12/2020

     Dans le cadre d’un mouvement national, mardi 1er décembre, plusieurs dizaines d'Assistants d’éducation (AED) de la Loire, en grève, se sont rassemblés devant la Direction des services départementaux Éducation nationale, à Saint-Étienne.

     « Nous sommes un couteau suisse payé au lance-pierres », « 1 237 euros net pour 41 heures par semaine et aucune prime pour ceux en réseau d’éducation prioritaire », ont déclaré des manifestants, alors qu’ils sont essentiels au bon fonctionnement des établissements scolaires.

     Ils ont dénoncé la précarité et réclamé la garantie de leurs emplois, car leurs contrats se terminent, de toute façon, au bout de 6 ans. Ils sont de plus en sous-effectif. Au lycée Fauriel de Saint-Étienne, qui compte 1600 élèves et un internat ouvert y compris le weekend, les AED ne sont plus que neuf "équivalents temps-plein" contre douze il y a trois ans.

     Les conditions de travail et d'enseignement se dégradent dans les établissements scolaires, la situation des AED en est un exemple frappant.

Assistants d’éducation Clermont-Ferrand

Précaires et mal payés

Brève
02/12/2020

Mardi dernier, une centaine d'assistants d'éducation manifestaient devant le rectorat à Clermont-Ferrand. Ceux qu'on appelle aussi les surveillants ou plus familièrement des pions dénonçaient leurs bas salaires, leur précarité et leurs sous-effectifs.

Recrutés en contrat court d'un an, qui peut être renouvelé durant 6 ans, ils peuvent être licenciés du jour au lendemain. Chargés de gérer les liens avec les familles, les absences, la surveillance et les selfs, ce sont aussi eux qui sont en première ligne actuellement aux côtés des élèves pour faire appliquer les protocoles face au Covid.

Voilà encore un exemple de secteur où le travail ne manque pas, mais où ce sont les embauches avec un salaire suffisant et de meilleures conditions de travail, qui font défaut.

General Electric - Villeurbanne

La grève continue

Brève
02/12/2020

Les grévistes de GE Villeurbanne devant l'hôtel Mercure face aux dirigeants le 24 novembre 2020

     L’usine est arrêtée depuis lundi 23 novembre. Le lendemain, les salariés se sont  retrouvés à près de 200 au pied de l’hôtel Mercure à Perrache pour crier leur écœurement aux deux responsables venus négocier le PSE. Et vendredi un barbecue, sous le soleil, rassemblait autant de personnes.

     N’ayant toujours pas de réponse de Bruno Lemaire, ils sont montés à Paris à 70 mardi 1er décembre pour essayer de se faire entendre à Bercy et à l’Assemblée nationale. La ministre de l’industrie a reçu une délégation en promettant… peu de chose. Dans le train à l’aller, ils ont « coincé » Bruno Bonnell, député LREM de Villeurbanne, qui s’est senti « obligé » de poser une question à l’Assemblée. Et les députés de la France Insoumise, dont Mélenchon, sont sortis pour les soutenir. Les 70, même s’ils ne se font pas beaucoup d’illusions sur le gouvernement, étaient très contents de leur journée.

     Sur les 285 suppressions de postes prévues, 35 dans un premier temps, puis 25 une semaine plus tard, seraient (mais rien n’est moins sûr) maintenus dans un atelier. Mais à raison d’une trentaine de postes par semaine, les grévistes n’ont pas l’intention de calculer le nombre de semaines de grève nécessaires pour maintenir tous les postes… à moins que la grève ne soit payée !

      Lundi 30 novembre, les ateliers et les techniciens chantiers de FHV Saint-Priest ont rejoint leurs collègues de Villeurbanne. Le moral est bon.

STMicroelectronics - Crolles (agglomération de Grenoble)

La direction tente de bâillonner les grévistes

Brève
01/12/2020

À l’appel des syndicats de ce site de 4000 travailleurs, des salariés, essentiellement ceux de production, participent à des débrayages depuis plusieurs semaines. L’annonce de 0% d’augmentation a mis le feu aux poudres. C’est d’autant plus révoltant que l’entreprise, qui a tourné à plein pendant le confinement, annonce des bénéfices équivalents à ceux de l’année dernière.

Pour combattre ce mouvement, elle a augmenté le nombre de vigiles qui fouillent quotidiennement les grèvistes. Pour perturber la distribution de tracts elle a modifié les entrées du site sous prétexte de prévention d’attaque terroriste !

Comble du cynisme, elle a demandé aux militants de se passer du gel hydroalcoolique entre chaque tract alors qu’elle était réticente pour faire appliquer des mesures de distanciation sur le site.

La direction n'est pas sereine et montre son vrai visage, face à des salariés qui relèvent la tête. ST fait des profits et distribue de généreux dividendes à ses actionnaires, ceux-ci doivent passer à la caisse et augmenter immédiatement les salaires !