Nuages de sable saharien

Retombées radioactives

Brève
01/03/2021

     Comme cela se produit parfois, des nuages de sable provenant du Sahara ont envahi l’est du pays début février, provoquant dans la région un "ciel orange". Dans ces nuages de sable, un scientifique a détecté des particules de Césium 137. Ce radioélément n’est pas présent naturellement dans le sable mais est issu de réactions nucléaires.

     Il pourrait provenir des essais nucléaires effectués  dans le Sahara par la France, dans les années 1960. Lors des essais et après, des militaires et des habitants du désert ont été touchés par cette pollution radioactive, et les autorités françaises continuent de traîner les pieds pour dépolluer et évacuer les matériels radioactifs laissés sur place.

     Plus de 50 ans après, ces essais nucléaires continuent de faire des dégâts. Il serait même possible que leurs traces arrivent jusqu'en France. Un retour à l'envoyeur ?

Rhône-Alpes-Auvergne

Wauquiez bétonne les profits

Brève
28/02/2021

En 2020, la presse locale saluait le « retour au pays » du cimentier Vicat qui ramenait son siège social de Paris à L’Isle-d’Abeau, près de Lyon. Cette même année, le bénéfice net de ce groupe est de 156 millions d’euros, en hausse de 4,8 %. Quant à son chiffre d’affaires, il progresse de 2,4 % et atteint 2,8 milliards d’euros.

Lors du déménagement du siège, la Région avait versé à Vicat des millions d’euros. La somme exacte n’est pudiquement pas publiée ! Mais cette société a bénéficié de l’aide « à la relocalisation des sièges d’entreprises » et de celle liée au « plan de relance des entreprises »… La Région, à l’initiative très médiatisée de son président Laurent Wauquiez, a engagé au total 220 millions d’euros pour ces deux opérations-cadeaux.

Voilà des millions, issus de nos impôts, qui auraient été beaucoup plus utiles pour l’entretien des lycées, l’amélioration des transports, pour embaucher les précaires ou augmenter les salaires de tous ceux travaillant pour la Région. Mais autant demander du lait à un bouc !

Sanofi Pasteur – Marcy l'Etoile (Rhône)

Pour produire le vaccin, il faut embaucher

Brève
26/02/2021

    Lundi 22 février, la direction de Sanofi Pasteur a annoncé que le vaccin contre le Covid de la firme pharmaceutique Johnson & Johnson sera produit sur le site de Marcy l’Étoile (formulation et répartition). Médias, gouvernement, direction de Sanofi applaudissent.
    Mais pour les travailleurs du site, l'ambiance sera toute autre. La direction prévoit de produire 12 millions de doses par mois, et ce, sans embaucher ! Conséquences : horaires bousculés pour produire 24h/24 ; plan de lean management avec suppression de postes et augmentation des cadences de travail ;  chronométrage des pauses « toilettes ».
    Alors oui, les travailleurs peuvent se réjouir de produire le vaccin mais pas dans de telles conditions ! Pendant que Sanofi se fera mousser médiatiquement et empochera les bénéfices, ceux qui seront sur les lignes serviront de chair à profit.

Chômage

"Quoiqu'il en coûte"... à la population

Brève
26/02/2021

Il faut avoir une énorme loupe grossissante pour affirmer que le chômage est en baisse fin janvier 2021. Le léger tassement (moins de 1 %) du nombre des travailleurs totalement sans activité (catégorie A) ne fait même pas baisser le nombre total des chômeurs tenus de pointer (catégories A+B+C) ! Car les inscrits en catégories B et C (exerçant des activités réduites) sont plus nombreux qu'en décembre 2020.

Dans la Région Auvergne-Rhône-Alpes, il y a donc officiellement autour de 675 000 chômeurs. C'est un vivier de forces vives qui serait nécessaire dans les hôpitaux, les écoles et tous les services publics où l'on manque cruellement de personnel, mais où l'Etat ne veut pas embaucher.

Sapeurs-pompiers de l’Isère

État pyromane, direction sourde : les travailleurs refusent de trinquer

Brève
26/02/2021

Jeudi 25 février, plusieurs dizaines de sapeurs-pompiers se sont rassemblés devant la préfecture de l'Isère à Grenoble. Ils voulaient rendre hommage à l'un des leurs, militant syndical à Sud qui travaillait à la caserne de Pont-de-Chéruy, et qui s'était donné la mort le 8 février dernier.

Les sapeurs-pompiers voulaient également à cette occasion dire leur colère et dénoncer les menaces de représailles et le chantage à l'avancement dont ils sont victimes de la part de la direction départementale du SDIS-38 soucieuse avant tout de faire marcher les salariés au pas. En Isère comme ailleurs, c'est toute la profession, et par suite la population, qui subit la pénurie de moyens amplifiée par l'aggravation de la crise. À l’instar de la situation dans les hôpitaux, les dirigeants politiques continuent d’imposer l’austérité à tous les étages, pour mieux offrir des milliards sur un plateau aux grands capitalistes. Les sapeurs-pompiers comme bien d'autres travailleurs en auraient un bien meilleur usage !