Lachant Spring à Saint-Victor (Allier)

Mensonges de voyou

Brève
26/01/2020

L’usine Lachant Spring (ex-Amtek, puis ex-Interplex) à Saint-Victor (près de Montluçon) va fermer et licencier ses derniers 23 salariés. Rachetée en mars 2017 par le groupe Lachant Spring, l’usine était spécialisée principalement dans le découpage et l’emboutissage de pièces automobiles. Elle avait compté jusqu’à 110 salariés au début des années 2000 et en employait alors une cinquantaine.

Depuis 2017, en moins de deux ans, les marchés de cette usine ont été réattribués à une autre usine du groupe en Eure-et-Loir. Les embauches se sont taries, et au final, les locaux de Saint-Victor ont été vidés de leurs machines direction l’autre usine. Une fois cela fait, la direction du groupe a annoncé la fermeture du site et le licenciement économique des salariés restants !

Cela n’avait empêché le PDG du groupe d’expliquer, en octobre dernier, au journal La Montagne que l’usine Lachant Spring allait disparaître juridiquement mais que l’existence du site "ne serait pas remise en cause" et que "le personnel resterait dans l’entreprise" !

Paroles de patron !

Auvergne

Chère Marque

Brève
23/01/2020

La Marque Auvergne, subventionnée par la Région Auvergne-Rhône-Alpes, a organisé une campagne de presse baptisée "L’Auvergne recrute". Soit disant pour faire savoir qu’il y aurait des postes à pourvoir dans l’ancienne région Auvergne.

En fait, la Marque Auvergne ne recrute pas. Aucun poste n’est proposé. La Marque ne fait que de la publicité pour des entreprises "auvergnates", à commencer par les multinationales Limagrain ou Michelin.

Chère la Marque ? C’est surtout une subvention déguisée à ces entreprises, coûteuse à tous les habitants de la Région, y compris aux chômeurs…

Zone commerciale Steel – Saint-Étienne

Merci les contribuables !

Brève
21/01/2020

Travaux sur le site de Steel, réalisés par Forézienne Eiffage

La Chambre régionale des comptes a pointé dans son rapport la vente "au rabais" du terrain où s’installe Steel, la nouvelle zone commerciale de 16 hectares, à l’entrée Est de Saint-Étienne.

Ce terrain, avec les acquisitions de terrains, les démolitions de bâtiments ou la dépollution des sols, a coûté 26 millions à l’EPASE (établissement public d’aménagement de Saint-Étienne) mais il a été revendu 17 millions au promoteur privé… qui a fixé lui-même ce prix d’achat. Et ce sont bien sûr les contribuables, à travers l’EPASE, qui paient ce cadeau de 9 millions au promoteur qui revend le terrain au prix fort aux enseignes commerciales qui s’y installent actuellement.

Dans une interview au Progrès, le directeur de l'EPASE assume ce beau cadeau, en expliquant benoîtement que c'est toujours le cas dans ce genre d'opérations. Une façon, parmi bien d'autres, qu'ont les patrons de piocher dans les caisses publiques à fonds perdus, avec la complicité des institutions…

Clinique Kennedy – Montélimar (Drôme)

Une première grève qui en appelle d’autres

Brève
16/01/2020

     Les travailleurs de la clinique Kennedy à Montélimar ont fait six jours de grève, du jeudi 9 au mardi 14 janvier. Aides-soignantes, infirmières, administratifs réclamaient des augmentations de salaires, et une amélioration des conditions de travail, car leurs plannings changent trop souvent.

     Alors que la clinique appartient au groupe Ramsay Santé, leader de l’hospitalisation privée en France, avec des milliers de salariés, et un chiffre d’affaires de plus de 3 milliards d’euros, la direction a refusé de satisfaire les revendications, et s’est seulement engagée à payer la moitié des jours de grève et à négocier sur le montant de la prime Gilets Jaunes.
     Malgré cela, les grévistes sont fiers de leur mouvement, la première grève dans cette clinique, et les liens tissés au cours de ces journées seront précieux pour les combats à venir.

Renault Trucks (groupe Volvo) – Vénissieux – Saint-Priest

Coup de colère sur les salaires

Brève
15/01/2020

Rencontre avec des cheminots devant l'usine Ponts en grève

     A Renault Trucks, l’annonce par la direction d’une augmentation de 1% seulement a suscité la colère. Mardi 14 janvier, des débrayages ont eu lieu à l’usine de Vénissieux. Et à l’usine Ponts-essieux de Saint-Priest, une majorité d’ouvriers se sont mis en grève : ils revendiquent une augmentation de 100 €.

     La grève a continué mercredi à l’usine Ponts, toujours très suivie, surtout en équipe d’après-midi. Et à Vénissieux, plus de 100 travailleurs, qui avaient débrayé, ont envahi la réunion de négociations.

     A l’usine, tout le monde sait que le PDG de Volvo a eu une augmentation de plus de 10% et que les actionnaires ont été très bien servis. Aussi, ce n’est pas l’infime concession de la direction, de passer de 1 à 1,2% qui risque d’éteindre la colère !