Super-Besse (Puy-de-Dôme)

Travailleuse et à la rue

Brève
28/01/2016

 

Le sort de la saisonnière qui logeait dans sa voiture, faute de logement promis par son employeur à Super-Besse (63), a ému beaucoup de lecteurs du quotidien régional. Aussitôt, de bonnes volontés issues de tout le département ont offert de la loger, certains gratuitement.

L'épreuve subie par cette travailleuse n'est pas un cas isolé. De plus en plus de salariés, chômeurs, saisonniers ou à plein temps, vivent dans leur voiture ou des endroits trop petits, sordides ou vétustes, faute de logement à prix abordables.

Ces faits condamnent cette société incapable de loger décemment ses travailleurs.

Impôts - Moulins (Allier)

Ras-le-bol des suppressions de postes

Brève
26/01/2016

Vendredi 22 janvier, le personnel des Impôts de l’Allier s’est invité à la réunion du Comité Technique Emplois qui avait lieu au Centre des Impôts de Moulins.

La directrice a dû entendre les multiples témoignages des membres du personnel venus dire leur ras-le-bol des effectifs en baisse qui entraîne des conditions de travail de plus en plus difficiles. Et tout le monde était surpris d’être si nombreux et heureux de pouvoir exprimer ce qu’il ressentait.

Il s’agissait aussi de montrer sa colère face aux douze nouvelles suppressions d’emplois décidées pour 2016. Elles s’ajoutent à toutes celles qui ont eu lieu depuis 2009. Tous les ans, ce sont entre quinze et vingt postes qui sautent. Essentiellement dans les catégories C, c’est-à-dire celles qui sont en contact avec les usagers.

Alors, le ras-le-bol s’est exprimé et la directrice n’en menait pas large. Evidemment, elle a dit qu’elle n’y pouvait rien et qu’elle appliquait « les décisions nationales issues de la loi de finances votée par les députés ».

C’est bien sûr le gouvernement qui réduit les budgets et décident des suppressions de postes, c’est donc un mouvement général qui sera nécessaire pour le faire changer de politique.

Chamonix (Haute Savoie)

La mort révoltante de deux travailleurs saisonniers

Brève
26/01/2016

     Comme ce fut déjà le cas à La Clusaz en 2013, deux jeunes saisonniers sont morts le 20 janvier, à cause de l’appareil de chauffage défectueux du camion dans lequel ils dormaient. Cette fois-ci les décès sont dus aux émanations de monoxyde de carbone.

     C’est le lot de bien de ces travailleurs qui ne gagnent que le SMIC, que de se loger ainsi pour y survivre au gré des contrats précaires et des « saisons » dans différentes régions. Le logement dans ces sites touristiques est en effet hors de prix.

     Cyniquement, des notables locaux ont déclaré que ces jeunes avaient fait un « choix de vie » en dormant sur un parking, mettant en avant les prétendus « efforts » faits pour l’accueil des travailleurs saisonniers en Haute-Savoie. Or, des 1000 logements promis après le drame de 2013, seuls 50 sont disponibles aujourd’hui ! Car les notables du département, en particulier ceux des stations huppées, freinent des quatre fers dès qu’il s’agit de logement social, et encore plus s’il s’agit de saisonniers souvent considérés comme des « marginaux. En refusant d’appliquer ses propres lois l’État est leur complice.

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Solvay - Saint Fons (Métropole de Lyon)

Le recyclage passe à la poubelle

Brève
24/01/2016

En 2011, Solvay ouvrait, à grand renfort de communication sur le développement durable, un atelier tout neuf sur le site de Saint-Fons, pour recycler les ampoules basse consommation et récupérer les métaux appelés « terres rares ». 
 
Il faut dire qu'alors, leur cours était au plus haut… quatre ans plus tard, les cours ont chuté, l'activité n'est plus jugée assez rentable :  Solvay a annoncé la fermeture de l'atelier  et la suppression de 40 emplois directs sur les sites de St-Fons et  La Rochelle, sans compter ceux des entreprises intervenantes.
 
Derrière le baratin de la direction sur l'écologie, c'est toujours et encore la loi du profit qui fait des ravages.
 

Isochem - Le Pont de Claix (Isère)

Les salariés réagissent à l'annonce de la fermeture

Brève
22/01/2016

Mardi  19 janvier la direction d'Isochem a annoncé la fermeture de son site de Pont de Claix pour le 1er mai s'il n'y a pas de repreneur. Les salariés se sont mis en grève pour exprimer leur mécontentement et réclamer le maintien de leur emploi sur le site. Ils ont bloqué l'entrée de la plateforme aux véhicules le jeudi et continué vendredi. Ils refusent d'être les victimes du jeu de Monopoly que jouent les patrons. 

D’abord issue de la division en différentes sociétés de l’usine chimique du Pont de Claix qui appartenait au groupe Rhône-Poulenc, puis devenue membre du groupe SNPE, Isochem a été rachetée en 2010 par le groupe Aurelius, un fonds d'investissement. L’an dernier un plan de réduction d’effectifs avait déjà fait passer ses effectifs d’une soixantaine à 28. Aurelius, est habitué du fait : il rachète les entreprises pour une bouchée de pain, et s’en débarrasse après avoir licencié les salariés… et s’être engraissé au passage.

Les salariés n'ont aucune raison de laisser faire ces rapaces.