SNF – Andrézieux-Bouthéon (Loire)

Le mépris et la morgue d'un patron

Brève
19/03/2020

L'entreprise SNF à Andrézieux-Bouthéon

     Le patron de SNF, René Pich (53ème fortune de France, avec 1,7 milliard d'euros), non content de maintenir à tout prix la production dans l'usine, s'est fendu d'un tract qui dénonce « ceux qui paniquent et se calfeutrent dans leur trou comme des rats », « ceux qui, comme d'habitude, sabotent le travail des autres », et même « ceux qui pensent que c'est une très bonne occasion pour détruire le système capitaliste qui leur donne à manger » !

     Dans un deuxième tract, il explique plus clairement : « si nous perdons des clients, ils ne reviendront pas ». Voilà effectivement sa préoccupation première, et non la santé des salariés, contraints de continuer à travailler, à se changer à 50 dans le même vestiaire ou à travailler à 14 dans la même petite salle d'analyse.

     Dans la droite ligne du gouvernement, relayé par certains médias, qui accuse les gens pour masquer les conséquences de sa politique, ce patron prépare les futures attaques en en accusant à l'avance les travailleurs. Il rajoute ainsi sa petite note bien salée au mépris de classe ambiant. Des syndicats de SNF ayant appelé à des débrayages, pas sûr qu'il l'emporte au paradis des capitalistes !

 

EHPAD (Puy-de-Dôme)

Coup de gueule

Brève
19/03/2020

Dans certains EHPAD du Puy-de-Dôme, il n’y a plus de masques, ni de Gel.

Sur certains territoires du Puy-de-Dôme, les gardes d'enfants de soignants pourtant annoncées ne sont toujours pas en place ! Ou bien dans des collèges à 40 km ! Sans aucun ramassage scolaire ! Une heure de route aller-retour !

Ne pas pouvoir faire face à une épidémie : voilà à quoi aboutissent des années d’économies sur la santé.

SNR (Annecy)

La politique scandaleuse de la direction

Brève
18/03/2020

La direction de SNR, qui emploie environ 2 800 personnes sur l’agglomération d’Annecy a décidé il y a peu la mise en chômage partiel de l’ensemble de ses sites. Mais dès jeudi 19 mars, plusieurs ateliers de production devaient reprendre, au prétexte qu’il s’agirait de secteurs « prioritaires » : des pièces pour automobile !

C’est jouer de façon scandaleuse avec la santé et même la vie des travailleurs et de leur famille et, au-delà, de la population du bassin annecien déjà menacée par l’existence à proximité d’un des premiers « clusters » de l’épidémie.

Et en quoi produire aujourd’hui des roulements pour l’automobile et l’aéronautique, alors que ces secteurs sont pratiquement à l’arrêt, est-elle une activité indispensable ? Tout le pays, et même les services médicaux, manquent du minimum (gel hydro-alcoolique, masques, etc) mais grâce à SNR, il n’y aura pas de pénurie de roulements !

La direction invoque le covid-19, mais n’en a que faire. Elle continue ses petits calculs irresponsables pour réguler sa production et ses stocks. Voilà qui en dit long sur la marche folle de la société capitaliste.  

Coronavirus - Valéo - Saint-Quentin-Fallavier (Nord-isère)

Le profit à n’importe quel prix !

Brève
18/03/2020

Dans cette usine qui fabrique des équipements automobiles, la direction continue d’imposer aux travailleurs du site, notamment aux ouvriers de venir produire des pièces. Cela malgré l’impossibilité de conserver des distances nécessaires entre les salariés pour éviter toute propagation éventuelle du virus, en particulier sur les chaînes de montage.

Cette irresponsabilité et cette cupidité de la direction sur le dos des travailleurs sont révoltantes !

Crise du coronavirus - Sanofi-Pasteur - Marcy-l'étoile (Rhône)

Deux poids et deux mesures

Brève
17/03/2020

Le site Sanofi-Pasteur de Marcy l'Etoile produisant des vaccins et regroupant des laboratoires de recherche, il est compréhensible qu'il continue à fonctionner malgré l'épidémie. Le télétravail est certes privilégié. Mais il sert surtout aux cadres ou aux chercheurs. Pour les ouvriers et de nombreux techniciens de production, le télétravail n'est pas possible. Obligés d'aller bosser, ils subissent de plein fouet le manque d'effectifs, accumulé depuis des années. Riche à milliards, Sanofi aurait pu embaucher, mais dans la pharmacie comme ailleurs, c'est le profit des actionnaires avant tout. Aujourd'hui, ces économies peuvent être criminelles.

Macron a dit qu'on était en guerre contre l'épidémie. En effet, comme à la guerre, les officiers donnent leurs ordres de loin et les soldats se prennent les balles en pleine tête.