Place du Marché (ex-Toupargel) - Lyon

Les travailleurs réclament justice

Brève
13/01/2023

     Mercredi 11 janvier, une centaine de travailleurs de la société Place du Marché (ex-Toupargel), venant de plusieurs régions, étaient rassemblés devant le Palais de justice de Lyon. Ils sont 1900 qui perdent leur emploi à cause de la liquidation de la société, qui a été prononcée par les juges vendredi 13.  Et ce sont aussi les habitants des villages où ils livraient qui seront pénalisés.

     Toupargel, spécialiste de livraison de produits frais et surgelés, a été vendue 175 millions par les frères Tierno aux frères Bahadourian en 2019. Devenue Place du Marché, la société, délestée de son patrimoine immobilier, a dû verser de gros loyers aux nouveaux patrons. Reprise sans dette, elle a accumulé les déficits.

     Les travailleurs veulent faire payer les actionnaires qui se sont enrichis sur leur dos et les mettent à la porte sans scrupules. La fortune des Bahadourian, qui ont évité de se rendre au Palais de justice, est passée de 400 millions d’euros à 1,3 milliard entre 2020 et 2022. Celle des anciens actionnaires, les Tchénio, atteint les 625 millions. En prenant sur leurs fortunes, il y aurait largement de quoi satisfaire les travailleurs. Ce ne serait que justice.

Usines chimiques de Pont-de-Claix et de Jarrie (banlieue de Grenoble)

Pollution… à la dioxine

Brève
11/01/2023

Usine chimique de Pont-de-Claix pendant la 1ère guerre mondiale

Une étude menée depuis 2012 vient d’être publiée révélant des taux élevés de dioxine (substance cancérigène) et autres produits toxiques dans les sols environnant les plateformes chimiques de Pont-de-Claix et de Jarrie. Rien d’étonnant ! Depuis des dizaines d’années, ces usines ont rejeté, en toute impunité,  des produits chimiques empoisonnant les sols comme l’air.

Du coup les habitants de ces zones proches des sites, entre 500 et 700 personnes, ne doivent plus consommer les légumes de leurs jardins. Il faut éviter tout feu, et pour les enfants, tout contact avec la terre, et garder « les ongles courts et brossés » !

Ces entreprises empoisonneuses, protégées par les pouvoirs publics, font de beaux discours sur l'écologie, sur la nécessité de protéger la nature et la santé des habitants.  Mais ce verbiage camoufle leurs objectifs de profits avant tout !

Logement

En crise permanente

Brève
08/01/2023

A partir du 1er janvier 2023, il est désormais interdit de louer des logements très mal isolés. Et bientôt, les deux catégories les plus "énergivores" (F et G), ceux qui consomment plus de 330 kilowattheures au m² par an, vont être interdites à la location. Cela concerne plus de 70.000 logements dans le Puy-de-Dôme, soit 22 % des logements, plus d’un sur cinq, qui sont désignés comme passoires thermiques.

Le nombre de logements ouverts au marché de la location va donc être réduits. Et, s’il y a des travaux, beaucoup de locataires vont se retrouver avec des loyers renchéris qu’ils n’auront pas nécessairement les moyens de payer.

Avec le capitalisme, la crise du logement ne trouvera jamais de solution.

Plate-forme chimique de Pont-de-Claix

Empoisonnement à l'amiante : Rhodia reconnu coupable

Brève
30/12/2022

La direction de Rhodia a été une nouvelle fois condamnée fin novembre par le tribunal des Prudhommes de Grenoble à payer des indemnités à 214 salariés et ex-salariés de Pont de Claix pour pour les avoir exposés massivement à l’amiante (que l’on sait cancérigène et mortel depuis très longtemps), y compris après son interdiction, et à d’autres produits toxiques, pendant des dizaines d’années.

Rhodia est condamné à près de 7 millions d’euros, ce qui est dérisoire : sur le seul site de Pont-de-Claix, plusieurs dizaines de salariés sont en effet décédés de ce véritable empoisonnement patronal, d’autres, très nombreux, ont développé ou développeront des maladies.

Mais 7 M€, c’est encore trop pour la direction qui vient de faire appel de cette décision de justice. Un mépris sans borne pour les salariés et leurs proches.

Le capitalisme aggrave le cancer

Brève
20/12/2022

Le cancer est nettement la première cause de décès prématurés en Auvergne comme dans le reste du pays.

En 2020, en Auvergne, un rapport révèle une baisse de l’espérance de vie : de 1,3 ans pour les hommes ; de 1 an pour les femmes. Cette diminution est particulièrement marquée dans l’Allier avec 2 ans de baisse pour les hommes.

Pourtant, avec les connaissances actuelles, 40 % des cancers pourraient être évités. Seulement, cette aggravation est liée à la hausse de la pauvreté : conditions de vie défavorables, retards des diagnostics, déserts médicaux. Autant de maux liés à notre système économique.

Pour soigner le cancer, il faut renverser le capitalisme.