Goodyear : une condamnation révoltante

Communiqué – 12/01/2016

Brève
12/01/2016

Huit travailleurs de Goodyear Amiens-Nord ont été condamnés mardi 12 janvier à neuf mois de prison ferme, plus quinze mois avec sursis, parce qu’ils se sont battus contre la fermeture de leur usine et ont alors retenu deux cadres pendant plusieurs heures. Ainsi, les patrons peuvent jeter à la rue, vers la misère voire vers le suicide les travailleurs, tout cela est « juste ». Mais que des travailleurs relèvent la tête et ne se laissent pas faire, et c’est la menace de la prison !

 Après la chemise déchirée des cadres d’Air France, le gouvernement et la justice montrent à nouveau qu’ils considèrent les ouvriers qui défendent leur emploi comme des criminels. Il n’y aurait pas eu de poursuite si le parquet, et derrière lui le gouvernement et la ministre de la Justice Taubira, avait retiré sa plainte, comme la direction de Goodyear et les deux cadres concernés eux-mêmes l’ont fait. L’acharnement dont sont victimes les ouvriers de Goodyear est à l’image de la politique du gouvernement, ignoble !

 Alors, solidarité et relaxe pour les travailleurs de Goodyear !

 Nathalie ARTHAUD

Puy-de-Dôme

Les pompiers toujours remontés contre le Conseil départemental

Brève
07/01/2016

Les pompiers professionnels, en colère et en grève à 95 % depuis le 11 décembre dernier, ont interrompu lundi soir, la présentation d'un audit par un cabinet privé à la direction du SDIS (Service départemental d'Incendie et de secours) du Puy-de-Dôme. A une centaine, ils sont venus dire leur exaspération.

Les pompiers veulent que la promesse des 14 embauches pour 2016 soit honorée par le Conseil départemental. A la mi-décembre, ce dernier a voulu les annuler en dépit d'un protocole d'accord signé en 2014. Et les pompiers s'insurgent contre le prétexte des restrictions budgétaires, quand ils voient par exemple que les services d'un cabinet privé sont engagés pour une évaluation déjà entreprise en interne par la hiérarchie du SDIS. Mais la vive réaction des pompiers a déjà fait reculer le Conseil départemental : il ne parle plus que de 8 postes "gelés".

Alors que le nombre des interventions ne cessent de se multiplier, les pompiers ne lâchent pas prise et ils ont raison. Le Conseil doit embaucher les postes promis, indispensables au fonctionnement du service public.

Agglomération de Clermont-Ferrand

Les postiers n'en peuvent plus

Brève
07/01/2016

Les postiers du grand Clermont, qui concerne les sites de Clermont Neyrat, Clermont St Eloi, Clermont Anatole, Chamalières et Gerzat, se sont mis en grève contre la réorganisation de La Poste. Mercredi matin, ils ont manifesté devant le bureau de Croix-Neyrat que leur direction veut fermer. Ils avaient déjà protesté le 15 décembre dernier contre la dégradation de leurs conditions de travail.

Les retards répétés dans la distribution du courrier qui, au lieu d'être faites le matin, ne sont effectuées que l'après-midi, et souvent très tard, sont la conséquence des tournées de plus en plus longues et des sous-effectifs à La Poste.

Les postiers ont raison de protester contre la fermeture du centre de distribution de Neyrat et de réclamer l'embauche de 15 facteurs supplémentaires.

Conseil régional

Wauquiez, spécialiste de l'enfumage

Brève
06/01/2016

Parmi les premières mesures annoncées par le nouveau président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes il y a la baisse des indemnités des conseillers régionaux et l'engagement qu'il n'y aura aucune augmentation d'impôts ou de taxes de la région.

Ces engagements qui ne coûtent pas cher. Le Conseil régional ne peut pas baisser les impôts qu'il ne vote pas et n'a aucune autonomie fiscale puisque son budget est financé par les dotations de l'Etat et des emprunts.

De plus, les indemnités étant calculées proportionnellement au nombre d'habitants, les indemnités d'une partie des élus des nouvelles régions, et c'est le cas de ceux de l'ancienne Auvergne, vont augmenter de 40 % !

Wauquiez, c'est la démagogie en marche.

Il y a 50 ans

Catastrophe de Feyzin : une tragédie prévisible

Brève
04/01/2016

Le 4 janvier 1966, des sphères de stockage de propane de la raffinerie de Feyzin explosaient après une fuite de gaz. Le bilan fut terrible : 18 morts dont 11 pompiers, une centaine de blessés et des centaines d’habitations soufflées par l’explosion dans le quartier voisin des Razes.

Cette catastrophe ne résultait pas de la fatalité. Les travailleurs n’avaient pas été formés aux dangers du secteur pétrolier et les pompiers venus de Lyon et de Vienne découvraient les lieux sans disposer d’un plan d’intervention.

Les mesures de sécurité prises après la catastrophe sont mises en péril par la course au profit. Ainsi, depuis 1998, Total oblige les pompiers de la raffinerie à assurer en plus un autre poste de travail.

Quant au plan de prévention des risques technologiques pour le voisinage, prévu par la loi depuis 2003, il sera enfin opérationnel en 2016 mais Total et les autres entreprises chimiques ne participeront à son financement qu’à la marge. 

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