Collège de La Jordane à Aurillac (Cantal)

Qui veut tuer son chien l’accuse de la rage

Brève
21/12/2023

Le collège de La Jordane à Aurillac, le plus gros du Cantal avec 500 élèves, va être progressivement et définitivement fermé d’ici 2028. Cette décision prise par la majorité de droite du Conseil départemental, sans création d’un nouveau collège, soulève l’indignation des parents d’élèves, des enseignants et du personnel.

Pour justifier cette fermeture, le Conseil prétexte la diminution future pressentie du nombre des collégiens dans tout le Cantal, l’état déplorable du collège de type Pailleron datant de 1965 qui n’a jamais été rénové, et sa pollution par la présence d’amiante qui n’a jamais été traitée non plus. Et c’est sur une réorganisation de la carte scolaire que le Conseil départemental compte pour pouvoir placer les collégiens, qui n’iront plus à La Jordane, dans les classes des divers autres collèges d’Aurillac et des environs.

Ne pas faire de travaux, fermer un collège, surcharger des classes : voilà comment sont faites des économies au détriment de l’éducation des jeunes.

Hôpital Lyon Sud – Pierre-Bénite (Rhône)

La santé, pas l’armement !

Brève
18/12/2023

Une grève pour les urgences à l'Hôpital Lyon Sud en 2018

     Les urgences Lyon Sud annonçaient 12 heures d’attente ce dimanche, 16 heures d’attente titrait Le Progrès lundi. Le manque d’effectif médical et paramédical à tous les niveaux dans les hôpitaux de la métropole de Lyon et du département, fait que des urgences ne fonctionnent plus 24h/24. Sans compter les lits fermés faute de personnel et le manque de médecins de ville.

     Alors que l’on est en pleine saison épidémique, cela fait déjà plus d’une décennie que les urgences n’arrivent plus à absorber les arrivées de malades. Et ce n’est certainement pas le 15, présenté comme sauveur des urgences qui peut résoudre tous ces manques.
     Pour sortir de ce scandale sanitaire, Il faudra, par des luttes, obliger le gouvernement à réquisitionner les 413 milliards donnés à l’armement pour les consacrer à la santé.

Groupe Casino – Saint-Étienne

À Casino comme ailleurs, à bas la dictature des actionnaires !

Brève
18/12/2023

     Dimanche 17 décembre, 3 000 personnes ont manifesté, des travailleurs de Casino rejoints par de nombreux habitants. Durant des décennies, les salariés ont enrichi les actionnaires et aujourd’hui, le groupe, endetté par la guerre économique que se mènent les dirigeants et les financiers depuis des années, est en passe d’être dépecé. Beaucoup sont inquiets pour leur avenir : vont-ils garder leur travail ? Et leurs enfants, que vont-ils devenir dans une région déjà sinistrée ?

     Les élus – le maire LR, le député macroniste et bien d’autres défenseurs du capitalisme – se pavanaient à la manifestation, se répandant dans la presse avec leurs « solutions ». Il y a même Kemlin, arrière-petit-fils de Geoffroy Guichard, qui sort de son chapeau un prétendu plan de reprise. Les discours des responsables syndicaux sont de la même eau. Tous demandent à Macron, ou au repreneur, le milliardaire Kretinsky, d’être aux côtés des salariés.

     C’est présenter les ennemis des travailleurs comme une solution. À Casino comme ailleurs, les travailleurs ne peuvent compter que sur eux-mêmes et leur mobilisation collective.

Médicaments

Le capitalisme nuit gravement à la santé

Brève
15/12/2023

De plus en plus souvent, des médicaments sont manquants dans les pharmacies qu’il s’agisse de produits très courants ou pas, laissant sans soins les patients qui en ont besoin.

Les différents acteurs de la filière expliquent que ce serait dû au fait que les molécules sont fabriquées à l’étranger et que la France serait un marché peu attractif : les médicaments seraient achetés plus chers dans les pays voisins.

Ce n’est pourtant pas l’étranger, mais la loi bien capitaliste de l’offre et de la demande qui est la cause de ces pénuries. Dans cette société, les médicaments ne sont pas produits en fonction des besoins des patients mais vendus aux plus offrants, même si cela prive de tout soin ceux qui sont malades.

Groupe Casino – Saint-Étienne

Pas touche aux emplois et aux salaires !

Brève
12/12/2023

     Mardi 5 décembre, un premier rassemblement a réuni plus de 1 000 manifestants à Saint-Étienne, du siège, des magasins et des entrepôts de la région, de délégations de Paris, Marseille ou Auxerre. Parmi les manifestants, nombreux étaient en grève pour la première fois de leur vie.

     Pendant des années, le groupe a fait la fortune de Jean-Charles Naouri. Endetté par la pression des financiers, il vient d’être racheté par le milliardaire Kretinsky, qui s’apprête à poursuivre la vente, voire la fermeture, des magasins et des entrepôts. Dans le groupe, l’inquiétude est grande : comment faire vivre sa famille quand on est mère seule ou quand plusieurs membres de la famille travaillent pour Casino ?

Jamais les travailleurs de Casino n’ont eu leur mot à dire sur les manœuvres des actionnaires, et encore aujourd’hui, ils sont les derniers informés de ce qui se trame. Alors, pas question que les salariés fassent les frais de cette situation !

     Manifestation le dimanche 17 décembre, à 10h, devant le siège de Casino (gare Châteaucreux Saint-Étienne)