Aubert & Duval (Puy-de-Dôme)

L'argent ne manque pas pour subventionner le patronat

Brève
31/01/2016

Aubert et Duval, propriétaire des aciéries des Ancizes (63), vient d'empocher, à sa demande, 1,2 million d'euros, à l'occasion de la mise en place d'une nouvelle unité de production.  

Le projet avait été préparé par l'ancienne majorité socialiste de la Région Auvergne. Et les élus majoritairement de droite de la nouvelle majorité Région Auvergne-Rhône-Alpes ont voté très rapidement cette subvention, en échange d'une promesse d'embauches… de 15 personnes !

Les patrons demandent, les élus s'exécutent. Quand il s'agit de subventionner les patrons, au détriment des besoins publics, droite et gauche n'ont pas de divergences.

La courbe ascendante du chômage

Brève
31/01/2016

Il n'y a aucune diminution du chômage dans la nouvelle Région Auvergne Rhône-Alpes. Avec plus de 400 000 chômeurs en catégorie A, leur nombre augmente de 4,1 % en un an. Toutes catégories confondues, il grimpe à plus de 707 000, avec 6,2 % en un an.

La multiplication des subventions au patronat, si elles vident les caisses publiques, ne fait pas baisser le chômage. Les plans de licenciements qui se succèdent et les départs en retraite, notamment dans le public, qui ne sont pas remplacés, alimentent aussi la hausse du nombre des chômeurs.

Seule l'interdiction des licenciements collectifs et la répartition du travail entre tous, sans baisse de salaire, pourront faire baisser le chômage. Mais cela ne s’imposera que par les luttes et la détermination des travailleurs.

Super-Besse (Puy-de-Dôme)

Travailleuse et à la rue

Brève
28/01/2016

 

Le sort de la saisonnière qui logeait dans sa voiture, faute de logement promis par son employeur à Super-Besse (63), a ému beaucoup de lecteurs du quotidien régional. Aussitôt, de bonnes volontés issues de tout le département ont offert de la loger, certains gratuitement.

L'épreuve subie par cette travailleuse n'est pas un cas isolé. De plus en plus de salariés, chômeurs, saisonniers ou à plein temps, vivent dans leur voiture ou des endroits trop petits, sordides ou vétustes, faute de logement à prix abordables.

Ces faits condamnent cette société incapable de loger décemment ses travailleurs.

Impôts - Moulins (Allier)

Ras-le-bol des suppressions de postes

Brève
26/01/2016

Vendredi 22 janvier, le personnel des Impôts de l’Allier s’est invité à la réunion du Comité Technique Emplois qui avait lieu au Centre des Impôts de Moulins.

La directrice a dû entendre les multiples témoignages des membres du personnel venus dire leur ras-le-bol des effectifs en baisse qui entraîne des conditions de travail de plus en plus difficiles. Et tout le monde était surpris d’être si nombreux et heureux de pouvoir exprimer ce qu’il ressentait.

Il s’agissait aussi de montrer sa colère face aux douze nouvelles suppressions d’emplois décidées pour 2016. Elles s’ajoutent à toutes celles qui ont eu lieu depuis 2009. Tous les ans, ce sont entre quinze et vingt postes qui sautent. Essentiellement dans les catégories C, c’est-à-dire celles qui sont en contact avec les usagers.

Alors, le ras-le-bol s’est exprimé et la directrice n’en menait pas large. Evidemment, elle a dit qu’elle n’y pouvait rien et qu’elle appliquait « les décisions nationales issues de la loi de finances votée par les députés ».

C’est bien sûr le gouvernement qui réduit les budgets et décident des suppressions de postes, c’est donc un mouvement général qui sera nécessaire pour le faire changer de politique.

Chamonix (Haute Savoie)

La mort révoltante de deux travailleurs saisonniers

Brève
26/01/2016

     Comme ce fut déjà le cas à La Clusaz en 2013, deux jeunes saisonniers sont morts le 20 janvier, à cause de l’appareil de chauffage défectueux du camion dans lequel ils dormaient. Cette fois-ci les décès sont dus aux émanations de monoxyde de carbone.

     C’est le lot de bien de ces travailleurs qui ne gagnent que le SMIC, que de se loger ainsi pour y survivre au gré des contrats précaires et des « saisons » dans différentes régions. Le logement dans ces sites touristiques est en effet hors de prix.

     Cyniquement, des notables locaux ont déclaré que ces jeunes avaient fait un « choix de vie » en dormant sur un parking, mettant en avant les prétendus « efforts » faits pour l’accueil des travailleurs saisonniers en Haute-Savoie. Or, des 1000 logements promis après le drame de 2013, seuls 50 sont disponibles aujourd’hui ! Car les notables du département, en particulier ceux des stations huppées, freinent des quatre fers dès qu’il s’agit de logement social, et encore plus s’il s’agit de saisonniers souvent considérés comme des « marginaux. En refusant d’appliquer ses propres lois l’État est leur complice.

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