Région de Lyon

Messieurs dames patronnesses

Brève
09/12/2020

     La fondation « Entreprise des possibles » a largement vanté dans les médias ses actions auprès des personnes SDF. Cette fondation a été créée par Alain Mérieux, d’une célèbre famille bourgeoise lyonnaise, à la tête d’une fortune familiale de près de 8 milliards d’euros. Depuis avril 2019,  1,1 million d’euros de donations ont été levés par cette fondation, qui compte 55 entreprises dont Sanofi, Michelin, Veolia, Samsic, Plastic Omnium, Keolis, Crédit Agricole… bref un beau gratin capitaliste. Ces grands groupes, qui jouent les généreux, ne se gênent pas pour supprimer des milliers d’emplois, et risquer de jeter autant de familles dans la pauvreté.

     Quand on est milliardaire, la générosité, ça ne coûte pas cher, les riches ont toujours eu « leurs pauvres ». Cela leur permet d’améliorer leur image publique. Mais ils se veulent aussi donneurs de leçons, en voulant associer leurs salariés à l’aventure. Ils se vantent d’avoir entraîné 32 000 salariés, sur 600 000, dans leur démarche, salariés qui auraient donné 1350 jours de congés payés, ce qu’ils estiment insuffisant. Pourtant, la plupart de leurs employés sont bien mal payés, et ceux qui ont donné prouvent que finalement les salariés sont plus généreux que leurs patrons.

Aubert et Duval

Restructurations au profit des actionnaires

Brève
06/12/2020

Les dirigeants du groupe Eramet ont annoncé une "restructuration des effectifs" avec la suppression de 462 postes de CDI en France chez Aubert et Duval. Différents sites sont touchés. Outre les 144 emplois visés à Pamiers dans l'Ariège, c'est surtout dans le Puy-de-Dôme que la direction veut restructurer ; elle prévoit de supprimer 144 emplois aux Ancizes, 25 à La Pardieu et 68 à Issoire. A Issoire, sur un peu plus de 600 salariés, la plupart des 70 intérimaires ont d'ores et déjà été licenciés.

Eramet, trust minier et métallurgique français, et sa filiale Aubert et Duval, sont riches à millions et présents, dans une vingtaine de pays.

Ces restructurations sont révoltantes. Sont-elles programmées pour majorer le prix de vente de la filiale et à aiguiser l'appétit des actionnaires et des repreneurs éventuels ? Pour cela, il faudrait ouvrir les comptes de ces entreprises. On y verrait aussi qu'elles ont largement les moyens d'assurer les conditions d'existence des salariés des postes qu'elles veulent supprimer.

SNCF - Ouest lyonnais

Imposer des grands travaux utiles à la population et sous son contrôle

Brève
04/12/2020

Rassemblement à Courzieu le 3 décembre 2020

     Près de 300 personnes se sont rassemblées à l'ancienne gare de Courzieu, pour défendre la réouverture de la ligne de train entre l'Arbresle et Sainte-Foy l'Argentière, à l'appel de la CGT et du collectif "gardons la ligne", ce jeudi 4 décembre. Depuis peu, les wagons de ballast qui viennent d'une carrière proche, exploitée par Lafarge, ne circulent plus car la voie est trop dégradée. Les travaux d'urgence pour rouvrir la ligne coûteraient 2 millions d'euros. Il en faudrait 45 millions pour que cette ligne, fermée depuis des décennies aux voyageurs, soit ouverte pour y faire circuler des tram-trains.

     Une goutte d'eau, comparés aux 100 milliards du plan de relance du gouvernement, qui vont uniquement alimenter la spéculation et les dividendes des capitalistes. Cet argent doit servir à de tels travaux, utiles à la population. Pour cela, il faudra compter sur les mobilisations, qui contraignent les pouvoirs publics et donnent confiance aux travailleurs et à la population, pour prendre les choses en main et imposer les grands travaux nécessaire à tous.

Éducation Nationale - Loire

Mal payés et précaires, les Assistants d’éducation en lutte

Brève
03/12/2020

     Dans le cadre d’un mouvement national, mardi 1er décembre, plusieurs dizaines d'Assistants d’éducation (AED) de la Loire, en grève, se sont rassemblés devant la Direction des services départementaux Éducation nationale, à Saint-Étienne.

     « Nous sommes un couteau suisse payé au lance-pierres », « 1 237 euros net pour 41 heures par semaine et aucune prime pour ceux en réseau d’éducation prioritaire », ont déclaré des manifestants, alors qu’ils sont essentiels au bon fonctionnement des établissements scolaires.

     Ils ont dénoncé la précarité et réclamé la garantie de leurs emplois, car leurs contrats se terminent, de toute façon, au bout de 6 ans. Ils sont de plus en sous-effectif. Au lycée Fauriel de Saint-Étienne, qui compte 1600 élèves et un internat ouvert y compris le weekend, les AED ne sont plus que neuf "équivalents temps-plein" contre douze il y a trois ans.

     Les conditions de travail et d'enseignement se dégradent dans les établissements scolaires, la situation des AED en est un exemple frappant.

Assistants d’éducation Clermont-Ferrand

Précaires et mal payés

Brève
02/12/2020

Mardi dernier, une centaine d'assistants d'éducation manifestaient devant le rectorat à Clermont-Ferrand. Ceux qu'on appelle aussi les surveillants ou plus familièrement des pions dénonçaient leurs bas salaires, leur précarité et leurs sous-effectifs.

Recrutés en contrat court d'un an, qui peut être renouvelé durant 6 ans, ils peuvent être licenciés du jour au lendemain. Chargés de gérer les liens avec les familles, les absences, la surveillance et les selfs, ce sont aussi eux qui sont en première ligne actuellement aux côtés des élèves pour faire appliquer les protocoles face au Covid.

Voilà encore un exemple de secteur où le travail ne manque pas, mais où ce sont les embauches avec un salaire suffisant et de meilleures conditions de travail, qui font défaut.