Famar - Saint-Genis-Laval (Rhône)

Fermeture programmée d'une usine pharmaceutique

Brève
26/03/2020

Manifestation en juillet 2019 contre la fermeture de l'usine

     Bruno Lemaire, ministre de l’économie, a déclaré au Journal Le Progrès qu'il n'est pas question de laisser tomber l'usine Famar de Saint-Genis, seul fabriquant habilité à produire la Nivaquine  des laboratoires Sanofi sur le marché français. Évidemment avec la pandémie, le projet de fermeture de l'usine fait désordre, d'autant plus que la Nivaquine est fabriquée à partir de la chloroquine dont on parle beaucoup en ce moment. L’usine produit aussi l'azithromycine, un antibiotique associé aux traitements expérimentaux contre le coronavirus.

     L'usine est en redressement judiciaire depuis juin 2019, avec le chômage comme perspective pour les 250 travailleurs dès l’été 2020. Les grands groupes pharmaceutiques donneurs d'ordre comme Sanofi, Merck… voulaient transférer leurs productions ailleurs.
     Les dirigeants politiques au service des grands groupes pharmaceutiques attendent qu'il y ait une  épidémie catastrophique pour se préoccuper de l'avenir d'une usine et des travailleurs ô combien indispensables à la société. Quel cynisme !
 

CHU Valence

Bas les masques sur une politique criminelle

Brève
25/03/2020

     Le CHU de Valence en est à faire appel aux personnes sachant coudre pour confectionner des masques en tissu pour le personnel ne traitant pas les malades du Covid-19.  À charge de ce dernier de le laver quotidiennement à 30°.  Il relaye pour cela un tutoriel publié par le CHU de Grenoble. Déjà que les masques chirurgicaux n'assuraient pas une protection contre le virus, là on passe carrément aux masques bidons.

     Si le gouvernement avait dépensé pour le système de santé un centième de la ligne de crédit de 300 milliards d'euros qu'il fait aujourd'hui aux entreprises pour qu'elles ne perdent rien dans cette crise, les hôpitaux n'en seraient pas à recourir au système D.

            Le virus du capitalisme, dont cette crise sanitaire met en lumière les conséquences meurtrières, est à éradiquer de toute urgence.

Fonderie Meritor – Vénissieux

Absurde et criminel

Brève
23/03/2020

Des ponts montés à Saint Priest

Les ouvriers de la fonderie Arvin Méritor, située dans le site Renault Trucks, continuent à produire des cuves de ponts pour les camions. Pourtant, cette production n’a rien d’essentiel. Habituellement, ces ponts sont envoyés en Italie, dans l’usine du groupe Meritor de la ville de Cameri, à l’ouest de Milan, pour y être usinés, avant de revenir à l’usine RT de Saint-Priest. Malgré l’épidémie en Italie et en France, Meritor fait produire coûte que coûte… alors que l’usine de Saint-Priest qui utilise cette production est à l’arrêt, tout comme celle de Vénissieux !

Cette crise montre crûment comment chaque patron voit son profit avant tout. Peu lui importe les conséquences sanitaires, peu lui importe que des travailleurs se déplacent, prennent un risque pour eux-mêmes et pour la diffusion du virus. C’est une politique criminelle, au premier sens du terme.

Oui Care

Un exploiteur et un profiteur du coronavirus

Brève
21/03/2020

Le patron de Oui Care, société plus connue sous l’une de ses marques de services à la personne O2, se fait de la pub à bon compte sur les réseaux sociaux, mais au détriment du personnel. Sous prétexte de coronavirus, il veut mobiliser « ses 18 000 salariés » et « étendre largement [les] horaires » du personnel « pour [s’] adapter aux horaires atypiques de tous les soignants ».

Fondé en 1996, ce groupe s’est développé en France et à l’international en absorbant plusieurs entreprises et s’est spécialisé dans les services à la personne à domicile : principalement du ménage/repassage, un peu de garde d'enfants, et pour 20 % à peine de l’accompagnement des personnes âgées ou handicapées.

Le groupe se vante d’être un grand recruteur : de 2008 à 2013, il a été désigné premier créateur d’emplois en France. En réalité, il y a surtout un grand turn-over, le personnel ne reste pas car les conditions de travail sont dures et les salaires bas.

Et encore plus révoltant, c’est que le patron se vante d’avoir 100 000 masques en stock qu’il se garde pour continuer son business de ménage, alors que nombre de soignants et d’intervenants médicaux en sont dépourvus.

Toray Films Europe (Ain)

Une semaine de tergiversation avant la procédure d’arrêt

Brève
21/03/2020

Beaucoup de travailleurs ont demandé l’arrêt de l’usine dès l’annonce du confinement. Ils voulaient un arrêt propre des installations, tant que l'effectif était suffisant, car il faut 5 à 6 jours de procédure avec des travailleurs compétents et formés pour stopper certains ateliers. C’était la meilleure solution pour rester en bonne santé et pouvoir redémarrer après l'épidémie.

Mais la direction a d’abord répondu « l'équilibre financier ne le permet pas ». Traduction : « on continue à faire des affaires. ». Après les premiers cas de fièvre, alors que l’inquiétude et la colère montaient, le patron a tenté de justifier la poursuite des productions par des commandes destinées à l’alimentaire ou l’étiquetage des médicaments. Sauf que ce n’étaient pas ces références-là qui étaient en production, sans parler du stock existant.

Il a fallu un cas de malaise dû au Covid19 dans un atelier pour que l’arrêt soit décidé. Il va donc se faire dans l’urgence et à effectif mini, multipliant les risques. Et ceux qui ont côtoyé toute cette semaine le collègue atteint ne sont pas rassurés.

Voilà comment l’aveuglement du pognon et la recherche de la vente à tout prix ont aggravé la situation à tous les niveaux. Maintenant, il reste à obtenir le maintien total du salaire pendant l’arrêt… et pour tout le monde.