Arkema – Pierre-Bénite (Rhône)

Arkema peut payer !

Brève
22/12/2015

            Le site Arkema de Pierre-Bénite a fait grève mercredi 16 décembre, à l’appel de la CGT, comme l’ensemble des autres sites du groupe. La direction d’Arkema ne proposait que 0,7 % d’augmentation générale pour l’année 2016, disant vouloir privilégier les augmentations individuelles. Alors qu’Arkema affiche des bénéfices en hausse, cette décision a entraîné un mécontentement général.

            À Pierre-Bénite, l’ensemble des productions était à l’arrêt et de nombreux travailleurs ont tenu le piquet de grève à l’entrée de l’usine, ce qui ne s’était pas vu depuis longtemps. Le lendemain, la poursuite de la grève a été votée en assemblée générale. Mais une majorité de sites ayant repris le travail, la coordination CGT a appelé à cesser le mouvement et la grève s’est finalement arrêtée aussi à Pierre-Bénite, au grand dam d’une partie des grévistes.

            Malgré tout, les travailleurs étaient contents de s’être mobilisés aussi nombreux et c’est un gage pour l’avenir.

Bayer Cropscience - Villefranche/Saône et Lyon 9°

En grève pour les salaires

Brève
20/12/2015

Le groupe Bayer a affiché un bénéfice de plus de 3,4 milliards d’euros en 2014 et devrait battre ce record en 2015. Comme dans toutes les entreprises, les actionnaires ont touché la part du lion avec 1,8 milliard de dividendes versés l’an dernier.
 
Comme partout, les affaires florissantes n’empêchent pas ces patrons d’invoquer « la conjoncture internationale » pour augmenter la productivité et serrer la ceinture des travailleurs. 
 
Ceux de l’usine Bayer Cropscience (agrochimie) de Villefranche-sur-Saône ne l’entendent pas de cette oreille. A l’occasion des négociations annuelles sur les salaires, ils se sont mis en grève mercredi 18 décembre, rejoints vendredi par ceux de Lyon 9°, pour réclamer 5% d’augmentation avec un minimum de 100 € et non pas les 1 % proposés par la direction. Face à la surdité de la direction, ils sont bien décidés à remettre cela dès la rentrée de janvier. 

Gares SNCF de Lyon

Contrôleurs et vendeurs en grève contre les suppressions de postes

Brève
20/12/2015

     Vendredi 18 décembre, les contrôleurs et les agents des guichets et de l'accueil étaient en grève dans les gares lyonnaises.

    Les guichets étaient fermés à Perrache et les grévistes ont décidé une nouvelle journée de protestation le 24 décembre. Aux guichets de Perrache, six postes ont été supprimés début décembre. Pour les voyageurs, les heures d'ouverture ont été réduites. L'affluence est devenue ingérable, surtout le week-end, où la direction envoie des chefs pour indiquer aux voyageurs… l'emplacement des automates, façon de reconnaître le problème.

    Le mouvement des contrôleurs, lui, continue jusqu'au 21 décembre. La plupart des TER ont été remplacés par des bus et samedi 19, même les TGV Paris Lyon ont été touchés, ce qui montre l'importance du mouvement. Les contrôleurs rejettent les projets de la SNCF, qui leur imposerait l'accueil sur les quais des TGV, en lieu et place d'autres agents. Et sur les TER, la SNCF veut se passer de leur présence.

     La SNCF veut faire circuler les trains à moindre coût. Elle supprime depuis des années des emplois à tour de bras. En réagissant ensemble, vendeurs et contrôleurs montrent comment s'opposer à cette politique.

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Solvay - Site de Saint-Fons Chimie (Rhône)

Licenciement abusif : Solvay condamné

Brève
20/12/2015

            Un travailleur du site Solvay de Saint-Fons Chimie avait été licencié pour faute lourde à partir de mensonges de la direction qui l'accusait sans preuves d'actes de sabotage. Comme dans bien des entreprises, il s'agissait de mettre au pas les travailleurs en faisant un exemple, en montrant qu'un licenciement peut tomber quand le patron le décide.

            Ce salarié vient de gagner son procès aux Prud'hommes, le jugement a reconnu que le licenciement n'était pas justifié. Une claque pour la direction, car ses méthodes de voyou sont ainsi clairement condamnées.

            Pour autant, même lorsque la justice décide qu'un licenciement est abusif, rien n'oblige le patron à réintégrer le travailleur. Alors qu'il subit depuis près de deux ans l'injustice d'être privé de salaire, ce serait pourtant la moindre des choses.

Région Auvergne/Rhône-Alpes

La démagogie anti-ouvrière de Wauquiez

Brève
17/12/2015

     Les élections sont passées, mais Wauquiez, bombardé n°2 des Républicains, continue de faire entendre une démagogie que le FN ne renierait pas. Il a déclaré, lors d'une interview, qu'il « n'y avait plus assez de différence entre l'assistanat et le travail ». Pas question pour Wauquiez de conclure qu'il faut augmenter les salaires. Non, comme les autres politiciens au service de la bourgeoisie il ose prétendre que les victimes des licenciements coûtent trop cher.

     Pourtant, il est un assistanat que Wauquiez compte développer, en tant que nouveau président de la région Auvergne/Rhône-Alpes. C'est celui dont bénéficient les entreprises grandes et petites au travers des subventions publiques. Avec Wauquiez comme avec Queyranne, les actionnaires seront choyés.